> Lena Grumbach (Traducteur)
> Marc de Gouvenain (Traducteur)

ISBN : 2742775471
Éditeur : Actes Sud (2008)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.67/5 (sur 442 notes) Ajouter à mes livres
Présentation de l'éditeur
Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d'eau gel... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par valeriane, le 14 octobre 2010

    valeriane
    Je ne sais plus depuis combien de temps ce livre trône sur ma PAL... ah bin si, sans doute depuis sa sortie! Pourquoi avoir attendu si longtemps pour le lire? Sans doute de peur de lire la série trop vite (ou peut-être parce que cette Pile est ingérable et que je ne peux pas m'empêcher d'acheter des bouquins).
    Je suis aussi très contente que le second tome, Le prédicateur, soit déjà présent dans ma bibliothèque... Je pourrais ainsi me ruer dessus d'ici peu!
    Je crois que je deviens vraiment fan des auteurs suédois, du moins ceux édités chez Actes Noirs (Note : j'avais moyennement apprécié les deux autres polars suédois lu dans le cadre de la sélection du livre de poche. Note 2 : J'ai une grosse lacune du côté des auteurs suédois de chez Points, comme Mankell. Lacune à combler bien vite aussi!)
    Réumé :
    Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d'eau gelée. Impliquée malgré elle dans l'enquête (à moins qu'une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l'œuvre), Erica se convainc très vite qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Sur ce point - et sur beaucoup d'autres -, l'inspecteur Patrik Hedström la rejoint. A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge clans les strates d'une petite société provinciale qu'elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d'autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d'un peintre clochard - autre mise en scène de suicide.
    Ici c'est mon avis :
    Déjà un mot : WAOUU! Je suis entrée dans cette lecture comme dans un magasin de cookies (là je pense au très cher Ben's cookies londonien qui me manque, même si apriori je suis plus salée que sucrée!), donc j'ai été happée, engloutie par le récit, enchantée par les personnages.
    Tout d'abord l'intrigue. Je l'ai trouvée assez bien ficelée. J'ai été de rebondissements en rebondissements, sans jamais découvrir la clé du mystère à l'avance. Les éléments sont distillés petit à petit. le lecteur suit les démarches respectives des héros et le style de l'auteur permet de garder le suspense. "Et comment ça donc, Madame?"! Bin tout simplement. Les héros découvrent certaines choses, tiltent, mais les infos ne sont pas balancées à la tête du lecteur de suite. Souvent, ces découvertes entrainent une réaction de la part des héros, et c'est quand ils entament cette action, que le lecteur est mis au courant. Une manière de tenir le lecteur en haleine (enfin je trouve).
    Le cadre de l'histoire est également agréable. J'ai découvert la Suède, autrement que par IKEA, dans la littérature, avec la série de Stieg Larsson (si, si, le type là qui a écrit une bombe littéraire -du moins financièrement, pour ceux qui n'ont pas aimé-). Et le côté, très froid-très blanc en hiver, très chaud en été, me plait bien. Les descriptions de l'environnement donnent toujours dans mon esprit une agréable photo à regarder. A noter aussi, le tutoiement utilisé entre les personnages, même quand ils ne se connaissent pas. Au début, c'est assez surprenant, puis on s'y habitue (ce n'est pas le premier titre suédois où je remarque ça). Ca exprime la proximité qui existe sans doute entre les gens en Suède (vague supposition... je ne suis pas suédoise et je n'y ai jamais été. Je n'ai pas non plus réalisé une étude sur les moeurs suédoises).
    J'en viens ensuite aux personnages. J'ai été vraiment "séduite" par Erica Falck. Je me suis vraiment sentie proche de cette jeune trentenaire (même si elle est plus vieille que moi!! ;-) ). Elle m'a donné envie de faire plus sa connaissance. Elle m'a fait beaucoup sourire lors de diverses situations. Son mode de fonctionnement, sa manière de vivre, son style... Un côté sur-protecteur, mais aussi beaucoup d'humour et de second degré. Ensuite, elle m'a "attiré" par ses travers totalement féminin (sans vouloir faire de la généralité... toutes les filles ne sont pas pareilles!). La fille qui pense que sa garde-robe est vide, et repousse toujours au lendemain sa surveillance alimentaire... hum... je trouvais ça drôle.
    A un autre niveau, j'ai trouvé l'assistante de Patrick assez sympathique.
    Sans faire le détail de tous les personnages (il y en a quand même pas mal), j'ai apprécié le personnage de Patrick. Un enquêteur malin, mais pas non plus le super-flic qui trouve toutes les solutions seul et en un clin d'oeil.
    Un personnage à épingler... le chef de police... j'ai adoré le détester! Un type imbuvable, détestable, sufisant et imbus de lui-même (qui n'est pas sans me rappeler un personne que je taperais bien également!).
    En résumé, j'ai trouvé les personnages intéressants, bien dépeints. Peut-être que certains vont y voir la caricature de tel ou tel type de personnes, mais je m'y suis vraiment attachée.
    Le style de Camilla Lackberg est agréable. Les chapitres sont plutôt longs (6 sur les 380 pages du livre). Néanmoins, ces chapitres (et le roman tout entier) ne manquent pas de dynamisme, car découpés en paragraphes passant d'un personnage à un autre, d'une situation à une autre. Pas de longues descriptions, mais beaucoup d'actions et de dialogues. Un style que j'ai envie de retrouver à nouveau. Je ne vais donc pas tarder à me plonger dans la suite des aventures d'Erica Falck!
    Ma note : 4 étoiles
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Altervorace, le 09 mai 2012

