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D'abord publié chez les éditions du Chat noir sous un autre titre, ce roman nous revient dans une très belle édition signée Naos, un label des éditions ActuSF. Je dois avouer que c'est avant tout la couverture et la promesse d'un roman à l'ambiance sombre, parfaite pour le Pumpkin Autumn Challenge, qui m'ont donné envie de me plonger dans la vie de Lord Josiah Scarcewillow, vampire de son état.

Dès les premières lignes, j'ai été transportée par la plume poétique de l'auteur et par sa faculté à restituer toute l'ambiance sombre de son histoire à travers des mots choisis avec soin et des descriptions d'une surprenante acuité. Mais si j'ai apprécié les descriptions nous permettant de nous plonger avec réalisme dans les différents lieux et les différentes époques que nous traversons, c'est la manière dont l'auteur réussit à nous faire ressentir les sentiments de ses personnages qui m'a le plus séduite.

Que l'on apprécie ou non Josiah, il est ainsi impossible de rester insensible devant la force de sa passion pour la belle Abigale, objet de toute son affection, de tout son bonheur, mais également raison de son affliction. Année après année, son destin va se retrouver inextricablement lié à cette femme rencontrée par hasard, une femme qui a su l'ensorceler, lui le vampire qui se pensait dépourvu d'humanité. Or, de l'humanité n'en faut-il pas pour aimer sans retenue et au-delà de la raison et de tout esprit de conservation ? Car si l'amour entre les deux est indéniable, le destin semble s'acharner à les séparer de bien cruelle manière. Amour et souffrance finissent par ne plus faire qu'un alors que Josiah se laisse dévorer par ses plus bas instincts et qu'Abigale se fait plus insaisissable que jamais…

Je préfère rester très vague sur le fond du récit et les liens forts et inébranlables unissant les personnages pour vous laisser le plaisir de la découverte, mais je peux néanmoins vous dire que si vous aimez les histoires romantiques teintées de dramatique, celle de ces deux amants maudits devrait faire battre votre coeur et vous faire ressentir une myriade d'émotions. Moi qui reste bien souvent insensible devant les romances contemporaines dont je regrette parfois le manque d'élégance et de noblesse, j'ai été touchée par cette histoire d'amour d'un autre temps dans laquelle les sentiments sont exacerbés à l'extrême et l'ambiance sombre à souhait.

Dans ce roman romantique à l'ambiance gothique, l'auteur alterne ainsi entre le beau et le monstrueux que ce soit dans les événements, les décors ou le personnage de Josiah qui se révèle aussi beau à l'extérieur que sanguinaire et bestial à l'intérieur. Loin de l'image du vampire actuel, ce personnage renoue avec l'image du vampire brutal qui n'hésite pas à tuer pour se nourrir, à tuer pour oublier, à tuer pour se défouler, à tuer par envie… Mais alors qu'il devrait faire naître en nous un profond dégoût, Josiah arrive à nous émouvoir et à nous toucher au plus profond de notre être par son amour total et viscéral pour Abigale d'autant que finalement, toute cette cruauté qu'il n'hésite pas à déchaîner autour de lui ne sera jamais aussi forte que celle qu'il subit lui-même.

Profondément humain dans son inhumanité, ce personnage se révèle donc fascinant et fait quelque peu de l'ombre à l'objet de son désir, la délicate Abigale qui, de prime abord, pourrait ressembler à la blanche colombe sacrifiée sur l'autel de la passion et de la déraison. Mais ce serait faire fausse route de ne voir en cette femme qu'une jeune naïve, car si sa candeur est rafraîchissante, Abigale n'en demeure pas moins un être de passion qui saura, au même titre que son bien-aimé, faire de lourds sacrifices pour s'assurer de leur félicité ou, du moins, d'un moyen de s'en rapprocher. J'aurais peut-être apprécié d'en apprendre plus sur cette dernière, mais j'ai été séduite par sa force de caractère et sa pugnacité surtout pour une femme du XIXe siècle à laquelle on a probablement plus appris l'obéissance que la liberté d'esprit et de coeur. D'ailleurs, l'auteur évoque, bien que ce soit brièvement, le sort des femmes à l'époque avec, entre autres, les mariages arrangés et la difficulté pour ces dernières de s'adonner à des centres d'intérêt comme les sciences et les technologies nouvelles, des sujets sérieux supposés être réservés aux hommes…

