AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques sur Un petit jouet mécanique (29)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
HORUSFONCK
  26 août 2018
Un petit jouet mécanique a attiré mon regard, et il a bien fait.
Une histoire fort bien écrite, qui tangente le thriller en offrant au lecteur un récit de vacances passées pleines de malaise et d'angoisse.Angoisse plutôt ressentie par Anna dans cette chimère parentale d' Acquargento : Une maison isolée de tout où les 16 ans d'Anna n'ont plus rien à faire qu'à s'ennuyer ferme... jusqu'à l'arrivée d' Hélène et Léa.
Un petit jouet mécanique, joue un petit air de Bonjour tristesse à la sauce des années 90, en moins sophistiqué mais en plus moderne.
Commenter  J’apprécie          210
Ziliz
  18 octobre 2012
--- 4e de couv' un peu trop bavarde...

Anna revient dans la résidence secondaire corse de ses parents, avec son mari et leur petit garçon de quatre ans. C'est là qu'elle a passé ses étés à partir de sa dixième année. Elle n'y a pas mis les pieds depuis deux décennies, elle avait seize ans. Elle se souvient douloureusement de ce tout dernier séjour : oui, le paysage était magnifique, la plage pas très loin, elle avait sa musique et ses bouquins, mais... adolescence, ennui mortel dans cette baraque perdue au milieu de rien, seule avec ses deux parents qui l'infantilisent et se disputent... Une visite est venue l'extraire de cette torpeur sclérosante, mais finalement, l'ennui était préférable, de très loin...

Tout comme 'Je tue les enfants français dans les jardins', ce roman est un livre choc, terrible. Une histoire d'enfant maltraité, de mère déficiente, malade. le lecteur est vite pris dans une ambiance étouffante : adolescence, désoeuvrement, mépris d'une jeune fille à l'égard de ses parents et de leur vie kitsch et étriquée, rivalités sororales, menace d'un drame... le malaise croît en même temps que les craintes d'Anna, malaise d'autant plus insoutenable qu'une vie est en jeu et que le début de l'ouvrage laisse présager une fin malheureuse - ou simplement une volonté de la narratrice de tourner la page sur un épisode traumatisant ?

L'emploi du 'vous' rend la lecture plus ardue, mais ajoute encore à l'effet asphyxiant, glaçant du récit, et manifeste peut-être aussi un sentiment de culpabilité tenace...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
tomsoyer
  20 février 2017
A la fois intrigue policiere et roman de famille je me suis fait prendre par cette histoire . On connait l'auteur du meurtre dés le début mais ce petit livre m'a fait passer un bon moment et m'a donné envie de découvrir Marie MEUSER
Commenter  J’apprécie          111
stefjoe
  19 janvier 2013
Anna Jorand, adolescente de 16 ans, doit, comme chaque année, passer l'intégralité de ses vacances d'été, avec ses parents, dans la maison secondaire d'Acquargento, hameau désormais inhabité de Corse. Un véritable calvaire pour cette jeune fille qui rêve d'univers urbains et n'aspire qu'à échapper à cette solitude forcée. Et puis, surprise, sa soeur aînée qu'elle connaît si peu, débarque à l'improviste avec sa petite fille d'un an. Anna, qui a toujours nourri des sentiments ambigus à l'égard de cette soeur, lui trouve très vite un comportement plus qu'étrange.

Ce roman est une confirmation de tout le bien que l'on pensait de cet auteur après la publication de son terrible “Je tue les enfants français dans les jardins”. Marie Neuser nous plonge cette fois dans les tourments de l'adolescence avec une maestria étonnante, distillant dès les premières pages un sentiment diffus de doute, de très léger malaise qui ne fera que croître au fil des pages. Alors qu'a contrario, elle semble nous décrire un quotidien des plus banals. Mais l'auteur, très habilement, nous rapproche par cercles concentriques du coeur de son sujet qu'on ne devine finalement que très tard dans le livre (je vous déconseille de lire la quatrième de couverture qui en dit déjà beaucoup trop !). Très vite pris au piège, le lecteur comme l'héroïne, ne peut échapper à son destin.

Découvrir un jeune auteur avec son premier roman procure toujours un grand plaisir. On craint souvent, malheureusement à juste titre, que le deuxième livre infirme cette première impression. Avec Marie Neuser, le doute n'est plus permis : on se laissera entraîner à nouveau dans son univers fascinant pointant la noirceur dans notre environnement le plus familier. Car ses personnages et ses histoires ont cette particularité, rare, de vous hanter longtemps, très longtemps...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Valmyvoyou_lit
  27 juillet 2017
Anna, à l'âge adulte, retourne dans la Maison de vacances de son enfance, à Acquargento. Elle raconte ce qui s'est passé l'année de ses seize ans.

