ISBN : 2842190009
Éditeur : Baleine (1998)


Note moyenne : 3.77/5 (sur 44 notes) Ajouter à mes livres
Quand deux adolescents de la bonne société de Dieppe se suicident, menottés aux rails, en se laissant écraser par un train, tout le monde est horrifié. Il n'y a que Gabriel Lecouvreur, dit le Poulpe, pour ne pas trouver ça " normal ". Alors comme d'habitude, en dilettan... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Orphea, le 23 mai 2009

    Orphea
    Jean-Bernard Pouy lance la série "Le Poulpe" avec "La petite écuyère a cafté" en 1995 ; premier roman des aventures de Gabriel Lecouvreur, dit le Poulpe à cause de ses longs bras tentaculaires.
    Le poulpe n'est pas un justicier mais il aime fourrer son nez un peu partout, et connaître la vérité sur ces faits divers dont les journaux sont friands.
    C'est dans son rade préféré de Paris, son pied-à-terre, "Au pied de porc à la Sainte-Scolasse", que Gabriel entend parler de ce suicide sous le train. le suicide de deux adolescents menottés au rails d'un chemin de fer et écrasés sous un train. Seulement Gabriel n'y croit pas une seule seconde, à cette théorie du suicide, à cette lettre d'adieu laissée par les deux petits jeunes. Il flaire une saloperie, un double meurtre camouflé. le Poulpe veut savoir la vérité. Il part alors pour Dieppe en Normandie, le théâtre des évènements. Avec ses méthodes peu orthodoxes, voire même criminelles, Gabriel enquête.
    Un roman noir de grande qualité qui marque le début d'une série passionnante. le principe de cette série étant : un livre, un auteur, un titre qui joue sur les mots. Tous les romans du poulpe ne se valent pas, et s'il n'y en avait qu'un à lire c'est incontestablement celui-ci.
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    • Livres 2.00/5
    Par hexagone, le 22 janvier 2011

    hexagone
    Agréablement supris par la lecture de Rn 86 du même auteur. Désagréablement surpris par la lecture de Spinoza encule hegel, je voulais poursuivre ma découverte. Quoi de mieux que de se lancer dans le premier tome d'une série qui fait semble -til l'unamité, celle consacrée aux aventures du Poulpe.
    Et bien quelle n'est pas ma déception.
    Car quel bazar, que ce livre qui veut certainement avoir les meilleures intentions du monde mais qui au final se trouve être aussi banal qu'un entrefilet à la rubrique des faits divers.
    Le Poulpe se veut comme anti-héros qui joue les redresseurs de tort, il sort de nulle part pour arriver nulle part.
    Il ne résout rien et ne fait que jeter de l'huile sur le feux. le récit est teinté au cirage noir de poncifs sur les gauchos et les fachos. L'auteur emprunte des raccourcis qui servent sa prose et son histoire et qui sont au final plein d'invraisemblances. Pensez de vilains anti-avortements catholiques d'extrêmes droites (ouf) fomentent et maquillent le meurtre de leur propre fille qui voulait éventer dans la presse de gauche un secret de famille pas très reluisant!!!
    Ce premier tome se voulait, à l'époque, sans doute un pamphlet socio-politique, il ne convainc plus aujourd'hui.
    Dire qu'il s'agit d'un mauvais livre équivaudrait à jeter mémé dans les orties, ce que je me refuse. Pouy a un certain talent, certaines séquences font mouche et garde le lecteur sinon en haleine au moins attentif. La fin du livre est bâclée par une queue de poisson semblant signifier que l'auteur n'avait plus d'inspiration.
    On dit que le premier tome est le meilleur de la série, bien m'en garde, je ne lirai pas les autres. Pas convaincu par cette ouverture.
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    • Livres 4.00/5
    Par paulotlet, le 13 avril 2011

    paulotlet
    Les aventures de Gabriel Lecouvreur, alias le Poulpe, détective privé anarchiste aux prises avec les réacs et les fachos de la pire espèce se lisent toujours avec délectation. La petite écuyère a cafté est le premier épisode de cette série à plusieurs mains. Jean-Bernard Pouy y crée un personnage complexe et attachant. La galerie des rôles secondaires est aussi assez réussie, coiffeuses accros aux câlins et bouquinistes libertaires amateurs de vieux Bourgogne nous emmènent dans un Paris populaire d'arrières cours puantes et de bistrots poisseux. le pied de porc à la Sainte Scolasse, resto et quartier général de Gabriel sent le film français des années cinquante. On en redemande.
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    • Livres 3.00/5
    Par mgeffroy, le 11 janvier 2008

    mgeffroy
    Pouy lance la série du Poulpe. Gabriel Lecouvreur est le Poulpe et comme le céphalopode, il faut taper dessus pour l'attendrir.
    Dans son rade favori, le Poulpe découvre un fait divers abominable qui ne fait réagir personne à part lui... et en route pour aller voir cela de plus près. Comme quoi, on peut rester actif après une bonne bière.
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    • Livres 4.00/5
    Par quenlore, le 29 décembre 2011

    quenlore
    Quand deux adolescents de la bonne société de Dieppe se suicident, menottés aux rails, en se laissant écraser par un train, tout le monde est horrifié.
    c'est ainsi que commence cette aventure du Poulpe. comme d'habitude, il va réagir à ce fait divers et partir enquêter sur place... Et ce qu'il va découvrir n'est pas joli-joli...
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Citations et extraits

