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ISBN : 2207505464
Éditeur : Denoël (24/02/1994)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 40 notes)
Résumé :
"Chaque cosse avait éclaté, laissant échapper une partie de la substance grise qu'elle contenait. L'enchevêtrement de ce qui semblait du crin de cheval grisâtre glissait lentement hors des cosses membraneuses et s'assemblait de lui-même, les fibres se redressant et s'alignant pour former approximativement une tête, un corps et des membres miniatures.
Il est impossible de dire combien de temps nous restâmes immobiles, fascinés par notre découverte. Assez... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
jamiK
  10 juillet 2018
Quelle traduction de titre stupide ! Je ne sais pas où ils sont aller chercher cette notion de profanateur, toujours est-il que c'est totalement mensonger. Body Snatchers signifie tout simplement “voleurs de corps”, les corps volés sont ceux des vivants, donc il n'y a rien de sacré, de religieux comme le sous entend le terme “profanateur”, ni même rien à voir avec la mort. Donc j'ai cherché pendant vingt ans, en vain, le titre de ce film des années 50 que j'avais vu et adoré au début des années 80, il ne pouvait nullement être question de “profanateurs de sépultures” vu que ça n'avait aucun rapport, et pourtant c'est bien celui-ci (et donc merci Foxfire). On se demande ce que les éditeurs et producteurs ont parfois dans la tête.
Bref passons l'aspect titre idiot, je découvre donc que le film est tiré de ce bouquin de Jack Finney de 1955 dont on a remis ce titre de m… en 1994, sans doute pour faire le lien avec le film, il avait été publié sous le titre “Graines d'épouvante” dans les années 70, moins pire, mais pas transcendant non plus.
Alors, je me suis précipité dessus. Après la frustration de l'avoir cherché pendant vingt ans, il n'avait pas intérêt à me décevoir.
Je ne sais pas si vous avez déjà eu cette impression en lisant un livre, mais toutes les images dans ma tête étaient en noir et blanc, avec un héros qui ressemble à James Stewart et la fille à Ava Gardner (non, ce n'est pas eux qui jouent dans le film, mais j'idéalise). le ton colle bien avec ce que je me rappelais du film, ambiance de paranoïa subtilement décrite, avec des fluctuations, des moments d'intensité et de calme qui alternent et s'imbriquent idéalement, un crescendo parfaitement rythmé pour faire monter la pression. Je me souvenais avoir été scotché par le film, ça fonctionne aussi avec le bouquin. L'écriture est simple, efficace et assez élégante, quelques courtes descriptions viennent ponctuer et nous laisser souffler entre les moments d'intensité. Ce n'est pas du gore, le ton est plutôt axé sur la paranoïa, comme celle de l'enfant qui raconte que ses parents ne sont pas des vrais parents, que ce sont des extraterrestres qui ont pris leur place… c'est la base de l'histoire, et le développement qui en est fait est d'un belle maîtrise, dans tous les aspect, autant sur les rebondissements, que le style, l'évolution, les personnages. Il en ressort une lecture jubilatoire, où le charme rétro du cinéma des années 50 vient s'immiscer dans une intrigue passionnante. Évidemment, ce charme rétro ne plaît pas forcément à tout le monde, et paradoxalement, Jack Finney situe l'histoire 20 ans dans son futur, dans les années 70, mais l'ambiance est bien celle des années 50.
Le happy end de la fin n'est pas repris dans les versions cinématographiques, tant mieux, ce n'est pas ce qui est le mieux réussi.
Au final, j'ai vraiment passé un bon moment de lecture, j'ai été totalement absorbé, ne pouvant plus m'en détacher (je retire quand même une demi étoile pour le titre).
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greg320i
  29 juillet 2013
Lu sous le titre " Graine d'épouvante " au édition Clancier Guenaud ( grand format ) paru en 1979, j'ai depuis découvert qu'il porte également le nom de Body Snatchers .
Plusieurs adaptations donc, plus que n'en peuvent paraître d'autres romans de même acabit. Mais.. pourquoi ??
Car il est tout simplement culte , inconditionnel pour les puristes et l'idée de départ est la preuve que Jack Finney fait partie de la grande famille des auteurs Terreur et maître du genre comme ses contemporains aujourd'hui .
