-
Par le_Bison, le 19/03/2012
Funérailles célestes de
Xinran
Elle en venait petit à petit à comprendre que le Tibet tout entier était un grand monastère. Tous ses habitants étaient inspirés par le même esprit religieux, qu’ils portent ou non des robes de moines.
-
Par alicejo, le 15/03/2012
Chinoises de
Xinran
Si vous n’écrivez pas ces histoires, leur trop-plein va vous briser le cœur.
-
Par alicejo, le 15/03/2012
Chinoises de
Xinran
Un homme qui bat sa femme ou maltraite ses enfants, pour de nombreux Chinois, "met de l'ordre dans sa maison".
-
Par sylvie, le 26/03/2010
Funérailles célestes de
Xinran
"Wen craignait que la famille ne procède à des funérailles célestes. Zhuoma avait décrit comment, après la mort de son père, son corps avait été démembré et laissé en pâture aux vautours sur un autel de montagne. Face à la réaction horrifiée de Wen, elle avait répondu que ce rituel n'était qu'une des manifestations de l'harmonie entre le ciel et la terre, la nature et l'homme : il n'y avait rien de répugnant là-dedans. Mais, malgré ces explications de Zhuoma, wen ne pensait pas pouvoir regarder le corps de Ni offert aux vautours. en l'occurrence, elle fut épargnée : la famille emmena le cadavre au lac pour des funérailles aquatiques."p : 100
> lire la suite
-
Par iarsenea, le 21/09/2010
Baguettes chinoises de
Xinran
Ainsi, la première fois qu'elle était allée aux toilettes chez ses patrons, Trois s'était trouvée dans le plus grand dilemme face à un siège dont elle ignorait l'usage, quand chez elle un simple trou à ras du sol permettait de s'exonérer. Dans l'urgence, elle avait fini par sauter à pieds joints sur le siège pour s'y accroupir. La chose faite, la chasse d'eau posa une autre énigme que toute sa réflexion ne put résoudre. Elle referma la porte et retourna avec Wang Tong au restaurant, sans souffler mot. Le soir, à son retour à la maison, le couple fut saisi par l'odeur nauséabonde qui avait envahi les lieux. En ouvrant la porte des toilettes, il découvrit deux empreintes de pas sur le siège et un magnifique étron qui flottait à la surface de l'eau. Guan Buyan manqua de perdre connaissance et s'en prit aussitôt à sa femme : comment avait-elle pu oublier de montrer à la simplette l'usage de ces commodités ? Wang Tong, beaucoup plus indulgente, se contenta de nettoyer en silence et ce ne fût que plusieurs semaines plus tard, quand Trois revient chez elle, qu'elle lui montra comment s'asseoir convenablement sur le siège. Trois, embarrassée, prit tout à coup conscience de la mauvaise « impression » qu'elle avait dû laisser lors de son premier passage dans cette demeure immaculée et si délicatement parfumée.
> lire la suite
-
Par litolff, le 21/12/2010
Funérailles célestes de
Xinran
Les 4 cameramen et moi avons été abasourdis par le vide des paysages,
le vent invisible soufflant sur la terre inculte, le ciel haut, infini, et le silence total. Mon esprit et mon âme se sentaient propres et vides. J’avais perdu toute notion de l’endroit où je me trouvais, ainsi que le besoin de parler. Les simples mots qu’avait utilisés Wen, « froid », « couleur », « saison », « perte », prenaient une autre dimension.
-
Par sylvie, le 26/03/2010
Funérailles célestes de
Xinran
Sans possibilité d'échapper à sa situation, Wen avait cessé d'y penser. Son corps et son esprit s'étaient adaptés au mode de vie tibétain; elle ne prêtait plus une si grande attention à ses besoins et ses désirs. Quand la famille priait, elle priait avec eux, tournant son propre moulin à prières. Elle ajoutait aux prières les paroles de Wang Liang : "Le seul fait de rester en vie est en soi une victoire."P : 101
-
Par iarsenea, le 29/09/2010
Baguettes chinoises de
Xinran
L'argent peut acheter un lit mais pas une bonne nuit de sommeil.
L'argent peut acheter une maison mais pas une famille.
L'argent peut acheter de la nourriture mais pas le bon goût.
L'argent peut acheter des machinespour entretenir le corps mais pas la santé.
L'argent permet de faire du commerce mais pas de s'acheter des amis.
L'argent peut acheter un titre mais pas l'ambition.
-
Par dnath, le 18/07/2011
Mémoire de Chine de
Xinran
Notre inclination à vouloir juger d'autres sociétés selon nos propres critères peut ainsi nous conduire à punir des innocents.
-
Par BMR, le 15/11/2007
Chinoises de
Xinran
[...] Ce matin-là, avant l'aube, j'ai été réveillée par un bruit étrange, un grondement et un sifflement, comme si un train était entré dans notre maison. [...] Tout est arrivé si vite. Je me suis traînée face au trou béant qui avait été l'autre moitié de ma maison. Mon mari et mes enfants s'étaient évanouis sous mes yeux. [...]
Cela fait presque vingt ans maintenant, mais presque tous les jours à l'aube, j'entends un train qui gronde et qui siffle, et les cris de mes enfants. Parfois je suis si effrayée par ces sons que je me mets au lit très tôt et je glisse un réveil sous mon oreiller pour me réveiller avant. Quand il sonne, je m'assieds jusqu'à ce qu'il fasse jour, parfois je me rendors après quatre heures. Mais au bout de quelques jours de ce traitement, j'ai envie d'entendre ces bruits de cauchemar de nouveau, parce que j'y entends aussi les voix de mes enfants.
> lire la suite