    Altervorace
    Comme toujours après avoir lu un bouquin, je suis allée faire un tour sur le site de Fnac pour lire quelques avis – j'aime bien savoir si je suis d'accord ou non avec la majorité. Les réactions sur l'ouvrage qui nous intéresse sont majoritairement positifs. Parmi les quelques mauvaises critiques, j'ai pu lire que l'on reprochait au roman de madame Läckberg de ne pas être à la hauteur d'une autre œuvre suédoise : la saga Milienium de Stieg Larrson. Ce genre de remarques est d'une absurdité sans nom ! Pourquoi comparer deux œuvres qui n'ont presque rien à voir l'une avec l'autre si ce n'est la nationalité de leurs créateurs ? Parce que si vous chercher avec La Princesse des glaces à retrouver la même chose que Les hommes qui n'aimaient pas les femmes passez votre chemin...
    Cette question de comparaison un peu absurde réglée, je peux passer aux choses sérieuses. J'ai beaucoup appréciée les aventures d'Erica Falck. L'écriture de l'auteur ne révolutionne sans doute pas le genre mais elle est plaisante. L'intrigue reste classique et agréable à découvrir. Ce que j'ai trouvé de plus sympathique dans le roman de Camilla Läckberg, c'est la myriade de personnages secondaires et la manière dont ils sont décrits. « Il n'avait plus vingt ans. La femme qui ouvrit la porte non plus, définitivement. Il n'avait rien vu d'aussi petit et fripé depuis la dernière fois qu'il avait ouvert un sachet de pruneaux. » Les personnages principaux sont eux aussi très attachants et je sais déjà que je lirai la suite de leurs aventures. de plus l'athmosphère dans cette petite ville de province est fort bien restituée, avec les mesquineries et ce soucis contants des apparences que l'on ne trouve pas seulement en Suède. Bien sur on pourrait objecter que l'histoire entre nos deux protagonistes est un peu niaise, que l'on tombe parfois dans le pathos et le déjà-vu mais je me suis laissée embarquer et franchement j'ai eu du mal à lâcher ce roman avant de l'avoir fini. C'est déjà bien, non ?

