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Par carre, le 26/11/2012
J'aurais voulu être un type bien de
Marc Villard
Car au-delà des années et des lieux, c'est toujours le règne du livre-marchandise que vénèrent les marchands. Tiens, c'est pas mal dit, çà, je le caserai dans un prochain débat à la FNAC. Ils devraient adorer.
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Par milado, le 01/02/2013
Avoir les boules à Istanbul de
Marc Villard
Un chat dévore une souris sous le chêne près du garage. La queue de la souris frétille, dépassant de la gueule du greffier. Ce genre d'image m'évoque régulièrement le geste Waffen SS et je me sens habité d'un sentiment résistant très fort. Modeste mais résistant. J'arrache la faucille au râtelier et fais sauter la tête du minet.
Maintenant je cherche un coin pour enterrer le nazi décapité. C'est bien moi, ça : toujours à me mêler du monde en marche.
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Par milado, le 02/02/2013
Avoir les boules à Istanbul de
Marc Villard
- Dis donc, Henri, le roi de la drague, c'est quoi ton idéal de femme ?
- Une petite chienne à qui je parlerais mal, à qui je pourrais mettre des baffes dans la gueule.
- On n'est jamais déçu avec toi. Et Lucien, l'homme des grands bois ?
- Euh... Moi, j'voudrais une femme qui me repasse mes chemises bien proprement.
- Ah oui, d'accord, dit Chloé. Une bonniche, quoi.
- Non, non, j'ai pas dit ça.
- Et toi, Le Tallec ? Insiste Tristane.
- Une apparition . Une femme diaphane qui lirait mes textes le soir à la veillée. Et toi, ton idéal masculin ?
- N'importe qui n'ayant rien à voir avec vous trois.
- Abrutie.
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Par milado, le 05/02/2013
Avoir les boules à Istanbul de
Marc Villard
- ... ma foi, je suis satisfait que Le Tallec investisse le créneau littéraire du polar car, pour ce qui me concerne, je vais continuer à écrire comme un porc. Il faut savoir rester à sa place.
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Par milado, le 29/01/2013
Avoir les boules à Istanbul de
Marc Villard
DIMANCHE 19
Le curé, Mimile, m'a coincé pour le sermon d'un prochain dimanche. Ça fait partie des servitudes de la résidence. Il me présentera aux fidèles et je prononcerai le sermon à sa place. Mimile me verrait bien parler de Dieu - c'est obligatoire, dit-il - mais pour le reste il envisage des mots forts sur la violence du monde et celle des quartiers défavorisés. Il faut pardonner, d'après lui. À part ça, il tient très bien le brouilly et le chablis, nous y reviendrons. Donc je relis la Bible et c'est génial : trente pages, dix morts. Ce livre est pour moi : j'adore ces mecs, les apôtres, tout ça.
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Par milado, le 31/01/2013
Avoir les boules à Istanbul de
Marc Villard
... je donne un coup de main à Lydia pour le café, dans la cuisine. Elle porte un haut bleu et un short jaune que j'ai du mal à quitter des yeux.
- Tu as réfléchi à l'orgasme dont je t'avais parlé ? dis-je.
- Henri, vous êtes fou. J'ai demandé à ma mère, putain l'engueulade.
- Tu sais toujours pas ce que c'est alors ?
- Ben si.
- comment ça ?
- C'est mon oncle qui m'a montré. Au début ça fait mal mais après c'est super.
- Je le fais très bien également.
- Ah oui ? Vous pouvez porter le café, c'est prêt.
J'adore la campagne, tout est simple.
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Par milado, le 30/01/2013
Avoir les boules à Istanbul de
Marc Villard
La jeune Lydia qui nous livre les oeufs de la ferme des Lambert se tient dans la cuisine, scotchée à la petite radio d'Antoinette. Elle a quinze ans, les joues roses et une poitrine pharaonique.
- J'écris une étude sur l'orgasme, tu accepterais une interview ? Dis-je.
- Le quoi ?
- L'orgasme.
- c'est un truc médical, non ?
J'ai un peu de mal avec les adolescentes.
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Par milado, le 03/02/2013
Avoir les boules à Istanbul de
Marc Villard
- Oh, Dieu, qu'ai-je fait pour mériter pareil opprobre ? Dit-elle.
- À qui tu parles, Chloé ?
- Personne, personne.
- Je te sens déprimée, dis-je.
- Ne sois pas faux-cul.
- Tu as déjà baisé avec un vieux mec qui sent mauvais ? Dis-je.
- Seulement avec mon père. Pourquoi ?
- Euh, pour rien, comme ça.
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Par carre, le 05/05/2012
Elles sont folles de mon corps de
Marc Villard
Des fois, quand j’ai bobo à mon doigt, je redeviens l’enfant aux boucles blondes qui pleurnichait à cinq ans en réclamant sa maman. Veut-on vraiment voir disparaître une innocence de cette qualité ? Je pose la question à ceux qui régissent l’univers car leur responsabilité est fortement engagée.
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Par bgn, le 26/03/2013
Elles sont folles de mon corps de
Marc Villard
Je consultai ma montre : quatorze heures. Il était parti à treize heures. Je me suis laissai jusqu'à quinze heures trente et partis vomir mon repas dans les toilettes du rez-de-chaussée. A seize heures trente, après avoir appélé cinq fois le labo, je m'enfermai dans mon bureau et commençai à prier, ce qui m'arrive à chaque fois que l'idée de la mort me traverse.