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ISBN : 2235003605
Éditeur : Tallandier (24/01/1978)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Sarindar
  28 septembre 2014
Avant que Georges Duby ne se saisît de l'événement avec le succès que l'on sait, Antoine Hadengue avait écrit ce livre qui devait faire longtemps référence. Une vision classique, un style limpide, un écrit convaincant. Tout est rappelé de ce qui est important dans le règne de Philippe II Auguste, ce souverain qui hérita de son père, Louis VII, un royaume amputé de l'Aquitaine après la répudiation et le divorce d'Aliénor d'Aquitaine d'avec Louis VII, et les épousailles de cette dernière avec Henry II Plantagenêt, qui devait devenir roi d'Angleterre. Les relations personnelles nouées entre Philippe Auguste et les fils d'Aliénor devaient permettre au jeune roi de France de savoir à qui il avait affaire dans le camp adverse, et s'il partait apparemment avec un handicap, il sut très vite combler le retard et regagner en influence. le départ à la Croisade, la Troisième, en 1190, avec Richard Coeur de Lion et leur séjour commun sous les murs de la ville de Saint-Jean-d'Acre, assiégée, commencèrent de révéler des lézardes dans leur amitié de jeunesse, et la mésentente s'installa entre eux pour ne plus jamais cesser.
Philippe Auguste prenait de plus en plus conscience de ses devoirs en tant que nouveau roi de France (il l'était devenu en 1180), et, lorsqu'il vit Richard, revenu de captivité en Autriche après son retour de la Croisade, avancer ses pions un peu partout en France à partir de 1194, le défaire a Fréteval et faire édifier en 1197 la puissante forteresse de Château-Gaillard aux Andelys, posée comme un verrou au-dessus de la Seine pour protéger Rouen, il put mesurer ce qu'il lui faudrait de patience et de force pour réduire le pouvoir et l'influence des Plantagenêts sur notre sol. La mort inopinée de Richard devant le château de Châlus-Chabrol en 1199 permit rapidement à Philippe de donner sa pleine mesure. Il prit Château-Gaillard moitié par ruse moitié par force en 1204. Pour briser l'encerclement du royaume pris en tenaille entre le nouveau roi d'Angleterre, Jean Sans Terre, l'Empereur de Germanie Otton IV de Brunswick et le comte Ferrand de Flandre, il prit la tête de l'armée renforcée par des milices communales qui devait affronter les Allemands et les Flamands à Bouvines, le 27 juillet 1214, tandis que son fils, le futur Louis VIII, contenait et faisait fuir l'armée anglaise à La Roche-aux-Moines. Cette double victoire, qui lui permit d'empêcher un morcellement du royaume de France, eut un énorme retentissement en Europe. Philippe Auguste était devenu un grand roi, d'autant qu'il quadrupla pendant son long règne le territoire du domaine royal. Il avait mis la main sur l'Auvergne, la Normandie et la Champagne. Il renforça le pouvoir des communes face aux nobles pour mieux asseoir son pouvoir sur eux et installa partout où il avait gagné du terrain des agents de ce pouvoir : les baillis et les sénéchaux.
Sur le plan personnel, il eut quelques déboires conjugaux, se comporta assez mal avec Ingeburge de Danemark qu'il remplaça dans son lit par Agnès de Méranie, comportement qui lui valut les remontrances de la papauté. Ce furent les seuls gros bémols de ce règne qui fut une réussite car il consolida le patient travail de la dynastie capétienne et la lente construction de la France sous l'autorité du roi. Philippe Auguste, né en 1165, mourut en 1223. Il fut incontestablement, avec Louis IX, Philippe IV le Bel, Charles V, Charles VII et Louis XI, l'un des plus grands monarques de la France médiévale.
François Sarindar, auteur de : Lawrence d'Arabie. Thomas Edward, cet inconnu (2010)
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