En trame de fond, est également évoquée la question de l'immortalité qui se peut révéler être un bien lourd fardeau, a fortiori quand elle semble se jouer de vous et vous ravir, année après année, l'objet de votre affection en même temps que tous vos repères qui s'envolent devant le progrès et les changements sociétaux. Une immortalité contre laquelle notre vampire semble lutter, en proie à de multiples tourments et à cette sensation qu'elle est incompatible avec toute humanité. Mais l'est-elle vraiment ou Josiah ne se perd-il pas dans ses illusions et croyances lui permettant d'éviter de se confronter à la réalité : ce sont bien plus nos actes qui nous définissent que notre supposée nature ? À cet égard, j'ai été très touchée par la leçon de vie offerte par un personnage aussi discret que remarquable qui, par un de ces caprices dont le destin a le secret, s'est révélé être autant serviteur que père de son créateur…

Roman à l'ambiance gothique, on y retrouve ce qui fait le charme du genre : une demeure inquiétante et quelque peu abîmée par le temps, la présence d'une créature fantasmagorique, la nostalgie du passé devant l'arrivée du progrès, des sentiments d'une extrême puissance qui dévastent tout sur leur passage, une héroïne qui sait ce qu'elle veut, l'horreur avec des scènes violentes et sanguinaires… Tout autant d'éléments, parmi d'autres, qui expliquent à quel point j'ai aimé me plonger dans cette atmosphère inquiétante au charme suranné.

En conclusion, Lorsque nous étions morts est l'histoire tragique d'un vampire peut-être pas aussi dépourvu d'humanité qu'il se complaît à le penser et d'une femme plus forte qu'il n'y paraît, séparés par un destin qui semble s'acharner à les empêcher de communier. Poétique, sombre et brutal, voici un roman qui devrait ravir les lecteurs avides de renouer avec l'image ténébreuse et torturée du vampire et les romances sombres et dramatiques dans lesquelles les sentiments, portés à leur paroxysme, s'inscrivent dans l'éternité.
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Mathieu Guibé est un auteur qui a construit des univers teintés de fantastique, de vampirisme et de gothique. Avec des romans tantôt destinés aux adultes, tantôt aux adolescents, il a déjà laissé sa marque dans le paysage de l'Imaginaire français.

Edité dans la collection Naos, son nouveau livre, Lorsque nous étions morts s'adresse à la jeune génération avertie, tant sa plume y est impitoyable.

Préfacé par Georgia Caldera, elle incarne avec ses sagas Les Larmes Rouges et Victorian Fantasy, ce romantisme victorien que Mathieu Guibé laisse s'épanouir ici. Ainsi, elle a su trouver les mots justes pour donner envie de nous immerger dans ce roman.

Lord Josiah Scarcewillow est un vampire désabusé par son éternité. Son quotidien est pavé de meurtres sordides et sans saveur, même pour le prédateur qu'il est. Lasse de sa vie de patachon londonienne, il décide de retourner dans son domaine familiale du Gloucestershire pour retrouver un peu de calme et se soustraire à la vigilance des chasseurs de vampires. Contre toute attente, Josiah va y trouver un intérêt. Disons qu'une rencontre va lui tourner la tête et bouleverser sa vie à jamais. En effet, à peine arrivé, il fait la connaissance de la candide Abigale. Sensible et fragile, elle aurait dû éveiller chez lui ses plus bas instincts de chasseur. Solaire, elle l'attire inexorablement et réveille même en lui son humanité depuis longtemps oubliée. Mais, un vampire peut-il réellement trouver l'âme soeur et se voir accorder la rédemption ?

Dans Lorsque nous étions morts, Mathieu Guibé s'est réapproprié le mythe originel du vampire en lui donnant les traits de caractère du prédateur né au XIXe siècle.

