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ISBN : 2809471002
Éditeur : Panini Comics Fascicules (16/05/2018)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Retrouvez une page essentielle de l'histoire de Miles Morales avec l'intégralité de la mini-série événement Spider-Men II.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  20 mai 2018
Ce tome fait suite à Spider-Man (V3), Hors-Série N°1 : Spider-Men (2012) de Bendis et Pichelli auquel il est fait référence à plusieurs reprises au cours du récit. Il rassemble les 5 épisodes de la minisérie, initialement parus en 2017/2018, écrits par Brian Michael Bendis, dessinés et encrés par Sara Picheli, aidée par Mark Bagley & John Dell pour l'épisode 5. Pichelli a été aidée à l'encrage par Elisabetta D'Amico (épisodes 2 à 5). La mise en couleurs a été assurée par Justin Ponsor. Ces épisodes ont bénéficié de couvertures variantes réalisées par Jesus Saiz (*5), Daniel Acuña, Julian Totino Tedesco, David Maquez, Kadir Nelson, Gabriel Dell'Otto.
Tout commence sur la piste d'un aéroport, devant les hangars, Spider-Man (Peter Parker) et Spider-Man (Miles Morales, version 1610) sont ligotés (par des cordes maintenues au crochet d'une grue) et suspendus la tête en bas dans leur costume de superhéros, mais sans leur masque, alors que la carcasse d'un avion est en feu sous leurs pieds (enfin, leurs têtes). Morales indique à Parker qu'il dispose d'un superpouvoir secret : son explosion de venin (Venom Blast). Ils arrivent ainsi à se libérer, mais trop tard pour arrêter l'avion privé qui emmène au loin un mystérieux individu à la tête cachée par une capuche. Tout a commencé une semaine auparavant quand Miles Morales est arrivé en retard à son cours mais pour une fois avec son devoir à rendre, sous le regard moqueur de son copain Ganke Lee. Pendant ce temps-là Spider-Man (Peter Parker) se battait dans une rue de New York, contre Armadillo (Antonio Rodiguez), en se demandant qui peut bien être assez stupide pour revêtir volontairement ce genre costume idiot. À la fin de son combat, il remarque une colonne d'énergie violette s'élevant d'un bâtiment voisin.
De son côté, c'est enfin la récréation pour les lycéens, et Miles s'enquiert auprès de Ganke pour savoir qui est la jolie demoiselle à une table devant eux. Son copain lui répond qu'il s'agit de Barbara Rodriguez, et il s'arrange pour lui présenter. Leur conversation est interrompue par la chute de la tête d'un robot géant dans leur cour. Miles s'éclipse et revêt son costume de Spider-Man. Il s'élance vers la colonne d'énergie violette qui est apparue, et tombe nez à nez avec Spider-Man (Peter Parker). Les 2 prennent conscience que le bâtiment d'où émerge le rayon n'est autre que celui qui abritait un engin qui permettait de passer de la Terre principale (616) à celle Ultimate (1610), ce qui avait occasionner leur première rencontre. Ils pénètrent dans l'appartement inoccupé, et constatent qu'il abrite effectivement l'origine de la colonne d'énergie. Ils se demandent quoi faire, quand Taskmaster émerge de ladite colonne. le combat s'engage.
Dans la dernière page de la première rencontre entre Miles et Peter (dans Spider-Men en 2012, donc), Brian Michael Bendis alléchait le lecteur en indiquant que Parker cherchait s'il existait un Miles Morales sur la Terre 616, sans indiquer au lecteur ce qu'il trouvait. Il aura fallu patienter 5 ans pour découvrir ce qu'il en est, et l'intérêt du lecteur s'est fortement émoussé, surtout qu'en termes de continuité l'univers 1610 a disparu du fait des événements de Secret Wars (2015) de Jonathan Hickman & Esad Rebic, avec une annihilation racontée par Bendis & Mark Bagley dans Ultimate End. Bien sûr, le lecteur peut compter sur Bendis pour bien écrire Miles Morales, puisqu'il s'agit d'un personnage qu'il a créé avec Sara Pichelli en 2011. le lecteur retrouve donc un jeune homme encore adolescent, pas très sûr de lui, timide avec la gent féminine, regardant Peter Parker comme un grand frère, tout en étant déjà bien conscient de ses différences d'avec l'original que ce soit en termes de superpouvoirs ou termes d'histoire personnelle. le scénariste s'amuse avec Peter taquinant Miles à ses dépens, avec la rencontre entre Miles et Barbara Rodriguez, et bien sûr sur les attentes de Miles vis-à-vis de son double 616. le jeune homme se retrouve également victime de quelques maladresses, que ce soit Peter qui l'atteint avec sa toile, ayant mal visé, ou que Miles termine dans un conteneur à déchets après s'être pris un coup.
Cette deuxième rencontre bénéficie également de la même dessinatrice, qui est également l'artiste qui a mis en images les premières apparitions de Miles Morales. S'il a lu le premier tome, le lecteur se souvient des dessins minutieux et méticuleux, avec une approche différente de représentation entre les 2 Terre 616 et 1610, plus précise et réaliste pour la seconde. En feuilletant rapidement les pages, il se rend compte que les traits de contours de Pichelli sont toujours aussi fins et précis, et qu'elle s'inspire un peu du travail de Stuart Immonen & Wade von Grawbadger pour l'application des aplats de noir, dans leur forme et leur densité. Comme le récit se déroule dans l'univers 616, cela doit également justifier qu'à chaque fois qu'une conversation ou qu'un affrontement dure plus de 2 cases, l'artiste s'affranchit de représenter les décors, se limitant à insérer quelques traits de vitesse ou de mouvement, et laissant Justin Ponsor mettre en oeuvre des camaïeux ou des effets spéciaux, ce qu'il fait très bien. C'est tellement flagrant qu'en comparant avec les quelques pages dessinées par Mark Bagley dans le dernier épisode, le lecteur se rend compte que même lui fait plus d'effort en termes de fréquence de représentation des arrière-plans, par contre ils sont plus génériques que ceux réalisées par Pichelli.
