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> Lena Grumbach (Traducteur)

ISBN : 2742794670
Éditeur : Actes Sud (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.93/5 (sur 711 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La jeune Erica Falck a déjà une longue expérience du crime. Quand à Patrick Hedström, l'inspecteur qu'elle vient d'épouser, il a échappé de peu à la mort, et tous deux savent que le mal peut surgir n'importe où, qu'il se tapit peut-être en chacun de nous, et que la dupl... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par bilodoh, le 02 février 2014

    bilodoh
    Un polar intéressant de prime abord, avec des éléments socio-historiques concernant l’implication de la Suède dans la Seconde Guerre mondiale et les courants néo-nazis d’aujourd’hui.

    Un texte qui se laisse lire très facilement avec une technique d’écriture bien rodée, peut-être un peu trop, puisqu’on retrouve la même manière d’intercaler des chapitres du passé que dans ses romans précédents. Une routine efficace, mais personnellement j’espère toujours qu’un auteur va s’améliorer avec le temps et se renouveler d’un livre à l’autre.

    Des thèmes secondaires importants qui concernent l’humain, comme les conséquences de la maltraitance et les conflits parents enfants, les pertes des personnes âgées, l’amour, la jalousie et même l’homosexualité. Par contre, cet environnement est peut-être un rien trop pesant,

    Mais dans les 100 dernières pages, c’est un peu comme le Père Noël, il faut vraiment y croire très fort pour ne pas voir les coïncidences un peu trop pratiques et les incohérences dans la psychologie des personnages .

    Un polar pour les inconditionnels de Läckberg, qui aiment ses drames humains, qui sont prêts à fermer les yeux sur les gros fils blancs de la conclusion et qui trouvent confortable la piste familière et bien balisée de l’architecture de ses romans…
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    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 20 juin 2012

    sandrine57
    Avec Patrik en congé parental pour s'occuper de Maja, Erica croit enfin pouvoir se remettre au travail et commencer les recherches pour son prochain livre. Mais cela, c'est la théorie. En pratique, elle doit se débattre entre les sollicitations incessantes de Patrik et le cours de ses pensées qui la ramènent encore et toujours aux découvertes qu'elle a faites dans le grenier. En effet, parmi les affaires de sa défunte mère, Erica a trouvé un journal, une médaille allemande et une petite brassière tachée de sang. En quête de renseignements, Erica confie la médaille à un vieux professeur, spécialiste de la deuxième guerre mondiale. Mais l'homme est assassiné...S'agit-il d'un crime crapuleux ou cela a-t-il à voir avec la médaille? Erica n'est sûre de rien mais une chose est certaine, il faut qu'elle en sache plus pour lever le mystère sur les objets et peut-être en apprendre un peu plus sur le passé de sa mère.

    Voici le cinquième opus des aventures de Patrik et Erica dans leur bonne ville de Fjällbacka. Et il était très attendu après les découvertes d'Erica à la fin de L'oiseau de mauvais augure.
    Encore une fois c'est dans le passé que les crimes d'aujourd'hui trouvent leur explication. Nous allons donc découvrir la Suède pendant la deuxième guerre mondiale, le pays tient alors une difficile situation de neutralité, entouré de voisins occupés par les nazis. A cette époque, Elsie, la mère d'Erica est une toute jeune fille, belle, enjouée, entourée de prétendants et amoureuse d'un seul, à mille lieues de cette femme froide et rigide dont se souviennent Erica et sa soeur. Camilla LÄCKBERG va dérouler le fil de cette jeunesse où drames et chagrins ont la part belle pour nous expliquer la métamorphose d'Elsie.
    Parallèlement, les collègues de Patrik essaient d'élucider le meurtre du vieux professeur et malgré son congé parental, le jeune homme a bien du mal à rester à l'écart de l'enquête. La petite Maja devient vite une habituée du commissariat!
    Grâce à ses retours dans le passé, ses révélations, son lot de surprise et le savant mélange entre enquête et vie privée des protagonistes, L'enfant allemand s'avère être un des plus passionnants épisodes de la série. Totale réussite donc pour Camilla LÄCKBERG qui sait toujours donner envie de connaître la suite des aventures de son couple vedette.
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    • Livres 4.00/5
    Par Paco, le 24 octobre 2011