Cette année-là, sa soeur Hélène est venue avec sa fille Léa. Anna observe des comportements inquiétants, de la part de la jeune mère. Elle essaie d'alerter les adultes. Mais personne n'écoute l'adolescente.

Il m'a fallu un peu de temps pour rentrer dans le livre mais j'ai fini par ressentir l'ambiance très particulière de ces vacances. Une fois que j'ai été "dedans", je me suis prise au jeu et j'ai voulu savoir s'il y avait eu un drame ou pas.

Le livre est très court (180 pages) et se lit très bien. L'ambiance est très particulière.
Commenter  J’apprécie          90
Boulibooks
  15 août 2017
« Un petit jouet mécanique » est un roman court, intensément noir, magnifiquement écrit.
Le récit s'ouvre sur Anna, adulte et jeune maman, qui revient dans la maison de vacances familiale d'Acquargento, en Corse. Anna est tendue, angoissée… on sent que ce lieu est chargé d'émotions et a été le théâtre de faits importants. L'auteure rembobine le film et nous transporte en arrière : l'été des 16 ans d'Anna. Comme chaque année, la jeune fille est contrainte d'accompagner ses parents à Acquargento, pour les vacances d'été. Adolescente de 16 ans, elle ne supporte plus ce petit chalet, loin de tout, écrasé de chaleur et de solitude. Anna rêve de poésie, d'écriture, de musique rock-punk-gothique, de nouvelles rencontres… En guise de nouvelle rencontre, sa soeur aînée Hélène débarque avec sa petite fille d'un an prénommée Léa. Si entre Anna et Léa, le courant passe instantanément, en revanche entre les deux soeurs, c'est la guerre froide. Victime de son imagination trop fertile ou bien d'une clairvoyance naturelle Anna finira par soupçonner Hélène de vouloir mettre la vie de sa fille en danger afin d'exister et de briller aux yeux des autres.
« Un petit jouet mécanique » possède un rythme lent, une narration surprenante parfois dérangeante avec l'emploi du « vous », un vocabulaire riche et toujours juste. L'atmosphère est lourde voire étouffante. La psychologie des personnages est fine, profonde. La chute de l'histoire est abrupte et triste.
J'ai passé un moment de lecture bouleversant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
bibliomanu
  07 novembre 2012
L'écriture. On ne peut pas ne pas l'évoquer en ce qui concerne Un petit jouet mécanique de Marie Neuser. C'est en tout cas un des aspects du livre qui retient immédiatement l'attention. Elle est là, comme cette petite musique à laquelle fait référence l'auteur dans le livre : « Quoi que tu aies envie d'écrire, tu dois trouver ta petite musique. Trouve-la et suis-la. Et elle te fera aller au plus près de la vérité. ». Elle est là, donc, et emporte irrémédiablement le lecteur dans les filets de son histoire, dont, désolé pour le cliché, on ne ressort pas indemne (mince, je viens de me rendre compte que ce sont les termes exacts de la quatrième de couverture... mais comme c'est exactement ça, on ne va rien changer aux mots !

Après bien des années, Anna revient en Corse, à Acquargento, demeure où ses parents passaient leurs vacances avec elle. Elle se rappelle son dernier été passé là-bas, lorsqu'elle avait seize ans. L'été où sa soeur, Hélène, est tout à coup réapparue sur leur lieu de villégiature, bébé au bras. Étrangères de coeur, étrangères en tous points, les deux filles ne s'apprécient guère. Les douze années qui les séparent n'ont sans doute rien arrangé. Et si l'arrivée de la jeune femme et de son enfant chamboulent au début le quotidien des uns et des autres, les jours filent pourtant, semblables, chacun vaquant à ses occupations. Anna écoute de la musique, peint, écrit, se rend à la plage, se nourrit de son ras-le bol d'être ici et pas ailleurs, se nourrit aussi de sa solitude quand elle ne joue pas avec le bébé. Pourtant à mesure que les jours passent, Anna en vient à s'interroger sur le comportement de sa soeur à l'égard du bébé.

