> Victor-Henry Debidour (Autre)

ISBN : 207037789X
Éditeur : Gallimard (1987)


Note moyenne : 4.21/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
"Les Muses, en cherchant un temple qui ne disparût jamais, trouvèrent l'âme d'Aristophane." - Platon
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Citations et extraits

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  • Par Piling, le 26 mars 2009

    LE RAISONNEMENT JUSTE : Mais quoi ? Si, pour t'avoir écouté, il se fait enfoncer une rave dans le derrière, et épiler à la cendre chaude, aura-t-il quelque argument pour démontrer qu'il n'est pas un cul-béant ?
    LE RAISONNEMENT INJUSTE : Et s'il est cul-béant, en quoi celui lui nuirait-il ?
    LE RAISONNEMENT JUSTE : Dis plutôt : que pourrait-il lui arriver de plus fâcheux ?
    LE RAISONNEMENT INJUSTE : Que diras-tu, si je te bas sur ce point-là ?
    LE RAISONNEMENT JUSTE: Je me tairais. Que faire d'autre ?
    LE RAISONNMENT INJUSTE : Eh bien, dis-moi, les avocats, où les recrute-t-on ?
    LE RAISONNEMENT JUSTE: Parmi les culs-béants.
    LE RAISONNEMENT INJUSTE : D'accord. Et les acteurs tragiques, où ?
    LE RAISONNEMENT JUSTE: Parmi les culs-béants.
    LE RAISONNEMENT INJUSTE : Bien parlé. Et nos démagogues ?
    LE RAISONNEMENT JUSTE: Parmi les culs-béants.
    LE RAISONNEMENT INJUSTE : Te rends-tu comptes que tu ne dis rien qui vaille ? Et parmi les spectateurs, lesquels sont les plus nombreux ? Regarde.
    LE RAISONNEMENT JUSTE: ça y est, je regarde.
    LE RAISONNEMENT INJUSTE : Que vois-tu donc ?
    LE RAISONNEMENT JUSTE : Les plus nombreux, par les dieux, ce sont les culs-béants. EN voilà un, je le sais, et en voilà un autre là-bas, et cet autre à la belle chevelure.
    LE RAISONNEMENT INJUSTE : Qu'as-tu à répliquer ?
    LE RAISONNEMENT JUSTE : Nous sommes battus, ô débauché. Au nom des dieux recevez mon manteau, pour que je passe dans vos rangs.
    (Les Nuées)
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  • Par Piling, le 26 mars 2009

    Autrefois les délégués des villes, pour vous duper, commençaient par vous appliquer cette appellation d'Athéniens-couronnés-de-violettes. Sitôt qu'on vous avait ainsi nommés, vous vous redressiez de satisfaction sur le bout des fesses. Il vous suffisait que l'un vous cajole en ajoutant le qualificatif "brillant" à celui de votre ville pour obtenir ce qu'il voulait en vous honorant de cette épithète bonne pour les sardines.

    (les Acharniens)
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  • Par Piling, le 26 mars 2009

    DICEOPOLIS : Tu vas sans doute acheter pour les emporter des anchois de Phalère ou de la poterie ?
    LE THEBAIN : Des anchois ou de la poterie ? Mais nous en avons chez nous. Je veux des choses que nous n'avons point chez nous, et que vous avez ici par tas.
    DICEOPOLIS : Ah ! bien ; je vois cela d'ici. Prends un sycophante, et emballe-le comme un pot pour l'emporter.
    (Les Acharniens).
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  • Par Piling, le 26 mars 2009

    Le Grand Roi lui-même, en questionnant l'ambassade lacédémonienne, après lui avoir demandé quelle était la puissance maritime la plus forte, lui demanda quel était le peuple qu'Aristophane accablait de ses traits. Il ajouta que c'était à n'en pas douter de beaucoup le plus fort, et qu'il y avait beaucoup à parier qu'il gagnerait la guerre avec l'appui d'un tel conseiller.
    (les Acharniens)
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  • Par Piling, le 26 mars 2009

    STREPSIADE : ... Mais au fait qu'ont-ils à regarder la terre ?
    DISCIPLE : Ils scrutent, tels que tu les vois, le monde souterrain.
    STREPSIADE : Des oignons, qu'ils cherchent, à ce que je vois ! (Il les apostrophe.) Ne vous mettez donc pas en peine de cela ; je sais, moi, où il y en a de grands et de beaux. Que font donc ceux-ci penchés à terre ?
    DISCIPLE : Ceux-là sondent les ténèbres de l'Erèbe dans les profondeurs du Tartare.
    STREPSIADE : Qu'ont leur derrière à regarder le ciel ?
    DISCIPLE : Il fait de l'astronomie pour son propre compte.

    (Les Nuées).
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    •   mais aux ânes benêts, le râleur n’attend point le nombre des années.
    •   mais à mon Amédée la chaleur de mon corps et mes boutons d’acné.
    •   mais aux âmes bien nées la valeur n'attend point le nombre des années.
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