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ISBN : 2253006866
Éditeur : Le Livre de Poche (1972)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 258 notes)
Résumé :
Jean Rezeau a beau être maintenant éloigné de sa mère, la terrible Folcoche, sa tyrannie le poursuit.
Des années de haine ne l'ont pas préparé à l'amour et il faudra qu'il fasse son apprentissage. A travers différentes expériences, Jean s'y appliquera et, peu à peu, il découvrira le bonheur. La cruauté de l'analyse, le cynisme émouvant du héros et l'acidité du style font du roman d'Hervé Bazin un des meilleurs réquisitoires contre un certain type d'oppression... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
isabelleisapure26 octobre 2015
  • Livres 4.00/5
« Vous le savez, je n'ai pas eu de mère, je n'ai eu qu'une Folcoche. Mais taisons ce terrible sobriquet dont nous avons perdu l'usage et disons : je n'ai pas eu de véritable famille et la haine a été pour moi ce que l'amour est pour d'autres. »
Si loin de Folcoche qu'il vive désormais, jean Rezeau n'en continue pas moins de subir, à travers ses révoltes glacées et ses illusions mort-nées, la tyrannie ancienne de la femme qu'il déteste le plus au monde.
Dans l'apprentissage d'une liberté douteuse, les métiers exercés tant bien que mal, les amours sans conséquence, c'est toujours le spectre de la mère qui revient, tentaculaire et prêtant à toute chose les couleurs de la hargne, de l'amertume et de la dérision. A la mort du père Rezeau, jean croit tenir sa revanche, mais comment humilier un être qui a le talent de rendre tout humiliant ?
La cruauté de l'analyse, le cynisme émouvant du héros et l'acidité du style font du roman de Bazin un des meilleurs réquisitoires contre un certain type d'oppression familiale.
Il s'agit pour moi d'une deuxième lecture et quelques trente ans après ma première découverte, j'ai retrouvé dans ce texte toute la force de l'écriture d'Hervé Bazin, un écrivain majeur du XXème siècle.
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cicou45
cicou4524 mai 2016
  • Livres 2.00/5
Je n'ai jamais lu le roman "Vipère au poing" qui précède cet ouvrage mais j'avais vu le film qui me donnait une assez bonne image de ce que pouvait être celui-ci. Cet ouvrage-là, cette prétendue suite légitime, je ne l'ai pas achetée, elle m'a été prêtée et c'est avec grand plaisir que je termine enfin cette lecture, non pas que j'en ai été enthousiasmée mais que l'écriture m'en ait parue pesante, tout comme l'histoire d'ailleurs. A peine lu le premier chapitre, j'avais envie de renoncer mais cela n'est pas dans ma nature. tout livre commencé se doit d'être lu jusqu'au bout, telle est ma devise et mon point d'honneur si je puis dire.
Le lecteur retrouve Jean Rezeau, le narrateur qui a bien grandi depuis mais qui, face à l'autorité de ses parents on ne peux plus odieux, puisque dépourvus d'amour envers lui tout comme envers ses frères d'ailleurs, n'a jamais su faire autre chose que se plier et faire ce qu'on lui demandait. Cependant, alors qu'il devient presqu'un homme et que M. Rezeau attend de lui qu'il fasse son droit, Jean va pour la première fois prendre la plus grande et importante décision de sa vie : il ne fera pas ce que l'on attend de lui. Lui qui a toujours aspiré à devenir journaliste, il préparera donc, en douce, une licence en lettres. C'est au cours de ses études qu'il découvrira le soutien d'une jeune femme, puis de sa logeuse et qui lui feront découvrir que la gente féminine peut aussi être belle et indulgente, à l'opposé même de sa reine mère, l'abominable "Folcoche". Avec l'un de ses frères, celui avec qui il se sent le plus d'affinités, Jean va découvrir ce qu'est le monde de la misère lorsque l'on est dépourvu de soutien et surtout de ressources financières venant de l'autorité paternelle. Fred, pour Ferdinand, est lui aussi considéré comme un rejeton, alors que Marcel, lui...et bien c'est Marcel quoi ! Comment, vous ne comprenez pas ce que je veux dire ? C'est normal car toute l'intrigue se trouve dans cet ouvrage et que Fred et Jean ne découvriront qu'à la mort de l'homme qui leur a servi de père. Vous me trouvez dure je suppose lorsque j'emploie ces termes, tout comme le pensait Monique au départ, celle qui deviendra l'épouse de notre narrateur, eh bien, c'est que comme elle, vous n'avez pas encore rencontré ces personnes et découvert la triste vérité ainsi que l'abominable tas de mensonges qui se trouve enfoui au coeur de la famille Rezeau. Une famille loin de tout reproches à première vue, respectable et qui pourtant a bien su cacher ce qu'elle voulait taire, surtout en ce qui concerne Madame.
