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ISBN : 2070323250
Éditeur : Gallimard (1985)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 68 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Autodidacte adopté par la Sorbonne, Bachelard fait songer à un faune rêveur et barbu invité au banquet des philosophes. De quel bois se chauffent les poètes ? Le charme de cette cosmogonie miniature tient dans l'allure presque dansante d'une écriture-promenade où le feu... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 5.00/5
    Par EspritRoumain, le 29 septembre 2013

    EspritRoumain
    'L'homme primitif contemplait le ruisseau, sans penser: Comme un pâtre assoupi regarde l'eau couler'.
    Quels sont donc les changements substantiels que le feu apporte dans la société? 'Ce que lèche le feu a un autre goût dans la bouche des hommes'.
    Le feu a illuminé, caressé, protégé, aimé, adoré, consummé, purifié ; il a gagné des souvenirs et a perdu l'innocence. Par l'analogie avec l'expression grecque 'PANTA RHEI' (Tout coule), on peut dire que par le feu tout change, tout brûle!
    Max Scheler qui cite Rodin, 'le sculpteur de la profondeur', affirme que 'toute chose n'est que la limite de la flamme à laquelle elle doit son existence'.
    Si l'eau est un principe féminin, le feu est un principe masculin, dévorant, 'pénétrant':
    'La lumière joue et rit à la surface des choses, mais, seule, la chaleur pénètre.'
    Le feu a façonné/ forgé l'univers, le monde et par le feu tout périra pour tout purifier et pour que le monde renaisse de ses cendres comme le phénix. le feu est l'espace de l'oxymore (coincidentia oppositorum), du bien et du mal. 'Il brille au Paradis. Il brûle à l'Enfer. Il est douceur et torture.'
    Le feu est l'élément civilisateur primordial, il est un facteur social dans les sociétés primitives: 'le feu est plutôt un être social qu'un être naturel'.
    Tout court, le complexe de Prométhée parle de 'toutes les tendances qui nous poussent à savoir autant que nos pères, plus que nos pères.'
    Un livre magnifique qui réalise une très belle image édificatrice du feu dans l'histoire, dans la littérature, dans la société... A lire et à relire!
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    • Livres 4.00/5
    Par michfred, le 27 février 2015

    michfred
    Du feu purificateur-comme pur, feu en grec- au feu destructeur, du feu du démiurge, de l'industrie humaine, qui forge, protège et transforme la matière au feu qui dévore, consume et détruit, du feu qui éclaire, illumine au feu qui punit, le feu, comme le dit si bien Espritroumain, est oxymorique.
    Feu d'Empédocle, feu d'Héraclite, feu de Prométhée...le feu nous renvoie à l'histoire de l'humanité, à sa quête du savoir et du mieux-être, et aussi à mythologie qui est une autre façon de dire ce que l'on sait, plus imagée, plus narrative.
    Feu littéraire aussi, comme ces voleurs de feu qui ont suivi Rimbaud depuis la lettre du voyant dans les sentiers dangereux de la poésie moderne- déjà défrichés par Nerval et quelques autres...
    J'ai vis à vis de la philosophie contemporaine des réticences certaines: j'ai toujours l'impression qu'on se paye de mots et qu'on dit de façon ultra codée et compliquée ce qu'on pourrait dire de façon limpide, rationnelle et communicable, comme les philosophes anciens....
    Comme si la sagesse -un philosophe est simplement un ami de la sagesse- qui est la chose du monde la moins partagée mais la plus hautement désirée pour la communauté humaine, devenait l'apanage exclusif de ceux qui savent déjà et se gardent bien de partager ce savoir,- une sorte de cercle fermé, d'entre-soi d'où seraient exclus tous ceux qui n'ont pas les clés...
    Rien de tout cela chez Bachelard, qui est un peu le chien fou de la philosophie, je sais, et peu considéré par les VRAIS philosophes (???)...
    Chez lui, au contraire une clarté -c'est bien le moins avec un tel sujet!-, un plaisir à partager et faire comprendre, une inclusion et pas une exclusion: la science et la poésie, les anciens et les modernes, l'histoire et la légende, les adeptes et les novices, pour reprendre une terminologie babeliote!
    Merci Bachelard - bien après Platon, Lucrèce, Montaigne, Pascal, Rousseau, Voltaire, Diderot .. lus avec passion et intérêt- de m'avoir redonné envie de renouer avec la philosophie dont m'avaient rebutée la philosophie contemporaine..
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    • Livres 1.00/5
    Par sultanne, le 10 février 2012

