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Les descendants d'Henri le navigateur qui ont fondé un empire, ont bizarrement tourné le dos au grand large au cours du 20 eme siècle et 900 000 d'entre eux sont venus s'installer en France pour vivre mieux...

C'est en effet sur l'émigration Portugaise des années 60 et 70 que se penche l'auteur de cette BD documentaire en prenant appui sur le témoignage de Maria, la femme de ménage de ses parents.

Le côté émouvant de cette BD est apporté par l'aventure personnelle des migrants , mais aussi par ce moment de l'existence où la maison va être vendue, la vie de tous les membres de la famille, ainsi que celle de Maria, bouleversée à jamais.

On apprend plein de choses sur l'histoire du Portugal et en particulier, sur la plus longue dictature européenne, celle de Salazar qui a utilisé l'émigration de façon opportuniste . On découvre les conditions de vie difficiles et le choc culturel des migrants, le bidonville de Champigny, l'apprentissage de la langue, le dur labeur pour se construire une vie, le rêve du retour au pays, pas vraiment partagé par les enfants.

C'est une BD très instructive en noir et blanc que m'a apportée cette opération masse critique, et je remercie Babelio et l'éditeur. Ce n'est pas mon graphisme favori, mais j'ai apprécié cette façon sensible d'aborder l'Histoire du monde, pour nous la faire partager.
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Cette bande-dessinée est apparue dans mes suggestions de livres, et je n'ai pas pu résister à l'achat de cellei-ci.

Robin Walter a décidé de réaliser cette bande-dessinée en hommage à Maria, la femme de ménage portugaise de ses parents durant plus de trente ans. Robin Walter nous raconte alors la longue épopée de Maria jusqu'à ce qu'elle arrive chez ses parents en tant que femme de ménage. Il exprime le besoin qu'ont eu les portugais dans les années 60 de partir à cause de la misère et de la politique désastreuse (la dictature de Salazar). Les portugais au pays voyaient les portugais immigrés qui avaient réussi à gagner de l'argent et qui revenaient avec des voitures remplies de provisions et de cadeaux.

Malheureusement, ils ne connaissent pas les conditions de vie désastreuses qu'ont eu ces hommes dans les bidonvilles à Franc-Moisin et Champigny. La France était à cette époque le pays idéal pour gagner de l'argent mais la séparation entre les familles étaient dures et beaucoup de larmes ont coulé. Ce sont d'abord les hommes qui sont partis pour trouver un logement et un travail. Au fur et à mesure, les femmes et les enfants rejoignaient l'homme et se rendaient compte des conditions misérables.

Cette bande-dessinée d'une centaine de pages est écrit et dessiné simplement, sans mots compliqués et permet d'en savoir plus sur l'immigration portugaise des années 60-70. Robin Walter exploite plusieurs sujets comme l'amour, l'amitié, la famille, la séparation, la "saudade" et vous en apprendra davantage sur l'histoire du Portugal !
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Quel émouvant hommage que celui de Robin Walter à Maria, la femme de ménage portugaise que ses parents emploient depuis trente ans.
Mais voilà, ils vendent leur maison et doivent se séparer de la fidèle Maria.
Comme un signe de remerciement et de reconnaissance, l'auteur décide de raconter son histoire.
Son enfance au Portugal, l'exil en France dans les années 70.
Pour mieux comprendre, il recueille de nombreux témoignages d'autres migrants et se penche sur l'histoire du pays et de la dictature de Salazar.
C'est très instructif historiquement parlant. Les rapports de la famille avec Maria sont touchants.
C'est vraiment une très belle histoire.
Par contre, je suis moins fan des dessins.
Certains sont très expressifs et réalistes, mais l'ensemble m'a paru sombre et brouillon.
Ceci dit, j'ai quand même passé un excellent moment.
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Devoir vendre la maison familiale et voir les souvenirs resurgir; l'enfance, les visages des parents des frères et des soeurs, les éclats de rire dans le jardin, et puis la cuisine de Maria, son écoute sa bienveillance sa gentillesse… Maria, la femme de ménage d'origine portugaise qui continue d'entretenir la maison pour les visites d'acheteurs potentiels.

Depuis le départ de ses parents vers la montagne et ses bienfaits, Robin avait un temps installé son atelier dans la maison mais n'y vivait pas. Sa femme et ses enfants, Maëlle et Guillain avaient arpenté chaque pièce et savouré les délicieuses frites de Maria.

Mais, ainsi allait la vie, il fallait vendre.