A huis clos, on suit les amours contrariés de ce vampire amer. Des premiers émois qui font rebattre son coeur sec aux affres inévitables de l'amour, Mathieu Guibé nous entraîne sur les chemins tortueux des beaux sentiments.

Sombre et intense, le récit se met au diapason de cette histoire d'amour compliquée.

Il met en scène deux héros qui représentent les deux faces d'une même pièce, avec côté pile, la flamboyante Abigale et côté face, le ténébreux Josiah. Deux être opposés condamnés par un amour impossible.

Mathieu Guibé se fait l'auteur d'un texte plein de sauvagerie et de romantisme victorien. Personnellement, j'ai apprécié de retrouver la désuétude de cette époque.

Sensible, romantique et fougueuse, la plume de cet écrivain ne laisse pas indifférent... plus d'infos sur Fantasy à la carte
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On nous vend le vampire Josiah un peu comme un Dracula sanguinaire, comme les vampires de « l'ancienne littérature ». Pour autant, s'il ne brille pas au soleil, Josiah a malgré tout une bague à la Vampire Diarie pour sortir en plein jour. de plus, s'il se laisse aller à sa condition de vampire, Josiah semble malgré tout parfois nostalgique de son existence humaine. Néanmoins, comme toujours, une romance vient lui faire changer de point de vue, et Josiah va tout faire pour garder Abigale à ses côtés pour toujours.

L'écriture m'a beaucoup dérangée. Je veux bien que l'histoire se passe deux siècles plus tôt, que les dialogues soient donc dans un discours plus soutenu … mais j'ai été très dérangée par ce manque de naturel et de fluidité, autant dans les paroles que dans les pensées en point de vue interne. On mélangeait parfois des termes récents, qui contrastaient beaucoup avec le reste. Je n'ai pas du tout accroché au style, que j'avais préféré dans Ashes falling for the sky. J'ai trouvé ça pompeux et lointain, impossible d'entrer dans l'histoire de cette façon.

Gros problème avec le rythme aussi. le livre est divisé en quatre parties, et j'avais parfois l'impression de me trouver dans une pièce de théâtre avec différentes scènes. J'ai eu également des difficultés à situer l'action. En quelle année, quel siècle, étions-nous ? Les choses se passaient trop vite et les dénouements me paraissaient trop simples. Pour moi, il ne s'est rien passé de marquant. Je me suis clairement ennuyée.

Les personnages n'étaient finalement pas suffisamment creusés pour que je puisse m'attacher. Josiah se plaint continuellement, cherche à retrouver Abigale, mais le résumé est menteur, trompeur. Je n'ai pas vu tant de sang que ça. Seulement une romance peu attachante, d'un vampire pour une femme pseudo-morte et il ne passe pas à autre chose. C'est obsessionnel, c'est relou.

On nous parle aussi de fantôme, de sorcières (vite fait, c'est pas vraiment de la magie ou de trucs dans le genre), de chasseurs … mais tout reste abstrait, trop survolé. C'est dommage car il y avait moins de faire quelque chose d'assez sympa quand même … Mais bon. Visiblement c'est raté. Grosse déception pour moi donc, j'en attendais vraiment beaucoup.
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Propulsé sur le devant de la scène grâce à sa série Ashes falling for the sky co-écrite avec Nine Gorman, l'un de ses premiers livres s'est vu réédité par ActuSF à la suite de ce succès, et ce pour mon plus grand plaisir ! Lorsque nous étions morts est un livre de vampires qui reprend les codes classiques du genre mais qui a tout de même su m'étonner et vraiment me marquer.

Des histoires avec des vampires il y en a beaucoup et généralement soit ça passe, soit ça casse. Personnellement, les récits que je préfère sont ceux du point de vue des vampires, à la manière d'Entretien avec un vampire d'Anne Rice. J'ai donc été heureuse de découvrir que Lorsque nous étions morts reprenait le même principe ! J'adore suivre ces personnages monstrueux à travers les âges et tenter de comprendre leurs sentiments face à la complexité de leur situation.

