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Critiques de Hisashi Inoue (37)
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Je vous écris

Les premiers chapitres sont intriguant et géniaux, mais malheureusement ça n'est pas du tout régulier. Avec ces écrits, on ressent une attirance pour les jeunes femmes de l'auteur très malsaine qui rend ces mots davantage malaisant. La fin leaker par la quatrième couverture nous pousse à lire jusqu'à la fin, mais nul besoin besoin de s'infliger ça... Le résultat n'en vaut pas la peine.
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Les 7 roses de Tôkyô

La vie dans le Tokyo de la fin de la guerre, sous les bombardements et dans l'époque d'occupation. La bataille pour conserver les traditions. Peurs, mort, privation et lutte pour la culture notamment l'écriture que les occupants américains veulent réformer. Un livre long mais très intéressant.
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Les 7 roses de Tôkyô

Les 7 roses aura été le gros pavé de cet été 2023 (974 pages quand même) et m’aura accompagné durant les 2 mois.



Les 7 roses nous conte la petite vie de Shinsuke Yamanaka, fabricant d’éventail, entre avril 1945 à avril 1946. Ce personnage fictif va tenir un journal intime où il note ce qu’il se passe pendant la seconde guerre mondiale et sous l’occupation américaine.



La 4e de couverture est un peu « fausse » car elle dévoile une partie de ce qu’il se passe dans les 100 dernières pages. La figure de Shinsuke est assez attachante car il nous partage son patriotisme, suivi assez vite de ses désillusions. On voit la vie japonaise pendant la guerre qui oscille entre privations et débrouille.

J’ai beaucoup apprécié de suivre sa vie quotidienne avec ses petites magouilles et traffics 😅 Mais je l’ai aussi beaucoup plaint entre sa famille qui lui cause du tracas, ses us et coutumes qui vont devoir s’adapter face à l’occupant. Bref Shinsuke qui n’aspirait qu’à vivre tranquillement va se retrouver embarqué dans des histoires bien malgré lui 🤣



J’ai beaucoup apprécié ma lecture au long court. Par contre, je trouve le titre mal choisi car il ne reflète pas l’histoire et surtout on ne découvre qui sont les 7 roses et leurs méfaits que dans les 200 dernières pages…
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Je vous écris

Alors que le titre "Je vous écris" pourrait laisser penser à une correspondance sentimentale, le propos est en réalité cruel dans la grande majorité de ce roman épistolaire en 11 épisodes (ou nouvelles). Pauvreté, sexisme, solitude, folie, culpabilité, trahisons… Les ressorts de chaque épisode (à une ou deux exceptions près) sont sombres malgré des abords souvent innocents. L’auteur sait à merveille faire naître progressivement le malaise ou, plus rarement, nous surprendre avec une pirouette légère lorsqu’on s’attend au pire. Difficile d’en dire plus sans dévoiler les intrigues très habiles tissées par Hisashi Inoué ! Cette lecture dans le cadre d'un rendez-vous entre blogueurs/blogueuses consacré à la littérature épistolaire a pleinement rempli sa mission pour moi : j’ai découvert un auteur, voyagé au Japon, passé un très bon moment de lecture et exploré de nombreuses facettes du roman épistolaire.
Lien : https://des-romans-mais-pas-..
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Les 7 roses de Tôkyô

Quelle belle découverte que ce gros livre très agréable et évocateur. J'ai un peu souffert sur les quelques descriptions de la langue japonaise mais ces presque 1000 pages sont pleines de charme. Et j'ai appris des choses sur ce moment d'histoire que je ne connaissais pas : je ne savais pas que le Japon avait ete sous tutelle US après la seconde guerre. Tout est raconté du point de vue du peuple avec humour. Léger et grave à la fois, Pacifiste et féministe.

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Les 7 roses de Tôkyô

J'ai mis un peu de temps à entrer dans ce gros livre, peut-être en raison de la forme adoptée, celle d'un journal tenu au jour le jour par un homme d'une cinquantaine d'années. Les ressorts de l'intrigue ne se dévoilent que tardivement, et bien que romancé, il s'agit avant tout d'un témoignage sans fioritures de ce qu'est la vie quotidienne dans un pays en guerre puis occupé, avec le cortège de compromissions et de magouilles diverses que chacun doit accepter pour simplement survivre. La limite à ne pas franchir est avant tout une affaire personnelle, la vie peut être bouleversée à chaque minute, deuil, maison détruite, dénonciation et emprisonnement... et d'une certaine façon, la vie continue malgré tout pour ceux qui restent.



