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Citations de Céline Minard (48)

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  • Par nathalie_MarketMarcel, le 02/12/2013

    Faillir être flingué de Céline Minard

    Si vous êtes incapable de voler un cheval sans scrupule, c’est que vous n’avez pas été élevé comme il faut.

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  • Par IreneAdler, le 10/01/2013

    Bastard Battle de Céline Minard

    Et croyez bien que sur votre charette, vous repartirez les pieds devant et les coilles au bec.

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  • Par lilimarylene, le 26/08/2011

    So Long, Luise de Céline Minard

    On ne sait pas généralement combien il est troublant de clore un livre. De fermer la porte d'une maison aimée dont on a refait la toiture tout l'été, dans laquelle on a vécu jour et nuit et que l'on quitte, soulagé et fourbu, séparé mais pas encore dépris. Ce sentiment complexe, cette fatigue repérée, délicieuse et triste comme le travail accompli, me servira bientôt. Alors, de l'avoir déjà vécu tant de fois, ce rendu, ce don à rebours des dernières feuilles habitées, l'exil me sera plus poignant et plus léger.

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  • Par ChezLo, le 14/11/2010

    Le Dernier Monde de Céline Minard

    La vie était effectivement partout mais pas humaine. Il fit braquer l'oeil du satellite sur ce qu'il voulut. Les villes, les mégapoles, les anciens bouillons, les retraites. Les ermitages. Les forêts tropicales pleines de primitifs en étui pénien et cordes à seins. Les déserts. Tous vides. Grouillants d'une activité parfois débordante mais pas humaine. Rien moins qu'humaine. Les grands centres, les côtes américaines, les côtes australiennes, l'Europe, le Japon, les choses économiquement développées trépignaient d'infections mais pas d'humains. Il fouilla les gorges les plus profondes, les grottes cachées, les montagnes les plus hautes, la moindre cahute, il dut se rendre à l'évidence. La conclusion du rapport d'analyse qu'il demanda à l'ordinateur central fut, l'ultime conclusion, que le major Echampson était le dernier survivant repérable de la race Homo sapiens sapiens. Encore qu'on n'en ait pas d'image et qu'à proprement parler, on ne l'avait pas observé.
    Elle s'assit dans sa tête et murmura c'est foutu. Nous sommes foutus. Vous auriez été une femme Stevens, vous auriez pu vous enfiler des éprouvettes de sperme dégelé dans l'utérus. Vous taper ensuite vos fils et vos petits fils comme on fait d'habitude dans ces cas-là et vivre une belle vie, tout reprendre. Mais il se trouve que non. C'est vous le survivant, je vous plains.

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  • Par Lagagne, le 10/11/2010

    Olimpia de Céline Minard

    Mais je ne t'ai pas laissé crever mon Innocent, mon dit X, mon Didi, tout au contraire, je t'ai taillé, je t'ai insufflé, je t'ai porté comme un gant de chair au sommet du pouvoir, comme un masque, comme une forme de ma volonté sur l'estrade du grand cirque. Tu étais laid et je t'ai paré, tu étais pauvre et je t'ai enrichi, tu étais mol et je t'ai bandé. Sans moi, mon autorité, tu serais resté un petit nonce avachi, un monseigneur-je-ne-peux-pas, un plutôt-pas, un prélat-non-merci, une résistance d'inertie, sans moi rien du tout Didi mais avec moi en robe blanche, en pourpre, tragique, poudré à l'os, gonflé de goutte et d'hydropisie par mes oeuvres, animé par mon fluide, mon éclat, tu as été la plus grande reine de l'Etat. Une merveille de potence, un aigle ma grosse colombe, un loup sous sa louve.

