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ISBN : 2757849034
Éditeur : Points (07/01/2016)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 142 notes)
Résumé :
En 1968, à Newcastle, une fillette de 11 ans assassine deux enfants de 3 et 4 ans. Considérée par toute la Grande-Bretagne comme un être démoniaque, la petite fille, vive, jolie, exceptionnellement intelligente, est jugée comme une adulte et emprisonnée.
Près de trente ans plus tard, alors que, sortie de prison à sa majorité, mère de famille, Mary essaie de refaire sa vie, Gitta Sereny la retrouve et la convainc de rouvrir avec elle, dans de longs e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  18 décembre 2016
Comme l'ont souligné d'autres Babéliotes avant moi, placer Une si jolie petite fille dans la sélection du meilleur polar 2016, est un plan-com malhonnête de la part de Points, qui trompe le lecteur et dénature le travail effectué par Gitta Sereny durant 30 ans. Nulle intrigue due à l'imagination débridée d'un auteur dans ce récit éprouvant, douloureux, dans lequel comme souvent, la réalité dépasse la fiction. Gitta Sereny était une journaliste d'investigation respectée pour son intégrité intellectuelle, pour la qualité de ses recherches et le sérieux de ses parutions. Elle commence d'ailleurs son récit par une très longue mise au point pour justifier son enquête, excluant toute intention de voyeurisme, sensationnalisme, démagogie, sensiblerie ou intérêt financier. Il est vrai que le sujet traité a excité, depuis le drame et sans jamais faiblir, tout ce que la presse compte de tabloïds qui font, en tous lieux et de tous temps, leurs choux gras de la détresse humaine, celle des victimes, et quelquefois, celle des coupables.

Car le sujet traité, c'est Mary Bell, qui en 1968, à l'âge de 11 ans, est devenue un enfant meurtrier, dont les victimes étaient deux bambins de 3 et 4 ans.

Sans jamais oublier la douleur des parents ni excuser ou amoindrir la gravité des actes commis, Gitta Sereny souhaite se servir, dit-elle, du "cas Mary Bell” pour dresser l'état des lieux d'une société, d'un gouvernement, de policiers, d'une justice, de services médicaux, sociaux ou pénitentiaires impuissants face à l'inconcevable pour lequel aucune réponse institutionnelle adaptée n'a été prévue, faute de volonté ou de budgets. Jugés comme des adultes à partir de l'âge de 10 ans (en Grande-Bretagne) et parce que personne ne sait ni comment les prendre en charge, ni comment les traiter, ces enfants ne reçoivent en prison ni soins, ni enseignement et ne bénéficient d'aucune forme de suivi psychologique ou psychiatrique.

Victime d'une enfance sordide au cours de laquelle elle a vécu l'indicible avant de l'infliger à d'autres plus jeunes qu'elle, Mary Bell a souvent appelé à l'aide sans que personne l'entende. Prenant appui sur un fait divers effroyable, Gitta Sereny interpelle tous ceux qui ont en charge la protection des enfants, en premier lieu les parents, et questionne : Naît-on “enfant du diable” ou “monstre de la nature” ? Travail courageux sur la culpabilité, la responsabilité, la rédemption, Une si jolie petite fille n'est pas un polar, je ne remercie pas Points pour cette classification racoleuse.
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LePamplemousse
  07 février 2015
Mary Bell avait 11 ans lorsqu'elle fut reconnue coupable du meurtre de deux petits garçons de 3 et 4 ans, cela se passait en 1968 en Angleterre et à l'époque, les enfants de plus de 10 ans étaient jugés comme des adultes.
Elle fut donc condamnée à aller en prison.
L'auteur a rencontré Mary Bell à de très nombreuses reprises et ce, pendant plus de trente années, ainsi que plusieurs membres de sa famille et de nombreux membres du personnel des différents endroits où elle fut enfermée au cours des années.