L'été, le quotidien transfiguré petit à petit, le malaise prégnant sans qu'on puisse clairement en identifier la nature, ou même l'apaiser. C'est en cela, dans sa faculté à générer cette impression que l'écriture de Marie Neuser est redoutable. Les mots, leur sens et ce qu'ils génèrent deviennent purement indissociables. La « petite distillation progressive », évoquée dans le roman, est en marche. Que ce soit le glissement d'Anna dans son approche de l'âge adulte ou dans les événements qui se nouent. Les phrases effleurent, s'inscrivent dans le cerveau comme un sillon qui passe et repasse, gravent sournoisement mais implacablement la monstruosité d'un instant, d'une période de la vie où la normalité n'a plus sa place. A moins bien sûr qu'elle ne soit constitutive d'un tout, drame compris.

Et ces mots là - on en revient à eux - vous touchent d'autant plus, vous lecteur, lorsqu'Anna raconte son histoire à la deuxième personne du pluriel. Une manière de prendre de la distance face aux événements, dont le temps n'a en rien altéré la douleur.

Tout est à sa place dans ce roman. Il n'y a rien à enlever, rien à rajouter. Juste à se laisser prendre, se laisser aller au doute, à l'amertume et à l'espoir aussi.
Lien : http://www.bibliomanu.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
fran6h
  22 octobre 2012
Nous sommes en Corse et Anna revient dans la maison où, avec ses parents elle passait les mois d'été de son enfance. En ouvrant le placard, elle retrouve un petit jouet mécanique qui déclenchera en elle les souvenirs précis de cet été particulier. Elle se souvient du temps où à 16 ans elle était la fille d'Acquargento, celle qui s'ennuyait ferme dans cette masure isolée dans les années 80. Celle qui rêvait d'école de design à New York, de rock, d'une vie trépidante. Celle qui, incomprise de tous, avait tout perçu alors que les autres ne l'écoutaient pas. Jusqu'à ce que le drame se produise.

Pendant cet été là, c'est l'arrivée de sa soeur, Hélène, et de sa fille, Léa, qui va perturber l'ordre immuable entre plage, travaux de jardin, murets de pierres sèches et repas sur la terrasse.

Marie Neuser nous plonge avec justesse et humour dans la peau de cette adolescente. Et c'est à travers ses réflexions que nous découvrons peu à peu les rapports entre les différents membres de la famille, dans ce cercle presque fermé, où la seule ouverture sur le monde est la plage avec ses naïades et ses bellâtres.

Avec talent, l'auteure nous brosse là un portrait attachant et sensible d'une adolescente, avec toutes ses contradictions entre réalité et illusions. Un bon moment de lecture.
Lien : http://www.canalblog.com/cf/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
PinkCatReading
  10 mars 2017
Anna, nous raconte l'été de ses seize ans, à Acquargento, en Corse, où elle passaient ses vacances avec ses parents. C'était il y a vingt ans. Elle nous délivre, à travers un portrait de famille peint à l'acide de la rébellion adolescente, ses rêves d'école de design à New York, ses émotions, sa solitude, ses angoisses. Elle nous raconte l'arrivée de sa soeur après un an sans nouvelle, accompagnée de son bébé, Léa. Et au milieu des chèvres, du hameau en ruine, des méduses, des guêpes et de la chaleur étouffante, Anna commence à se poser des questions sur l'état mental de sa soeur...

Je ressors mitigée de cette lecture. La principale chose qui ne m'a pas plu est l'emploi du "vous" quand la narratrice (Anna) parle d'elle : "Vous vous sentez perdue au fin fond de nulle part", "Vous avez seize ans"...Mais l'écriture de Marie Neuser est affûtée, l'ambiance qu'elle a su créer dans la chaleur écrasante, la langueur d'un été corse est vraiment très prenante. Elle a aussi un don pour faire monter l'angoisse, le malaise. Lentement...ce qui fait que parfois j'ai eu l'impression que rien n'avançait. Nous sommes spectateurs de la tragédie alors qu'Anna se débat tellement pour que rien arrive, c'est très frustrant! D'ailleurs, un peu déçue aussi d'avoir vu venir la révélation de loin. Les personnages sont intéressants même si les parents sont assez absents, ils ne comprennent rien, ne voient rien...ou bien sont-ce les impressions de l'adolescente révoltée?

Une histoire de famille ordinaire et unique à la fois, des lenteurs imposées par l'ambiance et la montée de l'angoisse pour arriver au paroxysme de ce drame familial.

J'ai noté les autres romans de Marie Neuser qui ont aussi l'air d'être dérangeants...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
gipsypaladini
  06 mai 2015
On finit le coeur en mille morceaux...
Commenter  J’apprécie          61


Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1754 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre