ISBN : 2842190009
Éditeur : La Baleine (1998)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 48 notes) Ajouter à mes livres
L'horreur ! A l'état pur !
Deux adolescents menottés à des rails.
Leurs yeux grands ouverts, leurs bouches qui hurlent, les phares du train qui approche dans un grondement assourdissant et les roues qui s'immobilisent cent mètres trop loin ...
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Orphea, le 23 mai 2009

    Orphea
    Jean-Bernard Pouy lance la série "Le Poulpe" avec "La petite écuyère a cafté" en 1995 ; premier roman des aventures de Gabriel Lecouvreur, dit le Poulpe à cause de ses longs bras tentaculaires.
    Le poulpe n'est pas un justicier mais il aime fourrer son nez un peu partout, et connaître la vérité sur ces faits divers dont les journaux sont friands.
    C'est dans son rade préféré de Paris, son pied-à-terre, "Au pied de porc à la Sainte-Scolasse", que Gabriel entend parler de ce suicide sous le train. le suicide de deux adolescents menottés au rails d'un chemin de fer et écrasés sous un train. Seulement Gabriel n'y croit pas une seule seconde, à cette théorie du suicide, à cette lettre d'adieu laissée par les deux petits jeunes. Il flaire une saloperie, un double meurtre camouflé. le Poulpe veut savoir la vérité. Il part alors pour Dieppe en Normandie, le théâtre des évènements. Avec ses méthodes peu orthodoxes, voire même criminelles, Gabriel enquête.
    Un roman noir de grande qualité qui marque le début d'une série passionnante. le principe de cette série étant : un livre, un auteur, un titre qui joue sur les mots. Tous les romans du poulpe ne se valent pas, et s'il n'y en avait qu'un à lire c'est incontestablement celui-ci.
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 06 avril 2012

    carre
    Le bien nommé Jean-Bernard Pouy est le créateur de ce génial et atypique personnage qu'est Gabriel Lecouvreur dit "Le poulpe", qui s'attache à enquêter sur des faits divers qu'il découvre dans les journaux et dont les conclusions lui semblent hatives ou douteuses. A Dieppe, deux adolescents sont retrouvés écrabouiller par un train, les mains attachés aux rails, l'enquête conclut à un suicide. le grand échalas se rend sur les lieux bien décider à éclaircir les zones d'ombre qui l'interpellent.
    Un polar rondement mené, avec un sens de la dérision de l'humour (le titre en est le parfait exemple) dont Pouy est un adepte, font que l'on passe un excellent moment et que ce premier opus est une vraie réussite.
    Le personnage de Lecouvreur est ensuite repris par d'autres auteurs pour de nouvelles aventures. Et comme le dit si poétiquement Pouy : "Un titre à la con, une couverture couleur et un prix qui ne dépasse pas quarante francs (pardon 6€ et quelques), ça si c'est pas idée géniale.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par hexagone, le 22 janvier 2011

    hexagone
    Agréablement supris par la lecture de Rn 86 du même auteur. Désagréablement surpris par la lecture de Spinoza encule hegel, je voulais poursuivre ma découverte. Quoi de mieux que de se lancer dans le premier tome d'une série qui fait semble -til l'unamité, celle consacrée aux aventures du Poulpe.
    Et bien quelle n'est pas ma déception.
    Car quel bazar, que ce livre qui veut certainement avoir les meilleures intentions du monde mais qui au final se trouve être aussi banal qu'un entrefilet à la rubrique des faits divers.
    Le Poulpe se veut comme anti-héros qui joue les redresseurs de tort, il sort de nulle part pour arriver nulle part.
    Il ne résout rien et ne fait que jeter de l'huile sur le feux. le récit est teinté au cirage noir de poncifs sur les gauchos et les fachos. L'auteur emprunte des raccourcis qui servent sa prose et son histoire et qui sont au final plein d'invraisemblances. Pensez de vilains anti-avortements catholiques d'extrêmes droites (ouf) fomentent et maquillent le meurtre de leur propre fille qui voulait éventer dans la presse de gauche un secret de famille pas très reluisant!!!
    Ce premier tome se voulait, à l'époque, sans doute un pamphlet socio-politique, il ne convainc plus aujourd'hui.
    Dire qu'il s'agit d'un mauvais livre équivaudrait à jeter mémé dans les orties, ce que je me refuse. Pouy a un certain talent, certaines séquences font mouche et garde le lecteur sinon en haleine au moins attentif. La fin du livre est bâclée par une queue de poisson semblant signifier que l'auteur n'avait plus d'inspiration.
    On dit que le premier tome est le meilleur de la série, bien m'en garde, je ne lirai pas les autres. Pas convaincu par cette ouverture.
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    • Livres 3.00/5
    Par mgeffroy, le 11 janvier 2008