    Paco
    Les romans scandinaves
    Ah les romans scandinaves... Franchement, j'y adhère! Tout a commencé pour moi, comme pour beaucoup de monde, avec la trilogie bien connue des "Millénium", de feu Stieg Larsson. de plus en plus intéressé par ces polars venus du froid, j'ai découvert ensuite quelques romans d'Hakan Nesser, également suédois. Toujours aussi convaincu et charmé, j'ai eu le bonheur total de tomber sur le Maître du roman scandinave, Henning Mankell, avec les aventures du sublime commissaire Kurt Wallander qui, à mon grand regret, a définitivement pris sa retraite.
    J'ai alors décidé de traverser la frontière et de me rendre en Norvège pour faire connaissance avec Jo Nesbo, avec ses romans mettant en scène le troublant inspecteur Harry Hole. Pour finir, je me suis encore rendu un peu plus à l'ouest pour me poser en Islande, où j'ai pu découvrir les romans d'Arnaldur Indridason qui, avec sa plume habile, nous livre les enquêtes du commissaire Erlendur Sveinsson. Au sens large du terme, cela reste encore la Scandinavie. (Les puristes me diront que non).

    Là, je suis retourné en Suède et j'ai fait connaissance avec un roman de Camilla Läckberg qui n'échappera pas à mon jugement: c'est du bon! Mais pas pour tous les aspects...
    Autour du roman
    Camilla Läckberg nous offre une intrigue bien construite, mystérieuse et noire, qui va emmener le lecteur au moyen de nombreux flash-back dans l'Histoire de la Suède durant la Seconde Guerre mondiale. le nazisme prend dans ce roman une proportion dominante et le lecteur devra faire face à des scènes abominables. Et oui, Camilla Läckberg ne nous épargne absolument rien. Durant cette funeste période, il faut savoir que la Suède a passablement été épargnée, au détriment de la Norvège qui a subi les ravages de l'occupation allemande. Cette intrigante histoire cachant bien des secrets nous plonge intégralement dans l'atmosphère sinistre et tragique de cette cruelle période. le passé refait parfois surface et vous rattrape sans pitié pour des actes que vous avez commis il y a bien longtemps... Je pense que cette phrase résume bien cette oeuvre.
    L'auteur a su mettre en scène des personnages bien cadrés, touchants, "vivants" et bien décrits (peut-être même parfois un peu trop). En ce qui concerne l'enquête de police proprement dite menée par nos inspecteurs suédois, elle m'a paru très banale, sans grand intérêt majeur au niveau technique, avec un commissaire très effacé et totalement inefficace. C'est le seul reproche que je fais à Camilla Läckberg, de ne pas avoir creusé un peu plus de ce côté-là, par la subtilité des moyens scientifiques sur la recherche des preuves, de ne pas avoir développé un peu plus les explications sur les recherches d'indices et d'éléments utiles à l'enquête. Merci les coïncidences... Et Heureusement que notre commissaire peut compter sur ses hommes un peu plus malins que lui pour relever ce constat bien décevant. Mais ne vous appuyez pas que sur ce constat, le reste en vaut largement la chandelle!
    Avant de vous relater le déroulement principal de l'intrigue - sans toutefois trop vous en dévoiler - je vais relever des aspects "secondaires" très pertinents, en retrait de la trame principale, qui donnent à ce roman un "plus" majeur pour le lecteur. Nous allons en savoir davantage sur les problèmes de société en Suède ainsi que des remises en question fondamentales que Camilla Läckberg a jugé utile de mettre en exergue dans son roman.
    Comme je vous l'ai dit, l'auteur lâche par moment la trame principale au profit de faits secondaires non négligeables. Certains lecteurs trouveront cela superflu mais j'estime pour ma part que ça donne une consistance au roman, une densité bien maîtrisée. Camilla Läckberg relève certains aspects de la société, tels que le congé-paternité, l'adoption, être parents pour un couple homosexuel, la crise d'adolescence, les familles recomposées et le racisme. Aux travers des personnages évoluant dans ce roman, respectivement aux travers de familles tout à fait banales, nous sommes confrontés à tous ces faits de société avant que l'auteur nous replonge sans ménagement dans la noirceur et la réalité de l'intrigue principale, entre le présent et le passé. Une maîtrise totale. le passé...
