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Sibir : Moscou-Vladivostok, mai-juin 2010 de
Danièle Sallenave
M.d. K. cite cette phrase de Nicolas Bouvier:"On croit qu'on va faire un voyage,mais bientôt c'est le voyage qui vous fait,ou vous défait."
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Par liliba, le 04/12/2011
Pourquoi on écrit des romans... de
Danièle Sallenave
Le style n'est que l'ordre et le mouvement qu'on met dans ses pensées. Si on les enchaîne étroitement, si on les serre, le style devient ferme, nerveux et concis ; si on les laisse se succéder lentement et ne se joindre qu'à la faveur des mots, quelque élégants qu'ils soient, le style sera diffus, lâche et traînant. […] Les règles ne peuvent suppléer au génie ; s'il manque, elles seront inutiles. Bien écrire, c'est tout à la fois bien penser, bien sentir et bien rendre ; c'est avoir en même temps de l'esprit, de l'âme et du goût. Le style suppose la réunion et l'exercice de toutes les facultés intellectuelles. […] Le style est l'homme même." Buffon
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Par vllc, le 12/11/2011
Pourquoi on écrit des romans... de
Danièle Sallenave
Pourquoi on dit "roman" ?
Parce que les premiers ont été écrits dans le français de l'époque, qu'on appelait le roman, et non en latin. C'étaient des histoires profanes.
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Par solasub, le 19/01/2012
Le don des morts de
Danièle Sallenave
Le personnage me fait accéder à mon tour au grand règne des métamorphoses. C'est par lui que le roman peut se faire expérience du monde, en m'obligeant à devenir moi aussi un être imaginaire. En lisant, je me livre, je m'oublie ; je me compare ; je m'absorbe, je m'absous. Sur le modèle et à l'image du personnage, je deviens autre. Comme disait Aragon:
« Être ne suffit pas à l'homme / Il lui faut / Être autre » (Théâtre / Roman).
Autre par la méditation du personnage, autre, afin de devenir moi-même et, passant par ma propre absence, ayant fait le deuil de moi-même, capable de comprendre ce qu'il en est de ma vie. C'est ce que Sartre appelait la « générosité » du lecteur : cette mort feinte, cette transmutation provisoire par quoi j'accède au sens, à la compréhension.
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Par liliba, le 04/12/2011
Pourquoi on écrit des romans... de
Danièle Sallenave
"C'est en forgeant qu'on devient forgeron, c'est en écrivant qu'on devient écriveron." Raymond Queneau
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Par vllc, le 12/11/2011
Pourquoi on écrit des romans... de
Danièle Sallenave
On écrit des histoires inventées pour y voir plus clair dans les histoires vraies.
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Par liliba, le 04/12/2011
Pourquoi on écrit des romans... de
Danièle Sallenave
Tout le monde raconte des histoires, vraies ou fausses ! Même quand on n'est pas écrivain. En général, c'est pour enjoliver, ou pour arranger les choses. Ecrire un roman, c'est tout autre chose. On ne cherche pas à tromper quelqu'un ! L'auteur qui écrit un roman, c'est comme s'il s'était mis d'accord à l'avance avec le lecteur : attention, c'est fictif, c'est inventé. On fait semblant ! Je fais semblant d'écrire quelque chose qui est vraiment arrivé, et vous, vous faites semblant d'y croire, mais on sait très bien que c'est faux !"
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Par liliba, le 04/12/2011
Pourquoi on écrit des romans... de
Danièle Sallenave
" Un écrivain a l'air très paresseux, et pourtant il travaille énormément. Il travaille à son livre dans sa tête, même quand il a l'air de faire autre chose."
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La Fraga de
Danièle Sallenave
Le vent se leva d’un coup, inattendu, brutal ; renversant au marché de Santa Margherita les paniers des maraîchères, arrachant les drapeaux au fronton des palais et les tentures au balcon des étages nobles, secouant les flammes aux mâts des bateaux, ridant l’eau des canaux, faisant passer au-dessus de la Giudecca une âpre odeur de mer ; balayant nuages, brumes et brouillard, et le tissu blanc qui, depuis des jours, collait aux visages. Comme sur une peinture que la poussière avait ternie, on vit d’un coup les couleurs renaître, les formes resurgir. Soudain, tout fut neuf, clair, éveillé, brillant, l’eau miroitante, les pierres éclaircies, et le ciel.
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Par liliba, le 04/12/2011
Pourquoi on écrit des romans... de
Danièle Sallenave
Moi, lire, je trouve que c'est fatigant. J'aime bien être seul, d'accord, être dans ma chambre, tranquille, avec l'ordi, avec mes jeux vidéos, ou bien je regarde un DVD, et puis il me faut quelque chose de vivant." ou : "Il faut que tu comprennes que c'est fini tout ça, la littérature, la lecture, les classiques. Montaigne, Racine, nous ça ne nous parle plus. Même les profs le savent, mais ils ne peuvent pas le dire, c'est leur boulot.