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EAN : 9782266267984
576 pages
Éditeur : Pocket (12/05/2016)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 181 notes)
Résumé :
Après le meurtre de Lily Hewitt, retrouvée dans sa baignoire avec les seins tranchés et deux mèches de cheveux de couleurs différentes entre les doigts, l'équipe du policier Gordon enquête sur Damiano Solivo, un immigré italien voisin de la victime. Persuadé de la culpabilité de cet homme, dont l'alibi semble artificiel, Gordon collecte les indices de son implication sans rien pouvoir prouver.
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Critiques, Analyses et Avis (77) Voir plus Ajouter une critique
gruz
  15 mai 2015
Ce bouquin est différent.
Balayées, vos belles certitudes concernant les polars. Dépoussiérées, vos merveilleuses habitudes de lecture. Soufflée, cette monotonie qui parfois vous prend à force de lire tant de récits qui se ressemblent.
Prendre Lily est un polar, certes. Quoi que… Permettez moi d'en douter une seconde (ah, cette manie de toujours vouloir tout coller dans des boites).
Marie Neuser nous propose, en fait, un roman hybride. A la fois polar, chronique d'une époque, dissection d'une enquête, reportage romancé ou encore récit psychologique, son roman (d)étonne et sort de l'ordinaire.
C'est le premier volet d'un diptyque consacré à un fait divers qui a passionné les foules de 1993 à 2011 et fait s'arracher les cheveux des enquêteurs italiens et anglais. Tant qu'à faire, autant que ce soit une française qui s'y colle.
Le roman a beau se baser sur une histoire vraie, on est loin d'une banale retranscription des faits. A la fois récit analytique que psychologique, l'auteure nous plonge tout entier dans une enquête qui n'en finit pas. A travers les yeux, l'esprit et les failles de l'un des policiers anglais, elle nous permet de suivre l'enquête pas à pas.
A des années-lumière de ce que propose la plupart des polars ou thrillers, le récit nous démontre combien la quête de la vérité est un travail de longue haleine et un labeur de fourmis. Des années de recherches pour trouver une piste ; entre flair et chance (et parfois un sacré manque de flair également).
L'enquêteur se compare à « un flic téléporté dans un film de Bergman » et compare l'investigation à « la traque silencieuse d'une mante religieuse camouflée en pétale, adaptant son souffle au souffle de sa proie, laquelle, consciente elle aussi du danger qui l'observe, a soigneusement choisi une place dans le vent qui disperse son odeur et brouille les codes de l'attaque. »
Cette citation décrit parfaitement ce que traversent les personnages et la manière dont se développe l'histoire. Mais n'allez pas croire que ce roman de tout de même 520 pages en devient un pensum. C'est tout le contraire, le début, qui peut sembler lent, nous plonge tant au fond de l'intrigue qu'on en devient vite accro.
Oui accro à cette description minutieuse et réaliste. Fasciné surtout à l'écriture de Marie Neuser, très au dessus de ce que l'on peut lire habituellement dans le genre. Une plume fouillée, d'une expressivité rare, d'une verve souvent éclatante. Une écriture d'une belle intelligence, très vivante et jamais barbante.
Pas de rythme effréné, pas de rebondissements abracadabrants, oui ce bouquin est différent. Si vous voulez sentir ce qu'est une vraie enquête de police, tout en partant à la rencontre de personnages étonnants, mis en lumière par la grâce d'un style éclatant, Prendre Lily est fait pour vous.
Le livre en un seul mot : Admirable.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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cannibalector
  15 novembre 2016
Elle ne voulait pas aller danser Lily, elle ne venait pas de Somalie pour faire les poubelles à Paris.
Elle était couturière dans la petite ville de "B" en Angleterre et élevait seule ses deux enfants.
Ses deux bambins l'ont retrouvé atrocement mutilé dans sa baignoire.
C'est la brigade criminelle de "B" qui est chargé de l'affaire, un des flics est le narrateur de cette longue enquête, très longue enquête, très très longue enquête.Pourtant le principal suspect a été vite identifié: un voisin italien soupçonné d'avoir tué une petite fille dans son pays natal
15 ans plus tôt. Un faisceau de présomption de plus en plus précis au fil du livre encercle le suspect mais, de par son habileté et ses mensonges, aucune preuve tangible ne peut être retenu contre lui malgré de nombreuses perquisitions et interrogatoires.
Le doute, la rage, le découragement accablent la brigade qui a pourtant la certitude qu'il est coupable. Et les années passent......et l'italien reste en liberté.
Originalité de ce roman est que le présumé coupable est vite identifié, ce qui est d'ailleurs assez conformes à de nombreuses affaires criminelles.
Si les flics tournent en rond et se découragent, le problème est que c'est la même chose pour le lecteur.
En bref, pour "prendre lily", il faut être endurant mais le plaisir n'est quand même pas négligeable.
