Critiques de Georges Flipo


Classer par:       Titrecroissant     Datecroissant     Les plus appréciéescroissant
    • Livres 0.00/5
    Par sylvie, le 27/09/2008


    La Diablada : Nouvelles La Diablada : Nouvelles de Georges Flipo

    Voilà un florilège de nouvelles toutes différentes les unes des autres, qui nous régale d'histoires drôles ou touchantes, parfois inquiétantes, ou bien même légèrement fantastiques. Les fameuses chutes sont toujours là pour nous chambouler un peu même si certaines sont attendues, mais c'est aussi notre plaisir de lecteurs que d'attendre la chute...
    J'ai donc souri en même temps que le tableau du nom d'avarice, m'amusant de son étrange pouvoir sur un couple d'enseignant brossé avec humour.
    Postée derrière le curé, j'ai laissé mon regard suivre la disparition attendue du héros se laissant emporter par la Diablada.
    J'ai rêvé dur comme fer attraper la pie avec du sel, et je me suis retrouvée en train de pister un cycliste dans l'attente qu'il pause le pied pour lui lancer : "c'est dur, hein ?".
    J'ai bien sûr adoré jouer l'héritage au jeu de la terrine et je me suis laissée prendre par le récit d'un vieux marin racontant son naufrage.
    Les trois textes que j'ai préféré sont "Journée libre", parce qu'il s'agit d'un beau rêve de poupée et d'un joli mensonge,
    "Le film cassé" a fait échos à de bons souvenirs d'enfance, mais je n'avais pas de cousins aux talents de conteurs,
    et enfin "Les banquets du Stalag XVIII E" m'ont émue.
    des liens ici : Voilà un florilège de nouvelles toutes différentes les unes des autres, qui nous régale d'histoires drôles ou touchantes, parfois inquiétantes, ou bien même légèrement fantastiques. Les fameuses chutes sont toujours là pour nous chambouler un peu même si certaines sont attendues, mais c'est aussi notre plaisir de lecteurs que d'attendre la chute...
    J'ai donc souri en même temps que le tableau du nom d'avarice, m'amusant de son étrange pouvoir sur un couple d'enseignant brossé avec humour.
    Postée derrière le curé, j'ai laissé mon regard suivre la disparition attendue du héros se laissant emporter par la Diablada.
    J'ai rêvé dur comme fer attraper la pie avec du sel, et je me suis retrouvée en train de pister un cycliste dans l'attente qu'il pause le pied pour lui lancer : "c'est dur, hein ?".
    J'ai bien sûr adoré jouer l'héritage au jeu de la terrine et je me suis laissée prendre par le récit d'un vieux marin racontant son naufrage.
    Les trois textes que j'ai préféré sont "Journée libre", parce qu'il s'agit d'un beau rêve de poupée et d'un joli mensonge,
    "Le film cassé" a fait échos à de bons souvenirs d'enfance, mais je n'avais pas de cousins aux talents de conteurs,
    et enfin "Les banquets du Stalag XVIII E" m'ont émue.
    des liens ici :Voilà un florilège de nouvelles toutes différentes les unes des autres, qui nous régale d'histoires drôles ou touchantes, parfois inquiétantes, ou bien même légèrement fantastiques. Les fameuses chutes sont toujours là pour nous chambouler un peu même si certaines sont attendues, mais c'est aussi notre plaisir de lecteurs que d'attendre la chute...
    J'ai donc souri en même temps que le tableau du nom d'avarice, m'amusant de son étrange pouvoir sur un couple d'enseignant brossé avec humour.
    Postée derrière le curé, j'ai laissé mon regard suivre la disparition attendue du héros se laissant emporter par la Diablada.
    J'ai rêvé dur comme fer attraper la pie avec du sel, et je me suis retrouvée en train de pister un cycliste dans l'attente qu'il pause le pied pour lui lancer : "c'est dur, hein ?".
    J'ai bien sûr adoré jouer l'héritage au jeu de la terrine et je me suis laissée prendre par le récit d'un vieux marin racontant son naufrage.
    Les trois textes que j'ai préféré sont "Journée libre", parce qu'il s'agit d'un beau rêve de poupée et d'un joli mensonge,
    "Le film cassé" a fait échos à de bons souvenirs d'enfance, mais je n'avais pas de cousins aux talents de conteurs,
    et enfin "Les banquets du Stalag XVIII E" m'ont émue.
    des liens ici : Voilà un florilège de nouvelles toutes différentes les unes des autres, qui nous régale d'histoires drôles ou touchantes, parfois inquiétantes, ou bien même légèrement fantastiques. Les fameuses chutes sont toujours là pour nous chambouler un peu même si certaines sont attendues, mais c'est aussi notre plaisir de lecteurs que d'attendre la chute...
    J'ai donc souri en même temps que le tableau du nom d'avarice, m'amusant de son étrange pouvoir sur un couple d'enseignant brossé avec humour.
    Postée derrière le curé, j'ai laissé mon regard suivre la disparition attendue du héros se laissant emporter par la Diablada.
    J'ai rêvé dur comme fer attraper la pie avec du sel, et je me suis retrouvée en train de pister un cycliste dans l'attente qu'il pause le pied pour lui lancer : "c'est dur, hein ?".
    J'ai bien sûr adoré jouer l'héritage au jeu de la terrine et je me suis laissée prendre par le récit d'un vieux marin racontant son naufrage.
    Les trois textes que j'ai préféré sont "Journée libre", parce qu'il s'agit d'un beau rêve de poupée et d'un joli mensonge,
    "Le film cassé" a fait échos à de bons souvenirs d'enfance, mais je n'avais pas de cousins aux talents de conteurs,
    et enfin "Les banquets du Stalag XVIII E" m'ont émue.
    des liens ici : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/09/la-diablada-georges-flipo.html

