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ISBN : 2070323250
Éditeur : Gallimard (1985)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 48 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Autodidacte adopté par la Sorbonne, Bachelard fait songer à un faune rêveur et barbu invité au banquet des philosophes. De quel bois se chauffent les poètes ? Le charme de cette cosmogonie miniature tient dans l'allure presque dansante d'une écriture-promenade où le feu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 5.00/5
    Par EspritRoumain, le 29 septembre 2013

    EspritRoumain
    'L'homme primitif contemplait le ruisseau, sans penser: Comme un pâtre assoupi regarde l'eau couler'.
    Quels sont donc les changements substantiels que le feu apporte dans la société? 'Ce que lèche le feu a un autre goût dans la bouche des hommes'.
    Le feu a illuminé, caressé, protégé, aimé, adoré, consummé, purifié ; il a gagné des souvenirs et a perdu l'innocence. Par l'analogie avec l'expression grecque 'PANTA RHEI' (Tout coule), on peut dire que par le feu tout change, tout brûle!
    Max Scheler qui cite Rodin, 'le sculpteur de la profondeur', affirme que 'toute chose n'est que la limite de la flamme à laquelle elle doit son existence'.
    Si l'eau est un principe féminin, le feu est un principe masculin, dévorant, 'pénétrant':
    'La lumière joue et rit à la surface des choses, mais, seule, la chaleur pénètre.'
    Le feu a façonné/ forgé l'univers, le monde et par le feu tout périra pour tout purifier et pour que le monde renaisse de ses cendres comme le phénix. Le feu est l'espace de l'oxymore (coincidentia oppositorum), du bien et du mal. 'Il brille au Paradis. Il brûle à l'Enfer. Il est douceur et torture.'
    Le feu est l'élément civilisateur primordial, il est un facteur social dans les sociétés primitives: 'le feu est plutôt un être social qu'un être naturel'.
    Tout court, le complexe de Prométhée parle de 'toutes les tendances qui nous poussent à savoir autant que nos pères, plus que nos pères.'
    Un livre magnifique qui réalise une très belle image édificatrice du feu dans l'histoire, dans la littérature, dans la société... A lire et à relire!
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    • Livres 1.00/5
    Par sultanne, le 10 février 2012

    sultanne
    Ennuyeuse et pédante à souhait, cette Psychanalyse du feu a vraiment brisé un mythe : l'image de Bachelard, du "Grand Bachelard", vient de s'effondrer.
    Alors que le sujet a insufflé immédiatement en moi une envie folle de comprendre et d'analyser l'image du feu dans nos sociétés modernes, Bachelard se contente de rappeler des théories scientifiques anciennes et erronées, affublant par la même occasion, son oeuvre d'un ridicule certain !
    Seul le complexe d'Empédocle est intéressant et me semble relever de la "vraie" psychanalyse du feu, mais elle ne m'a pas semblé suffisamment développée et tombe à plat : aucune révélation subliminale, pas de vibration devant une réalité transcendante...
    Une déception de taille !
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    • Livres 4.00/5
    Par lecteur84, le 12 avril 2014

    lecteur84
    Bachelard tente ici de faire le tour du sujet et nous livre une analyse fouillée sur la perception du feu à travers les âges et le ressenti qu'en ont eu les hommes...Le feu fascine, entre enfer et paradis il est partout, il représente le bien comme le mal/ l'incendie non maitrisé où la flambée apaisante devant l'âtre. Elément à la fois purificateur et destructeur, le feu est un élément central. C'est cette histoire et cette réflexion que G Bachelard nous livre ici...
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Citations et extraits

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  • Par EspritRoumain, le 30 septembre 2013

    La lumière joue et rit à la surface des choses, mais seule, la chaleur pénètre.[...]
    Ce besoin de pénétrer, d'aller à l'intérieur des choses, à l'intérieur des êtres, est une séduction de l'intuition, de la chaleur intime. Où l'oeil ne va pas, où la main n'entre pas, la chaleur s'insinue. (Il faut ajouter ici qu'on peut parler d'une 'communion par le dedans' et même d'une 'sympathie thermique').
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  • Par lecteur84, le 11 avril 2014

    Le rêve chemine liénairement, oubliant son chemin en courant. la rêverie travaille en étoile. Elle revient à son centre pour lancer de nouveaux rayons.

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  • Par sultanne, le 10 février 2012

    On ne résiste jamais complètement à un préjugé qu'on perd beaucoup de temps à attaquer.

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  • Par sultanne, le 13 février 2012

    La philosophie peut être mauvaise alors même que les poèmes sont beaux.

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  • Par sultanne, le 13 février 2012

    La conquête du superflu donne une excitation spirituelle plus grande que la conquête du nécessaire.

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