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EAN : 9782207505465
256 pages
Éditeur : Denoël (24/02/1994)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 49 notes)
Résumé :
"Chaque cosse avait éclaté, laissant échapper une partie de la substance grise qu'elle contenait. L'enchevêtrement de ce qui semblait du crin de cheval grisâtre glissait lentement hors des cosses membraneuses et s'assemblait de lui-même, les fibres se redressant et s'alignant pour former approximativement une tête, un corps et des membres miniatures.
Il est impossible de dire combien de temps nous restâmes immobiles, fascinés par notre découverte. Assez... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
jamiK
  10 juillet 2018
Quelle traduction de titre stupide ! Je ne sais pas où ils sont aller chercher cette notion de profanateur, toujours est-il que c'est totalement mensonger. Body Snatchers signifie tout simplement “voleurs de corps”, les corps volés sont ceux des vivants, donc il n'y a rien de sacré, de religieux comme le sous entend le terme “profanateur”, ni même rien à voir avec la mort. Donc j'ai cherché pendant vingt ans, en vain, le titre de ce film des années 50 que j'avais vu et adoré au début des années 80, il ne pouvait nullement être question de “profanateurs de sépultures” vu que ça n'avait aucun rapport, et pourtant c'est bien celui-ci (et donc merci Foxfire). On se demande ce que les éditeurs et producteurs ont parfois dans la tête.
Bref passons l'aspect titre idiot, je découvre donc que le film est tiré de ce bouquin de Jack Finney de 1955 dont on a remis ce titre de m… en 1994, sans doute pour faire le lien avec le film, il avait été publié sous le titre “Graines d'épouvante” dans les années 70, moins pire, mais pas transcendant non plus.
Alors, je me suis précipité dessus. Après la frustration de l'avoir cherché pendant vingt ans, il n'avait pas intérêt à me décevoir.
Je ne sais pas si vous avez déjà eu cette impression en lisant un livre, mais toutes les images dans ma tête étaient en noir et blanc, avec un héros qui ressemble à James Stewart et la fille à Ava Gardner (non, ce n'est pas eux qui jouent dans le film, mais j'idéalise). le ton colle bien avec ce que je me rappelais du film, ambiance de paranoïa subtilement décrite, avec des fluctuations, des moments d'intensité et de calme qui alternent et s'imbriquent idéalement, un crescendo parfaitement rythmé pour faire monter la pression. Je me souvenais avoir été scotché par le film, ça fonctionne aussi avec le bouquin. L'écriture est simple, efficace et assez élégante, quelques courtes descriptions viennent ponctuer et nous laisser souffler entre les moments d'intensité. Ce n'est pas du gore, le ton est plutôt axé sur la paranoïa, comme celle de l'enfant qui raconte que ses parents ne sont pas des vrais parents, que ce sont des extraterrestres qui ont pris leur place… c'est la base de l'histoire, et le développement qui en est fait est d'un belle maîtrise, dans tous les aspect, autant sur les rebondissements, que le style, l'évolution, les personnages. Il en ressort une lecture jubilatoire, où le charme rétro du cinéma des années 50 vient s'immiscer dans une intrigue passionnante. Évidemment, ce charme rétro ne plaît pas forcément à tout le monde, et paradoxalement, Jack Finney situe l'histoire 20 ans dans son futur, dans les années 70, mais l'ambiance est bien celle des années 50.
Le happy end de la fin n'est pas repris dans les versions cinématographiques, tant mieux, ce n'est pas ce qui est le mieux réussi.
Au final, j'ai vraiment passé un bon moment de lecture, j'ai été totalement absorbé, ne pouvant plus m'en détacher (je retire quand même une demi étoile pour le titre).
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greg320i
  29 juillet 2013
Lu sous le titre " Graine d'épouvante " au édition Clancier Guenaud ( grand format ) paru en 1979, j'ai depuis découvert qu'il porte également le nom de Body Snatchers .
Plusieurs adaptations donc, plus que n'en peuvent paraître d'autres romans de même acabit. Mais.. pourquoi ??
Car il est tout simplement culte , inconditionnel pour les puristes et l'idée de départ est la preuve que Jack Finney fait partie de la grande famille des auteurs Terreur et maître du genre comme ses contemporains aujourd'hui .
La petite graine qui monte,qui monte ,, héhé . Vous l'aurez découvert assez tôt , l'histoire va vite prendre le pas de l'angoisse , la subtilité mise dans le fait qu'elle reste présente jusqu'à la fin ( hélas assez simple , sans coup de théâtre)
L'histoire en bref nous apprend que les humains subissant le coup d'une mutation génétique interne deviennent atone , sans sentiment, inerte psychologiquement ,dépourvu de ce petit côté qui rend chaque être différent. Mais heureusement l'espoir demeure car Miles (le héros) accaparera vite le processus , comprendra le déroulement lent, intransigeant condamnant l'espèce humaine mis ainsi en déroute .

