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Tallandier

Les Editions Tallandier sont une maison d`édition fondée en 1865 par Georges Decaux. Elle publiait à l’origine des pamphlet contre napoléon III. En 1900, c`est Jules Tallandier qui reprend la maison qui en tirera son nom. Les Editions Tallandier ont toujours eu un double objectif de vulgarisation et de spécialisation. L`éditeur publie des ouvrages de toutes les formes souvent rapport avec l`histoire. Aujourd`hui le catalogue de la maison compte plus de 1500 ouvrages, avec une soixantaine de nouveautés par an.

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PrettyYoungCat
  06 août 2020
Comprendre le nazisme de Johann Chapoutot
Sous le titre "Comprendre le nazisme", il y a l'idée repoussante de dépasser le phénomène comme isolé de l'Histoire où une sorte de folie barbare se serait emparée de certains hommes et d'y concéder une forme d'indulgence.

D'ailleurs, je pense que comme moi, beaucoup de passionnés par cette période sont taraudés en réalité par le comment. "Comment cela a-t-il pu se produire ?". Il y a quelque chose de l'ordre de l'incompréhensible et un paradoxe certain entre cette question et la mise à distance rassurante qu'irrémédiablement on a moralement, éthiquement, humainement envie de mettre face à eux, ces nazis qui ont commis par voie directe ou indirecte, les pires monstruosités.



L'ouvrage de Johann Chapoutot nous permet à tout le moins de contextualiser le nazisme. Et ce n'est pas rien.

Il crée des ponts entre "les liens qui existent entre racisme, colonialisme et violence de masse et/ou génocide." qui ne sont pas l'apanage de l'Allemagne, mais se constate au contraire de façon très répandue dans toute l'Europe, et même dans tout l'Occident.



Les théories raciales avec ses catégorisations quasi zoologiques et ses hiérarchisations de l'espèce humaine ne sont pas non plus une invention nazie. La raciologie est d'ailleurs dès le 19ème siècle une "science" à part entière...



Bref, ce livre recèle quantité de réflexions ou plutôt donne matière à réflexions de façon totalement inédite pour moi jusque là et ces découvertes se sont révélées fascinantes intellectuellement parlant.



Il reste néanmoins un cap que je n'ai pas franchi : celui de la compréhension à titre purement humain, et je crois avoir perçu que cet historien non plus quand il nous parle de son profond malaise à la naissance de sa fille alors qu'il se penchait sur le massacre d'Oradour : 642 personnes tuées, dont 207 enfants, en seulement 1h30, où les hommes ont été fusillés tandis que les femmes et les enfants ont été enfermés dans une église et brûlés vifs.



Il restera donc toujours pour moi cette énigme du comment un être humain peut basculer dans l'horreur absolue, la criminalité aveugle, même avec toute la rationalisation et la conviction d'agir "pour le bien", même avec toute la contextualisation du monde.



Au rang des bémols, je note que l'auteur n'est pas toujours très accessible dans son propos (du moins l'ai-je ressenti par manque d'érudition sans doute) et force est de constater certaines répétitions.



Outre cela, ce document est véritablement éclairant et passionnant à lire.



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LePetitBleuDeLaCoteOuest
  06 août 2020
Histoire de la pensée. Tome 1 : Antiquité et Moyen Age de Lucien Jerphagnon
L'Histoire de la pensée que nous raconte Lucien, historien et philosophe, commence avec les mythes, ébauche d'explication de ce monde incompréhensible et effrayant.

Ce n'était pas de la philosophie car ce n'était pas rationnel.

Mais un jour la soif de comprendre des hommes n'a plus été étanché par les mythes.

Ceux-ci n'ont pas pour autant disparus du jour au lendemain.

Vers VI-V siècles avant J-C apparait le logos c'est-à-dire un discours organisé autour de la raison.

Parmi ces premiers penseurs qui, selon la légende, furent sept, on retrouve Thalès.

Ils se sont rencontrés à Delphes et avaient l'obsession de conjurer l'hybris (la démesure).

D'où « Connais-toi toi-même » (rien à voir avec l'introspection) et « Rien de trop ».

Ce sont des hommes publics comme le seront tous les philosophes antiques, (sauf les épicuriens), des scientifiques…

Ils vont remplacer le chaos par le cosmos (un monde organisé).

Lucien évoque ensuite Pythagore, qui a mis de l'ordre par les mathématiques.

Puis Parménide et sa thèse du primat de l'Etre.

Une thèse très importante qui sera reprise par Platon.

Empédocle qui synthétisa tout ça, aussi génial que brouillon, il plaisait beaucoup à Nietzsche.

Il eut aussi les Abdéritains (Leucippe et son disciple Démocrite). Qui vont avoir l'intuition de l'atome.

Ce qui répond à beaucoup de questions : la pluralité des êtres, leur apparition et leur disparition.

Nous sommes maintenait sous Périclès, la Grèce veut, après quelques guerres se réunifier.

Il y a du beau monde en ce temps-là à Athènes : Phidias (le gars du Parthénon), Sophocle, Euripide, Hérodote, Socrate…

La politique est la grande affaire des grecs. Et c'est là qu'apparaissent les sophistes. Des gars qui ont l'art de la rhétorique. Protagoras, Gorgias, Hippias etc.