Elle s'interroge sur le fait que dans les années 60-70 personne ne conseillait de faire soigner les enfants criminels, aucune aide psychologique ou psychiatrique n'était apportée, les enfants emprisonnés n'avaient accès ni à l'école ni à aucune sorte d'éducation ou de formation professionnelle et bien sur ils n'étaient en rien préparé à une éventuelle vie d'adultes en dehors de la prison.
En somme, lors du procès, personne ne s'est réellement demandé pourquoi une petite fille de 11 ans avait bien pu tuer deux petits garçons si jeunes.
Avait-elle une famille heureuse, présentait-elle un handicap, avait-elle des prédispositions à la violence, avait-elle déjà fait du mal auparavant à d'autres personnes, avait-elle elle-même subit quoi que ce soit de douloureux ou de traumatisant ?
Mary Bell sera finalement libérée une fois adulte mais la presse et la vindicte populaire la poursuivra pendant des années, l'obligeant à changer de nom et à déménager souvent.
L'auteur de ce documentaire pose une question à la toute fin de l'ouvrage, elle se demande combien de temps une personne ayant été jugée et punie pour un crime doit-elle encore "payer" pour cela même après sa libération.
En somme, y a t-il une rédemption possible ?
Ce documentaire est passionnant mais le sujet difficile et les révélations qui viennent s'ajouter tout au long des chapitres font que je n'ai pas pu le lire d'une seule traite, mais que je l'ai découvert peu à peu, en alternant avec des lectures plus légères.
Pour tout ceux qui s'intéressent au thème des enfants criminels, ce document est édifiant car il révèle ce qu'était la réalité d'une époque pas si lointaine.
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sandrine57
  29 octobre 2016
Le 17 décembre 1968, Mary Bell, une fillette de 11 ans, est condamnée à la prison à perpétuité par le tribunal de Newcastle pour homicide involontaire avec responsabilité atténuée.Quelques mois plus tôt, elle avait en effet causé la mort de deux enfants, Martin Brown, 4 ans, et Brian Howe, 3 ans.
A l'époque, Gitta Sereny qui couvrait le procès pour son journal, est horrifiée de voir cette enfant jugée comme une adulte, maltraitée par la presse, poursuivie par la vindicte populaire et qualifiée de psychopathe par des psychiatres qui l'ont à peine entrevue. En 1972, elle publie Meurtrière à onze ans : le cas Mary Bell où elle dénonce le traitement infligé aux enfants tueurs en Angleterre, après une longue enquête auprès de la famille de Mary et de tous ceux qui, de près ou de loin, sont intervenus dans son arrestation et son procès. Lors de ces interviews, elle découvre les mauvais traitements dont a été victime Mary durant sa petite enfance et qui expliquent partiellement sa violence future.
En 1998, soit 30 ans après les faits, elle revient sur cette affaire qui continue ponctuellement d'intéresser la presse anglaise. Cette fois, elle s'entretient avec Mary elle-même, revenant avec la principale intéressée, sur les meurtres, le procès, la prison, la libération.
Quand un livre est en lice pour le prix du meilleur polar Points, on s'attend, peut-être à tort, à lire un polar. Or il ne s'agit ici ni d'un polar, ni d'un roman mais bel et bien d'un travail journalistique d'envergure mené par Gitta Sereny, en étroite collaboration avec Mary Bell, la ''meurtrière du onze ans'' devenue une femme libre après douze années derrière les barreaux. La première surprise passée, on entre dans la vie de celle qu'on appelait May, de ses crimes à sa libération, en passant par ses années de prison et son enfance tourmentée. Sans voyeurisme ni parti pris, Gitta Sereny raconte le parcours familial et judiciaire d'une petite fille broyée par le système. Son propos n'est pas d'excuser les crimes mais d'expliquer les faits qui ont conduit au passage à l'acte et surtout de dénoncer la justice anglaise qui traite les enfants criminels comme des adultes. Sous-jacente, la question est aussi de savoir pour combien de temps on est redevable à la société des crimes que l'on a commis. Doit-on payer toute sa vie ou une rédemption est-elle possible ?
