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ISBN : 2253006866
Éditeur : Le Livre de Poche (1972)


Note moyenne : 3.47/5 (sur 146 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Jean Rezeau a beau être maintenant éloigné de sa mère, la terrible Folcoche, sa tyrannie le poursuit.
Des années de haine ne l'ont pas préparé à l'amour et il faudra qu'il fasse son apprentissage. A travers différentes expériences, Jean s'y appliquera et, peu à p... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par kathy, le 11 août 2011

    kathy
    Hervé Bazin, après « Vipère au poing » -roman dans lequel Jean Rezeau était un enfant victime de l'oppression maternelle- nous propose dans « La mort du petit cheval » de retrouver Jean, adulte.
    Indépendant, maître de sa vie, quasi distancié de l'oppression familiale, il réussi habilement à déjouer l'un après l'autre les tours de Folcoche, sa mère, et même, lors de la succession de l'héritage à lui infliger sa dernière humiliation qui la forcera à sortir définitivement de sa vie. La victime, ce n'est plus Jean ; c'est Folcoche.
    Bazin dans ce roman cherche à nous montrer comment malgré toutes ces années d'oppression familiale Jean Rezeau a réussi à se forger un caractère de vainqueur, à provoquer « La mort du petit cheval » en évitant, comme le lui avait prédit sa mère, de courir à sa perte. Il accède enfin au bonheur. Mais cette lutte a été, et est encore, pour Jean un combat quotidien. S'il a réussi à se libérer de l'héritage familial (au propre comme au figuré) il n'en demeure pas moins qu'il reste le fils de sa mère, lié à elle par LE lien filial. La mémoire ne s'efface pas. Il restera toujours au plus profond de Jean des stigmates de non-amour et de maltraitance.
    La lecture de ce roman nous permet dès lors de nous interroger sur la capacité de réagir à l'âge adulte en cas de maltraitance. La personne est-elle condamnée? Hervé Bazin nous montre que l'on peut ne pas répéter ce qui s'est passé (choix conscient ou non). Boris Cyrulnik appelle cette faculté : la résilience ; cette capacité de l'enfant maltraité à réussir et se développer, en dépit de l'adversité, et à refuser le statut de victime. Sachons cependant que la résilience ne se construit pas seulement à l'intérieur de la personne, ni exclusivement grâce à son entourage, mais par un entre maillage serré entre les deux. Les facteurs de résilience procèdent donc à la fois du ressort social et psychologique. Jean Rezeau a su faire appel à l'interaction de ces deux compétences.
    Sachant, à mon avis que nous ne sommes pas tous « égaux » devant la résilience (comme devant la vie ….). Interrogeons-nous en effet sur les futurs parcours de vie des deux frères de Jean, et en particulier sur celui de Fred….


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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 22 novembre 2011

    brigittelascombe
    "Heureux! Ca alors...
    Ca alors, c'est la fin de tout! C'est La Mort Du Petit Cheval!"
    Cette remarque virulente de "Folcoche", cette mère indigne que nous retrouvons dans La Mort Du Petit Cheval ,suite de Vipère au poing, en dit long sur son pouvoir destructeur et la haine développée en retour par ses fils (en particulier Jean Rézeau surnommé ironiquement Brasse-bouillon) dont elle essaye par tous les moyens d'empêcher le bonheur.
    Ce roman nous conte le passage à l'âge d'homme de ce dernier, qui, timide, "le bachot en poche" tombe amoureux de sa ravissante cousine Micou aux prunelles "nuance layette" et apprend le jeu et l'enfance lors de vacances à Kervoyal dans la villa remplie de joie et de tendresse des Ledourd.
    Mais c'est sans conter sur Madame Mère,intrusive et médisante garce, qui met son grain de poivre pourri dans les moindres relations.
    Révolte. On coupe les vivres.Indépendance, amours multiples, mariage, bonheur.On déshérite!
    Vlan!
    Une superbe étude de moeurs, des portraits forts et cruels taillés au scalpel, empreints de violence. Un roman fort d' Hervé Bazin qui a pioché dans son propre "matrimoine" pour crier sa révolte familiale, surmonter sa haine et vivre enfin l'amour qui lui a fait défaut dans sa jeunesse.
    Un classique incontournable!
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    • Livres 4.00/5
    Par Puck, le 18 mai 2012