    Lien : http://altervorace.canalblog.com/archives/2012/05/09/23440014.html
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    Je ne sais plus depuis combien de temps ce livre trône sur ma PAL... ah bin si, sans doute depuis sa sortie! Pourquoi avoir attendu si longtemps pour le lire? Sans doute de peur de lire la série trop vite (ou peut-être parce que cette Pile est ingérable et que je ne peux pas m'empêcher d'acheter des bouquins).Je suis aussi très contente que le second tome, Le prédicateur, soit déjà présent dans ma bibliothèque... Je pourrais ainsi me ruer dessus d'ici peu!Je crois que je deviens vraiment fan des auteurs suédois, du moins ceux édités chez Actes Noirs (Note : j'avais moyennement apprécié les deux autres polars suédois lu dans le cadre de la sélection du livre de poche. Note 2 : J'ai une grosse lacune du côté des auteurs suédois de chez Points, comme Mankell. Lacune à combler bien vite aussi!)Réumé : Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d'eau gelée. Impliquée malgré elle dans l'enquête (à moins qu'une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l'oeuvre), Erica se convainc très vite qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Sur ce point - et sur beaucoup d'autres -, l'inspecteur Patrik Hedström la rejoint. A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge clans les strates d'une petite société provinciale qu'elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d'autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d'un peintre clochard - autre mise en scène de suicide.Ici c'est mon avis :Déjà un mot : WAOUU! Je suis entrée dans cette lecture comme dans un magasin de cookies (là je pense au très cher Ben's cookies londonien qui me manque, même si apriori je suis plus salée que sucrée!), donc j'ai été happée, engloutie par le récit, enchantée par les personnages.Tout d'abord l'intrigue. Je l'ai trouvée assez bien ficelée. J'ai été de rebondissements en rebondissements, sans jamais découvrir la clé du mystère à l'avance. Les éléments sont distillés petit à petit. le lecteur suit les démarches respectives des héros et le style de l'auteur permet de garder le suspense. "Et comment ça donc, Madame?"! Bin tout simplement. Les héros découvrent certaines choses, tiltent, mais les infos ne sont pas balancées à la tête du lecteur de suite. Souvent, ces découvertes entrainent une réaction de la part des héros, et c'est quand ils entament cette action, que le lecteur est mis au courant. Une manière de tenir le lecteur en haleine (enfin je trouve).Le cadre de l'histoire est également agréable. J'ai découvert la Suède, autrement que par IKEA, dans la littérature, avec la série de Stieg Larsson (si, si, le type là qui a écrit une bombe littéraire -du moins financièrement, pour ceux qui n'ont pas aimé-). Et le côté, très froid-très blanc en hiver, très chaud en été, me plait bien. Les descriptions de l'environnement donnent toujours dans mon esprit une agréable photo à regarder. A noter aussi, le tutoiement utilisé entre les personnages, même quand ils ne se connaissent pas. Au début, c'est assez surprenant, puis on s'y habitue (ce n'est pas le premier titre suédois où je remarque ça). Ca exprime la proximité qui existe sans doute entre les gens en Suède (vague supposition... je ne suis pas suédoise et je n'y ai jamais été. Je n'ai pas non plus réalisé une étude sur les moeurs suédoises).J'en viens ensuite aux personnages. J'ai été vraiment "séduite" par Erica Falck. Je me suis vraiment sentie proche de cette jeune trentenaire (même si elle est plus vieille que moi!! ;-) ). Elle m'a donné envie de faire plus sa connaissance. Elle m'a fait beaucoup sourire lors de diverses situations. Son mode de fonctionnement, sa manière de vivre, son style... Un côté sur-protecteur, mais aussi beaucoup d'humour et de second degré. Ensuite, elle m'a "attiré" par ses travers totalement féminin (sans vouloir faire de la généralité... toutes les filles ne sont pas pareilles!). La fille qui pense que sa garde-robe est vide, et repousse toujours au lendemain sa surveillance alimentaire... hum... je trouvais ça drôle.A un autre niveau, j'ai trouvé l'assistante de Patrick assez sympathique.Sans faire le détail de tous les personnages (il y en a quand même pas mal), j'ai apprécié le personnage de Patrick. Un enquêteur malin, mais pas non plus le super-flic qui trouve toutes les solutions seul et en un clin d'oeil.Un personnage à épingler... le chef de police... j'ai adoré le détester! Un type imbuvable, détestable, sufisant et imbus de lui-même (qui n'est pas sans me rappeler un personne que je taperais bien également!).En résumé, j'ai trouvé les personnages intéressants, bien dépeints. Peut-être que certains vont y voir la caricature de tel ou tel type de personnes, mais je m'y suis vraiment attachée.Le style de Camilla Lackberg est agréable. Les chapitres sont plutôt longs (6 sur les 380 pages du livre). Néanmoins, ces chapitres (et le roman tout entier) ne manquent pas de dynamisme, car découpés en paragraphes passant d'un personnage à un autre, d'une situation à une autre. Pas de longues descriptions, mais beaucoup d'actions et de dialogues. Un style que j'ai envie de retrouver à nouveau. Je ne vais donc pas tarder à me plonger dans la suite des aventures d'Erica Falck!Ma note : 4 étoiles
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par argali, le 07 février 2012

    argali
    Je découvre Erica Falck et son univers avec ce premier roman et je suis séduite. Ce policier est de facture classique et le thème du secret n'est pas original mais tout y est minutieusement décrit, documenté et agencé de manière à garder le suspens jusqu'au bout. J'ai assez vite découvert le secret d'Alex – c'est presque trop clair dès le départ – mais je n'avais pas imaginé les circonstances et ce meurtrier-là.

    J'ai surtout aimé la description des personnages, tant physique que morale. L'auteur nous les dépeint avec justesse et sans cacher leurs failles, petites faiblesses ou gros défauts et cela rend crédible l'histoire et l'atmosphère dans laquelle elle se joue. le poids des convenances, du regard des autres, des commérages est oppressant et tellement compréhensible dans un si petit village où les gens s'ennuient. Un hiver long et rude, peu d'activités, de distraction, de touristes… que faire d'autres que d'épier ses voisins. le couple Hedström-Falck fonctionne et on sent très vite qu'il se retrouvera dans les romans à suivre.