Le mot dans le titre de l'ouvrage qui m'a séduit reste évidemment l'adjectif "Épouvante" ( quoi que Graine aurez pu faire saliver un végétarien comme moi hu huh )
C'est donc un très bon moment que j'ai pu passé avec ce livre, apprécié et lu avec envie et passion . Comme de coutume un roman frisson-fantastique-fabuleux m'a tenté et j'en suis réjoui d'en avoir tirer des leçons : Car oui j'aime voir le côté psychologique de chaque histoire, leurs morales .
Et ici le message est clair : le marché BIO nous contamine ! Attention aux OGM ! Les Graines sont néfaste pour la santé ! ........
Trêve de plaisanterie, c'est un réel plaisir de découvrir qu'une célèbre adaptation Ciné soit signé sous le coup d'une plume auparavant .
Pour les intéressé : Trois remakes même : L'Invasion des profanateurs de sépultures 1956, et Body snatchers 1978 et 1993.
Mythique vous dis-je !
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Le_chien_critique
  07 octobre 2019
Méfie-toi lors de ta prochaine corvée d'écossage de petit pois !
Une hallucination collective semble s'emparer d'une petite ville américaine sans histoire, en effet, quelques personnes pensent que leur proches sont en fait différents, même si leur apparence physique et mental semblent identique. le médecin de la ville, accompagné d'autres spécialistes, enquêtent.
De Jack Finney, on connait surtout son roman autour du voyage dans le temps " le Voyage de Simon Morley", et L'invasion des profanateurs reste surtout en mémoire pour ses trois adaptations cinématographiques dont la première version à ma préférence et reste assez proche des événements contés dans le roman.
Donc tout le monde connait le pitch, une histoire d'invasion extraterrestre sournoise (oui, comme les communistes, les aliens sont sournois !). L'auteur joue le froid et le chaud, nous ne savons pas si tout cela est bien réel ou tiré du cerveau paranoïaque des personnages.
Je préfère vous avertir tout de suite : le récit que vous commencez à lire regorge d'incohérences et de questions sans réponses. Il s'achèvera sans beaucoup de précision ; tout n'y sera pas résolu, ni expliqué avec logique. du moins pas par moi. Je ne peux même pas affirmer que je sache exactement ce qui s'est passé, ni pourquoi, ni comment ça a commencé, comment ça a pris fin, ou seulement si ça s'est terminé ; pourtant j'ai été aux premières loges. Maintenant, si vous n'aimez pas ce genre d'histoire, désolé, mais vous feriez mieux de lire autre chose. Je ne peux raconter que ce que je sais.
Avec un début qui s'ouvre de cette manière, difficile de reprocher par la suite les hiatus de l'histoire.
Les actions des personnages sont parfois abracadabrantes, comme lorsque le médecin laisse sa fiancée rentrée chez elle alors qu'elle lui dit que son père est différent. Mais cela permet à notre valeureux docteur de se précipiter chez elle quelques heures plus tard pour la sauver. Paru en 1955, l'image de la femme est celle de la société : elles préfèrent tomber en évanouissement dans les bras musclés de la gente masculine.
Mais somme toute, cela se lit très facilement et permet de passer un agréable moment de lecture. D'un thriller paranoïaque, on entre par la suite en pleine science-fiction et quelques passages montrent une certaine vision de l'Autre assez réjouissant.
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Kittiwake
  29 décembre 2013
Une impression de déjà lu? (ou peut-être vu : le texte a déjà été l'objet de trois adaptations cinématographiques ) pour un court texte honnête de SF.
Un sentiment d'étrangeté semble se propager comme une épidémie dans une petite ville des Etats-unis. Certains citoyens ont l'impression que leurs proches, bien qu'objectivement semblables à ce qu'ils étaient naguère, ne sont plus eux-même. le narrateur, un médecin cartésien qui ne croit que ce qu'il voit, en réfère à son ami psychiatre, qui lui remet en mémoire d'étranges histoires d'hallucinations collectives sporadiques et sans aucun fondement, et qui cessent comme elles sont venues.
Pourtant quand le bon docteur découvre des corps sans empreintes digitales puis d'étranges cosses géantes au domicile d'amis, le doute s'installe….
L'ensemble est bien construit, sans fioritures, l'auteur saisissant juste quelques occasions de débattre sur l'exercice de la médecine, ou les théories de l'apparition de la vie sur notre planète. Rien de bien nouveau.
C'est très vite lu. le récit à la première personne confère une proximité  avec le narrateur, qui entraine le lecteur dans son vécu anxiogène.
Certes le roman date de 2000, mais il faudrait une fois pour toutes que les traducteurs cessent de considérer que « cervical » ait un quelconque rapport avec le cerveau! C'est très récurent en SF.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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fnitter
  04 février 2012
quatrième de couverture :
Chaque cosse avait éclaté en quatre ou cinq endroits, laissant échapper une partie de la substance grise qu'elle contenait. Cette matière était en train de blanchir, comme si elle se décolorait au contact de l'air. Nous ne pouvions le nier, cela se passait sous nos yeux : cette substance molle et duveteuse se comprimait d'elle-même et prenait lentement forme.
