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ISBN : 223405995X
Éditeur : Stock (2009)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 52 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C’est l’histoire d’un homme qui va rechercher dans l’écriture la jeune femme qu’il a perdue dans la vie. Ava, rencontrée alors qu’ils avaient vingt ans. Ava, qui fut l’amour, l’amie, l’âme sœur. Ava, qui s’est éteinte alors qu’elle brûlait de vie.
Et c’est bien l... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 02 février 2012

    brigittelascombe
    Il est souvent plaisant d'écouter un écrivain évoquer la femme aimée au sein d'un couple imaginaire ou non. Il en parle différemment selon sa propre sensibilité. Philippe Roth dans La bête qui meurt souligne l'érotisme torride de Consuelo, Philippe Grimbert dans La Petite Robe de Paul soulève la lourde chappe du traumatisme occulté, Ivan Bunin dans L'amour de Mitia dépeint une relation étouffante, Eric Reinhart dans le système Victoria laisse libre cours aux fantasmes de son personnage principal face à une femme de pouvoir.
    Qu'en est-il lorsque la mort sépare, vide, peine, désespère?
    "La femme de sa vie" le reste-t-elle après ce coup du sort qui tronque sa moitié?
    Jean-Louis Fournier, dans Veuf, parcourt le long chemin du deuil. André Benchetrit, dans Le livre de Sabine, revit les joies même dans l'intimité qui ont nimbé les derniers instants.
    Jean-Marc Parisis, lui, confie la symbiose qui unissait son personnage principal à Ava, "un bonheur limpide","un amour pur, dégagé de tout désir Physique", d'où l'originalité de son roman Les Aimants qui démontre que, même si l'absence de relations sexuelles pose problème au fil du temps, malgré la "séparation de corps", le lien perdure.
    Remontée du passé jusqu'aux bancs de la Sorbonne d'un futur pigiste-journaliste-écrivain égoïste,sans le sou, pompant aux examens, mais romantique, érudit et fasciné avec une future diplomée de Lettres-collaboratrice au journal-écrivaine "petit ouragan" plus bourgeoise,solitaire mais complice, belle,intense et unique.
    L'amour des mots, la complicité des lectures et de chaque instant partagé au quotidien, les retrouvailles tendres malgré l'indépendance ou l'éloignement font que les corps à jamais "aimantés" se complètent et s'aiment plus sur un plan astral que terre à terre.
    Beaucoup de réflexions sur le couple,la vie, l'amour,la mort,la perte. Un"Rapport fraternel" né d'une reprise de liberté sans jalousie. Mais ne serait-on pas dans un registre d'amitié plus qu'amour?
    Jean-Marc Parisis parle vrai, si vrai qu'on dirait du vécu très riche émotionnellement.
    Romancier contemporain,il a déjà publié quelques romans dont Avant,pendant,après (prix Roger-Nimier 2007). Les Aimants(paru chez Stock en 2009) vient de paraître en poche début 2012 chez J'ai Lu.
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    • Livres 4.00/5
    Par Lali, le 15 mars 2013

    Lali
    Ava n'était peut-être pas exceptionnelle, mais elle le fut pour le narrateur du roman de Jean-Marc Parisis, Les aimants. Et elle le demeurera pour une raison fort simple : elle était la femme de sa vie.
    De leur rencontre à l'université au décès d'Ava, c'est un quart de siècle qui est ici relaté avec beaucoup de tendresse et de pudeur. Parce que tout ne tenait toujours qu'à un fil avec Ava. Parce que rien n'était jamais certain. Que faire autrement ne l'était pas plus. Depuis ce premier jour où la vie les avait choisis, désignés l'un à l'autre et fait d'eux des êtres jamais vraiment unis au sens premier du terme, mais pourtant indissociables l'un de l'autre, attirés l'un vers l'autre comme le sont des aimants.
    En une centaine de pages, Jean-Marc Parisis nous raconte le Paris des années 80, celui des dix premières années de complicité entre Ava et lui, ces lieux où ils se retrouvaient, les salles de cinéma et les cafés qu'ils fréquentaient, les poètes qu'ils aimaient. Sans chercher à expliquer le pourquoi du comment. Ava était Ava. Ce qui les a unis ne périra jamais. Toute sa vie, désormais, sera amputée du meilleur de lui-même.
    Le résultat est un livre émouvant et sensible. Un livre dont l'atmosphère, je crois, aurait plu à François Truffaut qui aurait sûrement conservé nombre de phrases s'il en avait fait un film.
    Est-ce parce qu'il me semble avoir croisé une Ava il y a bien des années que j'ai été si touchée par Les aimants? C'est possible, mais je ne peux l'affirmer. À moins que je n'aie rêvé d'en être une pour quelqu'un?