Des gars dangereux car très cultivés. Qui remettaient beaucoup de choses en cause.

Ils entendaient, selon Jacqueline de Romilly, « définir une nouvelle morale, centrée sur l'homme seul »

C'est donc à ce moment-là que se pointe Socrate.

Qui marqua profondément l'histoire de la philo : le premier gars prêt à mourir pour ses idées.

Légèrement cossard, il n'a rien écrit, c'est Platon qui s'est tapé tout le boulot.

Et créa une Académie pour former des gens à penser correctement pour qu'il n'arrive plus ce qui est arrivé à son pote.

« L'objectif de la philosophie, c'est donc les Idées, ou encore les Formes essentielles de tout ce qui est. »

Il est ensuite question d'Aristote.

Il fût l'élève de Platon, puis son chargé d'enseignement, jusqu'à la mort de celui-ci. C'est ensuite qu'il créa son école : le Lycée. Ses disciples furent nommés les Péripatéticiens. Il a notamment été l'enseignant d'Alexandre le Grand. Son approche est plus scientifique que celle de Platon.

C'est un gars que j'aurai bien aimé avoir chez moi : il adore ranger, classer…

Les chrétiens après s'en être méfié, vont l'intégrer dans leur dogme.

C'est ensuite, et toujours avec autant de passion, que Lucien aborde les cyniques.

Le premier d'entre eux fût Antisthène, il a suivi les cours des sophistes puis de Platon. Il eut un disciple célèbre : Diogène de Sinope (413-327). C'est une philosophie pratique.

Le bonheur : un esprit sain, une raison droite, vivre en autarcie, à la religion, préférer vivre comme un dieu. Anti-conventionnels, Lucien parle d'eux comme de hippies.

Il évoque un autre disciple de Platon Aristippe, devenu hédoniste, et donc pote de Michel Onfray.

Ensuite, les romains ont envahi la Grèce et on est donc passé d'une cité à un empire.

En philo aussi, les choses changent : on s'intéresse moins à l'engagement civique mais plus à l'âme.

Lucien explique très bien la différence entre les épicuriens, les stoïciens et les sceptiques.

Les épicuriens se servent de la physique et de l'atome pour nous apaiser de nos angoisses.

Les stoïciens voient le monde comme un grand tout cyclique.

Les sceptiques, eux suspendent leur jugement, enfin je crois.

Les moyens sont différents, mais le but, est le même : ton bonheur.

La suite est très bien racontée par Michel Onfray dans son livre Sagesse. Et pour cause, il fut l'élève de Lucien.

C'est comment les romains ont mis à leur sauce la pensée grecque : des gars comme Cicéron, Sénèque etc.

Ensuite comme les juifs ont mis la pensée grec en musique avec Moïse, et ce par Philon (-20 av et 50 ap JC).

Puis vient Paul de Tarse qui raconte partout que Dieu a un fils et que même il est venu entre les hommes. Mytho qu'on lui dit. N'empêche que 3 siècles plus tard, ce sera la religion officielle…

Tu vas aussi croiser Plotin qui, comme moi ado, avait honte d'être dans un corps.

Et son disciple Porphyre. Plotin était un platonicien qui enseigna à Rome.

Pour faire court : il a inventé l'âme dans l'au-delà. Chrétiens et Musulmans vont s'en resservir.

C'est un peu avant 300 que les chrétiens prennent le pouvoir à Rome.

Avec Constantin et ses successeurs.

Il est ensuite question de Saint Augustin (354 430) : celui qui a mis le platonisme à la sauce judéo-chrétienne et dont la pensée a été influente jusqu'au XVIII siècle et l'est encore chez les chrétiens.

Dieu est en nous : dans notre âme.

Ensuite les invasions et la perte de nombreux ouvrages vont créer une brèche dans la pensée.

Seul le christianisme surnage. Jusqu'au XIV date du début de son déclin.

Il évoque ensuite Maître Eckart, qui kiffait Aristote.

Et termine avec Jeanne d'Arc, légèrement illuminée, mais sympa quand même.

« Les philosophes ne nous ont jamais livré la Vérité : seulement fait entrevoir, fait espérer, et pour autant qu'ait été c'était autant de pris sur notre nuit. »

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Ostrigo
  05 août 2020
Eugénie Grandet de Balzac Honoré de
Je sais que j’ose critiquer un monument de la littérature française. Malheureusement, je n’ai vraiment pas accroché à Eugénie Grandet. Lu au lycée, ce roman m’a presque dégoûté de la lecture : des pages interminables de description, aucune intrigue et une héroïne sans intérêt. Certes, l’analyse du roman avec mon professeur m’a peut-être permis d’apprécier un peu plus ce roman, surtout en comprenant un peu mieux l’avarice du père ou les intérêts des familles. En fait, il est bien dommage que le roman soit centré sur une histoire d’amour niaise, alors qu’il y a quelques rares pages intéressantes sur l’importance de l’argent dans la société de l’époque.

Attention, je ne prétends pas une seconde avoir raison, et j’ai bien conscience des nombreuses raisons qui font de ce roman un chef-d’œuvre, mais ces arguments ne me permettront pas d’oublier ces longues heures de lecture d’un roman qui m’a traumatisé tant il m’a ennuyé.
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