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  • Par Lagagne, le 13/10/2010

    Bastard Battle de Céline Minard

    On fit pour l'occasion percer maints tonneaux de vin clairet et vin de Beaune. Furent embrochés et mis à rost quinze moutons et trente gourretz de laict en saulce à beau moust et faicts cent platz de gelée à la Tayllevent comprenant vingt et un poussins, six lapereaux, quatre cochons, trente gigotz de veau, quatre pintes de vinaigre blanc, six aulnes de toille, gingembre, graines de paradis et quatre quarterons de mesche mis dans vingt pots de terre et six jattes. Aussi quelques douzaines de ramiers et oiseaux de rivière et gros poissons mis en leschefricte et arousé de bouyllon de beuf. Et tartes bourbonnaises et tartes de pommes et pastés de poires crues et cerises au sucre.

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  • Par brigetoun, le 08/03/2010

    Olimpia de Céline Minard

    Le pouvoir n'est que de gueule, de la créance d'autrui, le nom qu'on crie dans les rues, rien n'est plus important, quoi qu'on en dise, en mal ou en pis. La colère du peuple n'est rien, se solde avec trois sacs d'or un jour de fête, il est infect. Je n'ai jamais acheté aucun de mes lieutenants, aucun de mes gens, je les ai vendus à eux-mêmes, à leur désir secret, à leur médiocrité, à leur mesure, leur ambition mesurée, et le besoin du maître était dans tous les corps que j'ai rencontrés.

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  • Par psycheinhell, le 15/02/2013

    Les ales de Céline Minard

    C'est par une de ces nuits froides et bruissantes de mille voix basses désincarnées que je vis ma première chasse glisser dans les airs comme dans un tunnel, illuminant les cristaux de gel pendus sous la lune, plus souple, plus frémissante qu'une forêt de trembles, chuintant une musique d'enchantement d'outre-tombe, et c'est cette nuit précisément que je reçus des mains transparentes de Mab mes premières baguettes et le début de ma partition. Parce que j'étais né avec de grandes oreilles au pavillon ourlé et trois points rouge à l'épaule, parce que je me trouvais là surtout, au bord de l'étang étale nappé d'argent mobile, et que j'écoutais sans bouger depuis des heures le mince murmure inaudible d'une procession lointaine dont les filets épars tournaient et viraient mais convergeaient insensiblement vers le miroir souple de l'eau devant lequel je me tenais. Parce que je les vis finalement, dans les cieux et sur les eaux et moi avec eux, sans frémir ni cacher mes yeux, montrer leurs bosses et leurs plaies, leur étoffe et la mienne, et défiler, défiler découverts, déguisés, nus, ouverts, exposés, parce que je battis avec eux cette mesure, parce que j'avais trouvé seul le carrefour du rendez-vous, je reçus mes premières baguettes et la faculté de lever et de transfigurer.

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  • Par archervert, le 26/05/2010

    Le Dernier Monde de Céline Minard

    Qu'est-ce qui leur prend ? C'est quoi ça ? Il y a un nouveau virus ? Tout le monde devient dingue en bas ? Ils courent partout les bras en l'air ala alalla, la station va nous tomber sur la tête, faites les descendre, maîtrisez-là, elle nous menace, a nous regarde avec ses petits yeux jaunes d'extraterrestre, a va nous percuter, oscour, oscour ! Mr. Bonx faites quelque chose !

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  • Par fannyvincent, le 27/11/2013

    Faillir être flingué de Céline Minard

    Personne dans l'Ouest ne recommandait les maquignons et les vachers pour leur honnêteté innée mais présenter ce genre de bête à la vente ou à l'échange c'était friser l'insulte.

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  • Par Charybde2, le 24/09/2014

    Ka Ta de Céline Minard

    Le masque chauve se pencha sur les débris de sa lance selon l’angle d’inclinaison qui marque au théâtre la nostalgie ou l’incrédulité.
    J’essorai et rengainai mon sabre sur le pas de la porte dont les battants se refermèrent une dernière fois à ce quatorzième étage, accompagnant mon retour dans l’habitacle d’un soupir satisfait.
    Nous encaissâmes le décrochement hydraulique de l’ascenseur qui reprenait et poursuivait sa descente, brièvement entravée. Le sol n’eut pas le temps de devenir collant. Et malgré la présence des deux femmes au-dessus de l’homme au complet sombre allongé derrière moi, je descendis au rez-de-chaussée sans avoir été dans l’obligation de me retourner une nouvelle fois.

