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Kevin Maguire (Illustrateur)
ISBN : 0785117628
Éditeur : MARVEL - US (14/02/2007)

Note moyenne : 2/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Wong possessed by Nightmare! Dormammu and Umar in unholy alliance! The Hulk and the Sub-Mariner at each other's throats! The Silver Surfer... uh... surfing. Can Doctor Strange reunite the Defenders and save "Reality As We Know It?" Only the Ancient One knows for sure!
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  20 mars 2016
Ce tome regroupe les 5 épisodes de la minisérie parue en 2005. L'équipe des Defenders se compose des membres originaux : Hulk, Namor et Doctor Strange tels que rassemblés pour la première fois en 1971 (réédités dans Essential Defenders 1). La présence du Silver Surfer sur la couverture est justifiée, mais d'une façon assez particulière.
Une nuit dans le sanctuaire du Doctor Strange à New York, Wong (son serviteur) tente de l'étouffer avec un oreiller. Strange constate rapidement qu'il est en fait possédé par Nightmare (un demi-dieu se repaissant des cauchemars des êtres vivants). Ce dernier est venu l'avertir que Dormammu a forgé une alliance avec Umar (sa soeur) pour refaire le monde à son image à commencer par la Terre. Ayant consulté un artefact magique, Stephen Strange apprend qu'il ne viendra à bout du plan du frère et de la soeur qu'avec l'aide de Hulk, Namor et Silver Surfer. le recrutement des 2 premiers s'avère un peu difficile et celui de Norrin Radd est un échec. À peine mis côte à côte, Bruce Banner et Namor entament une prise de bec mémorable qui augure mal de leur éventuelle collaboration. Strange ne perd pas de temps et téléporte le trio dans la dimension de Dormammu pour s'attaquer au problème. Sauf que son sort est légèrement décalé, que Strange et Namor sont séparés de Hulk, et que Dormammu et Umar ne les ont pas attendus pour se préparer à l'affrontement.
Le trio de créateurs John-Marc DeMatteis, Keith Giffen et Kevin Maguire s'est rendu célèbre pour sa relance la Justice League en 1987 (à commencer par JLI 1). Ils devaient relancer ce groupe de superhéros, sans pouvoir disposer de Batman (si ce n'est pas intermittence), Superman ou Wonder Woman. Afin de pallier ces absences, ils avaient choisi d'inclure une dose d'humour sous la forme de chicaneries et de railleries entre les membres du groupe. Cette forme de narration inhabituelle a conquis les lecteurs et après les épisodes initiaux, ils sont revenus pour deux histoires supplémentaires : Formerly Known As the Justice League (2003), puis I Can't Believe It's Not the Justice League.
C'est sûr qu'en voyant leurs noms sur la couverture de ce tome, le lecteur sait déjà que la dérision sera le maître mot du récit. Pour commencer, Nightmare se découvre un sens de l'humour et il raille Stephen Strange pour son parler un peu ampoulé. Ensuite il fait observer la condition d'exploitation économique dans laquelle se trouve Wong, justifiée par le prétexte fallacieux des consignes du Grand Ancien (le mentor décédé de Strange). Ensuite de DeMatteis et Giffen s'amusent beaucoup avec une franche inimitié teintée de mépris entre Hulk et Namor. Malheureusement ce gag est décliné à toutes les sauces tout au long des 5 épisodes, alors qu'il y avait à peine de quoi tenir 1 épisode. Il en va de même pour les raisons qui font que Norrin Radd ne répond pas à l'appel de Strange : au bout du premier épisode, le ressort comique de ce motif a déjà été épuisé. En outre, les auteurs ont surtout recours au comique de caractère, et très peu à des comiques d'un autre registre. Cela se traduit par des dialogues envahissants et interminables, et une absence de variété dans les effets comiques. Il faut attendre plusieurs pages avant d'avoir droit à une autre scène avec Wong en train de laver une paire de collants noirs de Strange pour que DeMatteis joue sur le registre du contentement apporté par l'accomplissement des tâches ménagères. Et pourtant, le lecteur constate à 2 ou 3 reprises que les scénaristes étaient près à se lâcher plus. Par exemple, Umar voit en Hulk un esclave dédié à son plaisir physique, et cette idée donne lieu à des gags réjouissants, malheureusement trop peu nombreux
Quant à l'histoire, Keith Giffen utilise une trame usée jusqu'à la corde de conquête de la réalité au cours de laquelle Dormammu devient le nouveau Dieu de notre réalité (mais sans Gant de l'Infini, contrairement à Thanos dans The Infinity Gauntlet). le lecteur a donc le droit à une apparition d'Eternity, et à un dénouement qui frise l'idiotie. le deus ex machina utilisé laisse pantois par sa bêtise (la personne impliquée savait dès le début qu'elle devrait intervenir) et son manque de cohérence avec le reste de l'univers partagé Marvel (ce nouveau Dieu n'est pas plus satisfaisant que Dormammu).
Un des autres attraits de la série JLI résidait dans la capacité de Kevin Maguire à croquer des moues expressives et irrésistibles pour les visages. Il est visible que Maguire a disposé du temps nécessaire pour bien finir ses illustrations. Il est également visible que Giffen et DeMatteis se sont arrangés pour qu'il n'ait pas à dessiner des décors à toutes les pages. Bizarrement, Maguire n'est pas très convaincant avec les expressions faciales auxquelles il manque l'impact de celles de la JLI. Par contre, il a réussi plusieurs autres aspects. le premier est l'allure sensuelle d'Umar. Cette entité extra-dimensionnelle habite un corps d'humaine impressionnant et elle a donc un appétit difficile à satisfaire, au point que Hulk n'est pas de taille. Maguire s'applique à lui donner une plastique magnifique, y compris lors des scènes de bain (mais un éditeur trop frileux a demandé à un tâcheron d'augmenter la surface de son maillot, ce qu'il a fait à grands traits de marqueur de manière immonde et non professionnelle). Il élabore des visuels inventifs pour les scènes de boudoir qui évitent le voyeurisme, tout en augmentant l'effet comique. Il élabore également une interprétation graphique du Silver Surfer irrésistible et mémorable. La façon dont Hulk éteint la tête enflammée de Dormammu vaut également son pesant de cacahuètes. Enfin les illustrations sont rehaussées par la riche mise en couleurs de Chris Sotomayor.
Finalement cette histoire du trio irrévérencieux Giffen DeMatteis et Maguire n'arrive pas à décoller du fait de gags répétitifs, et d'une histoire peu engageante. C'est dommage parce que Maguire s'est appliqué et propose des visuels intéressants.
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