Un roman qui se lit rapidement mais dans lequel j'ai trouvé qu'il y avait parfois beaucoup de longueurs et des phrases dans lequel le lecteur se perd. Trop de descriptions à mon goût et des phrases qui mériteraient amplement d'être allégées mais ne connaissant pas l'écriture d'Hervé Bazin, peut-être est-ce un trait d'écriture qui le caractérise et auquel ses lecteurs sont habitués et apprécient? En ce qui me concerne, je ne m'y suis pas faite, ou disons, très difficilement car il y a néanmoins de magnifiques passages que je ne peux pas lui reprocher et c'est la raison pour laquelle je donnerais une note mitigée à cette lecture : A découvrir pour les plus curieux et pour les admirateurs de Jean et de sa fratrie !
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kathy
kathy11 août 2011
  • Livres 4.00/5
Hervé Bazin, après « vipère au poing » -roman dans lequel Jean Rezeau était un enfant victime de l'oppression maternelle- nous propose dans « la mort du petit cheval » de retrouver Jean, adulte.
Indépendant, maître de sa vie, quasi distancié de l'oppression familiale, il réussi habilement à déjouer l'un après l'autre les tours de Folcoche, sa mère, et même, lors de la succession de l'héritage à lui infliger sa dernière humiliation qui la forcera à sortir définitivement de sa vie. La victime, ce n'est plus Jean ; c'est Folcoche.
Bazin dans ce roman cherche à nous montrer comment malgré toutes ces années d'oppression familiale Jean Rezeau a réussi à se forger un caractère de vainqueur, à provoquer « la mort du petit cheval » en évitant, comme le lui avait prédit sa mère, de courir à sa perte. Il accède enfin au bonheur. Mais cette lutte a été, et est encore, pour Jean un combat quotidien. S'il a réussi à se libérer de l'héritage familial (au propre comme au figuré) il n'en demeure pas moins qu'il reste le fils de sa mère, lié à elle par LE lien filial. La mémoire ne s'efface pas. Il restera toujours au plus profond de Jean des stigmates de non-amour et de maltraitance.
La lecture de ce roman nous permet dès lors de nous interroger sur la capacité de réagir à l'âge adulte en cas de maltraitance. La personne est-elle condamnée? Hervé Bazin nous montre que l'on peut ne pas répéter ce qui s'est passé (choix conscient ou non). Boris Cyrulnik appelle cette faculté : la résilience ; cette capacité de l'enfant maltraité à réussir et se développer, en dépit de l'adversité, et à refuser le statut de victime. Sachons cependant que la résilience ne se construit pas seulement à l'intérieur de la personne, ni exclusivement grâce à son entourage, mais par un entre maillage serré entre les deux. Les facteurs de résilience procèdent donc à la fois du ressort social et psychologique. Jean Rezeau a su faire appel à l'interaction de ces deux compétences.
Sachant, à mon avis que nous ne sommes pas tous « égaux » devant la résilience (comme devant la vie ….). Interrogeons-nous en effet sur les futurs parcours de vie des deux frères de Jean, et en particulier sur celui de Fred….


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brigittelascombe
brigittelascombe22 novembre 2011
  • Livres 4.00/5
"Heureux! Ca alors...
Ca alors, c'est la fin de tout! C'est la mort du petit cheval!"
Cette remarque virulente de "Folcoche", cette mère indigne que nous retrouvons dans La mort du petit cheval ,suite de Vipère au poing, en dit long sur son pouvoir destructeur et la haine développée en retour par ses fils (en particulier Jean Rézeau surnommé ironiquement Brasse-bouillon) dont elle essaye par tous les moyens d'empêcher le bonheur.
