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ISBN : 2253004235
Éditeur : Grasset

Note moyenne : 3.58/5 (sur 114 notes)
Résumé :
" Toujours plus vive, la lueur tourne à l'orange, son centre devient éblouissant et, soudain, fuse, monte en torche, livre au vent de longs effilés rougeoyants... Le feu! Plus de doute. C'est le feu. La silhouette balance et frémit. Mais l'homme se redresse aussitôt, se carre sur ce plan de ciel embrasé, dans une espèce de gigue... on dirait qu'il brûle lui-même avec joie, ou, mieux, que la flamme se dégage de lui, qu'il la souffle, poitrine pressée à pleins bras. "... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
lecassin
03 avril 2013
  • 5/ 5
Saint-Leup du Craonnais : Un village apparemment tranquille jusqu'au jour où les fermes se mettent à brûler les unes après les autres avec une régularité qui exclut le hasard. Naissent le soupçon et la rumeur, ressurgissent les rancoeurs …
L'incendiaire ? car il y a bien un incendiaire, finira par se découvrir plus qu'il ne sera découvert , au milieu d'un microcosme campagnard saisissant : Monsieur Heaume, une espèce de châtelain ; Degoutte, le menuisier, et son fils demeuré ; Ralingue, l'épicier chef des pompiers ; Eva Colu qui fuit une vie devenue insupportable ; Bertrand, son mari, contraint par une abominable brûlure de guerre à vivre masqué et qui, depuis, combat le feu avec acharnement. Céline, la narratrice, fille unique d'Eva et de Bertrand...
En 1985, un sondage de l'IFOP classait Hervé Bazin en tête des « écrivains préférés » des Français. Rien de surprenant quand on lit « L'huile sur le feu » : son style facile permet un déroulement de l'intrigue à vive allure ; à la lueur des incendies, c'est tout un village qui apparaît dans sa complexité rurale peuplée de non-dits, de rancoeurs, de jalousies…
Le premier roman d'Hervé Bazin qui « sent vraiment la feuille morte après la pluie », il reste mon préféré.
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infosix
17 février 2014
  • 5/ 5
Je connaissais surtout d'Hervé Bazin son célébrissime "Vipère au poing" qui a non seulement connu un énorme succès de librairie mais qui a été tourné en film, je ne sais plus combien de fois,
Le propos de "L'huile sur le feu" ne porte plus sur la relation tordue entre une mère et son enfant mais plutôt sur les rapports tendus (c'est le moins que l'on puisse dire..) entre une femme et son conjoint.
Rarement un roman a-t-il si aussi bien porté son titre... de l'huile sur le feu des sentiments mais aussi des braises et du vrai feu qui menace de consumer chaque maison, chaque grange et qui alimente une peur collective qui devient démesurée.
J'ai adoré ce roman qui nous replonge dans l'atmosphère odorante, fumante, presque étouffante d'un tout petit village agricole où tout le monde se connait mais se déteste souverainement. L'histoire nous est narrée par la fille du personnage principal ce qui redonne à l'ensemble une légèreté que ce récit n'aurait certainement pas autrement.
"L'Huile sur le feu" est selon moi un très grand roman, à la fois beau et émouvant. Un roman comme je ne l'en avais pas lu depuis longtemps.
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leolechat
06 février 2016
  • 5/ 5
Années 1950 : Action ! le village de Saint-Leup du Craonnais est la proie d'incendies volontaires répétés. L'incendiaire profitant des moments de liesse et d'accalmie que sont les mariages pour pouvoir agir en toute tranquillité. Les feux se multiplient, et Bernard "Tête-de-drap", le Capitaine des pompiers, a bien du mal à éteindre la fureur des habitants du village et des fermiers dont les toits et le bétail sont menacés par les flammes de l'enfer.
Céline, la narratrice et fille d'Eva et de Bernard Colu (alias "Tête de drap"), raconte la fièvre qui embrase le village, avec l'innocence de ses seize ans. Une innocence qui va petit à petit partir en fumée, quand elle se trouvera confrontée à la réalité de l'Homme et des bassesses dont il peut se rendre coupable.
Coupable la mère ? Une mère qui ne peut marcher que deux mètres devant son homme, un mutilé de guerre. Un homme qu'elle a épousé fort et beau. Un homme que la guerre lui a rendu monstrueux par son apparence, et qu'elle traite pire qu'un animal où un paria.
Coupable le Père ? Un père qui fait profil bas et refuse la séparation avec cette femme qui ne le supporte plus tant sa difformité lui fait horreur. Un père qui préfère affronter les conflits au quotidien, plutôt que rendre la liberté à cette femme qui pourrait l'empêcher de voir sa fille qu'il aime plus que tout.
Coupable la fille ? Une fille qui ne peut pas plus renoncer à l'amour de sa mère qu'à celui de son père, et qui dit : "Ici, moi, je suis la seccotine qui, désespérément, cherche à tout recoller, même l'enfer."
Le feu va bientôt gagner toute la population du village de de Saint-Leup du Craonnais. Un feu qui va consumer le ménage Colu et les villageois dans un même brasier...

