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Critiques sur Les assassins de la 5e B (17)
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Shan_Ze
  14 janvier 2016
Le livre commence sur un discours de Mme Moriguchi, professeur principal de la 5eB. Un discours d'adieu… après la mort de sa fille, Manami, 4 ans, retrouvée noyée dans la piscine du collège où elle enseigne. Elle est persuadée que sa fille n'est pas morte accidentellement mais qu'elle a été tuée par des élèves de sa classe. Elle annonce sa vengeance…
Le thème un peu noir m'attirait en plus du fait, que je retrouve la littérature japonaise mais… une petite fille morte, j'ai eu beaucoup de digérer la chose (j'ai une fille de 3 ans). Ca n'empêche pas le livre d'être prenant, terrifiant, glaçant. L'auteur se met tour à tour à la place d'un protagoniste de l'histoire de meurtre pour raconter le contexte et le meurtre. Parfois, certains moments peuvent être repris plusieurs fois mais ça reste intéressant d'avoir le point de vue de chacun et on apprend des petits détails qui ont leurs importances.... La société japonaise apparaît comme une société où il faut absolument être performant, pas le droit à l'échec. On pourrait s'attendrir sur untel ou unetelle, mais quand on voit l'horreur que quelqu'un peut produire, on hésite.
Le côté répétitif peut lasser ou au contraire, pousser le lecteur à ne pas lâcher le livre jusqu'au fin mot de l'histoire.
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Aelinel
  13 février 2016
Les assassins de la 5ème B de Kanae MINATO est le premier roman japonais que je lis ; jusqu'à présent, je n'avais qu'expérimenter des mangas. Ce livre, recommandé par mon club de lecture, s'est révélé être mon premier coup de coeur de l'année 2016.

La petite fille de quatre ans d'une professeur de collège, Mme MORIGUCHI, est retrouvée morte noyée dans la piscine de l'établissement. La police conclut alors à un accident. Mais, Mme MORIGUCHI, persuadée qu'il s'agit en réalité d'un homicide, démissionne de son poste. Avant de partir, elle tient à faire un discours devant sa classe et désigne, sans les nommer, les deux présumés assassins. Elle ne peut les livrer à la police, faute de preuves et ayant moins de quatorze ans, les deux jeunes garçons ne seraient pas condamnés. En revanche, elle leur annonce sa vengeance...

Les assassins de la 5ème B est un roman choral qui fait intervenir tour à tour cinq personnages : la professeure principale de la classe de 5ème B, Mme MORIGUCHI, la déléguée de la classe, la mère de l'un des assassins présumés, puis les deux jeunes garçons, accusés de l'homicide. Cette alternance de points de vue donne sa véritable force au récit et le rend très dynamique. Malgré quelques redondances, Kanae MINATO évite l'écueil d'un roman rébarbatif : chaque pièce s'imbrique les unes dans les autres, comme un puzzle pour nous révéler au fur et à mesure de la lecture, les rouages complexes de l'intrigue.

La psychologie très développée des personnages est le second point fort du roman. L'auteur réussit parfaitement bien à immiscer son lecteur dans la conscience de ses différents acteurs. Il convient alors de se méfier des faux-semblants et de dépasser les apparences, aucun personnage n'est neutre mais tous aboutissent à une conclusion machiavélique.

Enfin, ce roman m'a beaucoup étonné par son sujet : j'avais l'image d'un système étatique (voire scolaire) très rigide au Japon qui laissait peu de place aux revendications individuelles et encore moins aux démonstrations de violences. (Peut-être ai-je confondu avec la Chine ou la Corée du Sud, je vous l'ai dit, c'est le premier roman japonais que je lis.) En réalité, ce pays connaît la même crise de l'Education qu'en France : la dégradation de l'autorité des professeurs face à des élèves de moins en moins respectueux et à l'ingérence plus manifeste de leur parents.

En conclusion, les assassins de la 5ème B est un roman très réussi, extrêmement bien écrit et magistralement orchestrée : j'en recommande fortement la lecture.



