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> Laura Derajinski (Traducteur)

ISBN : 2070360687
Éditeur : Gallimard (2009)


Note moyenne : 4.31/5 (sur 42 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quand Dan O'Brien s'installe dans le ranch de Broken Heart, il réalise son rêve : vivre au pied des terres indiennes de Sitting Bull. Mais, en un siècle, les Grandes Plaines ont été stérilisées par l'agriculture et l'élevage bovin. Pour rétablir l'écosystème originel de... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par patrick75, le 17 mai 2014

    patrick75
    Les " grandes plaines", paysage balayé par les vents, au rude climat. Terre de Sitting Bull et de Crazy Horse, mais surtout pays du "Tatanka" (bison). C'est là que vit Dan O'Brien. Ecologiste dans l'âme, Il essaie d'introduire un élevage autant respectueux de la faune que de la flore.
    C'est mon premier ouvrage sur un tel sujet. le côté "mercantile" par moment est quelques peu dérangeant , mais si c'est là, le seul moyen de revoir paître en paix le mythique bison, alors...
    En tous les cas, ce livre vous permettra de vivre jour après jour au contact des éleveurs de bétails du Dakota. le dépaysement est garanti. Pensez à vous munir de vêtements chauds avant la lecture !
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    • Livres 5.00/5
    Par loreleirocks, le 14 novembre 2012

    loreleirocks
    Autant se rendre à l'évidence, je suis faible. Il s'en est à peine fallu d'un titre, Buffalo for the Broken Heart, pour que j'offre sans retenue mon petit cœur, d'habitude si bien camouflé et plutôt récalcitrant, à ce livre dont j'ignorais tout.
    Dans le genre non-fiction, je lis sur la musique, mais essentiellement sur l'inévitable avancée vers l'apocalypse, conséquence logique de l'entêtement à la surexploitation aveugle et contre-nature de tout et tous par l'Homme.
    Et oui, me voilà donc absorbée dans la découverte de l'histoire des Grandes Plaines et de ce constat de décennies d'imposition de traditions européennes à une terre sauvage et cette volonté de la dompter, depuis la Conquête de l'Ouest et se poursuivant de nos jours. Une terre sauvage qui ne rend que ce qu'on lui donne.
    À chaque récit de massacre historique de peuples, de faune et de flore ou anecdote sur les malheurs d'une famille locale s'appliquant souvent à bon nombre de fermiers de la région à travers les générations, mon petit cœur se serre alors que mon cerveau se fait lentement et violemment une meilleure idée de la toile de fond de ce bouquin.
    Au fil de la prose presque poétique de Dan O'Brien, je me suis prise à volontairement ralentir ma lecture pour mieux savourer la progression de la réalisation d'un projet, d'une envie, presque utopique l'heure de l'exploitation capitaliste et de la surconsommation irraisonnée.
    Un témoignage honnête et sans concession, en particulier sur O'Brien lui-même, dans ses difficultés, ses angoisses et sa solitude face à un but titanesque d'aider à la restauration de l'état naturel des Grandes Plaines. Une éthique convainquante. Mais aussi un questionnement constant et des doutes qui réapparaissent à chaque nouvelle étape. Un respect tout particulier, sobre et discret, pour la culture des indiens et certaines traditions et pensées qui semblent accompagner l'aventure de Dan O'Brien et de ses bisons.
    Et la fin du mythe du garçon-vacher libre avec son troupeau errant au fil du vent dans un paysage sublime et sans limite. Mais ça, il fallait s'y attendre.
    Ce livre est LE coup de cœur pour mon année de lecture 2012, pour ce rayon de soleil et ces instants de bonheur fragile dans la réalité rude des Grandes Plaines. Un déclaration d'amour qui fait du bien et qui donne envie!
    À partager autant que possible.
    Dan O'Brien, merci.
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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 08 avril 2011