    Ce n'est pas un policier haletant et vif mais une intrigue qui prend place dans un contexte précis avec des protagonistes ayant un passé commun et des liens, connus ou non. Rien n'est extraordinaire dans ce récit, c'est juste une histoire qui pourrait arriver à tout le monde. C'est aussi cela qui m'a plu. Plus que "Cyanure" qui m'avait laissée sur ma faim.
    On sent également que ce roman est le premier d'une série et il fallait bien planté le décor, expliquer qui était qui, et préparer le terrain pour les prochains épisodes.

    Un tout petit bémol, il arrive à l'auteur de taire des indices que ses personnages ont découverts.
    « Elle écouta le répondeur, mais coupa avoir de l'avoir écouté jusqu'au bout. le visage blême, Erika raccrocha lentement. Tout à coup elle sut ce qui manquait dans la chambre à l'étage »
    En tant que lectrice, je trouve cette rétention d'information agaçante.

    Je pense que je lirai la suite des aventures d'Erika Falck pour observer, notamment, l'évolution des personnages et de leurs relations. Je suis ravie en tout cas de cette découverte qui, même si ce roman ne révolutionne pas le polar, est agréable à lire et tient en haleine jusqu'au bout. N'est-ce pas ce qu'on demande à un récit policier ?


    Lien : http://argali.eklablog.fr
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    • Livres 3.00/5
    Par debrouille, le 15 février 2012

    debrouille
    Dans un petit village Suédois en bord de mer vit Erica, une écrivaine qui vient de perdre ses parents. Alors que tout semble plaisible dans cette bourgade, un meurtre horrible est commis. C'est Erica qui découvre le cadavre de son amie d'enfance avec qui elle avait perdu tout contact. L'enquête policière va alors se mêler à la vie privée d'Erica, et de sa famille. Viens s'ajouter à cela un beau policier dont l'héroine tombe amoureuse et qui va l'aider pour son enquête.
    A l'image d'un bon Hercule Poirot, ce n'est pas l'action qui prime ici mais plutôt la déduction des faits et la psychologie des personnages. Ce n'est pas le meilleur polar que j'ai lu mais il est bien écrit et je dois admettre que je ne m'attendais pas du tout à ce dénouement. Ce fut une lecture agréable et dépaysante, dans le froid enneigé de Suède.
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Citations et extraits

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  • Par micky05, le 28 mai 2012


    2
    Il prit doucement une mèche de ses cheveux et la réchauffa entre ses doigts. De petits cristaux de glace fondirent et mouillèrent ses paumes. Doucement il lécha l'eau.
    Il appuya la joue contre le bord de la baignoire et sentit le froid mordre sa peau. Elle était si belle. Flottant ainsi, sur la couche de glace.
    Le lien entre eux était toujours là. Rien n'avait changé. Rien n'était différent. Deux êtres de la même espèce.
    Il eut du mal à retourner la main pour ensuite placer leurs paumes l'une contre l'autre. Il entremêla ses doigts aux siens. Le sang était sec et figé, et de petits fragments vinrent se coller sur sa peau.
    Le temps n'avait jamais eu d'importance quand il était avec elle. Les années, les jours ou les semaines finissaient par former une bouillasse informe où la seule chose qui comptait était ceci. Sa main à elle contre sa main à lui.
    Voilà pourquoi la trahison était si douloureuse. Elle avait rendu son importance au temps. Par conséquent le sang ne coulerait plus jamais chaud dans ses poignets.
    Avant départir, il força doucement la main à reprendre sa position initiale.
    Il ne se retourna pas.
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  • Par sandy73, le 22 mai 2012

    Même si elle savait très bien que la survie du village dépendait du tourisme, elle n’arrivait pas à se défaire du sentiment que, chaque été, ils étaient envahis par un nuage de sauterelles géant. Un monstre à plusieurs têtes qui lentement, année après année, engloutissait le vieux port de pêche en achetant les maisons au bord de l’eau pour en faire un village fantôme neuf mois sur douze.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par sandy73, le 22 mai 2012

    Ce qu’elle tenait pour la particularité la plus répugnante du bonhomme était cependant l’épouvantable coiffure qu’il avait adoptée pour dissimuler son crâne dégarni. Il laissait ses cheveux pousser sur les côtés à une longueur que ses subalternes ne pouvaient que supposer et ensuite il les entortillait sur le dessus du crâne en une création qui avait tout d’un nid de corbeau abandonné.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par sandy73, le 22 mai 2012

    Heureusement que les oreilles étaient là pour l’arrêter, pensa Patrik, sinon le sourire aurait fait le tour de sa tête.
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par sandy73, le 22 mai 2012

    mais l’expérience de nombreuses interviews réalisées pour obtenir le matériau de base pour ses livres lui avait appris que, pour une étrange raison, les gens parlaient mieux avec une tasse de café à la main.
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