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Delphine Chevalier (Traducteur)Jean-Louis Chevalier (Traducteur)
ISBN : 2264037059
Éditeur : 10-18 (04/08/2004)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Connaissez-vous la Tasmanie, cette île du bout du monde, distante de la France de quelque dix-sept mille kilomètres ? Une terre montagneuse et sauvage, abritée au nord par le continent australien. Les hivers y sont rudes, et la tempête faisait rage en cette nuit de 1954 où Maria Buloh s'est enfoncée dans la forêt, abandonnant son mari et sa fille de trois ans. Mystère inaugural qui hante chaque page de ce récit, tout comme il hante les rêves de Sonja Buloh, cette fi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
christinebeausson
  17 septembre 2018
Les lieux, plutôt dépaysants,
Hobart, la plus grande ville de l'état de Tasmanie, à l'origine colonie pénitentiaire, ancien centre du commerce du phoque et de la baleine, ville jumelée avec Brest !
Tullah petite ville dans le nord ouest de l'île, en plein centre, une population d'environ 160 personnes.
L'Australie, un continent qui s'est construit par l'arrivée des éléments rejetés de notre société européenne .... des prisonniers, des escrocs, des illuminés qui pensaient que c'était forcément mieux ailleurs, un continent qui s'est construit en exterminant la population autochtone.
La Tasmanie, une île perdue au sud de l'Australie, cernée par les quarantièmes rugissants, une île qui s'est construite par l'arrivée des éléments rejetés par l'Australie, les déchets des déchets !
Les habitants se sont comportés vis à vis de l'émigration des années 50, (celle qui a fui la situation désespérante de l'Europe), comme des nababs qui s'attribuaient une fausse légitimité, juste celle du premier arrivé, celle de ceux qui maîtrisaient la langue, qui maîtrisaient les mots, et cherchaient à se venger de toutes les humiliations qu'ils avaient eux mêmes déjà subies.
Un livre émouvant,
Un livre puzzle où l'histoire se raconte doucement au travers des différentes époques, des étapes de la vie des protagonistes.
Une histoire comme une autre, celle d'un homme et d'une femme qui ont espéré se reconstruire sur les désastres de leur passé pour recommencer à croire en la vie.
Un homme Bojan,celui qui a été Artie, une femme Maria, celle qui a été Mama qui ont lutté pour construire autre chose, pour eux, au nom de la fleur d'edelweiss qui a été ramenée de l'autre bout de la terre, en mémoire du début d'un si bel amour, et pour leur fille Sonja, qui essaie de démêler ses souvenirs pour les apprivoiser et accepter de vivre avec son héritage si lourd et offrir autre chose à son enfant.
C'est une belle histoire, pas très gaie juste à l'image de la vie de ces gens qui ont souffert pour essayer d'offrir autre chose à leur descendance.
Ce livre paru en 2002, est une fenêtre ouverte par laquelle nous pourrions prendre conscience de ce que c'est que de vivre une vie de réfugiés,
En 2002 mais aussi et surtout aujourd'hui en 2018 lors que nous nous posons des questions sur le fait d'ouvrir ou pas nos ports aux bateaux de réfugiés ....
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bina
  26 février 2017
« Avec un choc, Sonja se rendit compte qu'elle laissait l'amour pénétrer, et elle se sentait malade de dégoût, sentit tout son corps et son âme quitter le lieu où elle était et eût peur que la petite parcelle de terre solide sous ses pieds ne soit en train de se désintégrer et qu'il n'y ait plus jamais rien sous elle, éprouva une forte sensation de chute tellement accélérée qu'on aurait dit qu'il flottait, qu'il volait, mais sans savoir si elle tombait ».
En effet, Sonja est en quête de ses racines à partir d'un souvenir datant de ses trois ans : le départ de sa mère, un manteau rouge sur le dos pendant une tempête. Elle n'est jamais revenue. Sonja a grandit en Tasmanie, née de parents slovènes ayant fuit l'Europe pendant la seconde guerre mondiale, après avoir vécu et l'horreur. La vie est dure pour les émigrés et quand on n'a plus sa mère et qu'on ne sait pas pourquoi. Et c'est encore plus difficile quand on vit avec un père alcoolique et violent. Alors, Soja est partie, a vécu et travaillé à Sydney …jusqu'à ce que le besoin de savoir enfin se fasse sentir. Retour pour quelques jours en Tasmanie sur les traces de son passé. Trouvera-t-elle les réponses à ses questions ?
Le livre est construit sur des allers-retours entre différentes dates du passé et le présent (1954-1960-1989), qui permet ainsi de reconstituer le puzzle de sa vie et des sentiments.
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sylou83
  18 février 2015
J'ai déjà dit que j'aimais les livres aux ambiances plombées. Ce titre n'y échappe pas, c'est sombre, trés sombre, trés, trés sombre.
La nature y est présentée comme hostile mais elle n'est, en fait, que le reflet de la vie de ces miséreux. Emigrés d'Europe pendant ou juste aprés la seconde guerre mondiale, traumatisés par de terribles évènements dont ils ont été témoins ou/et victimes, ils triment pour construire un pays neuf; ils essaient de se tenir la tête hors de l'eau ou plutôt du vin d'ailleurs, l'alcoolisme étant le refuge de ces pauvres bougres, laissés pour compte du rêve australien.
Belle écriture, belle histoire dont je recommande la lecture à condition de ne pas être déjà sous anti-dépresseurs sinon....la défenestration vous guette.