    sultanne
    Ennuyeuse et pédante à souhait, cette Psychanalyse du feu a vraiment brisé un mythe : l'image de Bachelard, du "Grand Bachelard", vient de s'effondrer.
    Alors que le sujet a insufflé immédiatement en moi une envie folle de comprendre et d'analyser l'image du feu dans nos sociétés modernes, Bachelard se contente de rappeler des théories scientifiques anciennes et erronées, affublant par la même occasion, son oeuvre d'un ridicule certain !
    Seul le complexe d'Empédocle est intéressant et me semble relever de la "vraie" psychanalyse du feu, mais elle ne m'a pas semblé suffisamment développée et tombe à plat : aucune révélation subliminale, pas de vibration devant une réalité transcendante...
    Une déception de taille !
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  • Par akahama, le 04 septembre 2014

    akahama
    C'est un ouvrage passionnant dans lequel l'auteur montre que la fascination exercée par le feu sur l'esprit humain a longtemps fait obstacle à la connaissance objective des phénomènes d'ignition. L'idée défendue est qu'il n'y a de connaissance valable qui ne s'accompagne d'une prise de recul sur ce que sont l'objet et l'esprit du scientifique. Je suis convaincue par l'argumentaire, un peu moins par la mise sur le même plan du texte littéraire et du texte scientifique. Si l'acquisition de la connaissance objective (si ça existe effectivement) nécessite bien que l'on ait conscience des préjugés culturels/psychologiques/etc. que l'on a sur son objet, il en va autrement du texte littéraire qui, lui, autorise et même s'abreuve des représentations mystiques/psychanalytiques qui constituent notre bagage culturel.
    Une lecture intéressante en tout cas.
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    • Livres 4.00/5
    Par lecteur84, le 12 avril 2014

    lecteur84
    Bachelard tente ici de faire le tour du sujet et nous livre une analyse fouillée sur la perception du feu à travers les âges et le ressenti qu'en ont eu les hommes...Le feu fascine, entre enfer et paradis il est partout, il représente le bien comme le mal/ l'incendie non maitrisé où la flambée apaisante devant l'âtre. Elément à la fois purificateur et destructeur, le feu est un élément central. C'est cette histoire et cette réflexion que G Bachelard nous livre ici...
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Citations et extraits

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  • Par EspritRoumain, le 30 septembre 2013

    La lumière joue et rit à la surface des choses, mais seule, la chaleur pénètre.[...]
    Ce besoin de pénétrer, d'aller à l'intérieur des choses, à l'intérieur des êtres, est une séduction de l'intuition, de la chaleur intime. Où l'oeil ne va pas, où la main n'entre pas, la chaleur s'insinue. (Il faut ajouter ici qu'on peut parler d'une 'communion par le dedans' et même d'une 'sympathie thermique').
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  • Par lecteur84, le 11 avril 2014

    Le rêve chemine liénairement, oubliant son chemin en courant. la rêverie travaille en étoile. Elle revient à son centre pour lancer de nouveaux rayons.

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  • Par sultanne, le 10 février 2012

    On ne résiste jamais complètement à un préjugé qu'on perd beaucoup de temps à attaquer.

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  • Par sultanne, le 13 février 2012

    La philosophie peut être mauvaise alors même que les poèmes sont beaux.

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  • Par sultanne, le 13 février 2012

    La conquête du superflu donne une excitation spirituelle plus grande que la conquête du nécessaire.

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