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/les-aimants/
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    • Livres 2.00/5
    Par carre, le 12 février 2012

    carre
    Un homme raconte son histoire avec une femme Ava disparue et qui rend le narrateur inconsolable. C'est l'histoire d'un amour et de sa perte. Roman encensé par la critique, et auquel malheureusement, je suis resté hermétique. Peut-être est -ce du à sa durée (108 pages) ? Déception donc, lu peut-être pas au bon moment ?
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    • Livres 2.00/5
    Par aleatoire, le 21 août 2013

    aleatoire
    Pour en avoir apprécié deux belles citations, j'ai lu ce petit opuscule mais le magnétisme narcissique et prétentieux de ces "aimants" n'aura guère exercé sa force d'attraction ; logique puisque demeuré de marbre.

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    • Livres 2.00/5
    Par ph_hugot, le 08 novembre 2012

    ph_hugot
    Vu que le roman d'amour français doit certainement être le genre littéraire que j'ai le plus lu au cours des 15 dernières années, les récents romans que j'ai lu dessus me semblent plus forcément être très originaux. C'est notamment le cas de ce très court roman, encensé par la critique presse lors de sa sortie, mais qui en dépit d'une incontestable belle plume m'a semblé trop bref et trop anecdotique pour sortir du lot.
    La relation amoureuse entre le narrateur et cette Ava a beau être condamnée d'avance et romanesque, on reste un peu extérieur à cette histoire, à cause du ton un peu détaché et un peu supérieur de l'auteur, et surtout à cause de la trop grande brievété de l'ensemble qui empeche un vrai attachement pour les personnages...dommage!!!
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Critiques presse (2)


  • LeFigaro , le 25 janvier 2012
    Ce court récit, une centaine de pages, est un grand roman d'amour. Dans chaque page, il y a un passage, une pensée, un mot qui subjugue.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • LeFigaro , le 24 janvier 2012
    Ce court récit, une centaine de pages, est un grand roman d'amour. Dans chaque page, il y a un passage, une pensée, un mot qui subjugue.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par mr-malchance, le 01 février 2013

    Dès le debut de notre histoire, nous avions recensé nos différences, préempté nos espaces intimes, nos temps personnels. Nos égoïsmes se respectaient. Le réglage de nos solitudes s'opérait dans une anarchie naturelle, heureuse, en marge des lois communes aux autres couples. Les soupçons, les jalousies ne passaient pas sur nous. Souvent, quand on aime, on a beau étreindre l'autre, lui parler toujours, il vous manque encore. Donner sa peau ou ses mots ne change rien. En général, il n'y a pas d'amour heureux. L'amour est inquiet, mendiant, il devient vite un droit à tyraniser l'autre. Nous, nous étions toujours riches de nous voir, dans un bonheur limpide et confiant. Nous nous aimions sans peur et sans reproche, sans éprouver le besoin de nous le dire. On se foutait la paix avec l'amour.
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  • Par playgirl, le 15 avril 2012

    Le vide laissé par le départ d’Ava est aux dimensions du temps que nous avons passé ensemble. Je la pleure parce que je l’aimais, mais aussi parce qu’elle m’aimait. Ce que je sais d’elle aujourd’hui ne me sert plus à rien et ce qu’elle savait de moi va me manquer. Par son départ, une possibilité de mieux me connaître m’est enlevée. Ce que je sais désormais, c’est qu’Ava était la femme de ma vie. Le constat est effroyable, mais son évidence m’arrache au moins le sourire de la vérité.
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  • Par irreguliere, le 16 mai 2010

    En général, il n'y a pas d'amour heureux. L'amour est inquiet, mendiant, il devient vite un droit à tyranniser l'autre.

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  • Par irreguliere, le 16 mai 2010

    Cette fabuleuse complicité n'était pas seulement l'oeuvre de l'amour. Nous étions unis par autre chose, un accord gémellaire, un principe à la fois complice et concurrent qui nous neutralisaient, nous empêchaient de déployer toute la vie que nous aurions dû vivre à deux.

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  • Par brigittelascombe, le 02 février 2012

    A moins d'être un génie,on n'est jamais seul à penser ce que l'on pense, on n'invente rien,on attrape une idée qui flotte dans l'air.C'est une affaire de télépathie,de souplesse.Pour le style,c'est différent.Le style est donné en propre,en grâce,à celui qui le reçoit.

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