    "A côté de lui, un prisonnier s'éffondra. Aussi maigre, aussi sous-alimenté qu'Axel, il s'affaissa, à bout de forces, sans parvenir à se relever. Axel envisagea d'aller l'aider, mais ce genre de pensées ne trouvait plus d'accroche dans son cerveau, ne menait jamais à une action. Car désormais, c'était une question de survie. le peu d'énergie qu'ils avaient encore ne servait qu'à cela... Non, il fallait discrètement essayer de se tenir au milieu de la foule et garder la tête baissée quand une dispute se préparait. C'est pourquoi Axel ne réagit pas en voyant le gardien approcher du prisonnier à terre, le prendre par le bras et le tirer vers la fosse, le traîner vers le centre où ils avaient fini de creuser et où elle était la plus profonde... Inutile de gâcher une balle pour lui... On le recouvrirait tout simplement de cadavres. Et s'il n'est pas déjà mort, il finira par étouffer."
    L'auteur nous sensibilise aussi sur un aspect fondamental, le bien et le mal. Est-ce que l'on peut se focaliser sur le fait que tout est noir ou blanc. Ou alors peut-on admettre que bien des nuances se situent entre ces deux extrémités. La question se posera au fil du roman, concernant des situations pourtant dures, extrêmes et profondes, voir violentes. Je ne vous en dis pas plus.
    L'histoire
    Erica Falck, écrivain et mère d'une petite Maya âgée d'une année, vit dans une petite ville suédoise avec son mari Patrik, inspecteur de police en plein congé paternité. Un jour, Erica découvre dans leur grenier, au fond d'une malle, des affaires ayant appartenu à sa mère Elsy, accidentellement décédée quelques années auparavant. Elsy était une mère distante et froide et c'est pour cette raison qu'Erica compte sur certains souvenirs pour tenter de mieux la connaître. Ce qu'Erica va découvrir au fond de cette malle va totalement la déconcerter. Des journaux intimes de sa mère, une petite brassière ensanglantée recouvrant une médaille ornée d'une croix gammée.
    Erica, avec l'aide de son mari, va mettre toute son énergie et consacrer tout son temps pour savoir pourquoi ces objets se sont retrouvés là et mettre à jour les secrets qui se cachent derrière cette découverte. Elle va entrer en contact avec un historien à la retraite à qui elle va remettre la médaille nazie pour qu'il lui en apprenne la provenance. Deux jours plus tard, cet homme est sauvagement assassiné dans son salon. Une première mort violente...
    Erica va donc s'immerger dans les journaux intimes de sa mère, faire un saut dans le temps et par la même occasion nous emmener avec elle dans la période de la Seconde Guerre mondiale. Elle va petit à petit remarquer qu'il s'est produit des choses surprenantes dans le passé de sa mère et va surtout s'apercevoir que cette femme - jeune fille à l'époque - ne semblait pas être comme elle l'a connue, distante, malheureuse et sans amour. Que s'est-il passé pour qu'elle change à ce point?
    A travers les recherches d'Erica sur le passé de sa mère et en suivant l'enquête de la police sur le meurtre du vieil historien, nous allons avec elle assembler les pièces d'un puzzle dévoilant petit à petit une image marquée par les abominations de l'époque nazie. Erica, en cherchant des réponses sur sa mère, a peut-être ravivé des souvenirs profondément enfouis qui n'auraient jamais dus être ébranlés. Peut-être...
    Certaines personnes appartenant à ce passé et qui évoluent encore autour d'Erica Falck vont devoir se remettre en question, assumer leurs actes, salement rattrapées par le temps. Des regrets?
    Que s'est-il passé il y a 60 ans? Pourquoi la mère d'Erica est-elle au centre de tout ceci? Des camps de concentration, en passant par les réseaux de la résistance et les groupuscules néo-nazis, le lecteur va affronter la noirceur de l'Histoire, en étant confronté au racisme et aux cerveaux maléfiques et pollués de l'être humain. Mais aussi à l'amour, à l'amitié solide et sincère qui permet de survivre et faire face à une période qui, j'espère, restera derrière nous.
    Je vous laisse avec des propos tenus par un des personnages, propos tellement vrais:
    " Je pense que c'est fait exprès, dit Frans en regardant la mer. Si on avait une boule de cristal qui nous montrait tout ce qu'on allait vivre dans sa vie, on n'aurait sans doute pas la force de se lever le matin. L'objectif est probablement qu'on reçoive la vie par portions. Qu'on reçoive les chagrins et les problèmes par morceaux juste assez gros pour pouvoir les avaler."

