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Par boudicca, le 07/02/2012
Le Châtiment des flèches de
Fabien Clavel
Écoute-toi. Tu reprends les paroles d'un mort et celles d'un enfant. Ta bouche prononce les mots mais ton coeur ne les ressent pas. Nous n'avons pas besoin des empereurs ni des rois! Nous sommes les Magyars! Nos cavaliers opéraient depuis le califat de Cordoue jusqu'à la péninsule danoise! Mais l'or nous a affaiblis, nous nous sommes amollis. Nous avons oublié le goût de la poussière et l'amertume de la sueur. Toi, tu t'en souviens encore. Tu connais la sensation d'une monture entre tes cuisses, le rythme lancinant des chevauchées, l'ivresse de la conquête.
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Par Myrtle, le 20/04/2012
Décollage Immédiat de
Fabien Clavel
Ces derniers jours, ma vie se résume à une longue correspondance. On prétend que les voyages forment la jeunesse et, effectivement, j'ai le sentiment que ces événements vont me changer à jamais. J'ignore comment je m'en tirerai à l'avenir mais je sais à coup sûr que, si je m'en sors, je serai prête à tout affronter.
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Le miroir aux vampires de
Fabien Clavel
Au retour du match, l'ambiance dans le vestiaire était assez tendue. Je suis la seule à prendre une douche, alors j'ai dû m'éloigner. Pendant que l'eau me coulait sur le visage j'ai entendu des trucs pas sympas du genre:
"Tiens, la Terminatrice protège Hit-Girl maintenant!
- C'est l'alliance des thons!"
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Par c.brijs, le 03/11/2011
Le miroir aux vampires de
Fabien Clavel
Tout cela m'a presque donné envie de croire que les humains étaient enfin devenus une race évoluée. Mais, en les regardant vivre, j'ai pu me... rendre compte qu'il n'en était rien. Ces progrès techniques ne les ont pas transformés. Ils se comportent toujours comme des troupeaux de moutons, chacun copiant son voisin, l'imitant de son mieux, enviant ce qu'il possède. Leur inintelligence est désespérante. Ils ne méritent pas d'être traités autrement que du bétail.
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Par Sio, le 21/03/2012
L'Antilégende de
Fabien Clavel
Levant le nez par-dessus la foule enrubannée, Don Juan distingua la silhouette grave et noble d'un homme au chapeau galonné d'or, à la longue canne et aux grands parements dorés. Il sut immédiatement qu'il s'agissait du maréchal de France, avant même d'apercevoir le bâton de velours brodé de fleurs et de lis d'or. Il s'approcha, prenant soin de ne pas faire de geste brusque. D'Artagnan -car c'était bien lui- mâchait sa moustache blanche en jetant des regards scrutateurs autour de lui. Il planta son oeil acéré dans celui de Don Juan lorsque celui-ci l'aborda.
- Monsieur le maréchal de France, je viens vous trouver ici pour requérir votre aide. Je suis Don Juan Tenorio de Mañara.
- Parlez, Don Juan, répondit d'Artagnan d'une voix qui chevrotait un tantinet. Je vous aiderai si je le puis et si la cause est bonne.
- La cause est excellente: on assassine des femmes.
L'oeil du vieux militaire s'alluma d'une lueur de colère. Don Juan poursuivit:
- Des témoins rapportent que ce vil assassin est un homme qui porte un masque de fer. Or, vous avez arrêté un tel homme des années auparavant. C'est pourquoi je viens vous demander où je pourrais trouver ce lâche.
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Par Slay, le 23/01/2012
Le miroir aux vampires de
Fabien Clavel
Je tends les doigts. Surprise, elle ne réagit pas quand j’abaisse le tissu, découvrant une plaie double. Elle a eu beau la passer au fond de teint, je distingue facilement deux empreintes de crocs, un peu crevassées.
“Qu’est ce qui t’es arrivé? je demande.
- Rien…
- Qui t’a fait ça?”
Noémie me repousse brutalement et remet son foulard en place (un Hermès bien sûr).
“Laisse-moi! elle crie.
- Mais tu dois me dire…”
Je n’ai pas le temps d’ajouter quoi que ce soit. Elle se met à trépigner, à hurler comme si elle faisait une crise de nerfs. Vaincue, je bats en retraite.
Les choses commencent vraiment à mal tourner.
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