Lien : https://labibliothequedaelin..
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AgatheDumaurier
  28 février 2016
L'histoire d'une vengeance implacable, à la Montecristo.
Mme Moriguchi, professeure principale des 5èmeB, accuse deux élèves de sa classe d'avoir assassiné sa fille de quatre ans. le dernier jour de l'année, elle annonce sa démission et le prix qu'elle compte faire payer aux tueurs.
Structure chorale intéressante, quatre points de vue s'affrontent, certains plus réussis que d'autres, il me semble. Mme Moriguchi est saisissante dans sa fureur vengeresse, c'est l'anti Gitta Sereny de "Une si jolie petite fille" (que je viens de lire, c'est bizarre). Ni rédemption ni pardon. La rage brute, primitive, animale. Et très réfléchie aussi. Les personnages de Naoki, perdu dans sa faiblesse , et de sa mère, véritable double de Mme Moriguchi qu'elle hait, tout aussi brute, primitive et animale dans son amour exclusif et mortifère pour son fils, sont aussi très bien faits.
Par contre, j'ai moins adhéré aux autres, plus artificiels, il me semble, notamment le deuxième assassin.
Intéressant aussi de voir le système scolaire japonais quand on ne cesse de taper sur le français...Ouille ouille ouille je préfère le nôtre. Tout est feutré mais la violence est omniprésente. On exige des gens (élèves, parents, professeurs) une perfection inaccessible et très choquante pour nous :
-classement public des élèves de collège
-intervention des parents dans la vie privée des enseignants : ainsi certains parents se plaignent que la professeure soit "mère célibataire"!!!, ou qu'un autre soit "homosexuel !!!! (je rêve !!!)
-Intervention de l'école chez les élèves en arrêt de maladie (un professeur se rend tous les vendredis chez son élève absent alors qu'il sent bien le désaccord de la mère, qu'elle n'ose pas exprimer)
-Pas de sanction de l'école pour des actes graves
Bref, le drame était prévisible, et le système est accusé par l'auteure.
En résumé une bonne lecture, mais avec quelques faiblesses, je trouve.
En tout cas, largement la moyenne pour Kanae.
-
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IreneAdler
  25 août 2015
Un seul mot : perversion. La prof qui se venge, les deux fautifs qui soit se referme sur lui-même et fini par commettre un acte insensé soit qui vient comme si de rien n'était et est victime du harcèlement de ses camarades de classe. Après tout, ils sont accusés et coupable du meurtre de la fille de la professeur.
C'est une plongée dans un Japon dont les Occidentaux ont peu connaissance en général : les conséquences des politiques menées ces dernières décennies. le travail à outrance (certains reprochent à la professeur de faire passer sa fille avant son travail...), les enfants qui sont ou trop gâtés ou complètement laissé à l'abandon ou presque, les classements pour tout, le culte de la performance et les monstres que cela peut produire, les explosions de violence qui en découlent, avec une augmentation des mineurs assassins.
Une plongée dans un pays décrit comme le chantre de la modernité et du raffinement. Pas toujours pour le meilleur.
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rosulien
  24 octobre 2017
Nous sommes au Japon. le dernier jour avant les vacances. Une jeune enseignante annonce à sa classe de cinquième qu'il s'agit de son dernier cours car elle a décidé de quitter l'enseignement.
Elle affirme aussi que deux élèves de la classe qu'elle nomme seulement À et B ont tué sa petite fille de quatre ans. Pas d'appel à la police, pas d'accusation directe.Tout cela ne servirait à rien puisque les élèves ont 13 ans et donc non condamnables pénalement.
Ce début est très déroutant tant par le sujet que par le style de l'auteur, car on ne comprend pas où va nous mener cette histoire atroce
Surtout, ne vous laissez pas décourager. Car l'affaire va se révéler beaucoup plus subtile qu'il n'y parait .A travers la vision de plusieurs protagonistes, le récit prend une forme plus complexe
On y parle des moeurs au Japon mais aussi de thèmes beaucoup plus ardus: la culpabilité, la vengeance, la mort bien sûr. Et ce roman dont l'intrigue apparaissait simpliste dans les premières pages va gagner en densité jusqu'au final que je vous laisse découvrir .
Une très belle découverte loin des polars classiques que je vous invite à lire.
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AliceW
  27 septembre 2015
Mme Moriguchi est enseignante. Enfin plus pour longtemps. Alors qu'elle fait ses adieux lors du discours de fin d'année, elle accuse deux élèves d'avoir tué sa fille de 4 ans, retrouvée dans la piscine du collège un mois plus tôt, et les avertit de l'exécution de sa vengeance.

Au fil des chapitres, les points de vue se succèdent, développant la perception de chacun sur le drame survenu et les suites de la fulgurante annonce. La déléguée de classe s'exprimant dans une lettre à l'enseignante, Naoki et Shûya les deux accusés, le premier revenant avec douleur sur ses jeunes années, le second se vantant sur son site de mes machiavéliques inventions, la soeur de Naoki intervenant au lendemain d'un autre drame, puis sa mère à travers son journal intime.

Kanae Minato soulève de nombreuses questions dans son premier roman qui explore ici le contexte scolaire japonais et plus largement la société nippone dans sa globalité, les choix politiques, la maladie. Elle interroge, remet en cause, interpelle. Elle évoque la notion de responsabilité, l'angoisse de perdre la face, la culpabilité, la détresse, l'amertume, et en fil rouge la vengeance et ses multiples visages.