En s'interrogeant sur l'avenir de Maria – une retraite éventuelle dans son pays natal ? – , Robin constate qu'il ne sait rien de son passé. À l'heure où les flux migratoires sont au coeur de l'actualité, Robin aimerait connaître et comprendre, à travers le vécu de Maria, l'Histoire de l'immigration de masse portugaise, causée en partie par la dictature de Salazar.

Et l'auteur-illustrateur qu'il est a le vif désir de partager ses recherches et ses sentiments avec ses lecteurs. Ainsi, Robin met en mots et en dessins le récit de Maria et Manuel – son mari -, et les informations glanées dans les médiathèques. En simultanée, il met en scène sa propre famille et lui-même. le passé côtoie le présent en l'éclairant et des résonances s'opèrent.

La construction narrative pertinente et les illustrations réalistes apportent à l'aspect historique beaucoup d'humanité. Une démarche sincère sensible et intéressante. Et quelle belle idée de mettre en lumière l'arrivée des portugais en France dans les années soixante, un sujet peu exploré en littérature.
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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Trente ans de souvenirs qui s'effacent. Les parents de Robin ont mis leur maison en vente. Trente ans de moments partagés avec ses frères et soeurs, avec Maria aussi, la femme de ménage, partie du Portugal au moment de la dictature de Salazar. de ces derniers moments dans la maison de son enfance naît l'idée d'en apprendre davantage sur Maria et son histoire.
Pour les 50 ans de la révolution des oeillets, Des ronds dans l'O a la bonne idée de rééditer cet album paru initialement en 2017. Au travers de Maria, Robin Walter y conte l'histoire de l'immigration portugaise en France en replaçant le tout dans son contexte historique et politique. Salazar et l'estado novo, le bidonville de Champigny, l'illusion du retour au pays, le racisme... L'enquête est dense et instructive.
Robin Walter n'use d'aucun artifice pour raconter cette histoire. Son dessin en noir et blanc renforce l'aspect documentaire mais ne met jamais de côté pour autant l'aspect humain. J'ai également apprécié le passage au Musée de l'histoire de l'immigration qui replace le sujet dans une globalité et alimente la réflexion bien actuelle autour de "celui qui vient d'ailleurs".
Après KZ Dora, Prolongations et von Braun (Des ronds dans l'O, 2010, 2014, 2021), Robin Walter perpétue une belle tradition de BD docu en contant L Histoire par le biais de l'humain. Une réussite !
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L'intention de l'auteur est touchante : rendre compte de sa gratitude pour le dévouement de l'employée de maison portugaise qui pendant 30 ans a cajolé sa famille, et raconter l'immigration portugaise de la deuxième moitié du XXème siècle. C'est réussi ! Pour autant je ne suis pas à l'aise avec la position décomplexée du fils de bonne famille française qui rend hommage à la femme de ménage. En cela la fibre anarchiste de descendante d'immigrés qui somnole en moi est seule responsable, l'auteur n'y est pour rien.
Bravo, un bel hommage à Maria et les siens.
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Une maison familiale en vente. Robin Walter y a ses racines, il y a grandi, tous ses souvenirs le rattachent à ce lieu. Depuis quelques années, il vit non loin de là avec sa femme et ses enfants mais il revient quasi quotidiennement dans la maison de ses parents. Il y a son atelier et cette atmosphère si propice pour travailler.
Et puis il y a Maria qui travaille pour eux depuis plus de trente ans. Maria continue de venir régulièrement pour entretenir la maison pendant que les visites ont lieu. Avec les années, Maria est devenue une amie de la famille et pour Robin – comme pour ses frères et soeurs – elle est devenue une seconde maman. La cuisine de Maria, sa gentillesse, sa bienveillance et sa douceur, tout cela fait qu'elle a une place importante dans cette famille. Mais la vente de cette maison marque aussi le fait que Maria ne viendra plus travailler pour les parents de Robin.
A la veille de ses trente ans, Robin Walter s'interroge sur le passé de cette femme et les raisons qui l'ont conduite à immigrer en France.



C'est un témoignage à la fois tendre et pudique que nous propose Robin Walter. Partant de la vente de la maison de ses parents et marquant ainsi le fait que c'est une page de sa vie qui se tourne, l'auteur pioche dans ses souvenirs et se remémore, dans un premier temps, les souvenirs forts de son enfance. Puis, suivant ce fil, le visage de Maria revient avec autant de régularité qu'un métronome, accompagnant chaque moment fort de cette vie de famille et contribuant largement à l'éducation des enfants. Cette famille n'aurait pas tout à fait été la même si elle n'avait pas été présente.