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  • Par Charybde2, le 24/09/2014

    Ka Ta de Céline Minard

    Il n’était pas menaçant. Ses yeux luisaient d’une excitation déclinante, sur le point de passer au compte des souvenirs. Il était repu. La fatigue commençait à l’atteindre. Mais par habitude et parce qu’il s’était trouvé face à moi sur le sommet qu’il cherchait à atteindre mais que l’ascension lui cachait, debout et non plus accroché, pesant sur le plan brutalement inversé de la paroi, brièvement désorienté, il ne vit pas qu’il pouvait se détourner et choisit de dérouler un pas dans ma direction.
    Le sabre sortit du fourreau sans que j’eusse l’impression d’y porter la main.
    La coupe horizontale, appuyée par mon genou instantanément relevé, trancha son pied dans l’épaisseur et fit s’envoler dans la lumière du jour nouveau, des esquifs de fourrure vers la vallée.
    La coupe verticale trancha son crâne et son visage en deux parties égales, dédoublant le sourire d’étonnement et les deux rangées de dents découvertes par le rictus de la mort qu’il avait eu le loisir d’observer au cours de la nuit et qu’il reprenait à son tour avec l’habileté caractéristique de son espèce.
    Une canine un peu faible se détacha sous le choc, et vint rouler sur la roche jusqu’au bord du gouffre où elle s’arrêta. J’entendis au travers du mince bouillonnement du sang versé, le tintement de cette perle contre la pierre, comme dans une alcôve un collier brisé, suivi du sifflement de fouet de mon sabre essoré dans l’espace.
    Les dernières éclaboussures saluèrent avec moi l’éclat du jour que j’accueillis dans les formes, les pieds joints, les épaules tombées, les genoux fléchis. Sabre au fourreau dans la ceinture

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  • Par JaneEyre, le 03/02/2014

    Faillir être flingué de Céline Minard

    Lorsque Élie eut juré, sacré, craché par terre et grogné tout son saoul, il se résigna à son sort qui n'était que justice puisqu'il avait oublié le seul principe valable en ce monde, acquis dans les bars les plus fameux: on peut tout perdre au jeu sauf son cheval. Parce qu'il faut tout de même une monture pour détaler du saloon à la vitesse généralement requise à ce stade de la partie.

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  • Par gvissac, le 28/04/2011

    Le Dernier Monde de Céline Minard

    Stevens était accroupi sous un teck, la tête dans les bras repliés, il reniflait.
    — Qu’est-ce qui se passe ?
    — Il a gagné.
    — J’avais cru comprendre. C’est la perte des multinationales qui vous met dans cet état ? Ou celle du trésor de la couronne ?
    Il se tassait sur lui-même comme un tatou pris au piège, recroquevillé sur une mâchoire invisible, secoué de désespoir. C’était pitoyable.
    — Seriez-vous mauvais joueur, Stevens ?
    Il refusait de répondre et regardait les flots clairs dans lesquels montait une lune jaune. Comme s’il l’avait lâchée à contrecoeur sur une feuille de lotus, il essaya de la rattraper du bout des doigts. Vraiment romantique.
    — Mais qu’est-ce qui vous prend ?
    — J’ai tout perdu, laissa-t-il échapper dans un souffle.
    — Certes.
    — Vous ne comprenez pas.
    — Mais si, mais si. On ne va pas revenir là-dessus, vous n’y pouvez rien. C’est comme ça. C’est tombé sur vous et puis voilà.
    — Ce n’est pas ça major, je...
    — Oui ?
    — Je vous ai perdue.
    — Pardon ?
    — J’ai tout joué avant vous, je vous le jure. J’ai joué tout ce à quoi je pouvais penser, j’ai joué les palaces, les numéraires, les comptes suisses des plus grosses fortunes mondiales, j’ai joué les ambassades, les couvents réhabilités quatre étoiles, les plus belles Maserati du monde, les nations, les Etats, un par un, tous les Etats, tous les territoires. Absolument tous. J’ai même joué les centres spatiaux avec leurs satellites. Et Challenger. J’ai tout perdu. J’ai joué Lawson, j’ai joué Waterfull et je les ai perdus. Alors je me suis joué. Et je me suis perdu. Alors — je vous ai jouée. Et — je vous ai perdue.

