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Un faussaire tombe un jour sur le journal d'un autre faussaire, bagnard en Tasmanie qui a notamment peint 12 poissons. Fasciné, il réécrit son histoire alors que le livre lui a échappé des mains...

Alors : j'ai rien compris. Enfin j'ai compris... sauf que j'ai pas compris.
Déjà, ça faisait 9 ans qu'il attendait sur mes étagères. Je suis incapable de me rappeler pourquoi à l'époque il me le fallait absolument au point que je l'avais fait venir de l'étranger.
Je l'ai lu en anglais. Pourtant, j'ai un Master de traduction, je vis aux US depuis 9 ans, j'ai été prof d'anglais, certaines personnes sont surprises d'apprendre que je suis d'origine française...
Mais j'ai rien compris. Ou plutôt comme je le disais, si, j'ai compris : les mots, les phrases, les paragraphes. Mais l'histoire ? L'ensemble ? le déroulé ? le délire ? Ça non, j'ai pas compris.
Ce livre démarrait toutefois tellement bien, avec la découverte d'un ouvrage attirant, mystérieux, énigmatique. Et puis c'est "parti en sucette", comme on dit.
Apprendre en cours de route également que ce bouquin n'est pas en fait de la pure fiction mais basé sur un autre ouvrage par un autre auteur tous deux bien réels a de quoi perturber. Car effectivement, William Buelow Gould a bel et bien existé et est bel et bien l'auteur de croquis aujourd'hui reconnus par l'UNESCO. Ce livre de Flanagan est censé retracer fictivement la création de ces célèbres croquis tout en revenant sur des évènements historiques qui se sont produits à l'époque sur la future Tasmanie.
400 pages... et j'ai presque tout lu à de rares exceptions près... sans jamais le lâcher définitivement... sur un mois... convaincue qu'un nouveau monde s'ouvrirait à moi dans les derniers feuillets.
La fin, parlons-en un peu. On apprend presque l'intégralité de la folie du personnage dans les toute dernières pages, tout ne se résumant presque qu'à de la fumisterie (menfin... comme j'ai rien compris...).
Au fur et à mesure de la lecture, j'ai parcouru internet à la recherche de critiques qui pourraient m'expliquer quelque peu le pourquoi du comment. Aucune, je dis bien AUCUNE !, ne lâche un semblant d'indice. Certains lecteurs se disent charmés, emportés ; d'autres restent incrédules et ont abandonné avant la fin. le tout sans réelle explication.
Malheureusement, je vais moi aussi contribuer à cet édifice vaporeux en terminant cette critique par un ultime "je n'ai pas compris".
Lien : http://livriotheque.free.fr/..
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L'histoire d'un homme
qui n'avait pas voulu être "un homme sans nom né d'une femme sans nom dans une ville sans nom"
qui avait voulu prendre part à une mission dont le but était de concourir à civiliser la Terre de van Diemen,
(Abel Tasman, explorateur néerlandais fut le premier européen à apercevoir l'île, il la nomma Anthony van Diemensland, elle fut finalement renommée en l'honneur de son premier découvreur européen),
Plus précisément l'île Sarah, située sur la côte Ouest de l'ile, près de Macquarie Harbour, avec le pénitencier de Sarah Island et l'âpreté de la nature sauvage aux alentours.
(Un jeu en vogue parmi les convicts témoigne de l'enfer de l'ile Sarah. Il consistait en une sorte de loterie. le gagnant était autorisé à se suicider tandis que le perdant devait rejoindre Hobart pour y être pendu dans l'heure...)

Nous partons pour ce pays où "pour la descendance bâtarde & imbécile du Vieux Monde qui par le vol & la terreur croyait avoir le droit de gouverner le Nouveau."
Et nous sommes interpellés, nous lecteurs "alors installez vous bien & convenez avec le forçat russe que tout est mieux dans un livre, que la vie s'observe mieux qu'elle ne se vit", tout comme le narrateur interpelle " les élégants employés de la ville de Hobart".
J'ai eu très peur en commençant le livre, l'avis des babelionautes n'étant pas vraiment folichon, je n'aime pas la pêche, ni les livres sur la pêche, les peintures naturalistes des poissons n'éveillent pas mon intérêt particulier, alors qu'allais je faire dans cette galère, toutefois choisie, de lecture du livre de Goult, un roman en douze poissons !

Ce n'est qu'un prétexte pour nous raconter, un peu de la vie dans cette partie du monde à la naissance de ce qui voulait s'appeler le nouveau monde.
Découverte d'un pays la Tasmanie.
Découverte de ce que fut la vie dans ce coin, pour le moins qu'on puisse dire, inhospitalier.
Un style bien particulier, descriptif au delà de l'imaginable et (pardon &), l'utilisation de ce sigle troublant pour nous lecteur & ... & ...., troublant vous dis je !

