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Renaud Morin (Traducteur)
ISBN : 2714444067
Éditeur : Belfond (03/01/2008)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Dans une Sydney gangrenée par la peur du terrorisme, la descente aux enfers d'une femme trop fragile, la radiographie sans concession d'une société paranoïaque et cruelle, et d'une hystérie médiatique savamment orchestrée. Un roman impressionnant, nerveux et sombre, ancré dans une troublante actualité.
Gina Davies est strip-teaseuse. Son nom de scène : la Poupée. Au Chairman's Lounge, elle danse nue et ramasse les dollars. Ces dollars qui lui permettront de s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
nescio667
  03 juin 2012
Alors qu'une véritable fièvre sécuritaire s'empare de toute l'Australie, fièvre qui enflamme les médias et les policiers comme si un terroriste se cachait à chaque coin de rue, une jeune femme, danseuse dans un bar de Sydney, vit sa petite vie tranquille, comme déconnectée des réalités du monde qui l'entoure. Gina, surnommée 'La Poupée' par ses amis et collègues, ne vit et ne travaille que pour se sortir de sa condition de danseuse. Bien sûr, quelques achats compensatoires et compulsifs de robes hors de prix ou de sacs à main Gucci lui donnent pour un moment l'impression d'être quelqu'un d'autre, mais, au fond d'elle-même, elle sait qu'elle n'est que cette danseuse de bar obligée d'être trop gentille avec des mecs qui la dégoûtent, cette danseuse de bar à l'existence sans histoire, mais sans joie aussi? et sans importance sans doute. Une vie humaine perdue parmi tant d'autres au coeur d'une société renfermée sur elle-même, apeurée et dédiée au seul profit. Aussi, lorsque 5 bombes sont découvertes dans sa ville, La Poupée en entend-elle à peine parler. Car aussi vite ses yeux avaient-ils effleuré cette nouvelle dans le journal qu'elle survolait, aussi vite se sont-ils posés sur ce beau jeune homme qui passait et une conversation se fut-elle engagée. Amant d'une nuit, le jeune Tariq (mais était-ce son vrai nom?) disparut aussi rapidement de l'existence de la Poupée qu'il y était entré. Celle-ci ne s'en formalisait d'ailleurs pas outre mesure. Jusqu'à ce qu'elle découvre ses images d'elle -oh, à peine pouvait-on la reconnaître- accompagnant Tariq à l'entrée de son immeuble, images diffusées par toutes les télés du pays, juste après que le-dit appartement ait été fouillé de fond en comble par la police. Comment et pourquoi la police avait-elle relié Tariq aux 5 bombes découvertes quelques heures plus tôt, La Poupée ne le saurait jamais. Elle commença simplement par conserver ses oeillères et faire le gros dos, semblant croire que si elle ne s'intéressait pas à l'actualité, celle-ci ne s'intéresserait pas à elle, qu'elle pourrait, comme toujours, vivre en périphérie. Bien sûr, elle voulut aller trouver la police, pour s'expliquer, dire qu'il s'agissait là d'une méprise, qu'elle n'avait rien à voir avec ces bombes, mais à chaque fois, la file d'attente était trop longue devant le guichet ou le type avant elle lui faisait peur. La Poupée repoussa et repoussa encore ce moment de la confrontation avec la réalité, ne voyant pas que cette dernière allait la rattraper.
En 2008, avec son roman 'Callisto', Torsten Krol lançait un véritable cri d'alarme des dérives entraînées par les lois hyper-sécuritaires votées après le le 11 septembre aux Etats-Unis. Sur un mode déjanté et plein d'humour, il nous contait la manière dont un jeune paysan candide d'une petite bourgade de l'Amérique profonde allait finir par être traité comme un vulgaire et dangereux terroriste. Les auteurs du lynchage de la Poupée sont les mêmes que ceux du roman « Callisto » : les médias avides de scoops et peu enclins à vérifier leurs infos avant de jeter des innocents en pâture, et des flics seulement intéressés par la petite gloire qu'ils pourront retirer d'une arrestation. La Poupée, du début à la fin, est seule et bien trop faible. Elle a tort de se renfermer, de croire que l'orage finira bien par passer. Elle a tort de vivre dans sa bulle, de se complaire dans son in-importance et de repousser sans cesse. Mais ce ne sont là que de bien maigres défauts, qui pourraient être imputés à une grande partie de la population mondiale. Et qui vont être facturés bien trop chers à La Poupée.
Désespéré et désespérant, 'La Fureur et l'Ennui' l'est assurément d'un bout à l'autre, au point qu'il me fut parfois obligatoire de m'en séparer, de le laisser de côté quelques heures pour penser à autre chose. Si la passivité de la Poupée peut énerver et donner envie de se jeter dans l'intrigue pour lui prendre la main et la conduire jusqu'au commissariat le plus proche, c'est plus sûrement l'attitude révoltante des médias marchant main dans la main avec une partie des responsables policiers qui révulse le plus. Que ceux qui ont lu 'L'honneur perdu de Katharina Blum' ne pensent surtout pas qu'ils aient déjà tout lu en matière de manipulation de l'opinion. Ce roman, parce qu'il s'inscrit dans notre actualité politique et technologique, va tristement beaucoup plus loin. Il fait de chaque être humain une quantité négligeable au regard de desseins bassement tordus qui les dépassent et démontre par l'absurde comment l'obsession sécuritaire, loin de protéger les êtres, annihile lentement et sûrement ce qui fait d'eux des humains. Salutaire, mais bougrement difficile à avaler donc.
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nescio667
  03 juin 2012