    chocobogirl
    Ne cherchez pas un roman dépaysant dans "Les bisons de Broken Heart" car ici, tout est vrai.
    Dan O'Brien est un amoureux du Grand Ouest Américain et de la Nature. Ecrivain à ses heures, c'est aussi un ardent défenseur de la sauvegarde des Grandes Plaines, de sa faune et de sa flore.
    Parce qu'il faut bien vivre, l'auteur possède un ranch qu'il gère seul avec Erney, son ami et homme de main.
    Un choix de vie difficile et exigeant qui demande beaucoup de travail et un endettement permanent. La crise économique, les cours du lait et de la viande qui baissent mettent la plupart des fermiers en difficulté. Et puis, il y a l'impact écologique de l'élevage intensif, les terres qui s'épuisent, la diversité des espèces qui s'appauvrit. Dan O'Brien souhaiterait une autre alternative et c'est là qu'il fait la rencontre des bisons...
    "Les bisons de Broken Heart" est le récit de sa vie quotidienne au sein du ranch et de la conversation de sa ferme à l'élevage de bisons.
    Il aura suffit d'un coup de main chez un fermier voisin, éleveur de bisons, pour lancer l'expérience. Lors d'une opération de vaccination, Dan s'intéresse à 13 bébés bisons orphelins aux chances de survie plutôt minces. Sur un coup de tête, ce dernier les acquiert à bas prix et ramène les animaux à son ranch. Commence alors son apprentissage d'éleveur de bisons.
    Petit à petit, l'auteur s'aperçoit que l'animal historique des grandes plaines est d'autant plus adapté à cette terre que la vache n'y est pas à sa place.
    Et après moults tergiversations et craintes en tout genre, Dan se décide à passer à un élevage plein et entier. Il s'endette un peu plus, achète ses premières bisonnes qui donneront bientôt leurs nouveaux petits, construits de nouvelles clôtures plus adaptés,...
    Les effets bénéfiques se font rapidemment sentir.
    Mais à travers l'histoire de sa reconversion, c'est aussi la défense de tout un écosystème que l'auteur défend. Il n'hésite pas à pointer du doigt les ravages de l'élevage intensif qui oblige les éleveurs à faire surpâturer leurs terres et donc à détruire le milieu naturel, à donner des doses massives de médicaments à leur animaux et à s'éloigner de l'état originel de la Nature qui sait pourtant si bien faire les choses.
    Les bisons sont parfaitement adaptés à ces terres où les conditions climatiques sont difficiles, les amplitudes thermiques importantes. Ce sont des animaux indépendants qui vivent en préservant la terre qui les nourrit et les laisser autonomes est la meilleure façon d'en faire des animaux sains et équilibrés tout en préservant l'environnement. Leur piétinement un bienfait pour la terre, ils n'épuisent pas les ressources, laissent la place à une vie animale plus riche. On y apprend de façon pédagogique les différences de comportement entre les bisons et les vaches qui influe bien plus qu'on ne pense sur les terres que les animaux occupent.
    Dan O'Brien n'hésite pas non plus à évoquer ces mêmes industriels qui sont prêts à appliquer les mêmes recettes contre-nature à l'élevage des bisons nouvellement porteur.
    De son côté, l'écrivain préfère prôner un élevage sain et biologique, et tente même de mettre en place un système d'abattage, de vente et de distribution directe en valorisant la qualité de la viande auprès d'une clientèle recherchant des produits sains et bio.
    L'ouvrage est bien évidemment un texte pro-écologique. Pour l'auteur, l'Homme fait partie de la nature tout autant que les animaux et doit tenter d'avoir un impact le plus moindre possible sur son environnement. Réintroduire les bisons massacrés autrefois par les blancs, sur les terres indiennes qui les ont vus naitre est un engagement fort.
    "Les bisons de Broken Heart" est une véritable ode à la Nature, à ses habitants humains ou animaux. On y accompagne l'auteur dans sa vie quotidienne de fermier et dans ses tâches répétitives, on y voit la solidarité entre voisins tout comme la difficulté de survivre économiquement. On voit grandir les bisons, on découvre avec O'Brien les conditions de son élevage et les bienfaits de sa réintroduction. On découvre l'histoire de ces terres, de leur colonisation et des conséquences induites par l'arrivée de l'homme blanc.
    Bref, un texte complet, à la fois journal de bord d'un fermier, documentaire animalier ou texte écologique. Un texte engagé et encourageant pour l'avenir de la Nature, comme j'aimerais en lire plus souvent.
    Mon seul bémol : voir que ces animaux dont on suit le parcours depuis le début sont tout de même destinés à être manger... En tant que végétarienne, ça ne pouvait que me déranger...
    Néanmoins, si tous les éleveurs étaient comme lui, peut-être que je n'aurais pas eu besoin de le devenir...