Dans Lorsque nous étions morts, ce qui va remettre en question toutes les convictions du personnage principal Josiah c'est l'amour, tout simplement. Un amour tellement pur qu'il le ferait presque redevenir humain. Vous allez me dire que c'est vraiment niais tout ça, sauf que rien ne va se passer comme prévu...

La première partie est très douce et pleine d'espoir, j'ai trouvé ça tellement mignon et on ne peut que fondre devant la situation. On a tellement envie que ce vampire, cet être condamné, connaisse le bonheur et puisse oublier sa condition de monstre. Sauf que Josiah n'est pas vraiment quelqu'un de chanceux...

La deuxième partie m'a étonnée par sa violence. J'ai pris une claque. J'ai trouvé ça génial. J'en voulais plus. Dommage que les autres parties finissent par traîner en longueur et ressasser un peu toujours la même chose. Josiah n'arrive pas à tourner la page et va tout essayer pour retrouver son amour.

J'ai également eu un peu de mal avec le style de l'auteur qui est parfois vraiment pompeux. Au final on s'y fait (et puis c'est assez cohérent qu'un vampire parle dans un style si soutenu) et j'ai fini par vraiment apprécier les comparaisons et métaphores de l'auteur dont il est vraiment friand.

Au final c'est un récit que j'ai pris vraiment beaucoup de plaisir à lire. Il faut dire que je suis une grande romantique et les histoires du genre me touchent beaucoup. Je ne pense pas que ce livre plaira à tout le monde cependant, mais j'ai trouvé les thèmes abordés vraiment intéressants, la psychologie du vampire est vraiment poussée comme je les aime et si vous voulez de la violence vous serez, pour un court temps, servi !
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Un grand merci à Jérôme et aux éditions ActuSF pour l'envoi de ce service presse (pour le double envoi même puisque le premier colis s'est perdu !).
« Lorsque nous étions morts » est une ré-édition d'un texte paru en 2013 aux éditions du Chat noir sous le titre de « Even dead things feel your love ».
Après plusieurs décennies passées à Londres, Josiah, un Lord anglais qui a la particularité d'être aussi un vampire, revient sur le domaine familial afin d'y trouver calme et sérénité. Il fuit non seulement les frasques de la capitale mais également les chasseurs de l'occulte qui y pullulent. Pensant mener une vie en solitaire sur ses terres, ses plans changent quelque peu lorsqu'il rencontre, par hasard, Abigale, une jeune noble, pure et naïve dont il tombe rapidement amoureux.
Alors, oui, ce résumé peut paraître classique, presque caricaturale. Pour ma part, je l'ai apprécié tout en me demandant comment l'auteur allait tenir un roman complet avec ce postulat de départ. Tout semblait, en effet, devoir assez vite se régler…Ou pas ! Cette histoire est en fait bien plus que ce qu'elle laisse paraître de prime abord ! La fin de la première partie m'a profondément surprise (je ne sais pas trop à quoi je m'attendais mais pas à ça en tout cas). Et la suite prend un tout autre tournant, bien moins évident ! Ne vous arrêtez donc pas à cette première partie (somme toute assez courte), persévérez ! 😉 Ce petit effort (qui n'en est pas vraiment un) en vaut largement la chandelle ! de plus, au cas où cette description vous aurait donné des boutons, oui, Abigale est pure et naïve toutefois elle est loin d'être nunuche. C'est un personnage qui sait ce qu'il veut et qui ne manque pas de réparties, bien loin de l'oie blanche, fade et sans saveur !
J'ai donc, vous l'aurez sans doute compris, adoré ce roman qui met en scène un vampire sanguinaire et sans scrupule doublé d'un être torturé au sombre destin ! Sous sa froideur apparente Josiah cache un coeur sensible, endormi, dont le réveil va être brutal, sans retour et tragique. Ce récit nous conte non pas une romance pleine de jolis sentiments mais bien une histoire d'amour passionnelle et funeste, une histoire d'amour difficile aussi où tout ne se résout pas par des « je t'aime ». Cet amour que Josiah et Abigale se portent mutuellement est parfois toxique et jamais évident du fait de leur différence. Ils tentent pourtant de passer outre ces obstacles pour le vivre malgré tout ! Ce roman aborde également les thématiques de la vie et de la mort, de la vie après la mort et du deuil, de l'amour qui survit à la mort et de la vie qui s'étire et s'accroche alors même qu'on en veut plus.
L'intrigue est pleine de surprises. du moins, c'est mon ressenti. Je me suis laissée entraîner par l'histoire, en suivant les personnages dans leur déambulation et leur souffrance, sans me poser de question. J'ai simplement vécu à leur côté le temps de ces quelques pages ! La fin est belle et poignante. Une fin parfaite qui clôt magnifiquement ce récit ! Si elle m'a semblé un peu rapide au départ ; après réflexion, je n'ai aucune envie de changer ou de rajouter quoi que ce soit !
Comme le dit la quatrième de couverture, il faut avoir le coeur bien accroché pour lire ce titre parce que, c'est un fait, il n'est pas exempt de scènes glauques et sanglantes ! Cependant, la violence ne fait-elle pas partie intégrante du personnage du vampire ? Je l'ai d'ailleurs trouvée bien dosée. C'est parfois sanglant mais jamais gratuitement ! Moi qui n'aime pas spécialement ce genre de passages, je les ai si ce n'est apprécié, du moins, trouvé à leur place dans ce récit ! de fait, je n'ai pas cherché à les sauter ou à les lire en diagonale. Au contraire, j'ai savouré chaque mot, même les « pires ». La plume de Mathieu Guibé est pour beaucoup là-dedans ! Elle retranscrit avec brio cette atmosphère gothique et sombre et rend les passages glauques presque poétiques !
La seule raison qui fait que je n'ai pas eu de coup de coeur est simplement que la (ou les, je ne sais plus) dernière partie prend place plus ou moins à notre époque ! Même si ce cheminement est totalement logique (je le reconnais bien volontiers), je crois que j'aurais préféré rester jusqu'au bout au début du 19ème siècle. Bref, vraiment un détail !
En résumé, un roman gothique, sombre et vampirique comme je les aime. Si le début m'a vue sceptique, la suite n'a eu de cesse de m'étonner, de m'enchanter, de me faire souffrir aussi jusqu'au final grandiose et émouvant ! Alors si vous n'avez pas peur des vampires, du sang et des amours torturés, je vous conseille ce titre sans aucune hésitation !

