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L'homme qui tombe de
Don DeLillo
Ce n'était plus une rue mais un monde, un espace-temps de pluie de cendres et de presque nuit. Il marchait vers le nord dans les gravats et la boue et des gens le dépassaient en courant, avec des serviettes de toilette contre la figure ou des vestes par-dessus la tête. Ils pressaient des mouchoirs sur leur bouche. Ils avaient des chaussures à la main, une femme avec une chaussure dans chaque main, qui le dépassait en courant. Ils couraient et ils tombaient, pour certains, désorientés et maladroits, avec les débris qui tombaient autour d'eux, et il y avait des gens qui se réfugiaient sous des voitures.
Le grondement était encore dans l'air, le fracas de la chute. Voilà ce qu'était le monde à présent. La fumée et la cendre s'engouffraient dans les rues, explosaient au coin des rues, des ondes sismiques de fumée, avec des ramures de papier, des feuillets standards au bord coupant, qui planaient, qui voltigeaient, des choses d'un autre monde dans le linceul du matin.
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L'homme qui tombe de
Don DeLillo
Les gens lisent de la poésie. Des gens que je connais, ils lisent de la poésie pour adoucir le choc et la souffrance, cela leur procure une sorte d'espace, quelque chose de beau dans le langage, dit-elle, qui leur apporte du réconfort ou de la sérénité. Je ne lis pas de poésie. Je lis les journaux. J'enfonce ma tête entre les pages et je deviens folle et enragée. (p.55)
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Par Thyuig, le 03/11/2010
Point omega de
Don DeLillo
Elle ne conduisait pas parce qu'elle ne pouvait pas maîtriser les commandes avec les mains et les pieds en même temps. L'une des personnes qu'elle assistait venait justement de mourir d'un quelconque machin multiple. Sa mère parlait russe au téléphone, nuit et jour, un blizzard russe en rafales. Elle aimait l'hiver, les étendues de neige dans le parc, mais elle ne s'y aventurait pas trop, en hiver les écureuils étaient peut-être enragés.
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Par Penelope, le 13/08/2010
Cosmopolis de
Don DeLillo
L’argent falsifie le temps. Autrefois c’était le contraire. Le temps d’horloge a accéléré la montée du capitalisme. Les gens ont cessé de penser à l’éternité. Ils ont commencé à se concentrer sur les heures, les heures d’homme, en utilisant la main-d’œuvre plus efficacement.
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Par cicou45, le 25/04/2011
Point omega de
Don DeLillo
"Un instant, une pensée, surgie et disparue, chacun d'entre nous, dans une rue quelque part, tout est là.
[...] C'est ce que nous appelons le soi, la vraie vie, dit-il, l'être essentiel. Le soi doucement vautré dans ce qu'il sait, et ce qu'il sait, c'est qu'il ne vivra pas éternellement."
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Par cicou45, le 22/04/2011
Point omega de
Don DeLillo
"La vraie vie n'est pas réductible à des mots prononcés ou écrits, par personne, jamais. La vraie vie a lieu quand nous sommes seuls, à penser, à ressentir, perdus dans les souvenirs, rêveusement conscients de nous-mêmes, des moments infinitésimaux."
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Point omega de
Don DeLillo
La vraie vie n'est pas réductible à des mots prononcés ou écrits, par personne, jamais. La vraie vie a lieu quand nous sommes seuls à penser, à ressentir, perdus dans les souvenirs, rêveusement conscients de nous-mêmes, des moments infinitésimaux.
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Point omega de
Don DeLillo
Il disait que la cellule humaine est vivante , qu'elle circule . Et que la sphère de la pensée humaine collective approche de son terme, de l'explosion finale. Il a existé un chameau nord-américain. Où est-il à présent?
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Par cicou45, le 25/04/2011
Point omega de
Don DeLillo
"Je parle du fait d'être vous-même. Si vous révélez tout, que vous dénudez tout, que vous quémandez de la compréhension, vous perdez quelque chose de crucial dans le sentiment que vous avez de vous-même. Vous avez besoin de savoir des choses que les autres ne savent pas. C'est ce que personne ne sait sur vous qui vous permet de vous connaître vous-même."
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Par Amesoul, le 28/06/2008
L'homme qui tombe de
Don DeLillo
« Il (Keith) commença à envisager la journée, la minute. C’était le fait d’être ici, seul dans le temps, qui l’y incitait, le fait de se trouver à distance des stimulations du quotidien, de toutes les formes fluides de la communication professionnelle. Les choses paraissaient immobiles, elles semblaient plus dessinées, curieusement, d’une manière qu’il ne comprenait pas. Il commença à discerner ce qu’il faisait. Il remarquait des choses, tous les petits battements perdus d’une journée ou d’une minute, la façon dont il se léchait le pouce et s’en servait pour ramasser une miette de pain et la mettre distraitement dans sa bouche. Sauf que cela n’avait plus rien de distrait. Il n’y avait plus rien qui parût familier, être ici, de nouveau en famille, et il se sentait bizarre à ses propres yeux, ou peut-être avait-ce toujours était le cas, mais maintenant c’était différent par ce qu’il se tenait en observation. » (page 82-83)
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