Par le biais de cette femme arrivée en France en 1972, Robin Walter aborde tout un pan de l'histoire du Portugal. le XXème siècle marque un tournant dans l'essor du Portugal ; les deux guerres mondiales et la fin de son empire colonial marquent le déclin de l'économie portugaise et de son influence dans le monde. Et l'arrivée de Salazar au pouvoir va amener de plus en plus de portugais à choisir la voie de l'exil (...)
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
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Alors que la maison de famille est en vente, le fils retrace ce qu'il a vécu dans cette demeure. Petit à petit il s'aperçoit qu'une seule personne est restée fidèle à cette maison. C'est Maria la femme de ménage d'origine portugaise. Son parcours intéresse le jeune homme qui voudrait retracer en bd.
La couverture ne donne pas envie alors que les dessins sont plutôt aboutis et l'histoire est agréable.
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Robin reçoit quelques amis dans la maison qui pour quelques jours encore est la maison de famille, un panneau "A vendre" orne dorénavant l'entrée. C'est le seul endroit où Robin se sent vraiment chez lui car même en tant que père de famille lui-même il a besoin de revenir régulièrement dans cette maison. Il ne reste que Maria la femme de ménage de ses parents depuis 30 ans qui veille encore sur la maison familiale. Aujourd'hui Robin se rapproche de Maria et lui demande de lui parler d'elle, comment ce petit bout de femme a pu quitter ce Portugal dirigé d'une main de fer par Salazar.
Cette BD autobiographique retrace le parcours de Maria et de son mari Manuel mais traite surtout de l'immigration portugaise des années 60 avec en filigrane la montée en puissance du jeune Salazar qui fera du Portugal des années plus tard une véritable dictature.
Ce qui a d'original dans cette BD est la façon dont l'auteur a décidé de raconter, car le récit raconte comme lui est venu l'idée de faire de la vie de Maria une BD, il parle d'elle, de ses frites (oui c'est un grand sujet de la BD), de la famille en général, du besoin d'avoir un point de chute. Robin fait des recherches et découvre l'Histoire du Portugal qu'il nous rend à travers ses dessins en noir et blanc.

Vraiment très intéressant, cette BD m'a surtout plus par l'hommage que rend l'auteur à celle qu'il a connu depuis son plus jeune âge.
Lien : http://stemilou.over-blog.co..
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C'est au détour du salon du livre de Saint-Malo, Quai des Bulles, que j'ai rencontré l'auteur Robin Walter. Pour tout vous dire, je lis un peu de romans graphiques et/ou quelques bandes-dessinées, mais j'y allais surtout pour mon mari, grand fan de bd. Et cette rencontre, je la dois à un ensemble de facteurs avec comme dénominateur commun, le Portugal.

Peu de temps auparavant, j'avais lu un manuscrit avec pour trame de fond l'émigration portugaise dans les années 60/70 et la dictature de Salazar ; et ce texte m'avait marquée.
Alors en voyant le stand de la maison d'édition, la couverture du livre à la représentation en bandeau du drapeau portugais, c'est tout naturellement que je me suis tournée vers l'auteur pour en savoir plus sur son ouvrage.
J'ai été très vite convaincu par l'auteur, et je le remercie pour le temps qu'il m'a accordé ; notre discussion fût fort intéressante.

Son ouvrage est quant à lui à la hauteur de ce que j'attendais. L'histoire y est simplement raconté, du pourquoi de l'écriture de cette histoire, en passant par les recherches effectuées, les discussions avec Maria, leur femme de ménage, et autres proches de la famille. L'auteur témoigne d'une tranche de vie, la sienne avec ses parents et ses frères et soeurs, dans cette maison mise en vente, et pour qui, le départ signe le début d'une autre belle histoire, celle des souvenirs, ceux de Maria, Manuel son mari, de leur fuite de la dictature. S'y ajoutent des détails historiques plus précis soutenus par un graphisme épuré, parfois dénué de textes ou encore seulement par un encadré.

Les dessins, en dégradé de noir et blanc, ne m'ont pas séduit tout de suite ; je ne suis pas adepte du noir et blanc. Puis finalement, je me suis laissée porter et avec le recul, je trouve que cela sert le contenu historique et la souffrance de cette époque.

J'ai passé un superbe moment de lecture avec cet ouvrage. Je le recommande vivement pour tous ceux que l'histoire du Portugal intéresse.
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