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Josiah Scarcewillow est un vampire.
Sa "condition" fait de lui un être sombre, solitaire, redoutable et redouté.

Derrière lui, les victimes se comptent par centaines, mais loin de lui l'idée d'avoir le moindre remord, les vampires n'ont pas de sentiments.

C'est d'ailleurs l'ampleur de ce "tableau de chasse" qui impose à Lord Scarcewillow de quitter Londres.
On a beau être en 1850, les policiers finiront bientôt par remonter jusque lui, si ce n'est ces satanés chasseurs de vampires.

Un petit retour au domaine familial dans le Gloucestershire, Crimson Dawn's Hill, s'impose donc, même après l'avoir délaissé quelques dizaines d'années.

Mais très vite, l'arrivée soudaine et inattendue de cet héritier, dandy de surcroît va attiser les curiosités.
Qui est-il ? D"où vient-il ? Pourquoi revenir au domaine ?...

Et puis au détour d'une promenade sur sa propriété, il surprend des braconniers et ... cette jeune fille avec qui ils ont maille à partir, en cause, un renard, touché, mais qu'elle essaye de sauver et de soustraire à ces "chasseurs".
Mais même si Josiah prend son parti et disperse les braconniers, leur entrevue tourne court.

Lord Scarcewillow a alors l'dée d'organiser un bal avec tous les notables de la région, dont fait assurément partie cette jeune fille, ce qui lui donnera l'occasion de la revoir et qui sait... de repartir sur de meilleures bases.