    Critique de qualité ? (7 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par oops, le 12/10/2011


    La commissaire n'a point l'esprit club La commissaire n'a point l'esprit club de Georges Flipo

    La commissaire Viviane Lancier se voit assigner une nouvelle mission par le Tout-Puissant (son directeur) et le ministre de l'intérieur. Elle doit partir illico enquêter avec son Lieutenant favori Monot dans un club de vacances basé sur une île grecque. Le Chef du Village a été retrouvé pendu le soir du 14 juillet déguisé en Napoléon. Deux jours avant, nombreux sont ceux qui l'ont entendu se disputer violemment avec sa femme, à priori le "King" accumulait les conquêtes féminines... Mauvaise farce, suicide où meurtre, elle va devoir en déterminer la cause, sans faire de vagues, incognito, car le Président de "L'Esprit Club" n'est autre que le frère d'un ancien ministre. Au moment du départ, ce n'est pas son Lieutenant favori qui embarque avec elle, mais un autre Lieutenant, un athlète musculeux latino. Déjà contrariée de se retrouver dans une ambiance club de vacances avec Karaoké, piscine, boîte de nuit où les corps n'en finissent pas de s'étaler, elle dont le corps "charpenté" ne sait pas résister aux frites...Comment ne pas être sous le charme de cette truculente commissaire tellement loin des clichés "mannequins" servis par les séries télévisées. Même si l'intrique est un peu tarabiscotée, le profil, la verve, la sensibilité du personnage principal mérite le détour. Quand à l "Esprit Club" il a comme un petit air des "Bronzés" de quoi passer un bon moment.

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par oops, le 30/07/2010


    La commissaire n'aime point les vers La commissaire n'aime point les vers de Georges Flipo

    Cette commissaire un rien bourrue, obsédée par son embonpoint, qui soigne ses angoisses à coup de barre de "Mars" et qui craque pour son adjoint comme elle craque pour un morceau de chocolat m'a bien fait sourire ! ici point d'hémoglobine ni de super héros, juste des personnages qui m'ont semblés très familiers et une commissaire fine psychologue pour résoudre une enquête hors du commun dans le milieu des poètes Baudelériens. Un petit polar littéraire bon enfant idéal pour le temps des vacances :))

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Ankya, le 31/07/2011


    La commissaire n'a point l'esprit club La commissaire n'a point l'esprit club de Georges Flipo

    Viviane Lancier s'est remise de ses émotions de l'enquête des Sonnets (voir La commissaire n'aime point les vers) et se voit attribuée une nouvelle mission: partir incognito dans un village-club en Grèce afin de résoudre un meurtre dans la plus grande discrétion. Elle se fait alors passer pour une scénariste, et Monot, son beau Monot, la secondera. Or, grand malheur ! De un, elle n'est pas sociable pour un sou - et dieu sait que les scénaristes ont ce trait de caractère, de deux Monot n'est pas disponible au dernier moment et elle se voit secondée par Willy. La déception est grande car elle avait déjà imaginé 36 films différents avec sa tête d'ange.

    Notre commissaire va, dans ce roman, être un peu malmenée car elle va devoir se fondre dans une masse qu'elle a tendance à fuir: les gens à la plage, la piscine, les maillots de bain... elle va d'ailleurs devoir faire preuve de force de caractère et s'ouvrir aux autres et à elle-même. Fidèle à lui-même, Georges Flipo fait déborder son roman d'humour, parfois noir, toujours de manière bienvenue. L'enquête s'emberlificote tout en gardant de la cohérence. A un moment donné, on n'espère plus vraiment le nom du meurtrier, mais plutôt le nouvel élément, indice de l'enquête, révélation remettant tout le processus d'identification du meurtrier en cause. Et c'est de la trépignation qui agite le lecteur lorsque tout s'éclaire. Ah, si je pouvais lire plus vite et avoir tous les éléments en même temps !

    Par rapport au précédent volume des histoires de la commissaire, j'ai moins aimé. Cependant ce n'est qu'une question de contexte. Je ne suis pas fan des clubs où tout le monde veut être mon ami, où il y a toujours du bruit et des sourires factices. Vive le calme. Par contre, et soyez-en sûr, l'humour et l'enquête sont là, donnant au roman un grand attrait ! Je me suis régalée à lire ce livre. A quand la suite des aventures de la commissaire ?


    Lien : http://lacavernedankya.canalblog.com/archives/2011/04/13/20870410.html

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par wakinasimba, le 08/05/2010


    La commissaire n'aime point les vers La commissaire n'aime point les vers de Georges Flipo

    La commissaire Viviane Lancier n'est pas du genre poète, mais la voici condamnée à se passionner pour Baudelaire : un sonnet torride dont il serait l'auteur se transforme en serial killer, envoyant à la morgue ceux qui s'y intéressent.

