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Par strummer, le 19/06/2012
Americana de
Don DeLillo
Les hommes aiment qu'on leur raconte la défaite, l'échec, l'effondrement, la perdition d'un autre ; cela les rends plus forts. Les femmes ont besoin d'entendre ces histoires d'âmes vaincues parce qu'elles y trouvent l'espoir de découvrir un être solide et malheureux en manque de maternage. La compassion est affaire de glandes ; le sein est magique.
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Par Penelope, le 13/08/2010
Cosmopolis de
Don DeLillo
L’argent falsifie le temps. Autrefois c’était le contraire. Le temps d’horloge a accéléré la montée du capitalisme. Les gens ont cessé de penser à l’éternité. Ils ont commencé à se concentrer sur les heures, les heures d’homme, en utilisant la main-d’œuvre plus efficacement.
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L'homme qui tombe de
Don DeLillo
Ce n'était plus une rue mais un monde, un espace-temps de pluie de cendres et de presque nuit. Il marchait vers le nord dans les gravats et la boue et des gens le dépassaient en courant, avec des serviettes de toilette contre la figure ou des vestes par-dessus la tête. Ils pressaient des mouchoirs sur leur bouche. Ils avaient des chaussures à la main, une femme avec une chaussure dans chaque main, qui le dépassait en courant. Ils couraient et ils tombaient, pour certains, désorientés et maladroits, avec les débris qui tombaient autour d'eux, et il y avait des gens qui se réfugiaient sous des voitures.
Le grondement était encore dans l'air, le fracas de la chute. Voilà ce qu'était le monde à présent. La fumée et la cendre s'engouffraient dans les rues, explosaient au coin des rues, des ondes sismiques de fumée, avec des ramures de papier, des feuillets standards au bord coupant, qui planaient, qui voltigeaient, des choses d'un autre monde dans le linceul du matin.
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L'homme qui tombe de
Don DeLillo
Les gens lisent de la poésie. Des gens que je connais, ils lisent de la poésie pour adoucir le choc et la souffrance, cela leur procure une sorte d'espace, quelque chose de beau dans le langage, dit-elle, qui leur apporte du réconfort ou de la sérénité. Je ne lis pas de poésie. Je lis les journaux. J'enfonce ma tête entre les pages et je deviens folle et enragée. (p.55)
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L'homme qui tombe de
Don DeLillo
Parfois, ces nuits-là, il semblait sur le point de dire quelque chose, un fragment de phrase, rien de plus, et tout serait fini entre eux, toute parole, toute forme d’arrangement, quoi qu’il en fût des traces d’amour qui s’attardaient encore. (…) Il traversait l’appartement, légèrement penché de côté, avec un sourire que déformait la culpabilité, prêt à briser une table et à y mettre le feu afin de pouvoir sortir sa queue et pisser sur les flammes
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Par strummer, le 20/02/2013
L'ange Esmeralda de
Don DeLillo
Tu es le seul homme qui ait jamais compris que l'ennui et la peur sont chez moi une seule et même chose.
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Point omega de
Don DeLillo
La vraie vie n'est pas réductible à des mots prononcés ou écrits, par personne, jamais. La vraie vie a lieu quand nous sommes seuls à penser, à ressentir, perdus dans les souvenirs, rêveusement conscients de nous-mêmes, des moments infinitésimaux.
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Cosmopolis de
Don DeLillo
- Et plus je veux faire l'amour avec toi. Parce qu'il y a un certain type de sexualité qui a un caractère purificateur. C'est l'antidote de la désillusion. Le contre-poison.
- Tu as besoin d'être enflammé, c'est ça? C'est ton élément.
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Par strummer, le 22/02/2013
Outremonde de
Don DeLillo
Elle mangeait sa nourriture sans la goûter parce qu'elle avait décidé, des années plus tôt, que le goût n'était pas l'essentiel. L'essentiel, c'était de vider son assiette.
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Par Amesoul, le 28/06/2008
L'homme qui tombe de
Don DeLillo
« Il (Keith) commença à envisager la journée, la minute. C’était le fait d’être ici, seul dans le temps, qui l’y incitait, le fait de se trouver à distance des stimulations du quotidien, de toutes les formes fluides de la communication professionnelle. Les choses paraissaient immobiles, elles semblaient plus dessinées, curieusement, d’une manière qu’il ne comprenait pas. Il commença à discerner ce qu’il faisait. Il remarquait des choses, tous les petits battements perdus d’une journée ou d’une minute, la façon dont il se léchait le pouce et s’en servait pour ramasser une miette de pain et la mettre distraitement dans sa bouche. Sauf que cela n’avait plus rien de distrait. Il n’y avait plus rien qui parût familier, être ici, de nouveau en famille, et il se sentait bizarre à ses propres yeux, ou peut-être avait-ce toujours était le cas, mais maintenant c’était différent par ce qu’il se tenait en observation. » (page 82-83)
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