La lecture est agréable, empreinte à la fois d'humour, d'émotion et de nostalgie, et une fois lancé, on lit avec plaisir les mésaventures de ce père de famille malmené par les évènements, touchant et que je n'oublierai pas de sitôt.

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Les 7 roses de Tôkyô

Un livre plein d'humour qui ravira les passionnés de culture japonaise ou d'histoire qui pourront s'immerger dans le Tokyo à la fin de la seconde guerre mondiale et au début de la reddition japonaise. Mais c'est tout de même très long (un pavé de plus de 900 pages !), sans trame narrative assez puissante que pour le justifier. Quant aux 7 roses de Tokyo promises, elles arrivent fort tard.
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Les 7 roses de Tôkyô

Un roman qui m'a surprise et intéressée. Voir la Seconde Guerre mondiale du point de vue japonais était pour moi une première. Le héros-narrateur est assez attachant avec ses principes anciens et sa naïveté, sa capacité à tomber dans les plans foireux, ses emportements, sa résignation dans ce monde qui change si vite autour de lui. Je trouve cependant les personnages féminins, bien qu'ayant donné son nom au roman, relativement négligés. J'ai été surprise de ne trouver que peu d'allusions aux événements d' Hiroshima et Nagasaki, mais ai apprécié la partie sur l'occupation américaine. On entre bien dans la culture et l'esprit japonais, si différents des nôtres. Globalement, le roman est un peu long mais intéressant, tant la première partie sur les magouilles de la fin de la guerre que la seconde sur l'occupation américaine.

Deux bémols : les derniers chapitres où le narrateur se répète en résumant x fois ses mésaventures; et big carton rouge aux éditions Picquier (à mon grand regret car j'ai beaucoup aimé les autres oeuvres publiées chez elles) : la traduction est mauvaise, avec de grosses fautes de français (expression, orthographe, ...) et assez souvent des mots manquants (pas de verbes, pas de sujet, manque la fin de la phrase qui s'arrête sur un déterminant et rien ensuite).

En bref : une lecture interpellante, mais peut-être dans une édition plus soignée.
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Les 7 roses de Tôkyô

On connait généralement les grandes lignes de cette période du Japon, à la fin de la seconde guerre mondiale. La fin de guerre chaotique due à la chute de ses alliés de l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste, les bombes atomiques lâchées sur les villes de Nagasaki et Hiroshima, puis la reddition sans condition. C'est bien ce Japon que nous suivons dans ce roman qui s'étend sur environ une année à cheval entre 1945 et 1946, mais non du point de vue de l'histoire, mais de celui du Japonais moyen incarné ici par Shinsuke, ancien fabriquant d'éventails d'un vieux quartier de Tokyo.

Shinsuke tient un journal intime, et c'est à travers lui que nous prenons connaissance de la vie des Japonais dans un Japon totalitariste en cette fin de guerre, totalitarisme au sommet duquel se trouve l'Empereur, puis dans un Japon d'après guerre qui subit une autre forme de totalitarisme, celui des Américains, ''importateurs de la démocratie'', dont le sommet est cette fois tenu par le général MacArthur.

C'est drôle, triste, et frustrant aussi, une frustration que ressent souvent Shinsuke, personnage aux sentiments très communicatifs. C'est certes un peu long, mais passionnant pour qui s'intéresse à cette époque peu glorieuse du Japon, mais également peu glorieuse pour les Etats-Unis qui essaient, en grands vainqueurs, d'y établir une sorte de néo-colonialisme.
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Les 7 roses de Tôkyô

originalité dans l'idée qu'un homme ait un journal intime. je découvre avec plaisir la manière dont ils pouvaient subvenir à leur besoin pour s'en sortir. cela peut être risible comme étonnant. mais cette succession d'événements me paraissait bien long. il me semblait ne pas en voir le bout. ma curiosité se tarissait. à noter cette très étonnante manière de lutter pour sa survie écrite de manière positive alors que des bombes et des morts arrivent à chaque instant
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Les 7 roses de Tôkyô

Un livre interminable dans lequel je ne suis jamais véritablement rentré, mais que j'ai malgré tout fini sans avoir je dois le dire véritablement tout saisi de l'intrigue...Pourtant le sujet est passionnant mais, problème de traduction, problème dans le texte originel, tout cela paraît heurté et en tout cas en ce qui me concerne d'une lecture pénible, ce qui ne serait pas grave s'il s'agissait d'u livre court, mais il s'agit là d'un véritable pavé !
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Les 7 roses de Tôkyô

Je sais que j'ai aimé ce livre, mais il m'est difficile de dire pourquoi.