La petite graine qui monte,qui monte ,, héhé . Vous l'aurez découvert assez tôt , l'histoire va vite prendre le pas de l'angoisse , la subtilité mise dans le fait qu'elle reste présente jusqu'à la fin ( hélas assez simple , sans coup de théâtre)
L'histoire en bref nous apprend que les humains subissant le coup d'une mutation génétique interne deviennent atone , sans sentiment, inerte psychologiquement ,dépourvu de ce petit côté qui rend chaque être différent. Mais heureusement l'espoir demeure car Miles (le héros) accaparera vite le processus , comprendra le déroulement lent, intransigeant condamnant l'espèce humaine mis ainsi en déroute .

Le mot dans le titre de l'ouvrage qui m'a séduit reste évidemment l'adjectif "Épouvante" ( quoi que Graine aurez pu faire saliver un végétarien comme moi hu huh )
C'est donc un très bon moment que j'ai pu passé avec ce livre, apprécié et lu avec envie et passion . Comme de coutume un roman frisson-fantastique-fabuleux m'a tenté et j'en suis réjoui d'en avoir tirer des leçons : Car oui j'aime voir le côté psychologique de chaque histoire, leurs morales .
Et ici le message est clair : le marché BIO nous contamine ! Attention aux OGM ! Les Graines sont néfaste pour la santé ! ........
Trêve de plaisanterie, c'est un réel plaisir de découvrir qu'une célèbre adaptation Ciné soit signé sous le coup d'une plume auparavant .
Pour les intéressé : Trois remakes même : L'Invasion des profanateurs de sépultures 1956, et Body snatchers 1978 et 1993.
Mythique vous dis-je !
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Kittiwake
  29 décembre 2013
Une impression de déjà lu? (ou peut-être vu : le texte a déjà été l'objet de trois adaptations cinématographiques ) pour un court texte honnête de SF.
Un sentiment d'étrangeté semble se propager comme une épidémie dans une petite ville des Etats-unis. Certains citoyens ont l'impression que leurs proches, bien qu'objectivement semblables à ce qu'ils étaient naguère, ne sont plus eux-même. le narrateur, un médecin cartésien qui ne croit que ce qu'il voit, en réfère à son ami psychiatre, qui lui remet en mémoire d'étranges histoires d'hallucinations collectives sporadiques et sans aucun fondement, et qui cessent comme elles sont venues.
Pourtant quand le bon docteur découvre des corps sans empreintes digitales puis d'étranges cosses géantes au domicile d'amis, le doute s'installe….
L'ensemble est bien construit, sans fioritures, l'auteur saisissant juste quelques occasions de débattre sur l'exercice de la médecine, ou les théories de l'apparition de la vie sur notre planète. Rien de bien nouveau.
C'est très vite lu. le récit à la première personne confère une proximité  avec le narrateur, qui entraine le lecteur dans son vécu anxiogène.
Certes le roman date de 2000, mais il faudrait une fois pour toutes que les traducteurs cessent de considérer que « cervical » ait un quelconque rapport avec le cerveau! C'est très récurent en SF.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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fnitter
  04 février 2012
quatrième de couverture :
Chaque cosse avait éclaté en quatre ou cinq endroits, laissant échapper une partie de la substance grise qu'elle contenait. Cette matière était en train de blanchir, comme si elle se décolorait au contact de l'air. Nous ne pouvions le nier, cela se passait sous nos yeux : cette substance molle et duveteuse se comprimait d'elle-même et prenait lentement forme.
Cet enchevêtrement, qui ressemblait à du crin de cheval grisâtre, glissait peu à peu hors des cosses membraneuses et s'assemblait de soi-même, les fibres finissant par se réunir et former... quelque chose... Il est impossible de dire combien de temps nous restâmes immobiles, fascinés par notre découverte. Assez longtemps toutefois pour voir cette substance grise continuer à exsuder, inexorablement, hors des grandes cosses. Assez longtemps pour voir cette masse s'éclaircir et blanchir au contact de l'air. Bien assez longtemps pour voir...

Ecrit en 1955 il est a rapprocher de Marionnettes humaines sur l'histoire type : invasion d'extra-terrestres dans les années 1950.
Ecrit dans le style réaliste (pas de super héros, super détective) le style est gentiment désuet.
On ne se passionne pas, mais on peut lire sans déplaisir cette histoire (plus pour le fait que c'est un classique qu'il faut connaître qu'autre chose d'ailleurs).
Le livre est court (248 pages) ce qui permet de ne pas trop s'ennuyer, car in fine c'est le seul sentiment qui reste à la fin de la lecture.