    mgeffroy
    Pouy lance la série du Poulpe. Gabriel Lecouvreur est le Poulpe et comme le céphalopode, il faut taper dessus pour l'attendrir.
    Dans son rade favori, le Poulpe découvre un fait divers abominable qui ne fait réagir personne à part lui... et en route pour aller voir cela de plus près. Comme quoi, on peut rester actif après une bonne bière.
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    • Livres 4.00/5
    Par paulotlet, le 13 avril 2011

    paulotlet
    Les aventures de Gabriel Lecouvreur, alias le Poulpe, détective privé anarchiste aux prises avec les réacs et les fachos de la pire espèce se lisent toujours avec délectation. La petite écuyère a cafté est le premier épisode de cette série à plusieurs mains. Jean-Bernard Pouy y crée un personnage complexe et attachant. La galerie des rôles secondaires est aussi assez réussie, coiffeuses accros aux câlins et bouquinistes libertaires amateurs de vieux Bourgogne nous emmènent dans un Paris populaire d'arrières cours puantes et de bistrots poisseux. le pied de porc à la Sainte Scolasse, resto et quartier général de Gabriel sent le film français des années cinquante. On en redemande.
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Citations et extraits

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  • Par mgeffroy, le 11 janvier 2008

    Gabriel, il aime quand y'a du raisiné partout. Et là, il est gâté. Sur plus de cent mètres, ils ont repeint la voie, les deux petits jeunes... Et ils risquaient pas de se sauver! Ils s'étaient attachés avec des menottes, les menottes attachées à des antivols, les antivols passés autour des rails. Et on a retrouvé, enfin on, les toubibs de l'autopsie, ils ont retrouvé les clés des cadenas et des menottes dans l'estomac du type et de la fille. Ça c'est du suicide, c'est pas comme les pilules, où on se flingue en attendant l'ambulance. Quand on veut vraiment se bousiller, on met le paquet, honneur aux braves !
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  • Par carre, le 06 avril 2012

    Il venait de voir, d'entrevoir, un éclair, dans le blanc cru des phares, juste après une courbe à droite un peu serrée, deux personnes sur la voie qui le regardaient les yeux grands ouverts en hurlant et puis il les a senti disparaître sous lui comme s'il les avalait lui-même."

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  • Par Orphea, le 04 avril 2010

    Gabriel passait invariablement trois quart d'heure à lire le journal et les faits divers. Là-dessus s'enclenchait toujours une âpre discussion sur la portée de ces événement macabres, l'un traitant l'autre d'abruti qui n'y connaissait rien et l'autre assenant à l'un ce qu'il était trop con pour ne pas avoir lu entre les lignes. Pour Gérard, ces tranches de malheur étaient le signe de la connerie des gens, pour Gabriel c'était la preuve que le monde allait très mal.
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  • Par Orphea, le 04 avril 2010

    Incipit

    Faire gaffe. La nuit, les rails se rejoignent. On dit qu'ils sont parallèles, un mythe, un vrai, il y a des moments où, la fatigue aidant, on a vraiment l'impression qu'au bout du faisceau des deux phares de l'autorail, ils se touchent et qu'en dessous, les roues vont riper, se chevaucher et que ça va être une vraie catastrophe.
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  • Par mabertrand, le 16 avril 2011

    - Grand con ! dit le jeune allumé en se renfournant dans la voiture qui démarra aussi sec.
    Gabriel se prit quelques invectives au passage, mais ça ne faisait rien, il était content, il avait évité la baston. Il avait fait l'essentiel. Une bagarre de rue, c'est toujours un petit malheur qu'il faut ôter au monde, qui n'est jamais indispensable, qui ne laisse que du mauvais goût dans la bouche.
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Vidéo de Jean-Bernard Pouy

Les marronniers du noir et du blanc par Pouy et Mizio La guerre aux poncifs du polar par un Jean-Bernard Pouy très en verve.








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