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Citations de Dan O`Brien (166)


Si avoir un "coeur pur" revient à être humble et à essayer de mener une vie noble en harmonie avec son environnement, alors il est logique que l'environnement lui-même s'offre à vous pour servir votre noblesse.
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J'ai toujours associé la France à une noblesse distante que seuls illustrent, dans mon univers, les grandes et imposantes charolaises d'un blanc pur, récemment importées de Bourgogne.
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Mais dans les Grandes Plaines, il est rare que les hommes révèlent ce qu'ils pensent. On n'est ni à Santa Monica ni à New York. Etre franc relève de l'impolitesse et par ici, les conversations sont souvent considérées comme un simple inconvénient.
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Quand je suis en forme, le premier rouge-gorge me transporte de joie, le premier orage me grise, le premier gel m’inspire, la première neige m’emplit d’admiration.
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« Alors j’ai pensé aux bisons. Ils sont depuis longtemps un emblème de toute vie sauvage en déclin. Pendant la seconde moitié du XIXe siècle, lors d’une des entreprises humaines des plus honteuses de tous les temps, nous avons massacré les bisons, que ce soit par goût du sport, pour certaines parties de leur corps, ou dans le but de décimer les Indiens. A peine un millier d’entre eux ont survécu. Nous avons presque anéanti une espèce unique au monde, qui prospère seulement dans le centre du continent américain. J’ai longuement réfléchi à ça, assis sur la véranda, face au million d’étoiles qui traversaient le ciel. Cette injustice m’a dégouté et avant que l’épée d’Orion pointe Harney Peak, j’ai su qu’il y aurait dans mon avenir au moins une tentative de rétablir l’équilibre des Grandes Plaines. Et que les bisons en feraient partie. »
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Quand je m'agenouille et que je plonge la main à travers les boucles d'herbe hivernale assoupie jusqu'à toucher la terre, j'imagine les vibrations du sol sous les sabots. Je sens les bisons évoluer parmi ce tout et je comprends qu'ils sont éternels, aussi immuables que la roche, aussi puissants qu'un vent de prairie.
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Malheureusement, il n"existe aucune technologie pour réhabiliter une couche arable détruite par les mauvaises pratiques agricoles. Elles est constituée de plusieurs siècles de végétaux en décomposition et le processus ne se développe que dans des conditions idéales. Je ne vivrai jamais assez longtemps pour voir renouvelé un seul centimètre de cette couche érodée.
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Le vent s'était levé et des flocons tombaient à l'oblique sur les silhouettes brunes et laineuses qui se découpaient sur le paysage d'un blanc pur.
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Il déclare avoir mangé du boeuf à chaque dîner depuis qu'il est adulte :
-- Moi, j'adore le boeuf. Le boeuf et les patates. Je ne vois pas pourquoi s'emmerder à manger autre chose.
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Devant nous, une immense langue de terre s'étendait sur des kilomètres sous le ciel pâle de janvier. De l'armoise, des yuccas et de fines congères s'étalaient à perte de vue jusqu'au-dessous du soleil levant. Entre nous et les Badlands qu'on apercevait au loin, des centaines d'hectares de taches et de stries brunes se déplaçaient comme un banc de poissons sur une immense étendue d'eau salée.
Il m'a fallu quelque temps pour me rendre compte de l'échelle mais j'ai fini par comprendre que toutes ces taches et ces stries étaient en réalité des bisons.
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- Quand il s'agit de boulot, un ado ne vaut qu'une moitié d'homme. Et deux ados ensemble, ça vaut que dalle.
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Je roulais trop vite et, en débouchant sur un talus poussiéreux, j’ai failli m’encastrer dans un énorme bison. Voluptueusement allongé au milieu du chemin, il était étendu au soleil comme un gros matou d’une tonne. Mis à part une baleine aperçue un jour, c’était la créature la plus grosse que j’avais jamais vue. J’ai freiné mais j’étais beaucoup trop près et, comme je me démenais pour passer la marche arrière, il a relevé la tête et m’a regardé droit dans les yeux. J’étais suffisamment près pour voir le pare-chocs du pick-up se refléter dans ses sombres yeux ronds surmontés d’une touffe de poils noirs et frisés. Sa tête était aussi grosse qu’une machine à laver.
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L’introduction d’une espèce étrangère, comme les vaches, perturbe ces relations naturelles et menace l’écosystème d’entropie. Ces millions d’années de coévolution créent des espèces qui entretiennent des relations symbiotiques et cela s’étend à la relation de l’homme au bison, pourvoyeur de nourriture.
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Alors que la femme est satisfaite et se laisse nourrir, elle et ses enfants, par la prairie, l'homme s'acharne à plier son environnement à son bon vouloir, pour façonner, "pardieu", un jardin correct. Un jardin semblable à celui qu'ils avaient en Ohio, ou en Virginie, ou en Norvège, ou dans l'un de ces milliers d'endroits où étaient recrutés en masse les pionniers improvisés et mal informés. J'aime à penser que l'éclair de douleur dans le regard de la femme résulte non pas de la rudesse des terres, mais de l'angoisse à la vue de son homme et de son combat contre une bête à la fois trop difficile à vaincre et trop fragile pour résister à ses mauvais traitements.
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Regarder un homme bon et travailleur en situation d’échec, c’est comme regarder des réfugiés à la télé. La fatigue dans leur attitude, la frustration dans leurs yeux et l’absurdité de la situation sont semblables.
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Je passais trop de temps à ressasser mon avenir et mon passé. Au cours de ces nuits froides d'octobre avant la première neige, je restais assis seule à me rappeler chaque erreur commise, à me demander si mes idées sur les bisons sauvages n'étaient pas une nouvelle méprise. Je ruminais les faux pas de mon existence et, à chaque fois que je les rejouais dans ma mémoire, les erreurs grossissaient, frappantes. J'ai fini par me retrouver dans un dangereux état d'esprit : j'avais perdu ma capacité d'oublier.
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Nous avons commencé à chasser. Comme l'écrit José Ortega y Gasset dans ses "Méditations sur la chasse", nous étions bien plus que de simples spectateurs en pleine nature. Nous faisions un avec elle : physiquement et spirituellement, nous faisions marche arrière. Une femme de la tribu des Laguna m'avait un jour expliqué que la chasse n'est pas une question de surpasser la proie d'une manière physique ou mentale. Elle avait ri à l'idée qu'un homme puisse tuer des animaux qui ne souhaitaient pas mourir :
- Aime-les, m'avait-elle dit. Prouve-leur que tu les respectes et ils viendront s'offrir à toi. Ça ne demande pas grand-chose. Un simple rituel pour les honorer.
Cette femme chassait le cerf. Elle ne rentrait jamais bredouille, c'est pourquoi j'avais pris son conseil très au sérieux.
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Le bison est l'unique force qui peut s'harmoniser à l’échelle de ces terres. Il est le seul à pouvoir masser la terre pour lui redonner force et santé.
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Quand il a été en sécurité, Bill a grimpé au somment d’une petite colline d’où il a observé le mâle et sa femelle. Sa silhouette se découpait contre le ciel à l’ouest, la tête baissée en direction du vainqueur. Et je me suis rappelé que rien n’est plus patient que la nature. Le temps, voilà l’ingrédient principal de toute chose.
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- Vu comment va l‘économie, il nous faut des acheteurs plus friqués qu’intelligents. Il faut qu’ils manquent complétement de jugeote et qu’ils n’y connaissent que dalle à la vie. Il nous faut des toubibs.
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