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  • Par mgeffroy, le 11 janvier 2008

    Gabriel, il aime quand y'a du raisiné partout. Et là, il est gâté. Sur plus de cent mètres, ils ont repeint la voie, les deux petits jeunes... Et ils risquaient pas de se sauver! Ils s'étaient attachés avec des menottes, les menottes attachées à des antivols, les antivols passés autour des rails. Et on a retrouvé, enfin on, les toubibs de l'autopsie, ils ont retrouvé les clés des cadenas et des menottes dans l'estomac du type et de la fille. Ça c'est du suicide, c'est pas comme les pilules, où on se flingue en attendant l'ambulance. Quand on veut vraiment se bousiller, on met le paquet, honneur aux braves !
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  • Par Orphea, le 04 avril 2010

    Gabriel passait invariablement trois quart d'heure à lire le journal et les faits divers. Là-dessus s'enclenchait toujours une âpre discussion sur la portée de ces événement macabres, l'un traitant l'autre d'abruti qui n'y connaissait rien et l'autre assenant à l'un ce qu'il était trop con pour ne pas avoir lu entre les lignes. Pour Gérard, ces tranches de malheur étaient le signe de la connerie des gens, pour Gabriel c'était la preuve que le monde allait très mal.
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  • Par Orphea, le 04 avril 2010

    Incipit

    Faire gaffe. La nuit, les rails se rejoignent. On dit qu'ils sont parallèles, un mythe, un vrai, il y a des moments où, la fatigue aidant, on a vraiment l'impression qu'au bout du faisceau des deux phares de l'autorail, ils se touchent et qu'en dessous, les roues vont riper, se chevaucher et que ça va être une vraie catastrophe.
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  • Par mabertrand, le 16 avril 2011

    - Grand con ! dit le jeune allumé en se renfournant dans la voiture qui démarra aussi sec.
    Gabriel se prit quelques invectives au passage, mais ça ne faisait rien, il était content, il avait évité la baston. Il avait fait l'essentiel. Une bagarre de rue, c'est toujours un petit malheur qu'il faut ôter au monde, qui n'est jamais indispensable, qui ne laisse que du mauvais goût dans la bouche.
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  • Par mabertrand, le 16 avril 2011

    - Allez le baba ! Une deux, une deux ! Les chèvres t'attendent ! Au boulot !
    Gabriel ne répondit pas, la jeunesse avinée lui faisait peur parce qu'elle ne savait jamais ce qu'elle faisait et c'était souvent comme cela que les merdes arrivaient, parce que les types se sentaient les maîtres du monde.
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Vidéo de Jean-Bernard Pouy

À la fois objet ludique et mine d’informations, le Dictionnaire des personnages populaires de la littérature est d’abord composé des contributions d’une centaine d’écrivains venus de tous les horizons. Chacun s’attache à faire revivre un personnage romanesque parmi les plus marquants, à rappeler sa genèse et ses aventures, à jauger sa postérité. Ce faisant, chacun exprime sa passion de la littérature dans l’évocation du personnage de son choix.
Certains « couples » ainsi formés valent à eux seuls le détour : Cosette par Amélie Nothomb, Lady Chatterley par Catherine Millet, Tarzan par Alain Mabanckou, Fifi Brindacier par Mo Yan, Robin des Bois par Paco Ignacio Taïbo II, Vautrin par Jean Vautrin… Des articles thématiques ( Aventuriers, Bagnards, Femmes fatales, Policiers …) et un double système de renvois complètent l’ensemble. Hommage à la littérature populaire et au plaisir de lire, cet ouvrage sans équivalent ravive nos premiers souvenirs livresques, ceux qui ont déterminé nos goûts, nos couleurs et notre appétit de lecteur. Il nous permet d’embarquer pour le pays sans frontière de la littérature, et d’en redessiner à chaque page la géographie.
Stéfanie Delestré et Hagar Desanti, qui ont mené à bien ce vaste projet, sont toutes les deux docteurs ès-lettres. La première dirige aujourd’hui la collection « Le Poulpe », aux éditions Baleine, et a créé l’association des « Habits noirs ». La seconde, membre du groupe « Hugo » et de la Société des études romantiques et dix-neuviémistes, enseigne les lettres modernes dans le secondaire. En librairie le 11 mars 2010








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