Des détails qui m'interrogent ....
La Chapelle Saint-Guénolé de Brest, édifice religieux en ruine dédié à Saint Guénolé, lieu d'un culte de la fécondité, les eaux de sa fontaine étaient réputées pour leurs vertus thérapeutiques. Saint Guénolé était l'un des saints phalliques à la réputation priapique, venant en aide aux femmes désespérées par la stérilité. Il est écrit "C'est au fond de cette rivière qu'existait le fameux St Guignolet [Guénolé] , et cette cheville éternelle si favorable à la fécondité" ... "Le bois de cette cheville râpée était avalé par les femmes infécondes. Elles concevaient au bout de quelques temps" ... "La cheville miraculeuse était bien sûr le sexe de la statue de bois de Saint Guénolé, cheville que l'on remplaçait quand il n'en restait plus rien".
Christine l'Admirable, fille de paysans ... "Il se dit qu'elle aurait souffert d'une crise d'épilepsie majeure peu après sa vingtième année et que son état, après une violente crise, était si grave qu'elle parut comme morte. Pendant le service religieux de ses funérailles, elle se redressa pleine de force, une lévitation la porta jusqu'aux combles de l'église. Elle expliqua par la suite qu'elle n'arrivait pas à supporter l'odeur des pécheurs qui se trouvaient à côté d'elle."

De très belles trouvailles ...
S'interroger encore et toujours ... pourquoi le meurtre d'un homme "est tenu pour un crime, alors que le meurtre d'un peuple est au mieux une question & au pire un impératif scientifique."
Comment définir notre monde ?
Le monde de l'esclavage qu'il faut fuir et "avec une atroce douleur que nul homme ne pourra jamais comprendre & nul poisson jamais de rire, forcer son corps à couler à pic, loin, loin, loin de la lumière."

Ce livre est un petit trésor, un régal pour l'imagination et le plaisir de la lecture est à son comble ...
Alors après ce festin qu'est cette lecture onirique, invitons nous au "banquet ininterrompu de porc -soupedepois&jambonfromagedetêtepiedsdeporcboudinjambonneaurotideporccraquàtpiedsengelée"
Et bon appétit ... régalez vous !
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Le Livre de Gould est une histoire complètement farfelue.
Dans le genre, ça m'a fait tout de suite penser à Rabelais : un style ironiquement grandiloquent où tout est tellement excessif que l'histoire devient conte.
L'écriture est très particulière dans son imitation de la littérature du moyen-âge, son humour et son côté burlesque. On pense tout le temps à Gargantua ou à Don Quichotte, à Ubu aussi parfois, J'ai éclaté de rire quelque fois...
Mais je n'ai pas été touchée, je l'ai lu malgré tout avec ennui, mais pas suffisamment pour abandonner ma lecture, fascinée que j'étais, tout de même par le talent de l'écrivain.
Cela part dans tous les sens, des couleurs différentes à chaque chapitre, mais sans que cela apporte vraiment grand chose au livre, sauf peut-être de l'esthétique.
De beaux dessins aussi...
C'est souvent cru, souvent drôle, mais à force de partir dans tous les sens, on a juste envie de partir tout court...
Je me suis accrochée et je le regrette presque, parce que la fin ne m'a pas plus satisfaite que le reste... et il y a tellement de livres à lire...
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1. Carnet de lecture : « le Livre de Gould » de Richard Flanagan . Les Enfers de Bosch récrées aux antipodes dans un bagne de Tasmanie par une sorte de Père Ubu masqué d'or .C'est là que survit William Gould , bagnard , faussaire et auteur du Livre des poissons . Flanagan possède une culture encyclopédique (on pense à Eco) , une verve rabelaisienne et une imagination au-delà du raisonnable . Son ouvrage est un passionnant labyrinthe dans les bas-fonds de notre culture et de nos valeurs , un envers des Lumières ( Voltaire y est présent sous la forme d'un flacon de parfum c'est dire !) où l'on survit et l'on meurt par le Livre et l'art .
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Je me suis lancée dans la lecture de ce roman inclassable suite à mon voyage en Australie; Ce fut une épreuve et j'ai du abandonner, renoncer tant l'histoire part dans tous les sens, certaines descriptions sont horribles, cruelles sanglantes et à désespérer de la nature humaine; La difficulté à été renforcée par le fait que je le lisais en anglais, mais je pense que même traduit en français je ne serais pas allée au bout de ma lecture.
L'auteur es pourtant classé comme l'un des meilleurs écrivains australiens contemporains??
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Ça y est j'ai arrêté.
Je trouvais pourtant ce livre très beau avec un hippocampe en couverture: j'adore les hippocampes!! Et les couleurs différentes d'écriture: violet, marron.. et les poissons.

Mais non. Je ne peux pas aller au delà de la page 127. Et c'est déjà pas mal que je sois allée jusque là. Avant-hier soir j'ai lu quelques dizaines de pages avant de m'endormir, et ma nuit a été peuplée de chairs sanglantes de gardiens monstrueux et de noyades.... Brrrrrr!!!

C'est probablement un bon livre, mais d'une, je n'y comprends pas grand chose: l'écriture est trop tarabiscotée pour moi! Je dois relire certaines phrases trois à quatre fois avant de comprendre.
Et ensuite, quand je comprends, c'est sombre, sanglant, gluant, sans espoir.

Non, je ne finirai pas ce livre. Il restera en cours.
Si quelqu'un le finit, je veux bien son opinion.
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Je ne sais si la traduction en français a joué un rôle dans la fluidité de l'écriture ou si l'histoire est insipide. En tout cas, je suis déçue par Richard Flanagan et m'arrête à la page 78 car l'idée d'un bagnard emprisonné dans une cage à fleur de rocher, buvant la tasse à chaque marée haute, me fait présager d'autres horreurs que je n'ai pas envie de connaître.
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