    Flanquée de son ingénu lieutenant Monot, Viviane Lancier plonge dans une enquête où semblent la narguer les morts, les survivants et même les revenants.

    Mon avis :

    voici une commissaire pas piquée des vers : enchainant régime sur régime pour tenter de rentrer dans son petit ensemble rose Carol (le dernier régime,cependant, à l'air super efficace), elle ne semble se soucier que de sa ligne impossible à tenir et de son amant qu'elle voit épisodiquement quand elle veut sauf les week-end.

    Une enquête bien embrouillée où les morts se suivent mais ne se ressemblent pas, y compris un faux meurtre déguisé en suicide de plusieurs meurtres - où l'inverse.

    Toutefois, même si la prose de l'auteur est fluide à souhait avec ces petites touches "so british" - mais pas trop - que j'affectionne, il manque tout de même à ce livre un vrai épisode marquant qui me ferait me souvenir de l'intrigue, une image forte qui resterait graver dans ma mémoire.

    Ceci dit, j'ai hâte de savoir si Viviane rentre encore dans son ensemble rose lors de ses secondes aventures, et si elle s'est un peu mise au goût du jour, elle qui ne connait en début de série ni les forums internet, ni les vers de Victor Hugo.

    Car une question me taraude : "la commissaire n'a point l'esprit club" (titre de l'épisode 2 prévu en 2011) : quel club ? Le club de bridge, le club de foot, le club-sandwich ?....

    L'avis de mon mari :

    "Un bon polar, mais je n'ai pas vu le dénouement, j'ai cru jusqu'au bout que c'était Monot le coupable".


    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2010/04/26/17597041.html#comments

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par keisha, le 12/02/2010


    La commissaire n'aime point les vers La commissaire n'aime point les vers de Georges Flipo

    Dans le précédent roman de Georges Flipo apparaissait un tandem de policiers assez à côté de la plaque, mais cette fois c'est du sérieux, la commissaire Viviane Lancier est une pro qui ne s'en laisse pas conter. Oui, "la" commissaire, elle y tient. Six hommes sont sous ses ordres. Dont le "bogosse" craquant Augustin Monot.
    Côté coeur, pas grand chose pour Viviane, qui a rompu avec un infect personnage, juge de son état. Côté euh... un pote sympa qu'elle voit de temps en temps. Elle aime Bach et teste tous les régimes amaigrissants qu'elle connaît (aucun rapport entre les deux informations à ma connaissance).
    Côté boulot? L'enquête qui sera au coeur du roman débute par le décès d'un clochard qui devait remettre à l'Académie Française la photocopie d'un sonnet : très chaud, le sonnet, et des spécialistes ne vont pas tarder à l'attribuer à Baudelaire... [note : ce sonnet pourrait vraiment passer pour authentique, c'est bluffant ]
    Mais tous ceux qui ont un contact avec ce sonnet vont être menacés, attaqués. Survient le premier assassinat.
    Viviane Lancier va essayer d'y voir clair, et ce n'est pas tâche facile, d'autant plus que les médias [ah les médias en prennent pour leur grade !!!] s'en mêlent un peu trop.

    Dialogues tirés au cordeau, style direct, humour caustique, pas le temps de souffler! L'enquête est menée tambour battant, avec les suspects et fausses pistes classiques, un brin de romantisme, des méthodes parfois étonnantes et un peu de chance aussi...

    "La chose méritait une barre de Mars qu'elle trempa dans son yaourt à 0%"
    "On a tous le droit d'avoir son jardin secret, mais on n'y élève pas de chèvres si on y plante des choux."
    "C'était écrit dans les journaux, ce devait être vrai. Ça allait le devenir."

    Il semblerait que l'on va retrouver prochainement la commissaire dans une nouvelle aventure, ça tombe bien, j'en redemande! J'espère aussi qu'Augustin Monot sera toujours là...


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-la-commissaire-n-aime-poi...

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par liliba, le 27/12/2008


    Qui comme Ulysse : Nouvelles en partance Qui comme Ulysse : Nouvelles en partance de Georges Flipo

    J'ai enfin lu le dernier opus de Georges Flipo, son livre de nouvelles Qui comme Ulysse, qui a traversé notre blogosphère telle une étoile filante, laissant derrière lui de le scintillement de son sillage, et une petite lumière au fond de mon coeur, une douce chaleur, comme quand on a fait un voeux et qu'on souhaite ardemment qu'il se réalise...
    Je ne vous raconterai pas ces quatorze nouvelles, sur lesquelles on a déjà beaucoup lu, mais vous livrerai juste quelques impressions...
    Evasion et rêve, c'est ce qui domine, bien sûr, avec ces contrées lointaines que l'on visite au fil des pages, ces hommes et femme qui vont au bout de leurs idées, qui vivent totalement leur destin, qui le prennent même en main pour l'influer.
    Poésie et humour, que l'on retrouve dans les descriptions des personnages, dans les portraits brossés avec tant de délicatesse, de précision, de finesse et parfois de dérision (j'ai vraiment ri à la lecture de "Nocturne", me retrouvant dans un voyage effectué il y a fort longtemps, face aux mêmes touristes !).
    Douceur et violence. Des sentiments, des hommes, de la vie, du destin...
    Nostalgie et réalisme. Comment au quotidien on peut vivre sa vie, construire ses rêves sans renier sa part d'enfance, sans se perdre, ou en se retrouvant...
    Et surtout, amour. Amour de la vie, amour des hommes, amour des belles phrases et des mots qui s'enchaînent...
    Un vrai bonheur que cette lecture ! avec un coup de coeur tout particulier pour la poignante "Ile Sainte Absence".

