-
Par karine13, le 19/04/2011
La Philosophie pour les nuls de
Christian Godin
Le paradoxe du barbier : à nous la couper !
Il existe à Séville un barbier différent des autres : il ne rase que ceux qui ne se rasent pas eux-mêmes et il est le seul à le faire. Aussi tous ceux qui ne se rasent pas eux-mêmes doivent-ils aller chez ce barbier unique. Maintenant, le question qui embrouille est la suivante : ce barbier peut-ll se raser lui-même ?
La première réponse est catégoriquement non : le barbier de Séville ne peut se raser lui-même pour la bonne raison qu’il ne rase que ceux qui ne se rasent pas eux-mêmes. En se rasant, il échapperait à la catégorie de ceux qu’il doit raser.
Seulement, si notre barbier ne se rase pas, il entre alors dans la catégorie de ceux qu’il doit raser. Conclusion : le barbier ne peut se raser lui-même dans la mesure où il se raserait lui-même et il devrait se raser lui-même dans la mesure inverse où il e se raserait pas lui-même. (Aucune aire de repos n’est prévue pour les lecteurs qui n’auraient rien compris.)
> lire la suite
-
Par karine13, le 28/03/2011
La Philosophie pour les nuls de
Christian Godin
Descartes n’est pas, comme on l’a dit, un ennemi des passions, mais il pense qu’elles doivent et peuvent être dirigées. La générosité dont il fait le point ultime de sa morale n’est pas seulement la bonté dont on peut faire preuve envers autrui. Elle est d’abord l’estime de soi qu’un être raisonnable comme l’homme doit avoir. Il faut avoir conscience de sa vertu d’être libre et raisonnable pour bien agir, car celui qui s’estime ainsi donnera aux autres l’occasion de s’estimer également.
-
Par karine13, le 28/03/2011
La Philosophie pour les nuls de
Christian Godin
Un homme politique français contemporain, sinistre sire qui a mis sur la place publique les injures et les plaisanteries que l’on réservait autrefois aux murs des toilettes de gare, a un jour lancé qu’il préférait ses filles à ses cousines, ses cousines à ses voisines et ses voisines aux étrangères – et tous les braves électeurs d’applaudir une telle évidence. Montesquieu avait dit à peu près le contraire : si je savais quelque chose qui me fût utile et qui fût préjudiciable à ma famille, écrit-il, je le rejetterais de mon esprit. Si je savais quelque chose qui fût utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l’oublier. Et si je savais quelque chose utile à la patrie et qui fût préjudiciable à l’Europe et au genre humain, je le regarderais comme un crime.
Il est étrange et désolant, sans même accorder trop d’importance à l’imbécile évoqué plus haut, comme en ce temps déconstruction européenne et de mondialisation, pas un seul homme politique français, pas un seul intellectuel n’ose plus parler comme le faisait Montesquieu il y a presque trois siècles de cela !
> lire la suite
-
Par karine13, le 28/03/2011
La Philosophie pour les nuls de
Christian Godin
Rousseau croyait à l’existence d’une conscience morale universelle que la société, malgré toute sa force de dépravation, ne parvenait pas à anéantir totalement. Et pour tester l’existence de cette conscience morale, il conçoit l’expérience de pensée suivante. Imaginez que d’un simple signe de tête vous provoquiez la mort d’un Mandarin de Chine, que vous ne connaissez pas, et que, par ce forfait, vous héritiez de toute sa fortune sans que personne sût jamais par quels moyens vous l’avez obtenue. Provoqueriez-vous la mort du mandarin ?
Rousseau pensait qu’on pouvait répondre non à cette question.
> lire la suite
-
Par karine13, le 07/02/2011
La Philosophie pour les nuls de
Christian Godin
La pensée morale d’Aristote débute par ce double constat : tous les hommes veulent être heureux, mais tous ne sont pas d’accord sur les moyens d’y parvenir. Certains pensent qu’il fau être actif dans la cité, tandis que d’autres croient qu’il vaut mieux vivre caché ; certains identifient le plaisir au bonheur, tandis que d’autres le condamnent comme mauvais, etc. Aristote n’a pas la fibre mystique, comme Platon. Son réalisme le conduit à penser une morale du possible, à partir du désir de bonheur qu’il croit universel.
-
Par karine13, le 19/04/2011
La Philosophie pour les nuls de
Christian Godin
La conscience est un être pour lequel il est dans son être question de son être en tant que cet être implique un être autre que lui. Sartre
-
Par karine13, le 19/04/2011
La Philosophie pour les nuls de
Christian Godin
Tous les ouvrages que Sartre a consacrés aux écrivains s’efforcent de répondre à cette question : comment Mallarmé est-il devenu Mallarmé, comment Genet est-devenu Genet, comment Flaubert est-il devenu Flaubert Sartre a toujours reproché à la psychanalyse d’enfermer l’individu dans la prison des déterminations de son passé. C’est le projet fondamental qu’il se donne lui-même qui détermine l’existant humain et non le poids de son passé qu’il serait condamné à traîner toute sa vie.
-
Par karine13, le 19/04/2011
La Philosophie pour les nuls de
Christian Godin
Pour ceux qui s’inquièteraient de ce que l’utilitarisme pouvait ravaler l’homme au rang de la bête, John Stuart Mill précisait qu’il vaut mieux être un homme mécontent qu’un pourceau satisfait, être Socrate malheureux plutôt qu’un imbécile content et que si l’imbécile et le pourceau sont d’un autre avis, c’est qu’ils ne connaissent qu’un seul côté de la question.
-
Par karine13, le 14/04/2011
La Philosophie pour les nuls de
Christian Godin
Kierkegaard distingue trois stades de l’existence :
- Le stade esthétique
- Le stade éthique
- Le stade religieux
Chacun des trois stades de l’existence est caractérisé par une dimension prévalente du temps :
- L’instant pour le stade esthétique
- La durée pour le stade éthique
- L’éternité pour le stade religieux
-
Par karine13, le 28/03/2011
La Philosophie pour les nuls de
Christian Godin
On a bien plus loué les hommes occupés à faire croire que nous étions heureux que les hommes occupés à faire que nous le fussions en réalité, écrit Diderot. Quelle bizarrerie dans nos jugements ! ajoute-t-il. Nous exigeons qu’on s’occupe utilement et nous méprisons les hommes utiles.