    Lien : http://passion-romans.over-blog.com/article-l-enfant-allemand-de-cam..
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    • Livres 3.00/5
    Par oops, le 21 mai 2012

    oops
    Cinquième opus des aventures du couple formé par Erika Falck l'écrivain et Patrik Hedström le policier, aujourd'hui ils sont devenus parents d'une petite fille, le papa en profite pour prendre un congé parental. Erica a découvert dans le grenier une médaille ornée d'une croix gammée ainsi que des carnets intimes ayant appartenu à sa mère. Cette étrange découverte l'incite à faire des recherches, elle dépose la médaille chez un professeur d'histoire à la retraite, or quelques jours plus tard, il est retrouvé assassiné. le roman oscille entre passé et présent, faisant évoluer les vies de chacun des protagonistes que nous connaissions déjà dans ces précédents romans. Puis au travers des carnets intimes de la mère d'Erica, on découvre la vie d'une bande de copains de Fjällbacka dans les années 40 et le contexte particulier de la seconde guerre mondiale. Or à cette époque là, la mère d'Erica n'a rien à voir avec la femme aigrie qu'Erica a connu, il semblerait que les évènements passés aient grandement contribué à son changement de caractère, les écrits qu'elle a laissé démontrent de curieuses coïncidences. L'enquête fait entrer le lecteur toujours plus intimement dans la vie de ce couple suédois, au final on comprend mieux les raisons de la distance entre Erica et sa mère, cette enquête étant très liée au passé de celle-ci. L'auteur nous fait découvrir la société suédoise ancienne et moderne avec ses avancées et ses manquements au travers une famille ordinaire. Comme dans ces précédents romans, les relations humaines sont largement explorées, la fin laisse apparaître une nouvelle connaissance qui permettra peut-être de renouveler le genre…

    Lien : http://ma-bouquinerie.blogspot.com
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    • Livres 4.00/5
    Par miyaki2384, le 18 octobre 2013