Sentiments ambivalents à la lecture de ce livre dur et violent. Les meurtres effroyables et la personnalité trouble de Mary sont contrebalancés par la révélation des mauvais traitements infligés par sa mère et par la punition imposée par les juges. Une enfant si jeune enfermée sans espoir de libération, intégrée à une prison pour femmes dès l'âge de 16 ans et durant des années jamais suivie psychologiquement ou psychiatriquement, peu ou mal préparée à une éventuelle sortie, forcément cela interpelle sur la façon dont une société gère le cas des enfants délinquants...Et en amont, la prévention est à revoir. Avant son passage à l'acte, Mary a lancé plusieurs appels à l'aide mais les services sociaux et la famille sont restés sourds à sa souffrance, par manque de moyens et soucis de discrétion. Prise en charge plus tôt, Mary n'aurait sans doute pas tuer...
Un livre fort, passionnant à certains égards mais qui souffre de certaines longueurs et n'entre pas dans le cadre du polar.
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Ziliz
  10 novembre 2016
En décembre 1968, Mary Bell, onze ans, a été condamnée pour 'homicide involontaire avec responsabilité atténuée', après avoir tué deux petits garçons de trois et quatre ans.
Malgré son jeune âge, Mary Bell a été jugée comme une adulte. Quid de la responsabilité pénale des enfants ? De leur notion du bien et du mal ? De ce qu'ils ont eux-mêmes subi pour en arriver là ? Un tueur est-il forcément un monstre, quel que soit son âge ?
Mary Bell a été envoyée en prison dès 16 ans. Pourquoi ? Quelle est la fonction de l'emprisonnement ? Protéger les citoyens ? Punir les criminels ? Les remettre dans le droit chemin grâce à un système éducatif approprié, dont ils ne pourraient pas bénéficier dehors ? Hélas, les moyens manquent pour l'enseignement et la réinsertion...
Et après ? Une fois la peine purgée ? Le coupable doit-il continuer à payer en se cachant, sous peine d'être harcelé par les médias, chassé par les 'honnêtes citoyens' ? Un enfant qui a tué reste-t-il dangereux ?
Même si cet ouvrage fait partie de la sélection 'Prix du Meilleur Polar Points 2016', il ne s'agit pas d'un roman policier, mais d'un documentaire.
Après avoir rencontré Mary Bell enfant pour un premier ouvrage sur cette affaire ('The Case of Mary Bell', 1972, consacré aux meurtres et au procès), la journaliste d'investigation Gitta Sereny a de nouveau travaillé avec elle trente ans plus tard. Elle a recueilli ses témoignages et ceux de personnes qui l'ont côtoyée et/ou accompagnée.
L'idée de l'auteur n'était pas de publier un livre à sensation, mais de retracer le parcours de Mary (de sa naissance non désirée à sa vie de femme et de mère, en passant par la case prison) pour comprendre comment les enfants peuvent déraper, pourquoi les enfants meurtriers sont de plus en plus nombreux. A travers ce cas et celui, plus récent, de l'affaire James Bulger, le lecteur est invité à réfléchir sur les systèmes judiciaires et pénaux - appliqués aux mineurs, notamment - et à s'indigner, forcément.
Le récit est minutieux, fouillé, la lecture est dérangeante, même si Gitta Sereny évite de s'appesantir sur les détails sordides. L'auteur sait montrer que Mary Bell, victime de maltraitances maternelles, « n'était rien d'autre qu'une enfant désorientée à qui un jour on avait fait quelque chose d'affreux ». Son écoute attentive, respectueuse, met Mary Bell en valeur sans la dédouaner de ce qu'elle a pu commettre - la journaliste rappelle fréquemment la douleur des proches des deux petites victimes.
Le titre original est plus pertinent que sa traduction française (on s'en fiche qu'elle ait été jolie ou moche lorsqu'elle a tué, Mary, à onze ans !) : 'Cries Unheard, the Story of Mary Bell' :
« Mary Bell n'était pas un assassin mais une enfant maltraitée à qui on n'a pas porté secours », conclut l'auteur, avant de préciser : « [...] en Grande-Bretagne, nous ne nous contentons pas d'être discrets, nous vouons un culte à la vie privée. Nous n'observons pas les enfants de nos voisins. Surtout, nous ne les écoutons pas, nous ne sommes pas - pardonnez-moi de le répéter encore - à l'écoute de leurs cris, de leurs pleurs, de leurs appels. »
C'est terrifiant.
