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ISBN : 2253006866
Éditeur : Le Livre de Poche (1972)


Note moyenne : 3.55/5 (sur 91 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Jean Rezeau a beau être maintenant éloigné de sa mère, la terrible Folcoche, sa tyrannie le poursuit.
Des années de haine ne l'ont pas préparé à l'amour et il faudra qu'il fasse son apprentissage. A travers différentes expériences, Jean s'y appliquera et, peu à p... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par kathy, le 11 août 2011

    kathy
    Hervé Bazin, après « Vipère au poing » -roman dans lequel Jean Rezeau était un enfant victime de l'oppression maternelle- nous propose dans « La mort du petit cheval » de retrouver Jean, adulte.
    Indépendant, maître de sa vie, quasi distancié de l'oppression familiale, il réussi habilement à déjouer l'un après l'autre les tours de Folcoche, sa mère, et même, lors de la succession de l'héritage à lui infliger sa dernière humiliation qui la forcera à sortir définitivement de sa vie. La victime, ce n'est plus Jean ; c'est Folcoche.
    Bazin dans ce roman cherche à nous montrer comment malgré toutes ces années d'oppression familiale Jean Rezeau a réussi à se forger un caractère de vainqueur, à provoquer « La mort du petit cheval » en évitant, comme le lui avait prédit sa mère, de courir à sa perte. Il accède enfin au bonheur. Mais cette lutte a été, et est encore, pour Jean un combat quotidien. S'il a réussi à se libérer de l'héritage familial (au propre comme au figuré) il n'en demeure pas moins qu'il reste le fils de sa mère, lié à elle par LE lien filial. La mémoire ne s'efface pas. Il restera toujours au plus profond de Jean des stigmates de non-amour et de maltraitance.
    La lecture de ce roman nous permet dès lors de nous interroger sur la capacité de réagir à l'âge adulte en cas de maltraitance. La personne est-elle condamnée? Hervé Bazin nous montre que l'on peut ne pas répéter ce qui s'est passé (choix conscient ou non). Boris Cyrulnik appelle cette faculté : la résilience ; cette capacité de l'enfant maltraité à réussir et se développer, en dépit de l'adversité, et à refuser le statut de victime. Sachons cependant que la résilience ne se construit pas seulement à l'intérieur de la personne, ni exclusivement grâce à son entourage, mais par un entre maillage serré entre les deux. Les facteurs de résilience procèdent donc à la fois du ressort social et psychologique. Jean Rezeau a su faire appel à l'interaction de ces deux compétences.
    Sachant, à mon avis que nous ne sommes pas tous « égaux » devant la résilience (comme devant la vie ….). Interrogeons-nous en effet sur les futurs parcours de vie des deux frères de Jean, et en particulier sur celui de Fred….


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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 22 novembre 2011

    brigittelascombe
    "Heureux! Ca alors...
    Ca alors, c'est la fin de tout! C'est La Mort Du Petit Cheval!"
    Cette remarque virulente de "Folcoche", cette mère indigne que nous retrouvons dans La Mort Du Petit Cheval ,suite de Vipère au poing, en dit long sur son pouvoir destructeur et la haine développée en retour par ses fils (en particulier Jean Rézeau surnommé ironiquement Brasse-bouillon) dont elle essaye par tous les moyens d'empêcher le bonheur.
    Ce roman nous conte le passage à l'âge d'homme de ce dernier, qui, timide, "le bachot en poche" tombe amoureux de sa ravissante cousine Micou aux prunelles "nuance layette" et apprend le jeu et l'enfance lors de vacances à Kervoyal dans la villa remplie de joie et de tendresse des Ledourd.
    Mais c'est sans conter sur Madame Mère,intrusive et médisante garce, qui met son grain de poivre pourri dans les moindres relations.
    Révolte. On coupe les vivres.Indépendance, amours multiples, mariage, bonheur.On déshérite!
    Vlan!
    Une superbe étude de moeurs, des portraits forts et cruels taillés au scalpel, empreints de violence. Un roman fort d' Hervé Bazin qui a pioché dans son propre "matrimoine" pour crier sa révolte familiale, surmonter sa haine et vivre enfin l'amour qui lui a fait défaut dans sa jeunesse.
    Un classique incontournable!
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    • Livres 4.00/5
    Par Katsuura, le 18 mai 2012

    Katsuura
    Après "Vipère au poing", voici la suite de l'histoire de Jean Rezeau. L'écriture est magnifique, Bazin décrit comme personne le cynisme, la haine et le combat psychologique que se mènent les personnages.
    Un chef d'œuvre. A lire et relire pour comprendre la haine ordinaire d'une famille.
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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 29 novembre 2011

    lecassin
    Jean Rezeau , le Brasse Bouillon de « Vipère au poing » a grandi .Ce deuxième volet de la trilogie nous le dépeint en jeune homme qui apprend à devenir adulte tout en ayant à faire le deuil d'une enfance gâchée.
    Même si ce volet peut sembler s moins original, et peut-être moins convainquant que le premier (le portrait cruel d'une mère indigne peut finir par lasser), »La mort du petit cheval » ne manque pas d'intérêt. Hervé Bazin semble chercher une nouvelle voie, voire une nouvelle voix : le ton est plus dur , incisif, même, ponctué d'affirmations brutales.
    Néanmoins, un très beau roman … très fort.
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    • Livres 4.00/5
    Par genou, le 12 mai 2013

    genou
    ......
    Si Jean Rézeau a réussi à fonder sa propre famille, il demeure pourtant lié à sa mère qui n'accepte pas qu'il puisse être « heureux », état qu'elle juge ridicule. Lui-même peine à trouver sa place : élevé au sein d'une famille pleine de préjugés, il cherche sa propre voie, soucieux de ne pas se fondre dans un moule ni de se ranger définitivement.
    Comme à la fin de Vipère au poing, Jean se débarrasse de la Vieille qui n'éprouve aucun sentiment maternel à l'égard de ses aînés. Pourtant, le narrateur est toujours aussi révolté, cherchant, en vain, la liberté.
    Même si ce volet me semble moins original et peut-être moins convainquant que le premier, la mort du petit cheval ne manque pas de caractère. En effet, Hervé Bazin semble chercher une nouvelle voix, ayant régulièrement recours aux affirmations incisives, présentant un narrateur au caractère bien trempé, sévère avec sa famille comme avec son entourage. A ce moment, Jean semble avoir pris sa revanche, d'où le titre du roman. Madame mère a perdu : « c'est la mort du petit cheval ». Mais, un dernier volet nous attend : la Vieille n'a pas dit son dernier mot !
    - La lettrine -

    Lien : http://www.lalettrine.com/article-la-mort-du-petit-cheval-herve-bazi..
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