    miyaki2384
    Suite de la découverte du monde de Camilla Lackberg. Comme les précédents tomes, je l'ai lu d'une traite et me suis couchée très tard.
    Mais ici, j'ai un souci. Je me suis méchamment fait spoiler l'intrigue en regardant l'épisode du même nom diffusé sur France 3. ("Les enquêtes d'Erica" est une série suédoise de 6 épisodes de 90 minutes traduite pour nos services. Cinq épisodes sont totalement "inventés" et se déroulent à mon sens après les livres. Seul l'enfant Allemand est directement inspiré du roman)
    Aussi l'effet de surprise n'a pas été celui que j'ai ressenti lors du Tailleur de pierre par exemple, car si le scénario a été modifié pour la télévision, ayant été écrit par l'auteur, la trame reste fondamentalement la même.
    Heureusement, l'écriture et la fouille des psychés des personnages m'ont permise d'apprécier la lecture à sa juste valeur.
    Erica, après avoir découvert les affaires de sa mère à la fin du tome précédent, se retrouve profondément tiraillée entre son envie d'écrire le roman qu'elle a laissé trop longtemps derrière elle depuis la naissance de sa fille, et la curiosité que les journaux intimes provoquent en elle. Elle décide de transmettre la croix nazie qu'elle a découverte dans ses affaires à un spécialiste de la seconde guerre, qui oh surprise, se fait méchamment assassiné dans sa maison et n'est découvert que deux mois plus tard par des petits malins qui voulaient visiter sa maison pour se faire mousser auprès de leurs camarades.
    Cette fois, Patrick ne peut mener l'enquête. En effet, il vient à peine de commencer son congé de paternité et a promis à Erica de s'occuper de leur fille pour qu'elle puisse travailler à son manuscrit. Bien sûr, Fjällbacka étant une petite ville, il ne tarde pas à croiser ses collègues qui se rendent sur les lieux du crime, et sa curiosité naturelle se trouve fortement titillé par l'affaire.
    Vous le comprendrez très vite, ici, l'enquête touche à l'intime. En fouillant dans le passé de sa mère et des amis d'enfance de cette dernière, Erica met le pied dans un engrenage qu'elle ne peut même pas envisager. Un secret vieux de 60 ans, alors que Fjällbacka attendait fébrilement l'arrêt de la seconde guerre tout en continuant d'envoyer ses pécheurs en mer malgré tous les risques que cela comportait. Elsie n'avait que 15 ans et c'était là une jeune fille agréable, joviale, gentille et attentionnée. Tout le contraire de la femme qui a élevé Erica et Anna, pour qui elle ne semblait ressentir aucun amour. Du moins, c'est ainsi que ses filles l'ont ressenti. Erica s'interroge forcément : qu'est-ce qui a bien pu arriver à sa mère pour qu'elle change ainsi du tout au tout ?
    Comme à son habitude, Camille Lackberg distille les éléments de deux intrigues parallèles, l'une se déroule en 1943-45 lors de l'adolescence de la mère d'Erica, et l'autre contemporaine avec l'enquête policière qui nous intéresse. Et comme d'habitude, l'une ne peut pas aller sans l'autre.
    Contrairement à l'oiseau de mauvaise augure qui m'avait laissée un gout d'inachevé, ici tout est défini, précisé, expliqué. Tous les personnages, touchants dans leurs faiblesses et leurs souvenirs, du meurtrier à ses victimes, en passant par leurs enfants, racontent comment le passé et le présent s'imbriquent et que les mensonges finissent toujours par éclater. Pour le pire comme le meilleur.
    Pour la touche plus légère, nous avons l'arrivée de Paola, une nouvelle enquêtrice qui s’intègre sans le moindre souci à l'équipe du commissariat, si ce n'est que son chef tombe amoureux...de sa mère ! Beaucoup de tendresse dans cette petite histoire dans l'histoire, avec ses touches d'humour, un chien, des cours de salsa et un nouveau bébé.
    Patrick étant en congé de paternité et Erica très intriguée par le passé de sa mère, la compartimentation qui m'avait agacée dans le tome précédent n'existe plus ici. Ils forment un couple solide (bien trop gentil et parfait par moment mais bon...ça change de ceux qui n’arrêtent pas de se déchirer) et toujours à la recherche de la vérité. Cette histoire permet également à Martin, le collègue préféré de Patrick, de prendre son envol et réaliser par là-même qu'il est un bon enquêteur. L'équipe qu'il forme avec Paola promet de très bonnes choses !
    Bref, le charme est toujours là. La surprise moins, mais cela ne m'a pas empêché d'apprécier l'écriture et le travail de l'auteur à sa juste valeur. C'est une très belle histoire, triste par endroit, voir cruelle, puis drôle et tendre par d'autre, où on ne peut s'empêcher d'être touché par le destin des cinq jeunes, Elsy en particulier. Erica lutte pour sa mère et finit par lui rendre hommage..avec une belle surprise à la fin.
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Citations et extraits

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  • Par Aproposdelivres, le 08 février 2011

    Tout au long de l'été, Erica avait gravité autour du sujet qui occupait continuellement ses pensées. Elle avait pesé le pour et le contre, avait failli se lancer plusieurs fois, sans jamais aller plus loin que le pied de l'escalier du grenier. Elle aurait pu prétexter que ces derniers mois avaient été très remplis. Le contrecoup du mariage, le chaos chez eux quand Anna et les enfants habitaient encore là. Mais ce n'était pas toute la vérité. Elle avait tout simplement peur. Peur de ce qu'elle pourrait trouver. Peur de commencer à fouiller et à exhumer des événements qu'elle aurait préféré ignorer.