Ce roman nous conte le passage à l'âge d'homme de ce dernier, qui, timide, "le bachot en poche" tombe amoureux de sa ravissante cousine Micou aux prunelles "nuance layette" et apprend le jeu et l'enfance lors de vacances à Kervoyal dans la villa remplie de joie et de tendresse des Ledourd.
Mais c'est sans conter sur Madame Mère,intrusive et médisante garce, qui met son grain de poivre pourri dans les moindres relations.
Révolte. On coupe les vivres.Indépendance, amours multiples, mariage, bonheur.On déshérite!
Vlan!
Une superbe étude de moeurs, des portraits forts et cruels taillés au scalpel, empreints de violence. Un roman fort d' Hervé Bazin qui a pioché dans son propre "matrimoine" pour crier sa révolte familiale, surmonter sa haine et vivre enfin l'amour qui lui a fait défaut dans sa jeunesse.
Un classique incontournable!
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Puck
Puck18 mai 2012
  • Livres 4.00/5
Après "Vipère au poing", voici la suite de l'histoire de Jean Rezeau. L'écriture est magnifique, Bazin décrit comme personne le cynisme, la haine et le combat psychologique que se mènent les personnages.
Un chef d'oeuvre. A lire et relire pour comprendre la haine ordinaire d'une famille.
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Citations & extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
cicou45cicou4523 mai 2016
"Rien n'est plus désagréable que de découvrir en soi les défauts que nous reprochons à autrui."
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ADAMSYADAMSY17 mai 2014
II m'est pénible de devoir mes études à la fortune des miens. Certes, je ne suis pas assez sot pour regretter l'instruction qu'ils m'ont donnée, mais maintenant que je parviens à l'âge d'homme, j'aimerais me devoir le reste. J'ai toujours jalousé les boursiers, à qui nul ne peut dire : "Vous avez eu de la chance d'être un fils à papa." J'envie les "dispensés de cours", qui travaillent chez quelque notaire et potassent toute la nuit. Non que j'aime jouer la difficulté : j'ai seulement horreur de la mentalité de ces petits séminaristes qui stimulent une vocation sacerdotale pour se faire offrir le collège et s'esbignent le lendemain du bachot. Leur mauvaise conscience sera demain la mienne. L'abomination de la désolation, ce n'est pas d'être un transfuge, ni même un ingrat. Tout le monde l'est plus ou moins. L'abomination, c'est d'être un faux homme nouveau. On peut tromper les gens, on ne se trompe pas soi-même. Ceux qui prétendent le contraire ont sans doute la chance de pouvoir domestiquer leur orgueil. Moi pas. C'est pourquoi cet orgueil s'irrite. Interminable jeunesse ! Pourquoi faut-il si longtemps exister avant de vivre, demander avant de prendre, recevoir avant de donner ?
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kathykathy07 août 2011
J'ai toujours pensé que la simplicité était proche parente de la pauvreté d'esprit. Beati pauperes spiritu...Fi donc! C'est une pauvreté dont nul n'a jamais fait voeu. Le seule insoutenable parmi les quatre calamités qui font les hommes pauvres d'esprit, pauvres d'argent, pauvres de chair ou pauvres de coeur.
Pauvre de coeur... voilà pourtant la vrai, la pire misère. La pire, parce que la plus tenace : la volonté permet de cultiver son esprit, d'acquérir de l'argent, de soigner son corps. Elle est bien moins efficace contre la misère des sentiments, surtout quand celle-ci est héréditaire.
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KymchieKymchie09 avril 2016
Vous pensez, ma mère, à ce que j'aurais pu être? Moi aussi. Je vous remercie. Vous m'avez donné l'occasion d'être ce que je n'aurais jamais été si, vous aimant, j'avais aimé tout ce que vous représentez. Heureusement, je ne vous aimais pas !
Je ne veux pas dire que je vous hais : ne forçons plus les mots, ni surtout votre talent. Je ne vous aime ni ne vous déteste. C'est pire ; je ne vous sens pas, je me sens né de mère inconnue.
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cicou45cicou4524 mai 2016
"_ Sois ce que tu prétends être si ça te chante. Après tout, on n'est jamais trahi que par soi-même."
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