    Puck
    Après "Vipère au poing", voici la suite de l'histoire de Jean Rezeau. L'écriture est magnifique, Bazin décrit comme personne le cynisme, la haine et le combat psychologique que se mènent les personnages.
    Un chef d'œuvre. A lire et relire pour comprendre la haine ordinaire d'une famille.
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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 29 novembre 2011

    lecassin
    Jean Rezeau , le Brasse Bouillon de « Vipère au poing » a grandi .Ce deuxième volet de la trilogie nous le dépeint en jeune homme qui apprend à devenir adulte tout en ayant à faire le deuil d'une enfance gâchée.
    Même si ce volet peut sembler s moins original, et peut-être moins convainquant que le premier (le portrait cruel d'une mère indigne peut finir par lasser), »La mort du petit cheval » ne manque pas d'intérêt. Hervé Bazin semble chercher une nouvelle voie, voire une nouvelle voix : le ton est plus dur , incisif, même, ponctué d'affirmations brutales.
    Néanmoins, un très beau roman … très fort.
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    • Livres 4.00/5
    Par igaluck, le 21 février 2014

    igaluck
    Changement d'ambiance familiale ! Jean est téléporté dans un environnement très différent de celui de la Belle Angerie, un endroit peuplé de “douces et confortables cervelles”. Il s'en trouve perplexe, déstabilisé, observateur en retrait avant de plonger. On retrouve l'ironie grinçante d'Hervé Bazin, son humour qui fait mouche.
    “Comment des gens, qui sont apparemment toujours d'accord (...) peuvent-ils ne jamais s'ennuyer ?” (30)
    Portrait d'une époque. Ici comme chez François Mauriac est décrite cette bourgeoisie agonisante qui perd ses privilèges et se trouve obligée de mettre la main à la pâte.
    Difficile de devenir adulte dans un contexte Rezeau. Contrairement à ses frères, engoncés de leurs caractères, figés dans leurs personnages, Jean cherche, évolue, va de l'avant. de très belles pages sur la paternité et la naissance de l'enfant vienne clore ce livre, comme pour contrebalancer “Vipère au poing”.
    L'écriture d'Hervé Bazin m'enchante. Il y a des phrases incroyables.
    “Les vins d'honneur de la famille commencent à tourner au vinaigre, mais dans cet état ils serviront longtemps à conserver les cornichons.” (54)
    Certains passages m'ont donné du fil à retordre, mais quel bonheur que de ne pas comprendre d'emblée une belle phrase.


    Lien : http://versautrechose.fr/blog2/?p=3741
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 22 novembre 2011

    ....brave homme,très serviable...
    C'est drôle,mais quand j'entends ce mot dans la bouche de l'un des nôtres,il sonne exactement comme le mot serviette et donne l'impression d'être aussi facile à jeter dans le sac de linge sale.

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  • Par brigittelascombe, le 22 novembre 2011

    Est-il possible que vivent sur cette terre des êtres aussi différents,aussi radicalement opposés que celle-ci et celle-là?
    Celle-ci:l'ex-Folcoche.Celle-là:Micou.Folcoche et Micou, vinaigre et sirop,vipère et colombe,ma mère et ma...Ma rien du tout,pour bien dire.O précieux rien du tout.

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  • Par brigittelascombe, le 22 novembre 2011

    Et Micou poussait son paroissien de mon côté pour que je puisse lire avec elle.J'y jetais les yeux,mais mon regard remontait très vite vers son décolleté qui laissait voir des salières creuses,où était tombé le poivre de menus grains de beauté.Ce poivre commençait à me brûler les yeux.

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  • Par annie, le 17 avril 2009

    Ces dilettantes de l'anticonformisme, qui aiment leurs pantoufles et le mystère des âmes damnées.

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  • Par kathy, le 07 août 2011

    J'ai toujours pensé que la simplicité était proche parente de la pauvreté d'esprit. Beati pauperes spiritu...Fi donc! C'est une pauvreté dont nul n'a jamais fait voeu. Le seule insoutenable parmi les quatre calamités qui font les hommes pauvres d'esprit, pauvres d'argent, pauvres de chair ou pauvres de coeur.
    Pauvre de coeur... voilà pourtant la vrai, la pire misère. La pire, parce que la plus tenace : la volonté permet de cultiver son esprit, d'acquérir de l'argent, de soigner son corps. Elle est bien moins efficace contre la misère des sentiments, surtout quand celle-ci est héréditaire.
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