C'est un pavé de 970 pages, l'intrigue des 7 Roses de Tôkyô arrive p917 (sur 960 de récit)...

mais il y a quelque chose de profondément attachant dans ce personnage qui perd ses repères, sa famille, sa vision du monde, des femmes et de son pays et qui tient son journal intime pendant la seconde guerre mondiale, puis pendant l'occupation américaine. Il y livre sans fard, simplement, naturellement, ses activités, ses questionnements, ses habitudes.

J'ai trouvé ce livre sincère, bien écrit, éclairant sur la culture japonaise.

En le refermant, j'ai l'impression d'avoir rencontré quelqu'un, juste un homme banal de son époque, intéressant parce que c'était un autre être humain.



Ichigo Ichie
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Les 7 roses de Tôkyô

J'ai lu ce livre il y a 3 semaines environ et dont je ne garde aucun souvenir... Pour un être positive, je dirais que c'est un point de vue intéressant sur la seconde Guerre Mondiale, notamment concernant les kamikazes et le marché noir. Les personnages m'ont laissées assez indifférentes. C'est souvent très long pour peu de résultat et peu d'apport.

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Je vous écris



Pioché par curiosité dans la bibliothèque de ma fille, en voilà une sacrée découverte! L'auteur, à ne pas confondre avec Yasushi Inoue ( qui a écrit , entre autres, " le fusil de chasse"), est surtout connu pour ses pièces de théâtre.



Ce roman, qui mêle les genres, est réjouissant, remarquable d'humour et de finesse. J'ai adoré sa construction. Mais, comme d'autres l'ont dit avant moi, il est regrettable de lire la quatrième de couverture, qui gâche le suspense... Heureusement, je ne m'y suis pas trop attardée.



Il y a en effet un côté policier, certes plus secondaire, qui n'apparait vraiment qu'à la fin. Ajoutez à cela des échanges épistolaires, des présentations de documents officiels, et même un très court scénario théâtral ; mixez le tout en chapitres qui s'articulent autour de dix histoires intrigantes, en apparence distinctes, dix nouvelles à chute inattendue, et un onzième chapitre surprenant, et vous obtenez un ensemble original, subtil, captivant!



D'autre part, l'auteur donne à voir, avec beaucoup d'acuité, les problèmes de famille et de couple de la société japonaise, à travers les lettres envoyées par les différents personnages. Le constat est plutôt pessimiste mais traité avec dérision et ironie.



Je recommande cette lecture vraiment addictive!

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Je vous écris

Un roman épistolaire, paru en 1978, extrêmement bien fait où l'on croise une multitude de personnages (en majorité féminin) aux profils et aux professions variés, produisant de fait une coupe dans la société japonaise des années 70. Inoue parvient à nous surprendre pour chaque histoire ménageant son effet final et s'amusant avec ce cadre stricte en introduisant parfois un récit dans le récit (une pièce de théâtre ou un conte).
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Les 7 roses de Tôkyô

Hitler vient de se faire sauter la cervelle et l'Allemagne a capitulé en rase campagne. le Japon se sent bien seul mais ne désespère pas (complètement). Shinsuke a délaissé sa fabrique d'éventails et de petits boulots en modestes magouilles s'efforce de faire vivre sa famille et prépare le mariage de sa fille aînée. Il tient son journal comme il tient debout: avec minutie et obstination. Shinsuke écrit dans les marges de l'Histoire. Il n'existe pas d'époque plus remarquable que d'autres quand on la vit à hauteur d'homme.

INOUE nous offre donc une plongée dans la vie quotidienne de Tokyoïtes qui aiment, trafiquent, s'engueulent, mangent (ni suffisamment ni aussi bien qu'ils le voudraient), vont au théâtre, travaillent et meurent (notamment parce que la guerre, quand même, ça tue).