    Erica savait que, plusieurs fois, Patrik avait été sur le point de lui poser la question. De toute évidence, il se demandait pourquoi elle ne lisait pas les carnets qu'ils avaient trouvés au grenier. Mais il n'avait rien dit. De toute façon, elle n'aurait pas eu de réponse à lui fournir. Elle serait peut-être obligée de modifier sa perception de la réalité, c'était sans doute ce qui l'effrayait le plus. L'image qu'elle avait de sa mère et de son comportement vis-à-vis de ses filles n'était pas très positive. Mais c'était son image, elle la connaissait. C'était une vision qui avait résisté au temps, comme une vérité immuable sur laquelle elle pouvait s'appuyer. Elle serait peut-être confirmée. Renforcée même. Mais que se passerait-il si sa représentation se trouvait bouleversée ? S'il lui fallait affronter une toute nouvelle réalité ? Elle n'avait pas eu le courage de sauter le pas, pas jusqu'à aujourd'hui.

    Erica posa un pied sur la première marche. Le salon retentit du rire joyeux de Maja qui se faisait chahuter par Patrik. Un bruit rassurant. Elle monta une nouvelle marche. Encore cinq, et elle serait arrivée.

    La poussière vola quand elle ouvrit la trappe et entra dans le grenier. Ils avaient discuté la possibilité d'aménager les combles, pour Maja, quand elle serait grande et qu'elle voudrait un espace où se retirer. Mais pour l'instant ce n'était qu'un grenier avec un plancher de bois brut, un toit incliné et une charpente nue. Un fatras d'objets occupait une bonne moitié de l'espace. Des décorations de Noël, des vêtements devenus trop petits pour Maja, des cartons pleins à craquer de trucs trop laids pour avoir leur place dans la maison, mais trop chargés de souvenirs pour être jetés.

    Le coffre se trouvait dans un coin au fond du grenier. Un modèle ancien en bois et tôle, le genre de malle bombée qu'on utilisait autrefois pour voyager. Elle s'en approcha et s'assit par terre. Passa sa main sur le bois. Après une profonde inspiration, elle souleva le couvercle. Une odeur de renfermé s'en échappa et elle fronça le nez.

    L'émotion qu'elle avait ressentie lorsque Patrik et elle avaient trouvé le coffre et en avaient examiné le contenu était encore vive. Ce jour-là, elle avait sorti les affaires tout doucement, les unes après les autres. Des dessins qu'Anna et elle avaient faits. De petits objets qu'elles avaient fabriqués en travaux pratiques à l'école. Qu'Elsy avait gardés. Elsy, leur mère qui pourtant ne semblait jamais s'intéresser aux bibelots que ses filles mettaient tant d'application à réaliser. De nouveau, Erica les sortit et les posa sur le plancher. Puis ses doigts rencontrèrent enfin le tissu qu'elle cherchait au fond du coffre. Elle le saisit avec précaution. La petite brassière avait été blanche autrefois mais, en la levant vers la lumière, elle vit que les années l'avaient jaunie. Les traces marron dont elle était constellée l'intriguaient particulièrement. Elle les avait tout d'abord prises pour des taches de rouille, avant de réaliser que ce devait être du sang. Le contraste entre la brassière de bébé et le sang séché lui serra le coeur. Comment cette brassière s'était-elle retrouvée ici ? A qui avait-elle appartenu ? Et pourquoi sa mère l'avait-elle gardée ?