• Un autre récit (fictif cette fois ?) sur un enfant meurtrier : 'L'affaire Jennifer Jones', d'Anne Cassidy - aussi bouleversant et intelligent que ce documentaire de Gitta Sereny.
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Flodopas78
  13 janvier 2015
En 1968, à Newcastle, Mary Bell, une fillette de onze ans, assassine deux enfants de 3 et 4 ans à quelques semaines d'intervalle. 26 ans après la parution de Meurtrière à 11 ans en 1972, un document retraçant les étapes de l'affaire, Gitta Sereny décide de rencontrer la jeune femme, alors âgée de 40 ans et mère d'une petite fille, afin de comprendre les raisons pour lesquelles une enfant de 11 ans peut commettre des actes aussi horribles et quelles conséquences peuvent avoir des années d'emprisonnement sur le développement psychologique des enfants. Ce livre est le résultat de 7 mois d'entretien où sont évoqués les circonstances du drame, le procès, les années d'emprisonnement, la difficile réinsertion dans la société, pour finir par l'évocation douloureuse de la petite enfance et des traumatismes subis. Ce tragique portrait d'une femme plongée dans le chaos par les actes horribles commis dans son enfance se double d'une réflexion sur l'impuissance de la justice à juger les crimes commis par les mineurs et à proposer des mesures d'accompagnement et de soins. Bien que centré sur le système judiciaire anglais, ce récit peut se transposer aisément à d'autres systèmes. Il est un appel à soigner ces enfants en déshérence, abandonnés par nos sociétés plus préoccupées à se protéger qu'à prévenir. Il est difficile de rester insensible à ce récit qui se conclut par cette phrase de l'auteur : « Je pense que la plupart d'entre nous sommes dorénavant d'accord pour affirmer que Mary Bell n'était pas un assassin. Elle fut une enfant maltraitée à qui personne ne porta secours ; elle n'incarnait pas le mal, elle ne cherchait pas à faire le mal. Elle était désespérée, et c'est ce désespoir qui a conduit à la tragédie ».
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critiques presse (2)
Lexpress   19 septembre 2014
Une fillette tue deux garçonnets à Newcastle, au Royaume-Uni, en 1968. De ce fait divers, Gitta Sereny a tiré une vertigineuse méditation sur le mal et la rédemption.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Liberation   15 septembre 2014
A la fois thriller psychologique, non-fiction novel, réflexion sur la justice et essai philosophique sur le mal, chaque page d’Une si jolie petite fille arrache des larmes au lecteur.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   17 novembre 2016
Les réactions au livre ont révélé un autre aspect, d'après moi très significatif : le refus, chez certains commentateurs, de croire les souvenirs de Mary. Ils jugeaient impossible qu'elle eût été abusée sexuellement de 4 à 8 ans par les clients de sa mère [prostituée] et en présence de celle-ci. Cela démontre, une fois de plus, que quelques experts - ils sont peu nombreux, mais tenaces - et un grand nombre de personnes tout à fait convenables demeurent incapables de supporter l'existence même de la pédophilie, ce qui, étant donné le nombre de faits qui devraient s'imposer à eux, est presque aussi stupéfiant que la pédophilie elle-même.
Quiconque a travaillé auprès d'enfants abusés sexuellement sait à quel point ils ont du mal à en parler. Ils ne comprennent pas l'horreur de ce qui se passe, d'autant qu'ils sont soumis à un lavage de cerveau de la part de leur père ou de leur mère, ou des deux, consistant à leur faire croire que ce qui leur arrive arrive à tous les enfants. De sorte que nous sommes, encore aujourd'hui, souvent incapables de détecter et par là de prévenir ces abus.