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-les-bisons-de-broken-h..
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    • Livres 4.00/5
    Par Corboland78, le 28 mars 2012

    Corboland78
    Dan O'Brien est un écrivain de terrain, on l'a déjà vu avec son roman Rites d'automne chroniqué ici, où il s'attelait au repeuplement du faucon pèlerin aux Etats-Unis. Avec Les bisons de Broken Heart, l'idée est un peu la même mais cette fois il s'agit de redonner vie aux bisons dans la région des Grandes Plaines.
    Profondément écologiste même s'il n'emploie jamais ce terme, l'écrivain voue sa vie à la sauvegarde de la nature, intimement persuadé que l'Homme n'est qu'un infime élément de cette nature à laquelle il doit tout et qu'il ne survivra que tant qu'elle vivra. OBrien s'est donc installé dans un ranch à Broken Heart, sur les terres occupées autrefois par les Indiens et Sitting Bull. Ces terres qui virent paîtrent des millions de bisons mais qui lentement disparaissent stérilisées par l'agriculture et les élevages bovins. Car les vaches et les bisons ce n'est pas du tout pareil et c'est un des nombreux mérites de ce livre que de nous enseigner de nombreuses choses, comme les différences de comportement entre ces deux espèces, l'une saccageant la prairie et n'y survivant qu'à grand peine, l'autre y vivant de rien et favorisant son extension et son écosystème qui lui-même profite à de nombreuses autres espèces comme les oiseaux ou les petits rongeurs.
    Alors pour faire revivre les Grandes Plaines et les bisons, ces animaux absolument magnifiques, symbole de force tranquille et de liberté, O'Brien se lance dans l'élevage des bisons. Emprunts risqués, travail de force par tous les temps, dureté de la vie mais bonheur total de vivre libre et d'être maître de son destin. Tout du long de ce livre superbe, à travers les joies et les peines, on touche du doigt la « vraie » vie, celle où il n'est question que de pain gagné à la sueur de son front, de saisons et de rythmes dictés par la nature.
    Encore un grand livre de Dan O'Brien dédié au Grand Ouest américain mais au-delà, à la vie et à notre mère à tous, la nature éternelle.
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  • Par kathy, le 24 février 2012

    kathy
    François Busnel, qui a entrepris une traversée des Etats-Unis en rencontrant les grands écrivains américains fait halte dans le Dakota du Sud. Près de Rapid City, dans cette région marquée par la conquête de l'Ouest, il rencontre Dan O'Brien. Cet auteur cow-boy, fortement imprégné par la culture indienne, raconte sa survie dans son livre «Les Bisons du Coeur-Brisé».
    Le périple de François Busnel se poursuit dans le Wyoming : visite à Craig Johnson, Alexandra Fuller; puis direction Livingston, dans le Montana, à la rencontre de Jim Harrison.
    Suivez le périple de François Busnel dans l'Ouest américain : paysages MAGNIFIQUES et des écrivains emblématiques. Que du bonheur !
    http://www.pluzz.fr/les-carnets-de-route-de-francois-b--2012-02-23-20h35.html
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Citations et extraits

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  • Par chocobogirl, le 08 avril 2011