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Ziliz
  07 juillet 2016
« Maman a été coupée en morceaux ! Maman a été coupée en morceaux ! » crient Maddy et June, onze et quatorze ans, en ressortant de leur maison plus vite qu'elles n'y sont entrées au retour du collège. Leur mère Lily gît en effet dans la baignoire, dans une mare de sang, le ventre ouvert, les seins détachés du buste, pas tout à fait décapitée mais l'intention y était, une mèche de cheveux dans chaque main...
Cette image n'a pas fini de hanter les enquêteurs Jim, Daphné, et surtout Gordon McLiam (le narrateur) qui, comme le dit fort à propos Télérama "confond parfois justice et vengeance".
D'emblée, on a un suspect que tout accable, les preuves s'accumulent, mais le "gros lard" (sic) est insaisissable comme une savonnette, ce qui rend McLiam totalement dingue. L'enquête et la traque durent, s'éternisent, piétinent, se répètent... Et je m'ennuie comme jamais en découvrant ce récit vide et long.
Serviette jaune, fétichisme capillaire, sudation, 'gros lard', baskets, Javel, Italie, Gloria. On reprend ces idées d'une page à l'autre et on tourne en rond. A l'image d'une véritable enquête, certes, mais j'attends autre chose d'un roman policier (des protagonistes convaincants, des échanges bien menés).
D'autant que j'ai vite trouvé le flic narrateur au moins aussi antipathique que son suspect - suffisant, arrogant, macho, snobinard. A l'opposé d'un autre britannique de littérature policière : le délicieux Tom Lynley d'Elizabeth George, par exemple.
De Marie Neuser, j'ai lu 'Je tue les enfants français dans les jardins' et 'Un petit jouet mécanique'. J'ai beaucoup aimé, appréciant l'originalité des intrigues. Ici on assiste à une enquête sur un présumé serial killer, déjà vue maintes fois, et surtout d'une lenteur exaspérante. Je crois ne m'être jamais autant barbée à la lecture d'un polar ! 560 pages interminables.
Après avoir "pris" cette Lily nous sommes invités à poursuivre l'affaire et à "Prendre Gloria" (suite de cet opus) - la jeune Gloria dont on entend déjà abondamment parler dans la première partie de l'enquête.
Non merci, trop contente d'en avoir enfin fini avec ce roman poussif.
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kuroineko
  07 décembre 2019
Impressionnante somme que ce pavé intitulé Prendre Lily, premier tome du diptyque Prendre femme. Impressionnante et dérangeante.
Si Pocket le classe comme thriller, le roman de Marie Neuser dépasse cette étiquette. Il aborde un macabre fait divers survenue en Angleterre. L'auteure recourt à un narrateur, le policier Gordon McLiam, ce qui apporte une vue tout à fait subjective de l'enquête et de ce qui se deroule autour. Profondément choqué et hanté par l'état du corps de la victime, le flic part littéralement en croisade contre le suspect du meurtre, suivi par ses collègues. Puissant instinct? Aveuglement? Accusation parce que la face du type en question l'écoeure? Esprit de justice ou esprit de vengeance?
Marie Neuser nous livre un fort récit où l'on tombe sans parachute dans les profondeurs de la psyché du narrateur. Elle décortique les aléas des procédures, avec ses lenteurs, avec ses erreurs ou ses oublis, avec la pertinence d'enquête des policiers et leurs manques occasionnels de jugeote. C'est un univers complexe qui se déploie, avec toute la frustration que peut engendrer une enquête au long cours. Et, en creux, il y a ledit suspect, avec toutes ses manies, ses hasardeuses coïncidences et la répulsion qu'il inspire sans délais à McLiam et consorts.
On est assez loin, avec Prendre Lily, du strict roman policier. Par sa forme, par sa densité et par son style. C'est ma première lecture de Marie Neuser et j'en ressors bluffée par son écriture incroyablement ancrée dans son personnage. On suit l'évolution de cet homme, fragilisé et mis en face de certains aspects de sa vie à partir de la découverte du corps martyrisé de Lily. Et cette évolution est très sensible dans le déroulé de ses dires et commentaires, se faisant plus sombre, plus âpre, plus marqué physiquement et moralement à mesure que défilent mois et années.
C'est donc sans attendre que je me plonge dans le second tome, Prendre Gloria.
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nadiouchka
  12 mars 2016
Ne connaissant pas l'auteure qui, pourtant, est marseillaise comme moi, et dont les précédents romans ont connu un grand succès, je me suis laissée tenter pour lire ce livre, tiré d'un fait divers qui a tenu en haleine les foules de 1993 à 2011. C'est le premier volet d'un diptyque nommé PRENDRE FEMME.
Au début du roman, on découvre le cadavre d'une femme dont l'assassin a abandonné le cadavre, sauvagement mutilé, dans la baignoire, en faisant en sorte qu'il soit découvert par ses deux filles à leur retour de l'école.
L'enquête dure huit ans et elle est menée par des policiers anglais qui font rapidement le rapprochement avec un autre meurtre commis en Italie, quelques années auparavant, certainement par le même homme car les similitudes sont flagrantes.