Et les vampires n'ont pas de sentiments ?... Vraiment ?
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Lorsque Nous Étions Morts a été mon premier plongeon dans la SFFF et je ne regrette pas !

Si au début du livre j'étais dans ma phase de découverte qui m'empêchait de m'attacher vraiment à Josiah, je suis tout de suite tombé tout le charme d'Abigale. Je la voyais si attentionnée, si enthousiaste si lumineuse… presque la seule étincelle du roman et de notre ténébreux vampire un peu cynique.

Au fil de ma lecture, l'univers m'a absorbé. Je n'irais pas jusqu'à dire que j'aime les vampires, mais j'ai aimé découvrir autre chose que Twilight, qui était ma seule référence vampirique (oui, je sais, mais j'étais ado, okay ?). J'ai adoré ce contraste entre violence, cruauté, amour et vivacité. Ces contraires qu'on retrouvait entre les personnages, certes, mais aussi au sein d'un seul d'entre eux. Comme une bataille entre deux mondes et entre deux parties d'une même pièce.

L'histoire m'a happé, elle m'a touché, elle m'a tenu en haleine. J'ai un peu déploré les trop rares moments de romance entre les personnages, mon côté fleur bleue, mais j'avais toujours envie de connaître la suite. de m'imprégner de cette tragédie, de toujours en ressentir plus…

Et j'ai été servi. Outre la beauté de la plume de @mathguibe et son vocabulaire riche, l'auteur manipule mon coeur à son gré. Je tombe la tête la première dans la poésie de ses drames et je fonds pour ce message d'acceptation de soi qui plane dans tout le roman. L'acceptation de nos erreurs, de nos forces, de nos craintes…

C'est un très beau livre que je ne peux que conseiller, peut-être avec un Kleenex ou deux, tout de même…
Attention cependant aux âmes sensibles, certaines descriptions, notamment des sévices infligés aux personnages, sont très imagées.
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Une histoire bien écrite et sombre, dans laquelle les personnages se meuvent dans une quête désespérée d'un amour intense, mais qui leur échappe, où l'âme ténébreuse de l'un contrebalance la douceur de l'autre, et qui se traduit par des actes d'une violence exacerbée.
Si j'ai plutôt apprécié ma lecture, j'ai ressenti une certaine lenteur dans le récit ; comme je l'ai lu de façon fragmentée, en parallèle d'autres romans, l'effet en a toutefois été atténué, et du même coup, ne m'a pas vraiment dérangé.
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Malgré quelques scènes gores, j'ai fortement apprécié la plume de l'auteur ainsi que l'univers qui nous a décrit et pourtant je ne suis pas fan du genre...
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Initialement à la recherche de Lestat le vampire en boutique, je suis tombé par hasard sur ce roman et grosse surprise. D'abord par la qualité de l'écriture. Il maîtrise avec style la langue, de belles tournures qui s'intègrent parfaitement dans l'ambiance 19ème siècle de l'histoire, des phrases ciblées et pleines de sens sans pour autant être difficile à lire. Un régal pour qui aime la belle écriture. Ensuite par le partie pris de l'auteur : je pense qu'il recherche la description vampirique des précurseurs et bien qu'il y ait une romance en toile de fond nous sommes loin de Twilght et plus proche de Bram Stocker ou Anne Rice à mon sens. le lecteur arrive à partager l'horreur psychologique de la condition vampirique associée à l'horreur physique et matérielle qui en découle. Un tiraillement continue entre le monstre et les vestiges d'humanités, le tout associé à une histoire d'amour. Nous sommes plus dans la tragédie que la romance et cela en fait toute la force. Au titre de la critique, il est possible qu'il y ait une petite longueur heure en milieu de lecture qui s'installe par la récurrence du côté un peu plaintif du narrateur. Mais honnêtement cela passe comme une lettre à la poste car le livre se lit très vite et pas le temps de s'ennuyer. Je suis du genre lent à lire, pourtant dès les première pages je n'ai pu lâcher et en 3 jours le livre était terminé. A recommander vivement, un régal.
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