    suite sur :


    Lien : http://liliba.canalblog.com

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par liliba, le 18/08/2011


    La commissaire n'a point l'esprit club La commissaire n'a point l'esprit club de Georges Flipo

    C'est avec un immense plaisir que j'ai retrouvé la commissaire Viviane Lancier, rencontrée l'année dernière dans La commissaire n'aime point les vers. ainsi que l'écriture de l'auteur, vive, alerte, et surtout bourrée d'humour.

    Notre commissaire, dont le coeur bat toujours plus que de raison pour le jeune Augustin Monot va devoir passer une semaine dans un club de vacances à Rhodes, non pour des vacances, mais plutôt pour élucider un meurtre, et surtout pour que la mort du King, le directeur du club, ne fasse pas de vagues et n'entraine pas la fermeture du club, dont le grand chef est un ami du "Tout-Puissant", le divisionnaire...

    Si vous avez lu La commissaire n'aime point les vers, vous vous souvenez sans doute que Viviane était la seule femme de la brigade et qu'elle manageait ses hommes d'une main de fer, dans un gant de velours. En effet, pour elle "tout était si simple : elle était la femme, ils étaient les hommes. Pourquoi ne comprenait-on pas cela à l'extérieur ? Certes, elle les aimait d'un amour possessif, elle les menait à la baguette, mais était-elle leur maman ? Bon, oui, un peu. Et même un peu plus dans le cas d'Augustin Monot, sa dernière recrue."

    Viviane n'a pas changé. Elle est toujours mal dans sa peau et se trouve peu, voire pas du tout sexy, elle est bourrée de complexes. "Un pantalon gris informe, une chemisette blanche à manches courtes que la chaleur de la mi-juillet décorait d'une zone sombre sous les bras, et des mocassins avachis" : voilà sa tenue habituelle et elle se rend bien compte que "le contenu était tout aussi chagrinant que l'emballage : un corps qui paraissait encore plus petit que son mètre soixante et un, plus vieux que ses trente-sept ans, et surtout trop lourd : elle avait repris tous les kilos qu'elle avait réussi à perdre lors de l'affaire du sonnet, trois mois plus tôt. Quant à son visage fatigué où languissaient des yeux gris, il semblait dessiné à la hâte : trop rond, un peu bouffi. Elle avait des cheveux châtains coupés court, mais pas de coiffure. Elle ne se plaisait pas ; à qui aurait-elle pu plaire ?"

    Voilà donc les pensées qui l'assaillent pendant que le Tout-Puissant lui décrit sa nouvelle mission. Elle se plaît à rêver, un peu... Ces quelques jours au soleil seront l'occasion d'un tête à tête avec son cher Augustin qui peut s'avérer fort agréable, et cette mission semble être de tout repos... Il partageront le même bungalow, une certaine intimité... peut-être devra-t-elle même lui enduire le dos de crème pour le soulager de coups de soleil...

    Dans ses bagages, un seul livre, qu'elle a eu bien du mal à choisir, puisqu'elle a demandé à la libraire un ouvrage de poésie "classique, mais plutôt moderne", "du facile, mais quand même intellectuel"... Elle se retrouve donc avec Alcools d'Appolinaire, car "elle se devait d'emporter quelque belle lecture, qui lui vaudrait la considération du lieutenant Monot". Mais le hasard lui joue des tours, et c'est Willy, un tout jeune policier, qui devra l'accompagner. Dès le début, ce Monsieur Muscle, qui sent le vétiver à plein nez, l'horripile, bien qu'il ait "une personnalité forte, un coeur simple". Elle va lui en faire baver pour un peu se venger...

    Viviane se retrouve donc à l'Esprit Club, là où "vos vacances ont l'esprit club", justement. Un club un peu particulier dont la description m'a fait rire aux éclats, surtout quand on sait que l'auteur s'est volontairement immergé une semaine dans un club du même genre afin de peaufiner la rédaction de son roman. Ici, les vacanciers sont les Chéris, les Cocos et les Kikis, les animateurs et animatrices du club. Comme feu King n'arrivait jamais à retenir les prénoms du personnel travaillant pour lui, il les a baptisés selon leur fonction : Coco l'Anime, chargé de l'animation, Coco Clown, qui fait les sketches, mari de Kiki Piqûre, l'infirmière et aussi "Coco Picole qui gère le bar et la boite de nuit, Kiki Muscule, la responsable de la gym, Coco Vent-Debout, le moniteur de voile, Kiki Plouf préposée à la piscine, Coco Tournevis, pour la maintenance et Coco Cuistot, le cuisinier." Les intérimaires quant à eux s'appellent les Hétoilàs. Mais il y a aussi le gardien, surnommé Le Turc puisqu'il ne parle que cette langue, et son fils un peu étrange, sourd et muet. C'est ainsi que Irène, la veuve toute fraîche, explique le fonctionnement du club et décrit ses habitants aux deux flics fraîchement débarqués.