Alors qu'une véritable fièvre sécuritaire s'empare de toute l'Australie, fièvre qui enflamme les médias et les policiers comme si un terroriste se cachait à chaque coin de rue, une jeune femme, danseuse dans un bar de Sydney, vit sa petite vie tranquille, comme déconnectée des réalités du monde qui l'entoure. Gina, surnommée 'La Poupée' par ses amis et collègues, ne vit et ne travaille que pour se sortir de sa condition de danseuse. Bien sûr, quelques achats compensatoires et compulsifs de robes hors de prix ou de sacs à main Gucci lui donnent pour un moment l'impression d'être quelqu'un d'autre, mais, au fond d'elle-même, elle sait qu'elle n'est que cette danseuse de bar obligée d'être trop gentille avec des mecs qui la dégoûtent, cette danseuse de bar à l'existence sans histoire, mais sans joie aussi? et sans importance sans doute. Une vie humaine perdue parmi tant d'autres au coeur d'une société renfermée sur elle-même, apeurée et dédiée au seul profit. Aussi, lorsque 5 bombes sont découvertes dans sa ville, La Poupée en entend-elle à peine parler. Car aussi vite ses yeux avaient-ils effleuré cette nouvelle dans le journal qu'elle survolait, aussi vite se sont-ils posés sur ce beau jeune homme qui passait et une conversation se fut-elle engagée. Amant d'une nuit, le jeune Tariq (mais était-ce son vrai nom?) disparut aussi rapidement de l'existence de la Poupée qu'il y était entré. Celle-ci ne s'en formalisait d'ailleurs pas outre mesure. Jusqu'à ce qu'elle découvre ses images d'elle -oh, à peine pouvait-on la reconnaître- accompagnant Tariq à l'entrée de son immeuble, images diffusées par toutes les télés du pays, juste après que le-dit appartement ait été fouillé de fond en comble par la police. Comment et pourquoi la police avait-elle relié Tariq aux 5 bombes découvertes quelques heures plus tôt, La Poupée ne le saurait jamais. Elle commença simplement par conserver ses oeillères et faire le gros dos, semblant croire que si elle ne s'intéressait pas à l'actualité, celle-ci ne s'intéresserait pas à elle, qu'elle pourrait, comme toujours, vivre en périphérie. Bien sûr, elle voulut aller trouver la police, pour s'expliquer, dire qu'il s'agissait là d'une méprise, qu'elle n'avait rien à voir avec ces bombes, mais à chaque fois, la file d'attente était trop longue devant le guichet ou le type avant elle lui faisait peur. La Poupée repoussa et repoussa encore ce moment de la confrontation avec la réalité, ne voyant pas que cette dernière allait la rattraper.
En 2008, avec son roman 'Callisto', Torsten Krol lançait un véritable cri d'alarme des dérives entraînées par les lois hyper-sécuritaires votées après le le 11 septembre aux Etats-Unis. Sur un mode déjanté et plein d'humour, il nous contait la manière dont un jeune paysan candide d'une petite bourgade de l'Amérique profonde allait finir par être traité comme un vulgaire et dangereux terroriste. Les auteurs du lynchage de la Poupée sont les mêmes que ceux du roman « Callisto » : les médias avides de scoops et peu enclins à vérifier leurs infos avant de jeter des innocents en pâture, et des flics seulement intéressés par la petite gloire qu'ils pourront retirer d'une arrestation. La Poupée, du début à la fin, est seule et bien trop faible. Elle a tort de se renfermer, de croire que l'orage finira bien par passer. Elle a tort de vivre dans sa bulle, de se complaire dans son in-importance et de repousser sans cesse. Mais ce ne sont là que de bien maigres défauts, qui pourraient être imputés à une grande partie de la population mondiale. Et qui vont être facturés bien trop chers à La Poupée.
Désespéré et désespérant, 'La Fureur et l'Ennui' l'est assurément d'un bout à l'autre, au point qu'il me fut parfois obligatoire de m'en séparer, de le laisser de côté quelques heures pour penser à autre chose. Si la passivité de la Poupée peut énerver et donner envie de se jeter dans l'intrigue pour lui prendre la main et la conduire jusqu'au commissariat le plus proche, c'est plus sûrement l'attitude révoltante des médias marchant main dans la main avec une partie des responsables policiers qui révulse le plus. Que ceux qui ont lu 'L'honneur perdu de Katharina Blum' ne pensent surtout pas qu'ils aient déjà tout lu en matière de manipulation de l'opinion. Ce roman, parce qu'il s'inscrit dans notre actualité politique et technologique, va tristement beaucoup plus loin. Il fait de chaque être humain une quantité négligeable au regard de desseins bassement tordus qui les dépassent et démontre par l'absurde comment l'obsession sécuritaire, loin de protéger les êtres, annihile lentement et sûrement ce qui fait d'eux des humains. Salutaire, mais bougrement difficile à avaler donc.
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zorazur
  29 novembre 2018
Ce livre est grandiose. A partir d'une intoxication savamment distillée par un journaliste véreux en perte de vitesse et de notoriété, tout un pays va s'acharner sur l'image d'une pauvre fille qui devient la brebis émissaire des peurs et des frustrations.
Le démarrage du roman ne paie pas de mine. On ressent une impression de déjà-vu au récit des déhanchements érotico-malsains de cette paumée qui rêve d'une vie stable, d'une maison, d'une respectabilité impossible. Sérieusement, on a envie de laisser tomber l'histoire, juste au moment où le récit s'emballe enfin quand une video douteuse de quelques secondes prise par une caméra de télésurveillance est diffusée. Non seulement le récit, mais le style prend de l'ampleur et l'auteur donne enfin toute la mesure de son talent, entraînant son lecteur dans les abîmes d'une ville ruisselante de chaleur et de crasse et dans les méandres de la conscience – ou de l'absence de conscience, de ses héros. le récit s'emballe et l'opinion s'emballe, celle des foules hystériques suspendues au journal télévisé avec toute son indignation et tout son voyeurisme. On passe à la dimension supérieure, et on se dit qu'au fond ce livre est un monument d'humanité.
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beeshop
  19 décembre 2008
Sydney, post 11 septembre.