    Comme le fil qui dépasse et menace de détricoter un pull-over, la disparition du principal herbivore du continent, ajoutée à une population toujours plus nombreuse et matérialiste, fut rapidemment suivie par la disparition des prédateurs dont la survie dépendait du bison. Quand les vaches, remplaçantes simplettes, furent implantées dans le Northern Buffalo Range, les prédateurs s'intéressèrent évidemment à ces substituts plus lents et idiots. Les loups furent tués pour leur transgression. Les antilopes, les wapitis, les mouflons et les daims proliférèrent et concurrencèrent le bétail. Ils furent bannis des plaines luxuriantes et poussés sur des habitats étrangers, notamment vers les montagnes. Aujourd'hui, alors que les villes, leurs pelouses verdoyantes et irriguées et leurs jardins s'étalent sur les terrains montagneux des Grandes Plaines, un débat civique fait rage autour du contrôle des daims. Peut-être devrions-nous les traiter comme les bisons, les massacrer, les débiter et envoyer les différents morceaux à Saint-Louis. Evidemment, nous connaîtrions une expansion explosive des buissons dont les daims se nourrissent. Mais nous pourrions alors créer des emplois dans l'industrie chimique et asperger les buissons de désherbant. Et ainsi de suite, et ainsi de suite.
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  • Par patrick75, le 11 mai 2014

    Alors que la femme est satisfaite et se laisse nourrir, elle et ses enfants, par la prairie, l'homme s'acharne à plier son environnement à son bon vouloir, pour façonner, "pardieu", un jardin correct. Un jardin semblable à celui qu'ils avaient en Ohio, ou en Virginie, ou en Norvège, ou dans l'un de ces milliers d'endroits où étaient recrutés en masse les pionniers improvisés et mal informés. J'aime à penser que l'éclair de douleur dans le regard de la femme résulte non pas de la rudesse des terres, mais de l'angoisse à la vue de son homme et de son combat contre une bête à la fois trop difficile à vaincre et trop fragile pour résister à ses mauvais traitements.
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  • Par patrick75, le 12 mai 2014

    Malheureusement, il n"existe aucune technologie pour réhabiliter une couche arable détruite par les mauvaises pratiques agricoles. Elles est constituée de plusieurs siècles de végétaux en décomposition et le processus ne se développe que dans des conditions idéales. Je ne vivrai jamais assez longtemps pour voir renouvelé un seul centimètre de cette couche érodée.

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  • Par chocobogirl, le 08 avril 2011

    Les bisons étaient là depuis un été et déjà on remarquait que les arbustes poussaient touffus comme jamais, que la population des tétras et des oiseaux chanteurs augmentait. Les bisons refusaient aussi de piétiner au bord des points d'eau, comme le font régulièrement les vaches. l'herbe autour des étangs était abondante et propre. L'eau n'était pas souillée par les déjections animales. Les étangs étaient devenus des habitats plus propices pour les autres animaux.
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  • Par luocine, le 22 novembre 2009

    Et là j'ai compris ce qui clochait avec les vaches. Ce n'est pas qu'elle aient un problème. C'est juste qu'ici, sur les Grandes Plaines, elles ont l'air d'ëtre peintes sur le paysage, ne pourront jamais en faire partie. Elles sont comme une sorte de touriste ongulé et, à les élever, je me sentais comme un guide qui passerait son temps à traduire les menus et à indiquer les toilettes.

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Vidéo de Dan O'Brien

Les carnets de route de François Busnel, France 5, 23/02/2012
Rencontre avec Dan O'Brien
Le périple de François Busnel commence dans le Dakota du Sud, au pied des collines sacrées, situées dans les territoires sioux et cheyenne, parmi les plus majestueux paysages d'Amérique. C'est également l'un des sites les plus chargés d'histoire : Deadwood, Little Big Horn, Wounded Knee, Bear Butte... La liste est longue de noms qui évoquent la conquête de l'Ouest, les règlements de comptes entre desperados, les batailles rangées opposant Tuniques bleues et Indiens, les massacres des populations indigènes... Avec les écrivains Dan O'Brien, Craig Johnson, Alexandra Fuller, Jim Harrison et James Lee Burke...











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