Malgré cette petite baisse de densité d'informations visuelles dans les dessins, le lecteur apprécie le rendu global, très agréable à l'oeil. Il constate que l'artiste représente vraiment les adolescents en respectant leur morphologie, et pas comme des adultes en plus petit. Elle varie les mises en page, avec des vrais plans de prise de vue pour les séquences de dialogue et pour les séquences d'affrontement. le langage corporel de Miles Morales est celui d'un jeune homme pas entièrement sûr de lui, pas toujours à l'aise à l'occasion des interactions en société, ayant tendance à utiliser sa capuche comme une protection contre les regards extérieurs. le lecteur remarque que Miles Morales version 616 a conservé ce geste, créant une forme d'écho de celui de Miles Morales version 1610. Peter Parker (en civil comme en costume de superhéros) adopte des postures montrant quelqu'un de beaucoup plus affirmé, plus enclin à prendre des initiatives en conservant sa confiance en lui. L'épisode 3 comprend une scène de séduction entre 2 personnes assises à la même table au restaurant. Pichelli épate par sa mise en scène bien conçue, évitant l'enfilade de têtes en train de parler, pour un échange entre les 2 individus très expressifs, sans une once d'exagération ou de comique.
Paradoxalement, la dessinatrice se montre un peu moins convaincante dans les scènes d'affrontement physique. Elle met en oeuvre une direction d'acteurs qui montre bien les mouvements, et ceux-ci s'enchaînent de manière logique, de telle sorte que le lecteur puisse suivre les déplacements correspondants. Par contre la dimension spectaculaire de ces combats semble provenir uniquement de la mise en couleurs plus pétante, comme si seuls les effets spéciaux font ressortir la force des coups et les aspects pyrotechniques de l'utilisation des pouvoirs. Or, bien évidemment, Brian Michael Bendis assure le quota d'action dans chaque épisode, que ce soit contre un supercriminel de passage, utilisé uniquement atteindre le nombre de pages d'action requis (c'est le cas pour le pauvre Armadillo qui sert uniquement de punchingball), ou contre Taskmaster, mercenaire pour le vrai criminel. Ces combats font partie des conventions des comics de superhéros, et le scénariste n'oublie pas de raconter une histoire aussi. le lecteur est donc venu pour l'interaction entre les Spider-Men et pour le mystère relatif à Miles Morales version 616. Dans un premier temps, il peut s'agacer des piques systématiques que Parker adresse à Morales, comme s'il fallait qu'il lui rappelle à chaque fois que Miles est encore inexpérimenté, et qu'il se place en grand-frère attentionné mais insupportable par cette forme de condescendance.
Même s'il prend son temps pour être sûr de remplir son objectif de 5 épisodes, Bendis finit par montrer Miles Morales version 616 et par raconter son histoire. Dans un premier temps, le lecteur peut être un peu décontenancé par la tournure que prend cette présentation car le scénariste consacre tout l'épisode 3 au personnage, alors que le lecteur s'attendait plus à une comparaison entre les 2 versions. Contre toute attente, Bendis fait de Morales 616 un personnage à part entière, avec son histoire personnelle qu'il retrace. Elle est bien sûr inscrite dans l'univers partagé Marvel et très liée à un ennemi récurrent de Spider-Man que Bendis a déjà écrit dans une autre série Marvel. Finalement l'histoire de Morales 616 devient aussi importante que les interactions entre les 2 Spider-Men. Bendis amalgame avec un savoir-faire indéniable plusieurs éléments : les interactions entre Parker et Morales 1610, quelques éléments récurrents de ses séries (comme une apparition justifiée de Jessica Drew, avec une très belle page muette d'enquête), et l'histoire de Miles Morales 616. Il fait reposer son récit sur la possibilité d'accéder à d'autres dimensions, pour des enjeux émotionnels présentés avec une sensibilité honnête. Dans le même temps, il ne se contente pas des quolibets de Peter Parker à l'encontre de Miles 1610 car ce dernier prend conscience que son comportement se charge d'une étrange culpabilité par procuration, pour un moment de révélation très perspicace.
A priori, le lecteur est juste venu chercher plus des mêmes choses que contenait le premier tome de Spider-Men. Il est un peu déçu par la prestation de Sara Pichelli qui est en deçà de celle du premier tome, tout en restant très agréable. Il se rend compte qu'il n'a pas de raison de beaucoup s'intéresser à Miles Morales 616. Brian Michael Bendis réussit à la surprendre avec une interaction entre les 2 Spider-Men qui débouche sur une prise de conscience surprenante, et par l'histoire de Miles Morales 616 plus tragique que prévue, et débouchant sur une fin franchement immorale.
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Commenter  J’apprécie          60

critiques presse (1)
Sceneario   19 juin 2018
Ce Spider-Men II est une très bonne lecture, du pur divertissement, du bon comics. Mais tout cela ne va pas révolutionner ce petit monde.

Lire la critique sur le site : Sceneario
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