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Par milado, le 26/12/2012
Nagasaki de
Eric Faye
L'intérieur de mon frigo était en quelque sorte la matrice sans cesse recommencée de mon avenir : là m'attendaient les molécules qui me donneraient de l'énergie dans les jours suivants, sous la forme d'aubergines ou de jus de mangue, et que sais-je encore. Mes microbes, mes toxines et mes protéines de demain patientaient dans cette antichambre froide et l'idée qu'une main étrangère attentait à celui que je deviendrais, par des prélèvements aléatoire, me troublait au plus profond.
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Par jostein, le 01/12/2010
Nagasaki de
Eric Faye
L'idée de sens a été inventée par l'humanité pour mettre un baume sur ses angoisses et la quête d'un sens l'accapare, l'obnubile.
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Par Lisbei13, le 28/08/2010
Nagasaki de
Eric Faye
Un jour il ne se passe plus rien. La corde du destin, d'avoir été trop tendue, a cassé net. Rien plus n'arrive. L'onde de choc de ta naissance est si loin désormais, oh! si loin. C'est la vie moderne. Entre échec et réussite s'étend ton existence.
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Nagasaki de
Eric Faye
"J'aimais ma chambre, balcon sur le monde, sur la renaissance d'un monde où étaient morts plusieurs de mes aïeux, un 9 août lointain. Huit de mes années se sont écoulées là. Comme j'aimais ces pièces, ces murs... Je me dis qu'il faudrait inscrire dans toutes les constitutions du monde le droit imprescriptible de chacun à revenir quand bon lui semble sur les lieux de son passé. Lui confier un trousseau de clés donnant accès à tous les appartements, pavillons et jardinets où s'est jouée son enfance, et lui permettre de rester des heures entières dans ces palais d'hiver de la mémoire."
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Par brigetoun, le 03/09/2010
Nagasaki de
Eric Faye
Je n'ai jamais aimé ceux qui réussissent.
Non pas parce qu'ils réussissent, mais parce qu'ils deviennent le jouet de leur succès, d'un Moi aveuglé. Le Moi à tout prix est la fin de l'homme.
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Par bibliame, le 08/03/2011
Nagasaki de
Eric Faye
Je me dis qu’il faudrait inscrire dans toutes le constitutions du monde le droit imprescriptible de chacun à revenir quand bon lui semble sur les hauts lieux de son passé. Lui confier un trousseau de clés donnant accès à tus les appartements, pavillons et jardinets où s’est jouée son enfance, et lui permettre de rester des heures entières dans ces palais d’hiver de la mémoire. Jamais les nouveaux propriétaires ne pourraient faire obstacle à ces pèlerins du temps. J’y crois fort, et si je devais renouer un jour avec l’engagement politique, je me dis ce que ce serait l’unique point de mon programme, ma seule promesse de campagne.
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Eric Faye
“Je suis toujours gêné quand quelqu’un me dit qu’il a aimé mon livre et l’a lu en une heure. C’est parfois le temps que j’ai passé à peaufiner une seule malheureuse phrase… »
-Lire n°406-
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Par le_Bison, le 07/04/2012
Nagasaki de
Eric Faye
Il faut vous dire, monsieur Shimura, mais vous l'avez sans doute compris depuis un moment, que cette cette femme a vécu chez vous près d'un an à votre insu, dans cette pièce où, comme elle l'avait constaté, vous n'alliez pas. Oui, près d'un an. Elle n'avait pas élu domicile uniquement chez vous, notez bien. Elle avait deux autres adresses où dormir incognito, de temps à autre.
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Par brigetoun, le 17/04/2010
Nuit du verdict de
Eric Faye
En se mettant au travail, dans la soirée, il se voyait en personnage principal du récit qu'il écrit, et ce personnage observait par la fenêtre la foule déferlant sur ce même pont. On devait être en guerre. Voilà le début du récit qu'il croyait vouloir écrire...
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Par milado, le 25/12/2012
Nagasaki de
Eric Faye
Page trente-sept, la photo d'un type horriblement ridé a attiré mon attention. " Tanabe Tomoji n'a jamais bu une goutte d'alcool", soutenait le journaliste. En parcourant l'article, je n'ai pu m'empêcher de penser quel imbécile !