    Et dire que Viviane va devoir jouer à la touriste avec cet assistant qu'on lui colle dans les pattes ! Ils sont officiellement scénaristes et cherchent à écrire une fiction sur un club de vacances, ce qui va leur permettre de se mêler aux vacanciers, de parler aux animateurs, et de poser discrètement des questions à tout le monde.

    Viviane découvre ce qu'est un club et qu'elle ne connaissait que par oui-dire. Sa première impression l'affole : "Des corps. Elle ne vit d'abord que des corps. Des corps et des chairs de toutes les nuances, du blême mortuaire au rouge thermidor. Hébétée, elle se planta sur la terrasse qui surplombait les deux piscines cernées par la masse humaine. Que venaient faire là tous ces Chéris ? Rien. Ils étaient venus avec un objectif précis : ne rien faire. Ils ne nageaient pas, ne s'agitaient pas. Ils étaient." et elle se demande bien comment elle va supporter ce séjour et tous ces gens qui l'entourent. La promiscuité, le copinage lui sont insupportables : "Elle n'avait jamais supporté ces tu, encore moins ceux qu'on élidait. Elle vouvoyait tout le monde dans son travail et là, le premier barbu venu, pour la simple raison qu'il était du bon coté du bar en tee-shirt jaune fluo, allait lui infliger du tu? Elle savait que beaucoup d'estivants, dans les clubs, se faisaient un devoir de se tutoyer. Il ne fallait pas compter sur elle pour de telles familiarités : on commence comme ça, et on finit par dire tu à ses hommes, comme dans les films policiers."

    Alors elle est d'une humeur de dogue, notre commissaire. Elle rudoie le pauvre Willy qui veut bien faire, mais commet bêtise sur bêtise, puis se sent coupable : "être la commissaire ne lui suffisait pas, elle éprouvait toujours le besoin de jouer à la commissaire." Elle se jette aussi sur la nourriture, comme toujours sa compensation première en cas de stress (et il n'y a pas ici ses barres chocolatées préférées...). Au buffet : "Des frites ? Viviane avait liquidé son assiette de hors-d'oeuvre et sentit se réveiller un faim impérieuse. On proposait huit plats principaux. Mais le plus alléchant, c'était ces frites. Depuis combien de temps n'en n'avait-elle plus mangé ? Elle avait réussi à reprendre du poids au printemps sans même avoir cédé à la tentation des frites, il y avait là une injustice qu'il était urgent de réparer. Elle en goûterait juste une. Ou deux."Cela ne l'empêche pas de mener discrètement son enquête, même si elle se sent abominablement mal dans ce club, totalement à coté de la plaque, ringarde, alors que le beau Willy, lui, est si à l'aise, si pleinement vivant... Elle se force pourtant et s'inscrit même à la séance de gym et à la natation, courageuse petite commissaire...

    Mais elle est là pour résoudre une énigme et en bonne professionnelle, elle ne l'oublie pas. Elle se fait expliquer par Irène l'histoire du club, les habitudes de chacun, les faits et gestes des uns et des autres ce fameux jour où l'on retrouva le King mort, une fois qu'on se fut rendu compte que ça n'était pas une blague, mais un vrai cadavre... La veuve n'est pas éplorée, c'est le moins qu'on puisse dire. Elle est lucide, sait très bien que King la trompait avec des Kikis ou des Hétoilàs, pas plus tard que la semaine précédente d'ailleurs, elle savait son mariage peu réussi et déclare avec lucidité à Viviane : "on a pour moi un peu de pitié et beaucoup de méfiance : j'étais la plus grande cocue du royaume, mais j'étais la femme du roi". Mais elle ne semble pas coupable, elle avoue d'ailleurs au cours d'une conversation : "Puisque mon mari est décédé le premier, il n'y aura plus d'héritage : vous ne trouverez jamais de veuve plus attristée que moi par la mort d'un époux."

    Il faut dire que le roi en question semble avoir été un drôle de type : "Il était comme ça, mon mari : lui, le roi, et, en dessous, la cour et les nains." Il régnait en despote sur ses sujets-salariés, et avait même décidé tout récemment, après avoir refait les comptes du club, que les dépenses devaient être réduites. Des licenciements venaient d'être annoncés... Viviane va devoir bientôt suspecter tout le monde : l'assistant du King, qui reprend la charge du club et ne cache pas sa fierté ("Coco devenu co-chef ! Presque roi !"), mais aussi tous les autres, dont elle découvre qu'ils se livrent chacun à de petites magouilles pour arrondir leurs fins de mois. Grappillage par ci, trucage par là, les inventaires sont falsifiés, les bons produits gardés pour les collègues et la viande avariée servie aux clients, il semblerait même que de l'alcool et peut-être de la drogue circulent sous le manteau...