Cet enchevêtrement, qui ressemblait à du crin de cheval grisâtre, glissait peu à peu hors des cosses membraneuses et s'assemblait de soi-même, les fibres finissant par se réunir et former... quelque chose... Il est impossible de dire combien de temps nous restâmes immobiles, fascinés par notre découverte. Assez longtemps toutefois pour voir cette substance grise continuer à exsuder, inexorablement, hors des grandes cosses. Assez longtemps pour voir cette masse s'éclaircir et blanchir au contact de l'air. Bien assez longtemps pour voir...

Ecrit en 1955 il est a rapprocher de Marionnettes humaines sur l'histoire type : invasion d'extra-terrestres dans les années 1950.
Ecrit dans le style réaliste (pas de super héros, super détective) le style est gentiment désuet.
On ne se passionne pas, mais on peut lire sans déplaisir cette histoire (plus pour le fait que c'est un classique qu'il faut connaître qu'autre chose d'ailleurs).
Le livre est court (248 pages) ce qui permet de ne pas trop s'ennuyer, car in fine c'est le seul sentiment qui reste à la fin de la lecture.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Le_chien_critiqueLe_chien_critique   07 octobre 2019
Je sais, vous croyez que je vaticine, que je suis devenu complètement fou, et c’est bien naturel, car nous sommes victimes de nos propres concepts, docteur, prisonniers de notre mode de pensée et de nos notions élémentaires et limitées du phénomène de la vie. De ce fait, il nous est presque impossible de concevoir tout ce qui diffère par trop de nous-mêmes, et particulièrement la vie qui, outre la nôtre, existe sur notre petite planète. La preuve en est que lorsque des hommes veulent décrire, dans leurs romans de science-fiction ou leurs bandes dessinées, des Martiens ou des Sélénites, ils ressemblent toujours à des versions caricaturales de nous-mêmes ! Nous ne pouvons rien imaginer d’autre ! On leur attribue six jambes, trois bras, une petite antenne sur la tête, on les peint en vert, mais ce sont toujours de petits hommes ! »
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SlavaSlava   09 octobre 2016
Pourquoi respirez-vous, mangez-vous, dormez-vous, faites-vous l'amour et reproduisez-vous votre espèce ? Parce que c'est votre fonction, votre raison d'être. Il n'y a pas d'autre raison, et nous n'avons pas besoin d'autre raison. Vous vous rendez malade, stupidement ! Qu'on fait les hommes sur ce continent, sinon s'y répandre jusqu'à le remplir ? Où sut passés les buffles qui occupaient cette terre avant votre arrivée ? Ils ont disparus. Où sont devenus les pigeons voyageurs, qui jadis assombrissaient de leur vol les cieux d'Amérique, par milliards de milliards ? Le dernier est mort dans un zoo de Philadelphie en 1913 ! Docteur, la fonction de la vie est de vivre si elle y parvient : aucune autre raison ne peut se mettre en travers de cette évidence biologique. Aucune cruauté n'intervient dans ce processus : l'homme haïssait-il le buffle ? Nous devons continuer parce que c'est dans la loi biologique, ne pouvez-vous donc pas le comprendre?... C'est l’instinct animal.
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SlavaSlava   09 octobre 2016
Je préfère vous avertir tout de suite : le récit que vous commencez à lire regorge d'incohérence et de questions sans réponses. Il s'achèvera sans beaucoup de précision ; tout n'y sera pas résolu, ni expliqué avec logique. Du moins pas par moi. Je ne peux même pas affirmer que je sache exactement ce qui s'est passé, ni pourquoi, ni comment ça a commencé, comment ça a pris fin, ou seulement si ça s'est terminé , pourtant j'ai été aux premières loges. Maintenant, si vous n'aimez pas ce genre d'histoire, désolé, mais vous feriez mieux de lire autre chose. Je ne peux raconter que ce que je sais.
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salsifisalsifi   23 octobre 2012
L'esprit humain est une chose étrange et merveilleuse, mais je ne suis pas bien certain qu'il s'en rende compte. Il peut tout comprendre, tout analyser, de l'atome à l'univers... sauf lui-même.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   07 octobre 2019
Ces cosses auraient pu être propulsées dans l’espace sous l’effet de la lumière. Ça m’intéresse.
— Eh bien, ça a beaucoup intéressé le petit Beekey aussi. Je ne lui avais livré qu’une partie de la théorie, il a voulu savoir le reste. Il n’y a rien de mystérieux là-dedans, docteur. La lumière, c’est de l’énergie, comme vous le savez, et tout objet dérivant à travers l’espace serait poussé par cette force. La lumière possède une force définie, calculable ; elle a même un poids. Le soleil qui inonde un hectare de terre pèse plusieurs tonnes, croyez-le ou non. Et si des graines, par exemple, dérivant dans l’espace, tombent dans un faisceau lumineux qui atteint la terre la lumière des étoiles ou toute autre source elles flotteront jusqu’à la terre sur ce courant de lumière.
— Le voyage serait plutôt lent, non ?
— D’une lenteur infinie. Si lent qu’on pourrait à peine le mesurer. Mais qu’est une lenteur infinie dans l’infini de l’univers ?
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