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Par Couperine, le 05/06/2010
Le ruban rouge de
Carmen Posadas
On m'assure que ce sera une mort sans douleur. Il paraît qu'il suffit de fermer les yeux et d'attendre dix à douze secondes. J'entendrai d'abord le sifflement de la lame, puis un bref souffle d'air et, enfin, un coup sec, rien de plus. Nous avons répété hier dans les moindres détails le comportement à adopter avant de monter à l'échafaud. Car là où je me trouve à présent, dans la prison de la Force, à Paris, nous mettons notre mort en scène.
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Par Deuzenn, le 14/07/2011
Le ruban rouge de
Carmen Posadas
[...] Être madame Devin de Fontenay me donnait le droit d'être libre. Libre d'aimer qui je voulais avec toute la force de l'amour mondain et peut-être même romantique. Telles étaient les mœurs de l'époque et je ne risquais pas de les changer. Ainsi, revêtue de mes plus beaux atours de mousseline blanche et coiffée d'un chapeau de paille, j'organisais dans notre beau domaine de Fontenoy-aux-Roses des parties de campagne dont tout le monde parlait, où l'on dégustait des glaces bien sucrées au lait fraîchement tiré. Rire et faire rire... tels sont les mots qui me viennent à l'esprit pour évoquer cette époque. "Ceux qui n'ont pas connu le monde d'avant la Révolution ne savent pas ce qu'est la douceur de vivre", ai-je lu récemment dans un livre de mon vieil ami Talleyrand. il avait raison : je n'ai jamais vécu plus agréablement qu'alors.
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Par luocine, le 10/07/2010
Le ruban rouge de
Carmen Posadas
Savoir de quel pied boite l’ennemi est toujours utile au moment de l’affronter.
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Par ChezLo, le 27/11/2010
Cinq mouches bleues de
Carmen Posadas
On lui avait donné une table dans un coin près de l'escalier en colimaçon, entourée d'une profusion de plantes. Une feuille de kentia lui chatouillait la nuque s'il se penchait du côté gauche, et par la spirale des marches montaient des odeurs mêmées de chili con carne, de gnocchis aux quatre fromages et de soufflé à la mandarine, mais, au moins, on ne l'avait pas condamné aux régions antarctiques, à la salle d'en bas soit, en d'autres termes, aux ténèbres où les maîtres d'hôtel relèguent les parias.
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Par luocine, le 10/07/2010
Le ruban rouge de
Carmen Posadas
Une dame riche ayant des amants est une grande dame ; une femme pauvre et volage n’est en revanche qu’une garce.
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Par Deuzenn, le 14/07/2011
Le ruban rouge de
Carmen Posadas
Alors je la vis. J'eusse préféré que cette image s'effaçât de mon esprit. Car ce que j'eus sous les yeux à cet instant était une vision d'horreur. Des années se sont écoulées depuis et elle hante encore mes nuits. Au bout d'une pique, agitée au rythme des chants révolutionnaires, était plantée la tête de la princesse de Lamballe, parfaitement maquillée et peignée. A quelques mètres de là, son corps la suivait, empalé et exposé lui aussi aux moqueries et aux cris de la foule.
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Par line70, le 25/03/2011
Cinq mouches bleues de
Carmen Posadas
C'est toujours la même chose : l'un raconte ce qu'il croit que l'autre désire savoir de la famille, et l'autre écoute en faisant les commentaires aimables qu'il suppose qu'on attend de lui, et voilà comment tout le monde se condamne à l'ennui.
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Par line70, le 25/03/2011
Petites infamies de
Carmen Posadas
[...] parfois, dans la vie, il vaut mieux ne pas poser de questions, surtout quand on soupçonne que la réponse ne vous conviendra pas.
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Par Myrinna, le 01/02/2010
La dame de coeur : vie réelle et vie rêvée de
Carmen Posadas
Ils pourront dire ce qu'ils voudront, on a déjà raconté tellement sur mon compte...
Je ne regrette rien.