    L'enquête va se compliquer bien vite, avec quelques morts et disparitions supplémentaires auxquelles personne ne s'attendait et qui font rugir le Tout-Puissant, qui voulait une affaire discrète et rondement menée, et pas une tuerie... La commissaire se fait remonter les bretelles par sa hiérarchie, elle est censée calmer le jeu et plutôt dissimuler les indices, que remue-t-elle donc comme boue pour que les morts fleurissent aussi vite que les fleurs sous ces cieux ensoleillés qui devraient être aussi paradisiaques que le vente la publicité ?

    Viviane commence à en avoir
    ... Suite sur Les Lectures de Liliba


    Lien : http://liliba.canalblog.com/archives/2011/04/01/index.html

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par wakinasimba, le 07/06/2011


    La commissaire n'a point l'esprit club La commissaire n'a point l'esprit club de Georges Flipo

    Où l'on retrouve Viviane Lancier toujours autant de mauvaise humeur, son lieutenant Monot resté à Paris pour cause d'émission de télévision et son nouvel adjoint Willy.

    Willy est le contraire de Viviane : sportif, discutant et se liant facilement avec tout le monde, mais un brin court dans ses réflexion sur les meurtres.

    Dans cet épisode, ce ne sont pas les barres chocolatés qui trinquent, mais le couscous et les brochettes, après tout, la commissaire est en vacances au soleil.

    L'incipit est un délice, et tout est à l'avenant, plein d'humour.

    J'ai appris qu'il vaut mieux commander du vin italien que du vin grec, mais également que dans les "clubs de vacances", il faut prévoir un sujet de discussion à épuiser à chaque repas avec la tablée (du genre : les fractures et l'hôpital, etc.).

    Un roman a déguster comme un petit vin d'été, à l'ombre d'un parasol, pour le plaisir.

    La commissaire n'a peut-être pas l'esprit "club de vacances", mais elle a pris l'esprit "club de gym". Pas de troisième opus prévu ?...

    L'image que je retiendrai :

    Celle de Viviane en paréo et maillot de bain, elle se lâche, la commissaire.


    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2011/05/08/20935799.html

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Apikrus, le 01/06/2011


    La commissaire n'aime point les vers La commissaire n'aime point les vers de Georges Flipo

    J'ai trouvé ce roman très agréable à lire en raison de son ton humoristique. Le regard plein de dérision de l'auteur sur la responsable de l'enquête, la commissaire Lantier, et la naïveté de son nouvel assistant, le jeune lieutenant Monot, m'ont en effet franchement amusé.
    Bien que l'intrigue en elle-même n'ait pas réussi à me captiver (même si elle est bien construite et sans doute en raison de ce ton et de l'ambiance plus délirante qu'angoissante qu'il crée), ce roman m'a fait penser à ceux de Fred Vargas, auteur que j'apprécie beaucoup. Il ressemble aussi un peu aux ouvrages de Wodehouse. Je conseille donc ce livre à ceux et celles qui cherchent à passer un agréable moment de divertissement mais pas aux adeptes de sensations fortes (gore).

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 1.00/5
    Par zelig, le 09/04/2011


    La commissaire n'aime point les vers La commissaire n'aime point les vers de Georges Flipo

    Il m’aura fallu quelques temps avant de me lancer dans la lecture de la dernière livraison de Georges Flipo, un livre dont je n’aime point le titre et qui trônait sur mes étagères… Mais comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire ici, j’aime bien l’état d’esprit épicurien de l’homme au travers de son blog alors que ces deux précédents ouvrages (Qui comme Ulysse, Ce film va faire un malheur) m’avaient plutôt convaincu de poursuivre un bout de chemin littéraire en sa compagnie...



    Lien : http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/04/la-commissaire-naime-point-les-v...

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par ChezLo, le 09/04/2011


    Qui comme Ulysse : Nouvelles en partance Qui comme Ulysse : Nouvelles en partance de Georges Flipo

    Des nouvelles baladeuses. Des instants de voyage. Des dialogues de séjour. Des rencontres éphémères. Un homme en Thaïlande mal à l'aise par le comportement des touristes masculins face à l'offre pédophile. Le souvenir de cet autre qui se remémore la fabrication des empanadas. Un pseudo journaliste qui se fond dans la danse du club de tango. Un pseudo voyageur blogueur qui se fait repérer par une agence...

    Quatorze nouvelles très différentes, dans lesquelles on se plonge avec plaisir. La lecture est agréable car le style de l'auteur est fluide, contemporain. Des anecdotes cruelles de Nocturne aux accents tendres Des sources froides je me suis baladée dans ces pages d'histoires réalistes comme des souvenirs. Des souvenirs (La partie des petits saints) qui pouvaient croiser les miens comme au marché d'Otavalo, et je revis les jeux d'échecs où les pièces sont des Incas et des colons espagnols.
    Par dessus tout j'ai aimé lire L'île Sainte-Absence où la tendresse poétique est mêlée au tragique, La route de la soie où le cynisme des chercheurs de blogueurs est dépeint, et puis rire avec L'incartade des ces femmes vivantes et drôles qui s'offrent une parenthèse à la montagne. Pas si deseperate housewives que ça...
    (.....)


    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2009/03/qui-comme-ulysse.html

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par Leiloona, le 20/02/2010


    La commissaire n'aime point les vers La commissaire n'aime point les vers de Georges Flipo

    Une enquête que j'ai pris plaisir à suivre, le tout emballé dans un style mordant. J'ai hâte de lire le deuxième épisode de cette commissaire qui sortira en 2011 : La Commissaire n'a point l'esprit club.