Gina Davies alias la poupée est une danseuse nue au Chairman's Lounge, une fille un peu paumée qui grâce à son métier accumule petit à petit l'argent qui lui permettra de devenir propriétaire. Cet argent elle le garde chez elle dans une cache du plafond et aime se couvrir le corps avec, il lui manque encore quelques billets afin d'être entièrement recouverte et d'avoir enfin atteint son but.
Un soir elle rencontre Tariq, il passe la nuit ensemble et au matin elle se réveille seule. Tariq à disparu et la vie de la poupée va basculer.

Cinq bombes sont découvertes. Sur les écrans, la même image passe en boucle : un homme, une femme, Tariq et la Poupée, les deux principaux suspects...

Les médias s'emballe, montent des images d'archives dont l'interprétation les rendent obscènes, interrogent ses amies, débattent sur des faits non avérés, fait monter l'angoisse et la psychose. Cette peur qui semble vouloir justifier tout les excès d'interprétation, d'accusation. L'opinion public à son bouc émissaire, sa coupable, son monstre, enfin un nom sur ce mot horrible : terroriste.
La lutte antiterroriste post 11 septembre donne droit à tout les abus, la présomption d'innocence n'est plus qu'un lointain souvenir.

La poupée n'a qu'un seul choix, la fuite. Comment expliquer son innocence quand votre sort est déjà scellé ? On l'a jeté pâture, même si certain semble commencer à douter de sa culpabilité les ordres sont clair, on ne recule pas. La population ne comprendrai pas mieux vaut un sacrifice pour donner l'impression que la situation est maîtrisée que reconnaître les erreurs, l'emballement médiatique. La population veut des coupables elle en aura.