    Erica posa doucement le petit vêtement à côté d'elle. Lorsqu'ils l'avaient trouvé, un objet était enveloppé à l'intérieur, mais il ne se trouvait plus dans la malle. C'est la seule chose qu'elle avait retirée. Une médaille nazie, protégée par le tissu souillé de la brassière. Elle avait été surprise par sa propre réaction. Les battements de son coeur s'étaient accélérés, sa bouche s'était asséchée et sur sa rétine s'étaient mises à défiler des séquences de films documentaires de la Seconde Guerre mondiale. Que faisait une médaille nazie ici à Fjällbacka ? Dans sa maison ? Parmi les affaires de sa mère ? Tout ça était absurde. Elle avait voulu remettre la médaille dans le coffre et refermer le couvercle. Mais Patrik avait insisté pour qu'ils la montrent à un expert, histoire d'en savoir plus, et elle avait cédé, de mauvaise grâce. C'était comme si elle entendait des chuchotements en elle, des voix funestes et prémonitoires. Quelque chose lui avait dit qu'elle ferait mieux d'occulter l'insigne et de l'oublier. Mais la curiosité avait pris le dessus. Début juin, elle avait déposé la médaille chez un spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, et avec un peu de chance ils seraient bientôt renseignés sur son origine.

    Mais de tout ce que contenait la malle, c'était autre chose qui avait interpellé Erica. Quatre carnets bleus dissimulés tout au fond. Elle avait reconnu l'écriture de sa mère sur la couverture, penchée à droite, avec des entrelacs, mais d'une main plus jeune et mieux assurée. Erica les sortit et laissa son index glisser sur le premier. Tous portaient l'inscription "Journal intime". Ces mots éveillèrent des sentiments contradictoires en elle. De la curiosité, de l'excitation, de l'empressement. Mais aussi de la crainte, de l'hésitation et un fort sentiment de violer une sphère privée. Avait-elle le droit de lire ces cahiers ? Avait-elle le droit de prendre part aux pensées et aux sentiments secrets de sa mère ? Par essence, un journal intime n'est pas destiné aux yeux d'autrui. Sa mère ne l'avait pas écrit pour qu'une autre personne en partage la teneur. Peut-être n'aurait-elle pas voulu que sa fille le lise. Mais Elsy était morte, et Erica ne pouvait pas lui demander la permission. Elle serait seule pour prendre sa décision et déterminer quelle attitude adopter.

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  • Par oops, le 14 mai 2012

    Si on avait une boule de cristal qui nous montrait tout ce qu'on allait vivre dans sa vie, on n'aurait sans doute pas la force de se lever le matin. L'objectif est probablement qu'on reçoive la vie par portions. Qu'on reçoive les chagrins et les problèmes par morceaux juste assez gros pour pouvoir les avaler.

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  • Par bibliame, le 30 mars 2011

    - Le regret est un signe d’humanité, me semble t’il. Sans le regret …. que sommes-nous ?
    - Mais la question est de savoir si le regret change quoi que ce soit. Et c’est pareil pour ce qui a occupé ta vie. La vengeance. Tu as passé ton existence à pourchasser des criminels, dans le seul but de te venger. Et ça a changé quoi ? Six millions de personnes sont quand même mortes dans les camps de concentration. Vous dénichez une femme qui était garde-chiourme pendant la guerre, et qui aujourd’hui est femme au foyer aux Etats-Unis,, mais ça ne change riens. Vous la traînez devant la justice pour des crimes qu’ell a commis il y a plus de soixante ans, mais qu’est-ce que ça change ?

    Axel déglutit. La plupart du temps, il avait été totalement convaincu du bien-fondé de leurs actions. Mais Frans touchait un point sensible. Il posait la question qu’il s’était posée lui-même à quelques occasions, dans des moments de faiblesse.