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  • Par Mahpee, le 13/09/2014

    Faillir être flingué de Céline Minard

    Il s'approcha du bar sans la regarder directement. Elle s'occupait d'un type. Il s'adressa au barman et lui commanda une pinte de whisky vieilli en fût. Celui-ci le regarda d'un air soupçonneux et lui fit signe d'attendre. Il avait un torchon sale sur l'épaule et la propension répandue chez les imbéciles de prendre pour obscénité les demandes inhabituelles. Un mineur ou un chercheur d'or sale comme un peigne était accoudé à côté de Zébulon. Il sirotait doucement verre sur verre en regardant dans le miroir ce qui se passait derrière lui. Il avait une poche gonflée et une poche vide. Et puisque Zébulon s'était tourné vers lui pour suivre des yeux le barman, il lui dit qu'il avait bu la poche droite et qu'il boirait la poche gauche et qu'après cela, il retournerait dans ses montagnes sans rien demander de plus à la vie. Zeb lui répondit que c'était la sagesse même.

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  • Par flogaca, le 31/07/2014

    Faillir être flingué de Céline Minard

    Le chariot n’en finissait plus d’avancer. La grand-mère à l’arrière criait de toutes ses forces contre la terre et les cahots, contre l’air qui remplissait encore ses poumons.
    Quand elle ne dormait pas profondément, insensible au monde, sourde, aveugle et enfin muette, elle criait furieusement dans le tunnel de toile qu’elle avait désigné comme son « premier cercueil » en s’y asseyant, au début du voyage.
    (début du livre)

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  • Par keisha, le 21/10/2013

    Faillir être flingué de Céline Minard

    "Sally le regarda dans les yeux et lui déclara d'une voix grave et chaude qui pouvait augurer du pire comme du meilleur:
    - Et pourquoi pas, tu commences à m'intéresser, cow boy."

    "- Qui est venu ici avec le hongre pommelé qui est attaché dehors? (...)
    - Et pourquoi, c'est le tien?
    - Précisément, répondit Bird dont la main droite se crispa involontairement sur la crosse du fusil."

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  • Par mercure, le 01/04/2010

    Olimpia de Céline Minard

    je t'arrache l'avenir en tout lieu

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  • Par herveGAUTIER, le 15/04/2014

    Olimpia de Céline Minard

    que la peste les étouffe, les broie, les meule, les perce, qu'ils jettent leur dernier souffle en un pet par le cul en ensemble et qu'ainsi Rome en tremble

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  • Par melba028, le 04/12/2013

    Faillir être flingué de Céline Minard

    Elle empoigna sa contrebasse et joua pour lui seul le morceau de sauvagerie qu'il lui avait comme transmis. Il reconnut la pluie sur le poitrail des bêtes, le balancement grinçant des grands pins, l'éclatement de l'eau et du bois, la longue phrase du trajet plein de détours, les boules de moucherons dans les coins d'ombre, la fuite des poissons dans l'eau plate, le départ de la balle, la fuite des chevaux, la fuite des jours dans le temps, la fuite en elle même et a ce moment , il éclata en sanglots. Arcie continua de tirer l'archet sur le ventre de sa douleur, implacable et concentrée, afin qu'il en touche la vapeur ourdie de regrets.

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