Ce livre est dérangeant, glaçant, il montre ce que l'angoisse, la peur du terrorisme, de l'autre, de la différence, le racisme peut induire. Nous assistons impuissant à l'amalgame terroriste – étranger – arabe – musulman, des dangers et de l'horreur que ce type de raccourci peut provoquer.

Des questions demeurent, la surpuissance des médias est-elle au détriment de l'humain ? La peur du terrorisme justifie telle tout les moyens et le non respect des lois élémentaires de présomption d'innocence ?

Lien : http://mespetitesidees.wordp..
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Hectorette
  13 mai 2010
Une fois de plus,je lis un auteur australien pas gai; effectivement, à part Kenneth Cook, pour l'instant tous les livres d'écrivains australiens et néo-zélandais que j'ai découverts, sont plutôt du genre déprimants. Richard Flanagan ne fait donc pas exception à la règle. J'étais prévenue, puisque j'avais déjà lu de lui, et apprécié, Dispersés par le vent.
Ce deux romans sont peu réjouissants, mettant en scène deux femmes aux destins tragiques. Certes les époques sont différentes, les lieux aussi (la Tasmanie pour Dispersés par le vent, Sydney pour La fureur et l'ennui) mais elles se ressemblent, en lutte contre les préjugés.
L'héroïne ici, c'est la Poupée, stripteaseuse dans une boîte de nuit à la mode de Sydeny; elle se produit chaque soir afin d'entasser les dollars qui lui permettront de s'acheter un appartement, une vie normale et une dignité. Elle y est presque mais une seule aventure d'un soir va tout faire basculer. Il suffira d'une nuit passée avec un beau jeune homme soupçonné d'être un dangereux terroriste pour que les médias s'emballent et que la Poupée se retrouve traquée comme une bête sauvage. Aucune échappatoire possible, à part la mort. Mais la Poupée, bien que proie facile, est maligne et ne renonce pas si vite. Elle erre dans les rues de Sydney, pensant que tout ce battage médiatique autour d'elle, qu'on appelle désormais la Veuve noire, va se tasser; mais non, elle est partout, sur tous les écrans de télé, dans tous les postes de radio. Elle doit agir et va agir...
Richard Flanagan a été inspiré, comme beaucoup, par le 11 septembre 2001, la paranoïa que cela a entraîné, ainsi que l'avidité de certains "journalistes" avides de scoops morbides.
Pour tout dire, j'ai préféré Dispersés par le vent, moins actuel. Cela dit, une fois plongée dans le roman,celui-ci a rempli son contrat: l'affaire est bien menée, avec un bon rythme, des rebondissements bien que l'on sente que l'issue risque d'être fatale. Un roman efficace qui met en scène les travers du genre humain. Peu d'espoir, peu d'illusions: une fois que le lecteur a intégré ce principe, il peut lire avec "plaisir" l'épopée malheureuse de la Poupée.
Richard Flanagan est donc pour moi, un écrivain à suivre; peut-être un jour écrira-t-il quelque chose de moins désespéré, ça pourrait être intéressant...
Lien : http://leslecturesdesophie.b..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
art-bsurdeart-bsurde   22 avril 2016
Elle se dit qu'une partie du mystère de la vie se trouvait dans l'odeur des gens que vous aimiez.
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art-bsurdeart-bsurde   29 avril 2016
Si bien que la Poupée avait fini par croire que la plupart des gens usaient de ce genre de mensonges et de supercheries, feignant quelque chose quand en vérité ils désiraient secrètement autre chose de complètement différent ; elle en était aussi venue à croire que tout cela était parfaitement acceptable.
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art-bsurdeart-bsurde   15 avril 2016
Un des plaisirs, et non des moindres, qu'elle prenait à la compagnie de Wilder était la façon dont de vieilles histoires se trouvaient, de temps en temps, ravivées par cette sorte de détail inédit et remarquable.
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aventuresheteroclitesaventuresheteroclites   07 novembre 2010
Elle comptait regarder le soleil de Sydney sans ciller, et ne jamais s'en protéger derrière des chimères en carton pâte. (p.17)
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line70line70   02 avril 2011
L'amour ne suffit jamais, mais c'est tout ce que nous avons.
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Videos de Richard Flanagan (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Flanagan
Rencontre avec Richard Flanagan à la librairie La Galerne du Havre pour la parution de "Première personne". 11 septembre 2018.
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