    - Ca donne la paix aux proches. Et c’est le signal qu’en tant qu’êtres humais, nous ne sommes pas prêts à accepter n’importe quoi.
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  • Par mcgyver75, le 21 mai 2012

    page 112. Patrik était monté se changer dans la chambre, son jean et son tee-shirt ne convenaient pas à Erica. Il avait protesté, après tout ce n'était que sa frangine et Dan qui venaient dîner, mais elle ne l'entendait pas de cette oreille. Un dîner de vendredi soir était sacré. Avoir un peu de style, c'était la moindre des choses.
    Erica ouvrit le four et vérifia le filet mignon. Depuis la veille elle avait mauvaise conscience de s'en être prise si violemment à Patrik, et pour se racheter elle avait préparé un de ses plats favoris : filet mignon en croûte sauce porto et purée de pommes de terre. C'était le plat qu'elle lui avait cuisiné le premier soir où elle l'avait invité à manger chez elle. Le premier soir où ils avaient... Elle eut un petit rire en fermant le four. Ça paraissait si lointain, alors qu'il n'y avait que quelques années. Elle aimait Patrik d'un amour pur et sincère, mais elle ne s'était pas ima¬giné à quel point le train-train quotidien et la vie avec un bébé pouvaient tuer l'envie de faire l'amour cinq fois de suite, comme ils l'avaient fait cette nuit-là. Aujourd'hui, rien que d'y penser, elle sentait l'épuisement l'envahir. Une fois par semaine, c'était déjà une sorte de performance.
    - Ils seront là dans une demi-heure, cria-t-elle et el.-, com¬mença à préparer la sauce.
    Elle s'était déjà changée, un pantalon noir et la chemise vio¬lette qu'elle avait gardée depuis ses années à Stockholm et qu'elle adorait. Par précaution, elle avait mis un tablier, et Patrik mon¬tra son enthousiasme en sifflant quand il la vit.
    - Mais que voient-ils donc là, mes yeux fatigués? Une ap¬parition ! Un être divin et glamour, avec toutefois une touche de folklore et de culinarité !
    - Culinarité, ça n'existe pas, dit Erica en riant quand Patrik lui embrassa la nuque.
    - A partir de maintenant, si.
    Il fit un pas en arrière et esquissa un tour sur lui-même. - Alors ? Je te conviens ? Ou il faut que je remonte me changer encore une fois ?
    - Arrête, à t'entendre on a l'impression que je suis la pire des mégères.
    Erica l'inspecta des pieds à la tête avec une sévérité feinte, puis elle éclata de rire.
    - C'est bon, tu es digne de représenter notre foyer. Si main¬tenant tu pouvais aussi mettre la table, je commencerais à com¬prendre pourquoi je t'ai épousé.
    - Mettre la table. Considère que c'est déjà fait.
    Une demi-heure plus tard, à sept heures pile, lorsqu'on sonna à la porte, le repas était prêt et la table mise. Anna et Dan arri¬vèrent avec Emma et Adrian, qui se précipitèrent à la recherche de Maja.
    - C'est qui, ce beau mec ? dit Anna. Et qu'est-ce que tu as fait de Patrik ? T'as bien fait de le changer, il est vraiment canon celui-ci.
    Patrik serra Anna dans ses bras.
    - Content de te voir, chère belle-sueur. Comment vont les tourterelles (tourtereaux ?)? C'est un honneur de vous avoir là, de savoir que vous avez réussi à vous arracher de la chambre à coucher un moment.
    - Beehhh, dit Anna en rougissant, avant de lui donner quelques petits coups de boxe amicaux sur la poitrine.
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  • Par ad013, le 18 juin 2014

    C’étaient les conditions de leur existence, guerre ou pas guerre

    Bien sûr qu’il avait peur. Sinon il aurait été fou.

    Subitement tout parut terriblement irréel

    Quelqu’un avait déterminé qu’un seul chemin était le bon

    Des gens qui estimaientestimaient posséder l’intelligence, la force et la puissance nécessaires pour fixer la norme.

    Ce sont les vainqueurs de la guerre qui écrivent l’histoire

    Il incombe à tout un chacun de se la procurer, on ne peut pas attendre une sorte de juste punition et croire qu’ensuite la paix se présentera toute seule.
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"La ferme" de Tom Rob Smith - Trailer
Pour son père, sa mère est en pleine crise de démence. Pour sa mère, son père est un dangereux psychopathe. Qui croire ? À la croisée de Camilla Läckberg, Gillian Flynn et Alfred Hitchcock,...








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