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Le Cercle celtique de
Björn Larsson
Comment pouvaient-ils s’aimer ? C’était une question que je me posais constamment et je me la pose encore aujourd’hui. Je n’ai pas de théorie compliquée qui pourrait expliquer leur amour. Je sais seulement que l’amour contre toute raison et contre tous les paris est possible. Je l’ai vu de mes propres yeux entre Mary et MacDuff.
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Par urbanbike, le 26/01/2009
La Sagesse de la mer : Du cap de la Colère au Bout du monde de
Björn Larsson
Avoir sans cesse ces vents violents dans les oreilles même si l'on est ancré de façon sûre, finit par être lassant. La situation a encore empiré du fait que, plusieurs jours de suite, nous avons reposé sur le fond pendant une heure à chaque marée basse. Nous étions arrivés à Baltimore juste au moment où l'amplitude est la plus grande et la hauteur d'eau ne suffisait pas pour le tirant du Rustica.
Que fait-on, au cours de journées pareilles ? va-t-on me demander. On lit de bons livres, on bavarde, même si cela ne va pas très loin, on fait la cuisine et on mange, on écoute de la musique et la radio, volontiers dans quelque langue étrangère et exotique, on répare quelque chose sur le bateau, on prépare la suite du voyage ou de futures expéditions en navigant à sec sur la carte marine et portant des caps et des distances, on reste assis dans le cockpit à regarder le ciel, l'eau et la nature, on boit une bouteille de vin le soir venu. Pour ma part, en plus de cela, je polie des pierres et j'écris des livres. Tant que j'ai ce qu'il faut à bord, ce n'est pas une punition pour moi de ne pouvoir gagner la terre pendant quelques jours. La seule chose qui puisse me taper sur les nerfs c'est le vent et le fait que jamais, pas une seconde, il ne se tait. On s'habitue certes, mais pas à tout et pas éternellement. Au bout d'un moment, on est capable de distinguer la chute d'une aiguille, au milieu du hurlement du vent.
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Le Cercle celtique de
Björn Larsson
Je tue une personne pour que deux autres survivent. Moins un, plus deux est égal à plus un. Mais deux vivent. Je ne tue personne et deux ou trois meurent. Moins trois. C’est incontestable. Mais on ne peut pas compter en nombre de vies. C’est absurde. Il faut que ce soit absurde. On ne compte pas avec ceux qui meurent. C’est toujours le même argument. Plus et moins. Peut-être MacDuff avait-il raison. J’avais peur de la vérité parce que je ne savais pas qu’en faire.
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Le Reve du Philologue de
Björn Larsson
- Il est grand temps que le monde sache. Cela fait cinquante ans que ce carnet est chez moi. Vous vous demandez sans doute comment il est arrivé entre mes mains. La réponse est simple. Je l’ai volé. A vrai dire, je ne l’ai pas fait exprès. Quand je l’ai sorti clandestinement de la Bibliothèque nationale, je n’avais l’intention de le garder que quelques jours. Le lire, le tenir entre mes mains, jouir du fait de savoir que j’étais le premier et le seul, à part Flaubert lui-même, à parcourir ces lignes. Imaginez un peu ! Savoir, avec une absolue certitude, que je possédais un objet unique au monde. Que j’étais le seul à connaître les secrets de Flaubert. Après cela, j’ai été incapable de le rendre.
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Le Cercle celtique de
Björn Larsson
Mary leva la tête et me regarda droit dans les yeux. Je tentai de soutenir son regard, mais c’était comme si je perdais immédiatement pied, comme si j’allais me noyer. Combien de temps deux personnes peuvent-elles se regarder fixement ? Dix secondes ? Il ne se passe en tout cas pas beaucoup de temps avant que l’on ressente de l’angoisse devant ce que l’on voit ou de la crainte pour l’image reflétée de ses propres yeux, qui apparaît soudain sans qu’on puisse l’empêcher. Ou bien ressentir ce doute d’être aspiré tout entier par le regard de l’autre. Ou même cette hésitation à propos de sa propre identité ou de celle de l’autre. L’identité n’existe pas dans les yeux. On ne la retrouve qu’au moment où l’on détourne le regard.
En même temps, le fait de se laisser aller dans les yeux de quelqu’un d’autre, de disparaître et d’être englouti par eux, présente un charme et une fascination illimités.
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Le Cercle celtique de
Björn Larsson
Il s’agissait de Bagh Gleann nam Muc. Il est difficile de dire pourquoi j’avais retenu ce nom-là, mais qu’il soit maintenant gravé pour toujours dans mon esprit est plus facile à expliquer. Bagh Gleann nam Muc a tout changé.
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Par luocine, le 04/05/2011
Le Reve du Philologue de
Björn Larsson
Au cours des années qui suivirent, Birger travailla encore plus dur, si possible. Il négligea femme et enfants, même si ceux-ci ne purent guère noter de différence par rapport à ce qui se passait précédemment. Ils avaient pris l’habitude que leur mari et père ne soit qu’exceptionnellement présent à la maison. La seule nouveauté était qu’il travaillait également le samedi et le dimanche.
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Par luocine, le 04/05/2011
Le Reve du Philologue de
Björn Larsson
Étant donné que tous les autres parlent anglais il suffit de savoir « un peu de français de tous les jours » pour se distinguer de la masse.
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Par luocine, le 04/05/2011
Le Reve du Philologue de
Björn Larsson
Il avait beau vivre dans son ancien français, il avait lui aussi besoin d’un peu de compagnie humaine, de temps en temps, surtout si la conversation, ainsi qu’elle le fit tout naturellement, venait à porter sur les subtilités de l’emploi du subjonctif dans le français du haut moyen-âge
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Par luocine, le 04/05/2011
Le Reve du Philologue de
Björn Larsson
Mais le monde est ingrat. Personne ne prêtait attention, quand il clamait les lois de l’évolution phonétique dans des salles de cours à moitié vides.