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Un jardin sur le ventre de
Fabienne Berthaud
"Tu mets des prothèses pour qu'il se taise. Pour bien entendre son silence." (p. 14)
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Un jardin sur le ventre de
Fabienne Berthaud
"Tu ne fus pas malheureuse. Tu ne fus simplement pas heureuse." (p. 92)
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Un jardin sur le ventre de
Fabienne Berthaud
"Je vais avoir du mal à lui pardonner. À effacer de ma mémoire cette maltraitance subtile qu'il nous a fait subir sous le couvert de l'amour justifié." (pp. 155-156)
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Par leolechat, le 13/07/2011
Pieds nus sur les limaces de
Fabienne Berthaud
Sa voix est rouillée. Elle m'attend, couchée dans son lit. Les bras croisés sur sa poupée Glagla. Sa première victime. Une fabrication maison. Une poule plumée. Vidée. Vernie. Bourrée de paille et de morceaux de chiffons. Une chair de poule. Une impression de froid permanent. Une poupée tremblotante dont Lily ne peut se passer. Je la raccommode souvent tant les tissus sont usés. Lily a du mal à tenir ses yeux ouverts. Elle clignote. Je lui fais une réflexion sur le désordre de sa chambre. Je ramasse les viscères des petites bêtes vidées du jour. Il me faudra descendre les donner aux chats. Je lui dit que ce n'est pas sain toutes ces peaux partout. Ça attire les bêtes.
"C'est ce que je veux justement. Surtout ne regarde pas mon atelier. Je te prépare une surprise.
Je me méfie toujours des surprises de Lily.
C'est gentil, mais ça ne t'empêche pas de ranger ! Et puis j'ai toujours peur que tu te blesses avec tes instruments de torture."
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Un jardin sur le ventre de
Fabienne Berthaud
Tu serais la femme parfaite.Irréprochable.La femme de tous ses désirs et peu importait qu'il en oublie les tiens.Tu ferais pour lui tout ce qu'il ne ferait jamais pour toi.Tu croyais en lui comme on croit en Dieu.Tu l'épousais comme on entre en religion....Tu accepterais de lui obéir telle une esclave obéit à son maître.
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Un jardin sur le ventre de
Fabienne Berthaud
"Un jardin sur le ventre" est tout sauf un roman banal.
Je m'attendais a y trouver l'histoire d'une famille tranquille comme vous et moi, sans vraiment de rebondissement.
Mais non. C'est un roman sur l'amour, le manque d'Amour, la solitude des femmes maltraitées, de la mort.
Ce roman nous prend aux tripes. Dès les premières pages le ton est donné. Difficile de le lâcher.
Il tire sa force de la simplicité avec laquelle il est raconté.
La narratrice, Gabrielle, est la plus jeune fille de Suzanne.
A sa mort, elle nous parle de ses sentiments, et nous raconte la vie difficile qu'a menée sa mère.
Abandonnée dès sa naissance, Suzanne connaitra l'amour grâce a sa grand mère et sa tante qui l'accueilleront a bras ouvert
et l'élèveront du mieux qu'elles pourront et ce même pendant la guerre. (p.66 "tu as vu l'insoutenable et tu as tout oublié.
Tu n'as gardé en mémoire que les bras de mémère, les baisers de tatie Jackie." p67 "Tu avais eu le droit de goùter au bonheur.
A l'amour.L'avoir ressenti t'a permis de survivre au reste.")
Tatie Jackie tombera gravement malade et Suzanne ira vivre chez tatie Bertrande, la dame du samedi comme elle l'appelait.
Elle ignorait alors que c'était sa mère...
Un chapitre après l'autre, Gabrielle rendra homage a cette femme qui a su, malgré les années de maltraitance
trouver chez ses bourreaux tendresse et force.
Elle apprendra, année après année , claques après fessées, a devenir "transparente", cacher ses sentiments, ne pas
faire de vagues, et supporter l'injustice en silence pour protéger ses filles.
Elle donnera tout l'amour possible a ses filles, son frère et son nouveau bourreau.
L'émotion est très présente.
Ce livre nous donne a réfléchir sur toutes ces femmes (et hommes) qui subissent la violence de leurs parents, d'abord, et de leur compagnon ensuite.
Et qui leur vie durant, non seulemnt ne se plaindront pas, mais respecteront et aimeront leur bourreau.
Ca sent le vécu. Il est si précis, si bien écrit, on a du mal a croire a la fiction,Chapeau bas.
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Par pyrouette, le 15/04/2011
Un jardin sur le ventre de
Fabienne Berthaud
Parfois tu affabulais au point de croire à tes histoires. Mais quand sonnait la cloche, à l'heure de la récréation, tu avais toujours cette petite aigreur dans l'estomac à cause de ce sentiment d'exclusion que tu ressentais quand même.
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Par anyuka, le 20/08/2011
Un jardin sur le ventre de
Fabienne Berthaud
Nous écouterons ses souffrances en taisant les nôtres. Nous écouterons sa détresse. Nous écouterons ses reproches. Ses accusations. Nous écouterons celui qui sait toujours mieux que les autres. Celui que tu nous a choisi comme père. Demain nous ferons comme toi. Nous serons dociles. Demain seulement. Trop de comptes à régler. La vie sans toi est mal partie.
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Par pyrouette, le 15/04/2011
Un jardin sur le ventre de
Fabienne Berthaud
Tu sentais tes tempes battrent. Dans ta voix, il y avait cette terrible angoisse de n'être plus aimée. Cette possibilité d'être abandonnée. Cette panique insensée.
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Par pyrouette, le 15/04/2011
Un jardin sur le ventre de
Fabienne Berthaud
Aujourd'hui je tape contre le mur de ta mort. je me heurte à l'immensité de ton silence. On dirait que tu n'as jamais existé tellement tu as pris de distance.