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Avant, pendant, après de
Jean-Marc Parisis
Accoudée au balcon, elle fumait en passant une main dans ses cheveux.
La première fois que je l’ai vue, je ne l’ai pas vue, je l’ai aimée de dos. Je savais que lorsqu’elle se retournerait, ce serait pire. Blonde avec des traits de brune. Ses yeux brillaient d’une lumière mystérieuse et familière qui semblait venir du fond de l’enfance...
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Avant, pendant, après de
Jean-Marc Parisis
En temps de paix, la douleur d'amour est la seule peine considérable. Celle que l'on ne soupçonnait pas, qui vous étonne, vous perd, vous épouvante par son pouvoir de déportation, d'avancement, de transcendance.... Et l'angoisse qui vous étreint n'est pas celle de mourir, mais d'accepter la nouvelle vie que vous fait la douleur...
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Avant, pendant, après de
Jean-Marc Parisis
A l'heure de la pornographie, c'était trop dégueulasse d'aimer. Nous vivions des temps déraisonnables. Que valait un vers d'Aragon contre une bonne sodo ?
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Les aimants de
Jean-Marc Parisis
La vie est un rêve dont on se réveille mort.
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Les aimants de
Jean-Marc Parisis
Tout crime est perpétré en connaissance de la saloperie de la vie.Le mal n'est pas conçu par l'homme,il n'appartient qu'à la vie.Le bonheur,le malheur,les joies,les peines qui nous traversaient ici bas,on ne pouvait les tenir pour des châtiments ou des récompenses,ils n'étaient que le fruit insensé du hasard.
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Les aimants de
Jean-Marc Parisis
Ava n'eut jamais qu'une ambition,une ambition qui requérait autant d'orgueil que d'humilité:se battre contre les jours,ne pas les voir passer.Elle était vraiment résolue à inventer l'éternité,du moins à la postuler.C'est sans doute ainsi qu'elle voyait l'amour,sans le nommer.Tout,toujours.Ou rien,jamais.
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Les aimants de
Jean-Marc Parisis
A moins d'être un génie,on n'est jamais seul à penser ce que l'on pense, on n'invente rien,on attrape une idée qui flotte dans l'air.C'est une affaire de télépathie,de souplesse.Pour le style,c'est différent.Le style est donné en propre,en grâce,à celui qui le reçoit.
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Les aimants de
Jean-Marc Parisis
Que je sabote une carrière dans la presse pour un livre qui ne se vendrait pas,que je refuse de mener de front les deux métiers comme tant d'autres collègues,nous n'en discutâmes même pas.Nous préférions l'ombre à la proie.
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Les aimants de
Jean-Marc Parisis
Elle n'était fanatique en rien, mais elle vouait une sorte de passion à Marilyn Monroe.Une sainte de chair, vibrant d'un mystère inavouable,encombrée de sa beauté,la portant comme une croix,sacrifiée à toutes les ordures.
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Les aimants de
Jean-Marc Parisis
Les hommes...Ils faisaient partie du décor,ils allaient et venaient,elle les regardait vivre.Un peu comme dans un zoo,me semblait-il.Toutes les Parisiennes avaient des hommes et des grilles à leur vie.