    Lien : http://leiloona.canalblog.com/archives/2010/02/04/16741901.html

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par ennapapillon, le 13/05/2009


    Le Film Va Faire un Malheur Le Film Va Faire un Malheur de Georges Flipo

    Alexis, un cinéaste assez imbu de lui-même rencontre un jour Sammy, un truand qui veut tellement qu'Alexis fasse un film sur sa vie qu'il est prêt à changer sa façon d'être et même de rendre ses actions criminelles plus "cinématographiques".

    Alexis qui est plutôt cynique et qui traverse la vie sans vraiment se soucier de ceux qui l'entourent -sa compagne inclue- finit par se fourvoyer dans la publicité qui ne lui correspond pas, passer le projet de Sammy à un scénariste tout en essayant de jouer le mentor intellectuel du truand se croyant supérieur à tout le monde. [...]


    Lien : http://ennalit.canalblog.com/archives/2009/04/20/13406043.html

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par antigoneCH, le 13/04/2009


    Le Film Va Faire un Malheur Le Film Va Faire un Malheur de Georges Flipo

    Alexis a réalisé un film dont il peut être fier, intitulé Zoubeida l'Africaine. Lors d'un festival, son oeuvre est en lice pour l'obtention d'un prix. Orgueilleux, ambitieux, sûr de lui, un peu naïf aussi, le cinéaste accepte au dernier moment de le présenter lors d'une avant-première, à l'intérieur d'une prison. L'un des détenus, Sammy, malfrat notoire, rempli d'admiration, le coince en fin de séance et le presse de faire un film sur sa propre vie. Alexis esquive mais le truand n'aura de cesse de le harceler. Alexis deviendra alors, malgré lui, le coach et la victime d'un scénario dont il ne maîtrise plus rien.

    Afin de rassurer Georges Flipo en préambule, je dois dire que son livre m'a beaucoup plu. Effectivement, le héros du roman - ou plutôt anti-héros -, Alexis, n'est pas très sympathique et ses complices non plus (si l'on en croît ce récit, le monde du cinéma et de la publicité semblent abriter en son sein de drôles d'égos et d'ambitions pas vraiment glamour). Ceci étant dit, j'ai retrouvé avec bonheur, la verve, l'humour, la qualité et la maîtrise d'une écriture déjà rencontrée chez Ulysse. L'évolution du personnage de Sammy est intéressante, sa relation avec l'ex-amie d'Alexis aussi, le scénario est original. Alors effectivement le désenchantement de l'histoire peut bien paraître un brin familier mais j'ai passé un bon moment avec elle, et il me semble, tenez, que ce livre ferait un très bon film !



    Lien : http://antigonehc.canalblog.com/archives/2009/03/15/12871233.html

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par liliba, le 10/03/2009


    Le Film Va Faire un Malheur Le Film Va Faire un Malheur de Georges Flipo

    Alexis Pirief est un jeune cinéaste de 31 ans très imbu de sa personne. Il attend le résultat du jury du Festival du Cinéma et Tiers Monde auquel il a présenté son film Zoubeida l’Africaine, rêve de gloire et de succès foudroyant et est persuadé de remporter la palme, l'admiration de tous, et surtout celle de sa petite amie Clara, une jeune publicitaire. La visite du sénateur-maire et président du festival prévue le conforte dans cette idée, et lorsqu'il ouvre la porte au fils de celui-ci, il tombe de haut, de même que ses rêves. Il accepte cependant la proposition qu'on lui fait, en pensant que cela pourrait malgré sa réticence à accepter, servir le film et lui ouvrir les coeurs et surtout les votes du jury : il va donc montrer son film en avant première aux détenus de la prison de Caen.

    C’est à la fin de la projection qu'il fait la connaissance de Sammy Raggi, un caïd cinéphile qui veut qu'on tourne un film réaliste sur sa vie de truand. Alexis ne sait pas comment se débarrasser de l'importun et de ses questions, promet vaguement d'y penser, s'enfuit au plus vite de cet univers qui le dégoûte et lui fait peur, et oublie...

    Mais Sammy, lui, n'oublie pas et a tôt fait de retrouver Alexis à sa sortie de prison...

    Suite sur Les lectures de Lili


    Lien : http://liliba.canalblog.com

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par keisha, le 22/02/2009


    Le Film Va Faire un Malheur Le Film Va Faire un Malheur de Georges Flipo

    Le jeune réalisateur Alexis Pirief concourt pour la Pomme d'or de Trouville avec Zoubeida l'Africaine. Il présente aussi son film à la maison d'arrêt et fait ainsi connaissance avec Sammy, un des "locataires" de la prison suite à quelques cambriolages de bijouteries. Sammy est subjugué par ce "cinéma exact" selon son expression et demande à Alexis de tourner un film sur sa vie.

    Celui-ci refuse de son habituel "Bon, je vais y réfléchir, pourquoi pas ?" mais Sammy, une fois libéré, ne le lâche pas. Quand Alexis lui explique que le scénario de sa vie manque d'invention, de progression, de conflit interne, Sammy se déclare prêt à transformer sa vie, professionnelle et aussi sentimentale : il va donc chercher à rencontrer Clara, l'ex ou l'ex-ex d'Alexis...

