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Par oops, le 14/05/2012
L'Enfant allemand de
Camilla Läckberg
Si on avait une boule de cristal qui nous montrait tout ce qu'on allait vivre dans sa vie, on n'aurait sans doute pas la force de se lever le matin. L'objectif est probablement qu'on reçoive la vie par portions. Qu'on reçoive les chagrins et les problèmes par morceaux juste assez gros pour pouvoir les avaler.
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Par sandy73, le 22/05/2012
La Princesse des glaces de
Camilla Läckberg
Heureusement que les oreilles étaient là pour l’arrêter, pensa Patrik, sinon le sourire aurait fait le tour de sa tête.
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Par marina53, le 23/05/2012
L'oiseau de mauvais augure de
Camilla Läckberg
À l’instant même où sa paume rencontra celle de Rose-Marie, sa vie changea. Au cours de ses soixante-trois ans, il lui était évidemment arrivé de ressentir du désir pour des femmes et d’avoir envie de les posséder.
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Par mcgyver75, le 21/05/2012
L'Enfant allemand de
Camilla Läckberg
page 112. Patrik était monté se changer dans la chambre, son jean et son tee-shirt ne convenaient pas à Erica. Il avait protesté, après tout ce n'était que sa frangine et Dan qui venaient dîner, mais elle ne l'entendait pas de cette oreille. Un dîner de vendredi soir était sacré. Avoir un peu de style, c'était la moindre des choses.
Erica ouvrit le four et vérifia le filet mignon. Depuis la veille elle avait mauvaise conscience de s'en être prise si violemment à Patrik, et pour se racheter elle avait préparé un de ses plats favoris : filet mignon en croûte sauce porto et purée de pommes de terre. C'était le plat qu'elle lui avait cuisiné le premier soir où elle l'avait invité à manger chez elle. Le premier soir où ils avaient... Elle eut un petit rire en fermant le four. Ça paraissait si lointain, alors qu'il n'y avait que quelques années. Elle aimait Patrik d'un amour pur et sincère, mais elle ne s'était pas ima¬giné à quel point le train-train quotidien et la vie avec un bébé pouvaient tuer l'envie de faire l'amour cinq fois de suite, comme ils l'avaient fait cette nuit-là. Aujourd'hui, rien que d'y penser, elle sentait l'épuisement l'envahir. Une fois par semaine, c'était déjà une sorte de performance.
- Ils seront là dans une demi-heure, cria-t-elle et el.-, com¬mença à préparer la sauce.
Elle s'était déjà changée, un pantalon noir et la chemise vio¬lette qu'elle avait gardée depuis ses années à Stockholm et qu'elle adorait. Par précaution, elle avait mis un tablier, et Patrik mon¬tra son enthousiasme en sifflant quand il la vit.
- Mais que voient-ils donc là, mes yeux fatigués? Une ap¬parition ! Un être divin et glamour, avec toutefois une touche de folklore et de culinarité !
- Culinarité, ça n'existe pas, dit Erica en riant quand Patrik lui embrassa la nuque.
- A partir de maintenant, si.
Il fit un pas en arrière et esquissa un tour sur lui-même. - Alors ? Je te conviens ? Ou il faut que je remonte me changer encore une fois ?
- Arrête, à t'entendre on a l'impression que je suis la pire des mégères.
Erica l'inspecta des pieds à la tête avec une sévérité feinte, puis elle éclata de rire.
- C'est bon, tu es digne de représenter notre foyer. Si main¬tenant tu pouvais aussi mettre la table, je commencerais à com¬prendre pourquoi je t'ai épousé.
- Mettre la table. Considère que c'est déjà fait.
Une demi-heure plus tard, à sept heures pile, lorsqu'on sonna à la porte, le repas était prêt et la table mise. Anna et Dan arri¬vèrent avec Emma et Adrian, qui se précipitèrent à la recherche de Maja.
- C'est qui, ce beau mec ? dit Anna. Et qu'est-ce que tu as fait de Patrik ? T'as bien fait de le changer, il est vraiment canon celui-ci.
Patrik serra Anna dans ses bras.
- Content de te voir, chère belle-sueur. Comment vont les tourterelles (tourtereaux ?)? C'est un honneur de vous avoir là, de savoir que vous avez réussi à vous arracher de la chambre à coucher un moment.
