AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070409627
Éditeur : Gallimard (1999)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 72 notes)
Résumé :
Moi, Julius, Commandeur du groupe crash le plus honni par le peuple saumâtre de hégéliens, n'ai que des ennemis. Et mon pire ennemi, je lui souhaite la pire des choses. Moral car prévisible. Quand il sera au bout de mon P.38, j'appuierai sur la détente. Mes bottes de lézard mauve vont tremper dans du sang esthétique. Normal car spinoziste.
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
medsine
medsine30 janvier 2012
  • Livres 3.00/5
Récit post-apocalyptique, sanglant, à la Mad Max.Spinoza est le leadeur de la Faction Armée Spinoziste, il est blond platine, motard (son acolyte Momo enfourche la mythique Guzzi 850 Califormnia qui me fait moi même pas mal triper). Il est craint et respecté.Dans une France ravagée des bandes rivales gauchistes (Les marxistes-léninistes, prochinois, trotskistes, anarchistes,...) s'entretuent dans des combats sur route, planifiés et diffusés sur les ondes de la radio nationale.Le pire ennemi de la bande Spinosiste étant Hegel et l'esthétisme. Spino veut se le faire.Marrant et décalé, c'est un récit court qui secoue le cocotier de la bienpensance et de l'intellectualisme.
Commenter    J’apprécie          40
Loutre_des_Rivieres
Loutre_des_Rivieres01 août 2012
  • Livres 3.00/5
Un conte post-apocalyptique, où des factions de punks philosophes, se livrent une lutte sanglante sans merci. Un style cru, incisif, et violent qui mets en valeur ce texte surprenant, qui reprend entre autre, en filigrane, les événements de mai 68 vécu par Jean-Bernard Pouy.
Commenter    J’apprécie          70
Pietro38
Pietro3813 janvier 2016
  • Livres 4.00/5
Ou si vous préférez l'éthique sodomise l'esthétique
"Ce fut là que démarrèrent les défis, les règles, le sang, l'extermination du gauchiste par le gauchiste, du malade infantile par le malade sénile. Jusqu'aux jours d'aujourd'hui où des bandes d'énervés sillonnent les routes, traqués et tueurs, suicidaires et suicidés de la société morte."
La France après l'apocalypse, c'est ça: des petits groupes qui se revendiquent communistes, fascistes, féministes, spinozistes ou hégéliens. Et les spinozistes n'aiment pas les hégéliens, mais alors pas du tout! Et tous ces individus, qui survivent dans un monde malade qui tente de se reconstruire, se lancent des défis de sang et de démence, s'affrontent, s'entretuent. Ambiance cyberpunk, c'est Mad Max revisité à la sauce Jean-Bernard Pouy!
Résumer un roman de Jean-Bernard Pouy est une gageure tant cet auteur échappe aux codes du genre. C'est une certaine vision de la réalité, qui se traduit dans des récits courts, dont Spinoza encule Hégel est le premier opus. Une fiction violente, un roman noir décalé truffé de références culturelles subtiles, écrit dans un style imagé, et surtout brut de décoffrage, c'est le moins que l'on puisse dire.
Cet auteur atypique a su imprimer sa patte singulière au polar, son style d'écriture est à la fois cru et en même temps poétique, philosophique et en même temps drôle. Un mélange totalement détonnant de tendresse romantique et de férocité primitive. Bref, c'est novateur, c'est original.
On est un peu dans le roman engagé, puisque ce récit court et violent est finalement une sorte de métaphore délirante de ce qu'est devenue la france après mai 68: la lutte des classes et des idéologies, les grèves intenses, dont certaines ont mal tourné etc...
Mais au final, Spinoza encule Hégel est avant tout un polar d'atmosphère d'une formidable originalité, à ranger dans la catégorie des ovnis littéraires inclassables. C'est plus décalé que noir, car l'auteur ne se prend pas du tout au sérieux, et nous transmet vraiment le plaisir qu'il a dû prendre en écrivant ce livre. Il serait dommage de passer à côté!
Lien : http://www.conseilspolarsdepietro.fr/2016/01/spi..
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          20
yv1
yv126 novembre 2010
  • Livres 3.00/5
C'est une lecture très particulière, dans laquelle, les femmes sont très peu présentes. Une écriture directe comme peut le laisser entendre le titre plutôt provocateur et physiquement et chronologiquement inexact, puisque, renseignements pris -merci le Petit Larousse !- Spinoza est mort environ 100 ans avant la naissance de Hegel ! Les morts pleuvent, la violence est omniprésente, mais l'amour et la tendresse sont en alerte, au cas improbable où...
Loin, très loin de ce que je lis habituellement. Un peu difficile d'entrer dans ce livre, de tout saisir au début l'histoire et de savoir où J-B Pouy veut nous emmener ; mais finalement, je ne regrette absolument pas. Petit livre de 140 pages-heureusement quand même, parce que 400 pages de carnage, je n'aurais pas résisté !- direct, franc et rapide autant en rythme qu'en temps passé à le lire. Pouy fait montre d'une imagination et d'une écriture fortes, mais, là je crois ne dire que ce qui est avéré.
Lien : http://lyvres.over-blog.com/article-spinoza-encu..
Commenter    J’apprécie          40
hmurgia
hmurgia23 juin 2011
  • Livres 4.00/5
Du Pouy dans le texte : un combat sans merci, et sanglant, entre philosophies opposées, il fallait y penser !
Commenter    J’apprécie          20
Citations & extraits (3) Ajouter une citation
Gwen85Gwen8529 novembre 2012
Le soleil s'est levé, lentement, rosifiant la campagne. Je ne trouvai pas cela beau et émouvant. Cet astre de merde réchauffait tout, alors que le monde ressemblait à une énorme clinique. Le petit matin glacial était plus approprié et évoquait nettement mieux tout ce côté carreau de faïence surgelée qu'était devenue la vie. Cet été était un faux été, empli de morts sourdes, de maladies incurables, de haine et de suspicion.
Moi, j'étais bien, mon maigre pouvoir me suffisait, mon parti pris esthétique me conduisait tout droit vers une mort définitive mais acceptée en tant que telle. Dieu mourrait effectivement avec moi.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          30
MumuJohnsonMumuJohnson09 décembre 2012
Je ne veux plus avoir à me trouver une couverture, un travail ou une occupation. Je ne veux plus quémander, je ne veux plus attendre des remerciements de fin de mois, de fin de carrière, de fin de vie. Être con trois cent soixante jours par an et être remercié de l'avoir été.
Commenter    J’apprécie          50
MumuJohnsonMumuJohnson09 décembre 2012
La descente dans le Sud a toujours connoté le voyage vers le plaisir et l'éclatement ; la remontée vers le Nord, elle, a toujours signifié l'ascèse et le recherche de la solitude mystique.
Commenter    J’apprécie          40
Videos de Jean-Bernard Pouy (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Bernard Pouy
Rencontre avec Jean-Bernard Pouy
autres livres classés : romans policiers et polarsVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Vous aimez lire ? Jean-Bernard Pouy....

Quel livre est représenté dans l'image de ce quiz ?

L'Homme à l'oreille croquée
Larchmütz 5632
Feuque !
Suzanne et les ringards

20 questions
13 lecteurs ont répondu
Thème : Jean-Bernard PouyCréer un quiz sur ce livre