Le lecteur connaît, dés le début, le nom de l'assassin mais cela n'enlève rien au travail de l'écrivaine qui nous raconte en détail le travail des enquêteurs et principalement celui de Gordon qui se sent totalement impliqué.
On peut dire de ce livre que c'est un polar.
Parfois, l'enquête semble avancer et on pense que cette fois est la bonne ; que Daminao Solivo (puisque c'est lui l'assassin) va être arrêté. Mais à chaque fois il arrive à s'en sortir, en gardant un flegme incroyable.
Le style de l'écrivaine a été pour moi une bonne découverte car, malgré la lenteur des événements, elle réussit à garder le lecteur en haleine jusqu'au bout.
Après avoir lu ce premier volet, je me suis empressée de lire le second : PRENDRE GLORIA.
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critiques presse (1)
Telerama   24 juin 2015
L'écriture, verte, fiévreuse, sert magnifiquement la voix du narrateur, qui confond parfois justice et vengeance.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   06 juillet 2016
- Jim... Quand tu étais ado, où tu planquais tes revues porno ?
Ma question eut comme conséquence l'étranglement explosif de mon ami. Il se reprit, jeta vers Daphné un regard embarrassé et épongea les projections de bière atterries sur son menton.
- Quoi, je t'ai déjà parlé de...
- Mais non, enfin. On a tous été ados et on a tous eu des revues planquées quelque part. Ne serait-ce que la page centrale du 'Sun'.
Daphné nous écoutait avec amusement.
- Pas la peine de rougir, les gars. Moi-même, je m'étais acheté une fois un numéro d'une revue gay. Pour... vous comprenez... enfin, pour... avoir une idée précise d'un certain appendice... Mauvaise idée, mauvaise idée ! Le jour où enfin j'en ai eu un à moi, j'ai été très déçue par les proportions ! Bref. Je l'ai gardée pendant des années, cette revue. Et pour ne pas que mes parents tombent dessus, je l'avais cachée au dos d'un cadre accroché dans ma chambre. Un cadre avec une photo de chevaux galopant dans la lande. Et vous savez quoi ? Eh bien chaque fois que... eh bien, je pense à ces chevaux.
On était estomaqués. Daphné avait parlé avec un tel naturel qu'on se sentait comme deux puceaux qui transpirent en lisant le mot 'cul' sur un graffiti.
(p. 297-298)
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ZilizZiliz   14 juillet 2016
- Ne te fous pas de moi ! Qu'est-ce qui se passera, au terme du procès, [... quand] tout votre boulot se sera cassé la gueule ? Tu te rends compte de ce qui se dressera entre nous ?
- Mais ça fait longtemps que c'est dressé, ma princesse. Depuis notre première rencontre. Tu m'as allumé en connaissance de cause, non ? Et ça ne nous empêche pas de nous aimer... D'ailleurs, tiens, c'est dressé, là, maintenant. Tu veux tâter ? Ecureuil de mes rêves ?
Et j'en arrivais à me demander par quel miracle de l'aveuglement elle ne décelait pas, dans mes mots d'une stupidité abyssale, le cynisme féroce de celui qui n'aime pas, ne respecte pas, n'admire pas, même pas un tout petit peu, même pas par pitié, par devoir ou par faiblesse.
(p. 521-522)
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ZilizZiliz   08 juillet 2016
[...] il y a des morts pour lesquelles je n'éprouve aucune compassion, celle des véliplanchistes qui partent dans la tempête ou celle des alpinistes qui disparaissent au sommet de l'Annapurna. Quand tu décides de te placer à la marge, à titiller des tarés avec des flingues et des ours voraces, tu as déjà pactisé avec la mort. Si tu tiens à tes os, tu restes sur ton canapé. Et d'ailleurs, en ce qui me concerne, j'ai toujours clamé autour de moi que je refusais qu'on pleure sur ma tombe si je devais laisser ma peau en service. En abandonnant à vingt ans mes études de droit pour devenir flic, j'ai moi aussi signé le pacte.
(p. 155)
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Cheftaine62380Cheftaine62380   25 juin 2015
J'étais d'autant plus furieux de voir la manière dont on osait aujourd'hui s'emparer d'une affaire criminelle dans un immense élan de nombrilisme sous couvert d'appel à la justice, et dégoiser sans fin en se substituant aux organes officiels d'investigation. On pouvait ainsi se permettre tout et n'importe quoi, continuer allègrement à polluer et à diffamer, jeter des boucs émissaires en pâture et faire naître le doute. Je pouvais à la rigueur le concevoir dans un grand débat public chapeauté par des gens sérieux. Mais animé sur la toile par un détraqué caché derrière une multitude de pseudos et alimenté par tout autant de grands malades, cela devenait le royaume du mensonge, de la vengeance, de la bassesse. Je commençais à considérer d'un autre œil le concept de liberté d'expression.
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ZilizZiliz   04 juillet 2016
Toute personne ayant lu un roman policier écrit ces dix dernières années sait pertinemment que la Javel détruit l'ADN, rendant impossible son extraction même si une présence de sang ou de sperme se révélait au Luminol.
(p. 54)
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