Hervé Bazin, qui fut père de sept enfants, est considéré comme un "romancier de la famille". "L"huile sur le feu" ne déroge pas à la règle. Avec les méfaits d'un vilain pyromane en toile de fond, l'auteur nous raconte les difficultés familiales d'un couple au bord de la rupture, nous renvoyant à une époque où le divorce était socialement inacceptable. Ce roman de moeurs nous plonge dans un passé où la mondialisation, l'économie de marché et l'omnipotence d'internet faisaient figure de science-fiction. Une époque où l'homme avait peu de contacts humains en dehors de son village, et où (hormis le curé), son environnement reposait essentiellement sur quatre membres indissolubles dont l'importance décroissante était la suivante : le châtelain, le notaire, le vétérinaire et le médecin...
Roman sorti de la bibliothèque d'une de mes aïeules et longtemps conservé dans la naphtaline, voilà un ouvrage que j'ai savouré de ses prémices à sa fin ultime. Une lecture appréciée tout autant pour sa trame que pour la richesse des mots et des expressions d'époque employées...
Voilà un vieux bouquin qui m'a ouvert l'appétit. Dorénavant, vous retrouverez sur ce blog quelques lectures sorties du grenier. Lectures qui viendront se mêler aux nouveautés !
Viva la diversité !

Lien : http://leslecturesdisabello...
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SophieDubowyj
03 mai 2013
  • 1/ 5
Un très beau début m'a incité à prendre ce roman dans ma pile de livre à lire: J'ai été happée par une ambiance, un style certain..
Malheureusement l'ensemble devient vite ennuyeux: l'histoire s'embourbe dans une série d'incendies entrecoupée de descriptions d'une vie de famille décevante et désespérée et des désillusions de la jeune fille de la famille, le tout agrémenté de quelques maltraitances animales que certains auteurs semblent considérer comme indispensables (faut pas mollir...) ce qui a achevé de me dégouter du bouquin.
Je crois que je n'aime pas vraiment Bazin tout compte fait!
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Anne-Cath
06 janvier 2016
  • 5/ 5
L'écriture de Bazin est magnifique, l'histoire passe au second plan à mon avis, mais le plaisir de lire est là.
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Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
genougenou12 mai 2013
Toujours plus vive, la lueur tourne à l'orange, son centre devient éblouissant et, soudain, fuse, monte en torche, livre au vent de longs effilés rougeoyants... Le feu ! Plus de doute. C'est le feu. La silhouette balance et frémit. Mais l'homme se redresse aussitôt, se carre sur ce plan de ciel embrasé, dans une espèce de gigue... on dirait qu'il brûle lui-même avec joie, ou, mieux, que la flamme se dégage de lui, qu'il la souffle, poitrine pressée à pleins bras.
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EmyBEmyB25 décembre 2013
Laissez-moi pour ce soir. Pour ce soir seulement. Je n'ai pas le goût du malheur, ah! non. Mais, pour redevenir "la vraie Céline" celle que les gamins avaient surnommée "la Chouette" et qui sort de ce monde nocturne où ses prunelles se sont distendues, à encore des cris à oublier, des habitudes à perdre.
La vraie Céline! Je la souhaite autant que vous, mais complète et fidèle, plus vraie encore que l'adolescente aux coudes aigus, au soutien-gorge inutile, aux genoux impulsifs qui faisaient valser des tourbillons de jupe . La vraie Céline! Laissez-la guérir, La vie guérit toujours de la mort, quand elle s'aime. Et je l'aime ma vie! Mais je l'aimais aussi., et vous savez combien. Il y-a deux ans, ce soir...
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infosixinfosix17 février 2014
Quelque chose a changé, quelque chose s’est effacé sur son visage.Un rien. Un duvet de papillon. Une certaine qualité naïve du trait. Peut-être bien l’enfance même.
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lecassinlecassin03 décembre 2011
C'est le feu. La silhouette balance et frémit. Mais l'homme se redresse aussitôt, se carre sur ce plan de ciel embrasé, dans une espèce de gigue... on dirait qu'il brûle lui-même avec joie, ou, mieux, que la flamme se dégage de lui, qu'il la souffle, poitrine pressée à pleins bras.
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genougenou12 mai 2013
A la lueur des incendies, c'est toute l'existence d'un village qui nous apparaît, dans sa profondeur, avec ses passions et ses rancunes.
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