Un roman bien ficelé, avec une manière d'aborder les choses qui diffère du regard souvent américomniprésent dans ce genre d'histoire. Quelques longueurs, quelques redites parfois, écueils difficiles à déjouer dans ce genre d'exercice où une même histoire est évoquée plusieurs fois… Bémol cependant insuffisant pour passer sa route, car il s'agit bel et bien d'une lecture fort enrichissante.

--Bestseller au Japon, publié aux Etats-Unis sous le titre Confessions, et adapté au cinéma sous le même titre.--
Lien : http://casentlebook.fr/les-a..
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benleb
  21 septembre 2015
Une professeure de collège, dont la fille de cinq ans est morte dans la piscine de son établissement, annonce à sa classe qu'elle va démissioner. Mais elle sait que les assassins de sa fille sont parmi ses élèves et elle proclame qu'elle va se venger.

L'intrigue de la manipulation qu'elle monte pour assurer sa vengeance est excellente, et salement vicieuse. On comprend que tout se joue sur la manipulation psychologique. Pourtant il me semble que la naiveté de certaines de ses victimes est impossible, surtout pour les personnages adultes.

Surtout tous les personnages sont moralement odieux. Tout se joue entre la mêre et l'assassin, mais les autres protagonistes, par leurs pensées et personnalité, participent au glauque de l'affaire. Tous les responsables de l'affaire répondent à des mobiles puérils. On en finit même par douter de l'amour de la mère vengeresse pour sa fille; surtout qu'elle n'hésite pas à causer des morts d'innocents, et à les justifier..
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Lalivrophile
  27 mai 2017
Ce roman est assez oppressant, parce que les personnages ont tous l'air d'avoir un côté obscur. C'est assez dur et dérangeant. Cela donne la possibilité à l'auteur de créer des rebondissements. Chaque chapitre adopte un point de vue différent, de ce fait, chacun donne les paramètres qu'il a, ses intentions, son ressenti... On devine que tel personnage est plutôt ainsi et tel autre plutôt autrement, mais connaître leurs motivations rend le tout plus effrayant.
J'ai quand même ressenti un peu de compassion pour certains. C'est une force du roman, à mon avis.
[...]
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Lien : http://www.lalivrophile.net/..
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monromannoir
  21 mai 2016
Il y a cette atmosphère étrange et parfois malsaine qui se dégage des romans asiatiques qui sied parfaitement à l'univers du noir en offrant de nouvelles perspectives narratives comme ce roman de la japonaise Kanae Minato reprenant avec Les Assassins de la 5e B, la structure si particulière de la nouvelle Dans le Fourré de son illustre compatriote, Akutagawa Ryûnosuke. Chaque chapitre rapporte le point de vue des protagonistes de l'histoire dans une chorale sinistre et inquiétante. Outre la vision divergente, ce schéma narratif permet d'explorer la personnalité des différents acteurs face au drame auquel ils sont confrontés.

Une jeunesse délaissée et fascinée par la violence reste le thème majeur de l'ouvrage avec en toile de fond cette attirance pour la mort et le suicide, dans un pays industrialisé qui possède l'un des plus forts taux pour ce type de mortalité. L'atmosphère est pesante dans un univers scolaire qui semble en complet décalage à l'instar de ce professeur qui ne parvient pas à prendre la mesure du drame qui se joue autour de lui. La pression sociale et la solitude sont également deux aspects qui entraînent ces jeunes adolescents dans des dynamiques destructrices parfois surprenantes. On perçoit également l'absence du père qui consacre tout son temps au travail en dormant d'ailleurs fréquemment au bureau. Tout repose sur les épaules d'une mère traditionaliste qui ne peut accepter un éventuel dysfonctionnement de sa progéniture. Dans un aveuglement sans commune mesure, cette femme surprotège son fils en acceptant qu'il n'aille plus à l'école, sans pour autant en faire part à son mari et à sa fille aînée. le drame se joue donc désormais dans une dissimulation meurtrière. le second meurtrier évolue également dans un cadre de dysfonctionnement familial avec cet abandon maternel qu'il ne peut accepter. Sa logique meurtrière s'inscrit donc dans une recherche de visibilité et de reconnaissance que personne ne semble être en mesure de lui accorder. Cette attention il l'obtiendra finalement à son corps défendant dans une cruelle et abrupte confrontation finale.

Les Assassins de la 5e B s'oriente d'une manière machiavélique sur une dynamique vengeresse qui prend des tonalités différentes selon la vision des intervenants avec des rebondissements surprenants en passant de l'empoisonnement à la stigmatisation pour s'achever dans une scène aussi surprenante qu'explosive. Un livre décoiffant et perturbant.
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hector81
  11 août 2015
bravo, cette histoire est magistralement racontée. un délisse de polard.
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