(p. 484-485)
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ZilizZiliz   08 novembre 2016
[l'auteur en conclusion]
Je voulais montrer comment une histoire aussi terrible pouvait avoir lieu, mettre en lumière les nombreuses failles qu'elle révèle. D'abord dans la famille, mais aussi dans la société, quand la parentèle se protège en resserrant ses rangs contre les étrangers sans se préoccuper des conséquences, quand les voisins ferment les yeux, quand les policiers sous-estiment le danger des conflits parents-enfants et le plus souvent prennent la défense des parents (sauf dans les rares cas où des enfants dénoncent des abus sexuels), quand les travailleurs sociaux protègent leur relation avec ces derniers aux dépens des enfants, quand les instituteurs, débordés, mal formés à la détection des troubles psychologiques, ne voient pas ce qu'ils ont sous les yeux...
Dans le monde anglo-saxon, et particulièrement en Grande-Bretagne, nous ne nous contentons pas d'être discrets, nous vouons un culte à la vie privée. Nous n'observons pas les enfants de nos voisins. Surtout, nous ne les écoutons pas, nous ne sommes pas - pardonnez-moi de le répéter encore - à l'écoute de leurs cris, de leurs pleurs, de leurs appels.
(p. 479)
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ZilizZiliz   31 octobre 2016
« Je pense qu'il faut que quelqu'un comprenne et explique comment des crimes aussi terribles que ceux commis par Mary [Bell en 1968], celui des deux garçons de 10 ans qui ont tué James Bulger [1993, Royaume-Uni] et beaucoup d'autres, commis par des enfants, peuvent se produire. Il n'est pas question de chercher des excuses ou de légitimer de tels actes, mais devant l'horreur du public, pleinement justifiée, et la rapide acceptation du terme 'diable' pour désigner les responsables, les gens ont tendance à oublier qu'il s'agit ou s'agissait d'enfants. Il s'agissait d'enfants, avait-elle répété avec emphase. Des enfants qui, avant ce qu'on pourrait appeler leur 'explosion' dans ces actes de violence, portaient un poids inconnu ou ignoré par tous les adultes responsables. »
D'expérience, elle savait que des enfants comme Mary et les deux jeunes meurtriers de James Bulger étaient bien trop jeunes pour comprendre eux-mêmes l'impact de leur enfance malmenée sur leurs actes.
(p. 40)
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ZilizZiliz   05 novembre 2016
- Evidemment, j'ai repéré qu'il y avait beaucoup d'autres relations [entre détenues] et à quel point ces relations tenaient une place importante dans la vie de la prison - la seule forme de contact dénuée d'agressivité, vous voyez. Surtout pour les femmes qui étaient habituées... pas seulement à une vie sexuelle régulière... mais à être avec quelqu'un, à vivre et à dormir avec quelqu'un. Bien sûr de telles femmes - et, honnêtement, il s'agit de la plupart des femmes - vont avoir besoin de poursuivre cette vie. J'ai très vite compris que ce n'était pas seulement une question de sexe. Les plus vieilles - certaines détenues étaient très vieilles, il y avait une Grecque de 80 ans qui purgeait une peine de dix ans - voulaient juste des câlins. Les sentiments, le désir, les besoins ne disparaissent pas parce que vous êtes en prison. En fait, ils s'intensifient. Je veux dire que là-bas, il n'y a rien d'autre à faire que de penser... eh bien... aux sentiments.
- Vous voulez dire au sexe ?
- Ouais mais plus... plus que ça.
(p. 280-281)
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ZilizZiliz   20 novembre 2016
En prison, ce que tout le monde combattait sans relâche, c'était la monotonie. « Comme je vous l'ai dit, la semaine on faisait toujours la même chose et les week-ends, c'était pire : si vous n'aviez pas de visite, il n'y avait rien à faire, absolument rien. C'était l'ennui, l'ennui, l'ennui, donc même si c'était horrible pendant la semaine, on attendait impatiemment le lundi pour retourner au travail. En même temps, ils essayaient de nous rendre la vie plus supportable, en nous faisant changer de lieu de travail tous les trois mois et même avant si on s'appliquait. »
(p. 295)
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