Shinsuke perd. Sa fille. La guerre. La main. Son travail. Son triporteur. Ses convictions. Sa foi dans l'Empereur. Son statut de chef de famille. Quoique vaillant et digne, II échoue imperturbablement. Le marché noir lui vaut la prison. Ses premiers (et derniers) pas dans l'activisme aussi. Et encore ses tentatives pour protéger le système non-syllabaire de l'écriture japonaise.

À force de s'absenter, il aura le plus grand mal à voir que le monde change. Le lecteur, bien sûr, comprendra avant lui que c’est moins l'occupant américain qui profite de tant de vacance que les femmes japonaises, dont les 7 fameuses roses de Tokyo, femmes, filles, amies, autrefois si discrètes et si conventionnelles. Sous l'oeil rond de Shinsuke qu’une telle efficacité sidère, elles ont pris initiatives et pouvoir.

Enfin! Semble nous dire INOUE, convaincu que le Japon ne s’en portera que mieux.

Alors pourquoi 3,5 étoiles seulement ?

Ben 900 pages quand même.
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Les 7 roses de Tôkyô

Je sors de la lecture de ce gros livre époustouflée, essoufflée d'avoir ri à chaque page, soufflée par tant de talent. Et pourtant le thème n'a rien de drôle. Le Japon et le quotidien de Japonais bien braves au printemps 1945 (au commencement), donc au moment de la défaite de l'Allemagne leur alliée et des pires combats dans les iles du Pacifique. Le livre se déroule comme un journal et c'est très malin car le temps de la guerre s'y prête complètement. Hisashi Inoue nous emmène sur les chemins de Japonais qui survivent ou vivent, alors, l'un fait des affaires et a une morale d'acier, l'autre a une morale et fait moins d'affaire, il faut manger, il faut garder la face, il faut se sauvegarder malgré les injonctions débiles officielles, et pourtant il faut les observer si on veut y survivre, bref le héros, génial, nous emmène dans les méandres d'un Japon qui perd sa superbe.

Chaque page est truffée de drôleries, dans un contexte éminemment dramatique. C'est le génie de Hisashi Inoue.



Parfois la lecture m'a renvoyée vers Hasek et son soldat Chveïk. Parfois vers des auteurs allemands, syriens, serbes, croates. Les humains face à la guerre restent des humains ou deviennent des bêtes. Et puis au milieu ceux qui retournent leurs vestes, sans foi ni morale. Ce gros livre est un monument, de sarcasmes, de dérisions, d'autodérisions, de bravoure, de tristesse et d'espoir, un monument de plaisir à le lire comme un roman policier. L'auteur a le talent de nous placer à côté de son "héros" et de nous y laisser jusqu'au bout, on ne veut plus le lâcher. Epoustouflant de talent et d'humanité (la vraie).

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Je vous écris

Étrange concours de circonstances dans un roman qui, par sa forme, rappelle Fleurs de Chine de Wei-Wei. Épistolaire du début à la fin, rien n'est écrit en temps réel, tout est "rapporté". Les événements se sont passés, et on se laisse bercer par les réactions des personnages, leur après-coup. J'ai eu l'impression d'être dans un autre monde. La culture japonaise est très marquée, mais de façon délicate, bienveillante, modérée, parfois un peu narquoise. Et ces personnages, ce sont nous. Nous tous, chacune de nos émotions, la colère, la joie, l'envie, la cupidité, la peur. Une peinture du Japon qui sort des estampes et se campe dans l'occidentalisme.
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Les 7 roses de Tôkyô

C'est un livre surprenant dans lequel se mélangent l'histoire du Japon pendant et après la seconde guerre mondiale et l'histoire d'un homme du commun. Shinsuke décrit son quotidien inlassablement et chacune de ses lignes regorgent d'informations. L'auteur a fait un énorme travail de recherche sur cette période et nous apprenons l'envers de la guerre, la guerre vécue par les civils.

Le seul petit bémol de ce roman est qu'il est très long, une pause de temps en temps est la bienvenue même si on ne se lasse jamais du journal de Shinsuke.
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Les 7 roses de Tôkyô

Comment survivre à l’invivable , voilà ce que raconte sans pathos et avec un humour corrosif ce gros bouquin . Tokyo écrasée sous les bombes incendiaires, puis sous les bottes de l’occupant , la résistance du petit peuple gavé des mensonges de la propagande , toujours victime mais jamais défait ,résistant par la débrouille , l’humour , la ruse pour conserver son identité. Un grand livre !
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