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Slava
  09 octobre 2016
Miles Bennel est un médecin vivant dans la petite ville de Mill Valley. Un jour, Becky Discroll, une femme dont il a aimé auparavant, vient dans son cabinet pour lui révéler que sa cousine est atteinte d'une étrange folie : celle-ci est persuadée que son oncle... n'est pas son oncle. Très vite, pourtant, de plus en plus de patients lui confient qu'ils ont l'impression que leurs proches ne sont pas comme ils devraient être... Un jour, Miles et ses amis découvrent des choses singulières : des corps particuliers ayant leurs traits, des cosses anormaux... la paranoïa s'installe : qui, dans la ville, est vraiment un être humain ?
Paru en 1955, ce roman raconte une invasion originale avec des entités bien différente de ce qu'on voyait à l'époque, beaucoup plus subtile et plus redoutable que les martiens. Ici, les envahisseurs n'ont pas vraiment de formes humanoïdes mais sont plutôt de type végétal et surtout s'emparent de vous... ce qui rend la menace encore plus présente, puisque outre le fait que ceux-ci peuvent absolument être partout, les doubles qu'ils créent sont nombreux et on vient à douter qui est humain où pas... la question de l'être humain est bien posé dans ce roman, puisqu'on doute souvent quel personnage est humain.
Le livre aborde aussi la paranoïa et le maccarthysme qui régnait dans les années 50, avec l'hystérie anti-communiste et l'ambiance suspicieuse, avec la crainte des "Rouges" qu mettaient en péril la société américaine où tout le monde se suspectait, la peur d'être envahi par les communistes (bien reflété dans les films de monstres et d'invasions extra-terrestre) à cette époque.
J'ai apprécié l'écriture fluide, souvent tendu mais avec parfois quelques touches d'humour, parfois le narrateur interpelle le lecteur et nous implique dans son histoire.
Par contre, la fin se termine bien certes mais un peu " tout rentre dans l'ordre voilà voilà" et de manière un peu bâclé selon moi.
Un livre singulier, avec un récit original mais qui fait froid dans le dos... imaginez si vos proches n'étaient pas vos proches...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
SlavaSlava   09 octobre 2016
Pourquoi respirez-vous, mangez-vous, dormez-vous, faites-vous l'amour et reproduisez-vous votre espèce ? Parce que c'est votre fonction, votre raison d'être. Il n'y a pas d'autre raison, et nous n'avons pas besoin d'autre raison. Vous vous rendez malade, stupidement ! Qu'on fait les hommes sur ce continent, sinon s'y répandre jusqu'à le remplir ? Où sut passés les buffles qui occupaient cette terre avant votre arrivée ? Ils ont disparus. Où sont devenus les pigeons voyageurs, qui jadis assombrissaient de leur vol les cieux d'Amérique, par milliards de milliards ? Le dernier est mort dans un zoo de Philadelphie en 1913 ! Docteur, la fonction de la vie est de vivre si elle y parvient : aucune autre raison ne peut se mettre en travers de cette évidence biologique. Aucune cruauté n'intervient dans ce processus : l'homme haïssait-il le buffle ? Nous devons continuer parce que c'est dans la loi biologique, ne pouvez-vous donc pas le comprendre?... C'est l’instinct animal.
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SlavaSlava   09 octobre 2016
Je préfère vous avertir tout de suite : le récit que vous commencez à lire regorge d'incohérence et de questions sans réponses. Il s'achèvera sans beaucoup de précision ; tout n'y sera pas résolu, ni expliqué avec logique. Du moins pas par moi. Je ne peux même pas affirmer que je sache exactement ce qui s'est passé, ni pourquoi, ni comment ça a commencé, comment ça a pris fin, ou seulement si ça s'est terminé , pourtant j'ai été aux premières loges. Maintenant, si vous n'aimez pas ce genre d'histoire, désolé, mais vous feriez mieux de lire autre chose. Je ne peux raconter que ce que je sais.
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salsifisalsifi   23 octobre 2012
L'esprit humain est une chose étrange et merveilleuse, mais je ne suis pas bien certain qu'il s'en rende compte. Il peut tout comprendre, tout analyser, de l'atome à l'univers... sauf lui-même.
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kuroinekokuroineko   27 avril 2013
Il m'arrive de penser que, de nos vies, nous chassons peu à peu toute humanité.
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SlavaSlava   09 octobre 2016
J'ignore si beaucoup de gens, à notre époque, vivent encore dans leur ville natale. C'était mon cas, et il est d'une tristesse inexprimable de voir mourir un ville ; c'est bien pire que la mort d'un ami, car on a d'autres amis sur lesquels s'appuyer.
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