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Hectorette
  13 mai 2010
L'histoire se déroule en Tasmanie île australienne située au sud-est du continent. Elle est décrite de manière à peu près aussi attrayante que les banlieues ouvrières du Nord de la France ou de l'Angleterre...Moi qui dois aller en Tasmanie en décembre prochain, le tableau dépeint par Flanagan n'est pas particulièrement réjouissant! Y sont arrivés en masse à la fin de la Seconde guerre mondiale des émigrants d'Europe de l'Est qui ont imaginé un Eldorado lointain. Parmi eux, Maria et Bojan Buloh, jeune couple slovène; il a trouvé un travail à Butlers George et participe à la construction d'un énorme barrage. Maria, elle, s'occupe de la maison, ou plutôt du taudis et de leur petite fille, Sonja. Jusqu'à ce qu'un soir d'hiver de 1954, Maria disparaisse alors que Sonja n'a que 3 ans. A partir de ce moment-là, la vie va changer pour Maria qui va passer de mains en mains chez des inconnus avant de rejoindre son père qui sombrera dans l'alcool. de miséreuse, leur vie devient véritablement misérable, pleine de violence et de désespoir jusqu'à ce que Sonja parte, à 16 ans et rompe avec ce père irrécupérable.
35 ans plus tard, Sonja, qui vit désormais à Sydney, revient en Tasmanie; elle est enceinte et tente de retrouver ses racines, d'aimer son père et surtout de savoir pourquoi sa mère est partie.
Un livre dense et extrêmement triste, limite glauque. Il n'y a presque aucun moment d'espoir dans cette histoire, à part peut-être sur la fin. le style est assez alambiqué, très métaphorique qu'il m'a parfois relire plusieurs fois avant de saisir l'allusion (est-ce dû au style? à la traduction? à moi qui ne suis pas assez finaude?!...); heureusement, parfois l'écriture devient plus fluide, cela m'a permis de me rapprocher des protagonistes. Car j'ai effectivement eu du mal à m'attacher, Sonja m'est rarement apparue sympathique, son père nettement plus. Tout le long des presque 400 pages, j'ai donc alterné entre ennui, envie d'en savoir plus, impatience, sympathie ou incompréhension.
Un passage qui m'a tout de même vraiment marquée et énormément touchée: le pourquoi de la disparition de Maria.

Lien : http://lecturesdesophie.blog..
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Lesparadisperdus
  07 mars 2016
Déchirant. Un récit qui nous hante et dont il est difficile de se détacher. Risque de se retrouver enseveli sous la neige comme celle qui tombe sans fin sur les personnages du livre, les engloutit parfois. Comme le froid et le manque et la perte et le chagrin. Proche du roman d'Arnaldur Idridason "La femme en vert" . On retrouve une même forme de sincérité et d'empathie chez ces deux auteurs pour des femmes au destin fracassé, et une façon bouleversante de nous les rendre tellement proches. Et les deux auteurs sont des hommes. La sensibilité n'a donc pas de genre.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
christinebeaussonchristinebeausson   15 septembre 2018
Sonja lut consciencieusement plusieurs centaines de pages avant de découvrir qu'il lui était impossible d'empêcher son regard de se figer et de glisser sans les lire sur les mots, puis sur les phrases, sur des articles entiers et même les sections complètes. Elle se rendit compte qu'il était possible de lire attentivement ce qui était écrit sans que cela ait aucun sens et ne lui apprenne en aucune manière quoi que ce soit, et au fur et à mesure qu'elle s'avouait lentement le fait, la futilité de son ambition lui devint apparente.
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christinebeaussonchristinebeausson   15 septembre 2018
Toi et moi, dit-il d'une voix basse au débit hésitant, on a vécu, on a vécu pire que des chiens. Je regrette. Je pense pas qu'tu reviendras. Crois moi, j'ai jamais voulu tout ça, la boisson, les coups, ces gourbis d'immigrés, des fois des choses t'arrivent dans la vie et malgré tout, malgré c'que t'espères, tu peux pas les changer.
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sylou83sylou83   17 février 2015
P. 169
Sonja ne se croyait une personne ni bonne, ni forte, ni gentille. Elle se demandait souvent si connaître sa mère et avoir sa mère auprés d'elle pendant son enfance l'aurait rendue meilleure, plus gentille, plus forte, au lieu d'être punie à perpétuité. Car elle se sentait vraiment punie et estimait que cette punition devait être complètement méritée, car si elle ne l'était pas, quelle autre raison pouvait-il exister ? Car s'il n'existait pas de raison à un tel chagrin, alors il était possible qu'il n'existe aucune raison à aucune des souffrances de ce monde, que ce soit juste le destin des hommes et des femmes d'engendrer la souffrance comme ils s'engendrent les uns les autres.
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christinebeaussonchristinebeausson   14 septembre 2018
Une envie de revoir une fois encore la lumière particulière de Tasmanie ce qu'elle éclairait, la chose qui se tenait entre le soleil et la terre, cette étrange lumière d'images négatives par quoi le ciel pouvait être noir comme dans un four et la terre chatoyer d'or et de rubis, avec seulement des ombres pour maintenir le tout ensemble.
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christinebeaussonchristinebeausson   16 septembre 2018
Y croient qu'si y produisent de l'électricité l'industrie viendra, et alors y seront comme l'Europe, alors y z'auront des usines au lieu de forêts, des champs de bataille au lieu de champs de patates, des rivières charriant du sang au lieu d'eau.
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Vidéo de Richard Flanagan
Rencontre avec Richard Flanagan à la librairie La Galerne du Havre pour la parution de "Première personne". 11 septembre 2018.
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