- Beehhh, dit Anna en rougissant, avant de lui donner quelques petits coups de boxe amicaux sur la poitrine.
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Par sandy73, le 22/05/2012
La Princesse des glaces de
Camilla Läckberg
Même si elle savait très bien que la survie du village dépendait du tourisme, elle n’arrivait pas à se défaire du sentiment que, chaque été, ils étaient envahis par un nuage de sauterelles géant. Un monstre à plusieurs têtes qui lentement, année après année, engloutissait le vieux port de pêche en achetant les maisons au bord de l’eau pour en faire un village fantôme neuf mois sur douze.
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Par sandy73, le 22/05/2012
La Princesse des glaces de
Camilla Läckberg
Ce qu’elle tenait pour la particularité la plus répugnante du bonhomme était cependant l’épouvantable coiffure qu’il avait adoptée pour dissimuler son crâne dégarni. Il laissait ses cheveux pousser sur les côtés à une longueur que ses subalternes ne pouvaient que supposer et ensuite il les entortillait sur le dessus du crâne en une création qui avait tout d’un nid de corbeau abandonné.
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Par sandy73, le 22/05/2012
La Princesse des glaces de
Camilla Läckberg
mais l’expérience de nombreuses interviews réalisées pour obtenir le matériau de base pour ses livres lui avait appris que, pour une étrange raison, les gens parlaient mieux avec une tasse de café à la main.
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Cyanure de
Camilla Läckberg
"Des centaines de petites perles s'étaient répandues sur le sol de la salle à manger. Kerstin l'avait consolée et lui avait dit qu'elle les retrouverait certainement toutes en balayant. Elle n'aurait qu'à les donner à un bijoutier qui les enfilerait de nouveau. C'était sûrement vrai. Mais ce ne serait plus pareil. Ce qui était détruit ne pouvait jamais redevenir comme avant. Un objet neuf restait un objet neuf."
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Le Tailleur de pierre de
Camilla Läckberg
La pêche au homard avait connu des jours meilleurs. Autrefois, les pêcheurs professionnels travaillaient dur pour capturer les crustacés noirs. Aujourd’hui, les estivants passaient une semaine de vacances à pêcher pour leur plaisir personnel. Sans rien respecter. Au fil des ans, il avait constaté bien des entorses au règlement. Des gens sortaient discrètement des brosses pour éliminer les œufs bien visibles sur les femelles et ainsi faire croire qu’elles étaient licites. Certains relevaient des casiers qui ne leur appartenaient pas, et on voyait même des plongeurs cueillir les homards directement avec les mains. Il se demandait où cela s’arrêterait, si l’on ne pouvait même plus compter sur un code d’honneur entre pêcheurs. Une fois, dans la nasse qu’il remontait il avait trouvé une bouteille de cognac à la place des crustacés disparus, c’était déjà ça. Ce voleur-là avait malgré tout fait preuve d’une certaine classe, sinon d’humour. Frans Bengtsson trouva deux homards magnifiques dès le premier casier, et il sentit sa mauvaise humeur s’évaporer. Il avait l'œil pour repérer leurs passages et il connaissait quelques véritables mines d’or où les nasses se rem plissaient avec la même abondance d’année en année. Trois paniers plus tard, il avait amassé un tas non négligeable de ces précieuses bêtes. Il ne comprenait pas pourquoi le homard se vendait à des prix aussi éhontés. Certes, ce n’était pas mauvais, mais à choisir il préférait le hareng pour son dîner. C’était bien meilleur et d’un prix plus raisonnable. Mais les revenus qu’il en tirait augmentaient avantageusement sa retraite à cette époque de l’année.
La dernière nasse était particulièrement lourde et il cala son pied sur le plat-bord pour la dégager sans se déséquilibrer. Lentement il la sentit céder et il espérait ne pas l’avoir esquintée. Il jeta un coup d'œil par-dessus bord mais ce qu’il vit n’était pas le casier. C’était une main blanche qui fendit la surface agitée de l’eau et sembla montrer le ciel l’espace d’un instant.
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Par sandy73, le 12/05/2012
Cyanure de
Camilla Läckberg
Sa mère lui disait toujours que les monstres éclatent à la lumière du soleil.