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Par vda, le 28/07/2009
La Poétique de l'espace de
Gaston Bachelard
Il y aura toujours plus de choses dans un coffret fermé que dans un coffret ouvert. La vérification fait mourir les images. Toujours, imaginer sera plus grand que vivre.
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La Poétique de l'espace de
Gaston Bachelard
Les mots — je l'imagine souvent — sont de petites maisons, avec cave et grenier. Le sens commun séjourne au rez-de chaussée, toujours prêt au « commerce extérieur », de plain-pied avec autrui, ce passant qui n'est jamais un rêveur. Monter l'escalier dans la maison du mot c'est, de degré en degré, abstraire. Descendre à la cave, c'est rêver, c'est se perdre dans les lointains couloirs d'une étymologie incertaine, c'est chercher dans les mots des trésors introuvables. Monter et descendre, dans les mots mêmes, c'est la vie du poète. Monter trop haut, descendre trop bas est permis au poète qui joint le terrestre à l'aérien. Seul le philosophe sera-t-il condamné par ses pairs à vivre toujours au rez-de-chaussée ?
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La Flamme d'une chandelle de
Gaston Bachelard
"Les images-phrases qui peignent, qui disent les flammes végétales sont autant d'actions polémiques contre le sens commun endormi dans ses habitudes de voir et de parler. Mais l'imagination est si sûre, avec une image neuve, de tenir une vérité du monde que la polémique avec les non-imaginants serait du temps perdu. Mieux vaut pour l'imaginant parlant à des imaginants dire encore, dire sans fin de jeunes phrases sur les flammes de la vie végétale.
Ainsi commence le règne des images décisives, des décisions poétiques."
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Par terrevive, le 01/06/2010
La Flamme d'une chandelle de
Gaston Bachelard
La contemplation de la flamme pérennise une rêverie première. Elle nous détache du monde et elle agrandit le monde du rêveur. La flamme est à elle seule une grande présence, mais, près d'elle, on va rêver loin, trop loin : « On se perd en rêveries. » La flamme est là, menue et chétive, luttant pour maintenir son être, et le rêveur s'en va rêver ailleurs, perdant son propre être, en rêvant grand, trop grand — en rêvant au monde.
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L'eau et les rêves : Essai sur l'imagination de la matière de
Gaston Bachelard
L'individu n'est pas la somme de ses impressions générales, il est la somme de ses impressions singulières.
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Par cprevost, le 16/06/2010
L'eau et les rêves : Essai sur l'imagination de la matière de
Gaston Bachelard
"S'il faut désubjectiver autant que possible la logique et la science, il est non moins indispensable, en contre partie, de désojectiver le langage et la syntaxe". Faute de cette désobjectivation des objets, faute de cette déformation des formes qui nous permet de voir la matière sous l'objet, le monde s'éparpille en choses disparates, en solides immobiles et inertes, en objets étrangers à nous même. L'âme souffre alors d'un déficit d'imagination matérielle. L'eau en groupant les images, en dissolvant les substances, aide l'imagination dans sa tâche de désobjectivation, dans sa tâche d'assimilation. Elle apporte aussi un type de syntaxe, une liaison continue des images, un doux mouvement des images qui désancre la rêverie attachée aux objets.
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L'eau et les rêves : Essai sur l'imagination de la matière de
Gaston Bachelard
L'imagination n'est pas, comme le suggère l'étymologie, la faculté de former des images de la réalité ; elle est la faculté de former des images qui dépassent la réalité, qui chantent la réalité. Elle est une faculté de surhumanité.
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L'eau et les rêves : Essai sur l'imagination de la matière de
Gaston Bachelard
Nietzsche a instruit patiemment sa volonté de puissance par ses longues marches dans la montagne, par sa vie en plein vent sur les sommets. Sur les sommets, il a aimé : « L'âpre divinité de la roche sauvage ». La pensée dans le vent ; il a fait de la marche un combat. Mieux, la marche est son combat. C'est elle qui donne le rythme énergétique de Zarathoustra. Zarathoustra ne parle pas assis, il ne parle pas en se promenant, comme un péripatéticien. Il donne sa doctrine en marchant énergiquement. Il la jette aux quatre vents du ciel.
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La Poétique de l'espace de
Gaston Bachelard
Si l'on nous demandait le bienfait le plus précieux de la maison, nous dirions : la maison abrite la rêverie, la maison protège le rêveur, la maison nous permet de rêver en paix.
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Par chartel, le 14/09/2007
La Poétique de l'espace de
Gaston Bachelard
Une simple image, si elle est nouvelle, ouvre un monde. Vue des mille fenêtres de l’imaginaire, le monde est changeant