Le second livre de Carmen Posadas pourrait s'intituler Petites infamies 2. Non pas parce qu'il est la pâle copie du premier mais parce qu'encore et toujours, l'écrivain espagnol soulève le couvercle des noires consciences de ses personnages pour nous... > voir plus
Une histoire à suspense dans un cadre doré, au milieu des rumeurs mondaines et des bijoux brillants... C'est assez bien écrit, avec pas mal d'humour corrosif.
Malgré tout, j'ai trouvé le roman un peu trop long, peut-être d'une petite centaine de pages... mais je suis restée accrochée grâce à l'intrigue, au passé perturbant du narrateur qui se dévoile peu à peu, et aux rebondissements finaux.
On lui avait donné une table dans un coin près de l'escalier en colimaçon, entourée d'une profusion de plantes. Une feuille de kentia lui chatouillait la nuque s'il se penchait du côté gauche, et par la spirale des marches montaient des odeurs mêmées de chili con carne, de gnocchis aux quatre fromages et de soufflé à la mandarine, mais, au moins, on ne l'avait pas condamné aux régions antarctiques, à la salle d'en bas soit, en d'autres termes, aux ténèbres où les maîtres d'hôtel relèguent les parias.
C'est toujours la même chose : l'un raconte ce qu'il croit que l'autre désire savoir de la famille, et l'autre écoute en faisant les commentaires aimables qu'il suppose qu'on attend de lui, et voilà comment tout le monde se condamne à l'ennui.