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Par HerveTUC, le 26/12/2011
La Steppe de
Anton Pavlovitch Tchekhov
Quand nous regardons longuement le ciel immense, nos idées et notre âme se fondent dans la conscience de notre solitude. Nous nous sentons irréparablement seuls, et tout ce que nous tenions auparavant pour familier et cher s'éloigne indéfiniment et perd toute valeur, Les étoiles, qui nous regardent du haut du ciel depuis des milliers d'années, le ciel incompréhensible lui-même et la brume, indifférents à la brièveté de l'existence humaine, lorsqu'on reste en tête à tête avec eux et qu'on essaie d'en comprendre le sens, accablent l'âme de leur silence; on se prend à songer à la solitude qui attend chacun de nous dans la tombe, et la vie nous apparaît dans son essence, désespérée, effrayante...
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Par vek, le 26/08/2008
L'Amour est une région bien intéressante : Correspondance et notes de Sibérie de
Anton Pavlovitch Tchekhov
La grand route de Sibérie est la plus grande et apparemment la plus affreuse route du monde. [...] la terre tarde à sécher, on ne trouve aucune voie de détour, il faut bon gré mal gré rouler sur la route. Et c'est pourquoi les voyageurs attendent d'avoir dépassé Tomsk pour grogner et collaborer avec zèle à la rédaction de réclamations. Messieurs les fonctionnaires lisent leurs plaintes avec grand soin et écrivent au-dessus de chacune d'elles : "Ne pas donner suite." À quoi bon écrire ces mots ? Les fonctionnaires chinois emploieraient depuis beau temps un tampon.
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Par dede, le 12/11/2008
Anton Pavlovitch Tchekhov
Que Dieu vous garde de sacrifier le présent à l'avenir!
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Par Neigeline, le 14/02/2011
Une banale histoire : Fragments du journal d'un vieil homme de
Anton Pavlovitch Tchekhov
Ce n'est pas que la femme soit plus vertueuse ou plus pure que l'homme ; car la vertu et la pureté diffèrent peu du vice, si elles ne sont pas exemptes de mauvais sentiments.
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Par Neigeline, le 14/02/2011
Une banale histoire : Fragments du journal d'un vieil homme de
Anton Pavlovitch Tchekhov
On dit que les philosophes et les vrais sages sont indifférents. C'est faux, l'indifférence est une paralysie de l'âme, une mort anticipée.
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Par Yuko, le 13/07/2010
Une banale histoire : Fragments du journal d'un vieil homme de
Anton Pavlovitch Tchekhov
Le premier souvenir que j'ai et aime à évoquer, c'est l'extraordinaire confiance avec laquelle elle est entrée dans ma maison, s'est laissée soigner par les médecins, et qui a toujours illuminé son petit visage (...)
Je me rappelle aussi qu'elle aimait mettre de belles robes et se parfumer. A cet égard elle me ressemblait. Moi aussi j'aime la toilette et les parfums.
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Par Ludivine, le 15/02/2008
Une banale histoire : Fragments du journal d'un vieil homme de
Anton Pavlovitch Tchekhov
Que le ciel soit couvert ou que la lune et les étoiles brillent, chaque fois que je rentre chez moi, je le regarde et pense que bientôt la mort me prendra. Il semble qu'à ce moment-là mes pensées devraient être profondes comme le ciel, claires, frappantes... Mais non ! Je pense à moi-même, à ma femme, à lisa, à Gnäcker, à mes étudiants, aux gens en général.
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La Cerisaie de
Anton Pavlovitch Tchekhov
Trofimov : L'humanité va de l'avant, en perfectionnant ses forces. Tout ce qui lui est à présent inaccessible sera un jour tout à fait familier et compréhensible ; seulement voilà : il faut travailler, aider de toutes ses forces ceux qui cherchent la vérité. Chez nous, en Russie, pour l'instant, rares sont ceux qui travaillent. La plus grande partie de l'intelligentsia que je connais ne cherche rien, ne fait rien et est, pour l'instant, inapte au travail. Ils disent faire partie de l'intelligentsia, mais ils tutoient les domestiques, ils n'apprennent rien, ils ne lisent pas de manière sérieuse, ils ne font rien du tout, la science, ils se contentent d'en parler, l'art, ils n'y comprennent pas grand-chose, ils sont tous sérieux, font une mine sévère, ne parlent que de choses importantes, ils font des discours philosophiques et en même temps, devant leurs yeux, les ouvriers mangent abominablement, dorment sans oreiller, trente à quarante dans une pièce, partout des punaises, la puanteur, l'humidité, la déchéance morale... Et de toute évidence, toutes ces jolies conversations ne servent qu'à détourner leur propre regard et celui des autres. Montrez-moi où sont les crêches dont on parle tant, où sont les bibliothèques ? On n'en parle que dans les romans. En réalité, elles n'existent pas. Il n'y a que la saleté, la médiocrité asiatique.. J'ai peur et je n'aime pas beaucoup toutes ces physionomies sérieuses, j'ai peur des discussions sérieuses ! Nous ferions mieux de nous taire.
Le Livre de Poche n° 1090, p. 48-49.
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La steppe suivi de salle 6 la dame au petit chien l'eveque de
Anton Pavlovitch Tchekhov
…là-bas sur la colline se dressait un peuplier solitaire ; qui l'avait planté, et pourquoi était-il là ? Dieu seul le savait. On avait du mal à détacher les yeux de sa silhouette élancée et de son habit vert. Etait-il heureux, cet arbre superbe ? En été, c'est la canicule, en hiver, le froid et les tempêtes de neige, en automne, les nuits effrayantes qui ne sont que ténèbres et où l'on entend que le hurlement insensé et furieux du vent, et surtout, toute sa vie durant, il serait seul… seul.
La Steppe, Le Livre de Poche n° 21818 p. 33
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Par Ludivine, le 16/02/2008
Une banale histoire : Fragments du journal d'un vieil homme de
Anton Pavlovitch Tchekhov
Adieu, mon incomparable !