    Je n'en dirai pas plus : en effet ce que je connaissais déjà de l'intrigue m'a plutôt empêchée de bien profiter des premiers chapitres. Quand ensuite tout est devenu pure découverte, alors là j'ai vraiment eu du plaisir à suivre les aventures de ces trois là. Et je peux dire que des aventures, de l'invention, des rebondissements, il y en a !
    Dois-je avouer que je n'ai pas trouvé Alexis fort sympathique , mais que mon âme romantique a vraiment accroché à la belle histoire de Sammy et Clara ? Mon héros, c'est Sammy!

    J'ai été amusée par le duo Viard et Panatta, attristée et même choquée-dégoûtée des dessous de la vie des publicitaires "Il avait promis, il avait trompé, il avait séduit, il avait dominé, il avait été trahi, il avait trahi. Il était entré dans le cercle des publicitaires." C'est du vécu ?
    J'ai été émue de la découverte par Sammy de la littérature française... et admirative de la construction de ce roman et du sens du détail qui fait mouche cent pages plus loin.

    Très agréable à lire, parfois très (trop?) caustique, souvent très drôle (j'ai même éclaté de rire), plus rarement émouvant :
    "Elle ajouta qu'elle l'aimait, ce qu'elle ne disait pourtant que la nuit. (...) Il précisa que lui ausi il l'aimait. Sans rajouter bien sûr, contrairement à son habitude."

    J'ajouterai que le titre est excellent, et que ce roman ferait un excellent film, mais sans doute ne suis-je pas la seule à le penser ? En attendant lisez-le !


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-27647175.html

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par Leiloona, le 15/01/2009


    Qui comme Ulysse : Nouvelles en partance Qui comme Ulysse : Nouvelles en partance de Georges Flipo

    Tour à tour j'ai été conquise par ces morceaux de vie, esquissant un sourire lors de la chute (aaah la chute des nouvelles ...). La plume de Georges Flipo est protéiforme : de mordante dans la première nouvelle, elle devient vibrante d'émotions dans "Lîle Sainte-Absence". Grâce à la diversité des pays, des personnages et du ton employé, je n'ai jamais eu l'impression d'avoir une variation sur le même thème.

    (...)


    Lien : http://leiloona.canalblog.com/archives/2009/01/15/12101262.html#comments

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par myloubook, le 01/10/2008


    Qui comme Ulysse : Nouvelles en partance Qui comme Ulysse : Nouvelles en partance de Georges Flipo

    "Qui Comme Ulysse" est un recueil de nouvelles évoquant les voyages. On remarque quelques destinations de prédilection, avec une Amérique latine largement représentée dans ces textes aux thématiques variées.

    Ce que j'ai apprécié c'est avant tout la richesse de ce recueil : si certains lieux reviennent plus souvent, les histoires sont toutes uniques et les personnages très différents. Chaque nouvelle est une surprise et crée le dépaysement, entraînant souvent le lecteur là où il ne s'y attendait pas.
    Autre réussite : le ton, souvent drôle et ironique, avec quelques petites remarques glissées discrètement çà et là. « Raoul regrette son idée : le tourisme d'affaires, c'est une absurdité. Le tourisme est suffisamment pénible, inutile d'y ajouter les affaires. »
    A priori on pourrait s'attendre à des récits de voyage assez classiques. Pourtant, il n'en est rien. Certains ne partent pas, comme ce blogueur donnant des conseils aux apprentis voyageurs. Pour d'autres, le dépaysement n'est qu'un prétexte, une occasion de s'éloigner du quotidien pour révéler leur personnalité ou découvrir leurs limites : la moralité des touristes en Thaïlande ; l'idéal de vie de cet Argentin venu écrire en France ; le besoin de séduire de ces bourgeoises parties en montagne sans leurs maris ; ou encore ce Français se rendant à la Confitería Ideal pour rencontrer des danseuses aussi désœuvrées que lui. Plus que l'aspect géographique de la chose, c'est ce voyage au bout de soi qui caractérise ces nouvelles.

    Enfin la chute, évoquée dans l'histoire de cet Argentin qui ne savait pas les faire (et en France, on aime les chutes !) est souvent logique, parfois anticipée par le lecteur... quoi qu'il en soit la plupart du temps pleine de charme.

    J'ai donc moi aussi passé un très bon moment grâce à ce "Qui comme Ulysse" qui m'a donné envie de découvrir un des textes précédents de l'auteur. Un recueil que je recommande sans réserve.

    Pour plus de détails vous pouvez consulter mon blog : http://www.myloubook.com


    Lien : http://www.myloubook.com

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 14/09/2008


    Qui comme Ulysse : Nouvelles en partance Qui comme Ulysse : Nouvelles en partance de Georges Flipo

    Je me suis laissée tenter après un certain nombre de visites sur le blog de Georges Flipo… Le ton, l’humour, l’accueil m’ont donné envie d’en lire davantage.
    Ayant placé quelques attentes dans cette lecture, je n’ai pas été déçue.
    A suivre : http://lettres-expres.over-blog.com/article-22773940.html

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)




> voir son profil

Auteur membre de Babelio

Faire découvrir Georges Flipo par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz