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ISBN : 223405995X
Éditeur : Stock (2009)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 62 notes)
Résumé :
C’est l’histoire d’un homme qui va rechercher dans l’écriture la jeune femme qu’il a perdue dans la vie. Ava, rencontrée alors qu’ils avaient vingt ans. Ava, qui fut l’amour, l’amie, l’âme sœur. Ava, qui s’est éteinte alors qu’elle brûlait de vie.
Et c’est bien la vie qui brûle dans ce roman. Étincelles de grâce, d’innocence, de violence aussi. Pendant toutes ces années, on dirait que ces enfants terribles se découvrent à chaque page. Quand ils se séparent à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
brigittelascombe
brigittelascombe02 février 2012
  • Livres 4.00/5
Il est souvent plaisant d'écouter un écrivain évoquer la femme aimée au sein d'un couple imaginaire ou non. Il en parle différemment selon sa propre sensibilité. Philippe Roth dans La bête qui meurt souligne l'érotisme torride de Consuelo, Philippe Grimbert dans La petite robe de Paul soulève la lourde chappe du traumatisme occulté, Ivan Bunin dans L'amour de Mitia dépeint une relation étouffante, Eric Reinhart dans le système Victoria laisse libre cours aux fantasmes de son personnage principal face à une femme de pouvoir.
Qu'en est-il lorsque la mort sépare, vide, peine, désespère?
"La femme de sa vie" le reste-t-elle après ce coup du sort qui tronque sa moitié?
Jean-Louis Fournier, dans Veuf, parcourt le long chemin du deuil. André Benchetrit, dans le livre de Sabine, revit les joies même dans l'intimité qui ont nimbé les derniers instants.
Jean-Marc Parisis, lui, confie la symbiose qui unissait son personnage principal à Ava, "un bonheur limpide","un amour pur, dégagé de tout désir physique", d'où l'originalité de son roman Les aimants qui démontre que, même si l'absence de relations sexuelles pose problème au fil du temps, malgré la "séparation de corps", le lien perdure.
Remontée du passé jusqu'aux bancs de la Sorbonne d'un futur pigiste-journaliste-écrivain égoïste,sans le sou, pompant aux examens, mais romantique, érudit et fasciné avec une future diplomée de Lettres-collaboratrice au journal-écrivaine "petit ouragan" plus bourgeoise,solitaire mais complice, belle,intense et unique.
L'amour des mots, la complicité des lectures et de chaque instant partagé au quotidien, les retrouvailles tendres malgré l'indépendance ou l'éloignement font que les corps à jamais "aimantés" se complètent et s'aiment plus sur un plan astral que terre à terre.
Beaucoup de réflexions sur le couple,la vie, l'amour,la mort,la perte. Un"Rapport fraternel" né d'une reprise de liberté sans jalousie. Mais ne serait-on pas dans un registre d'amitié plus qu'amour?
Jean-Marc Parisis parle vrai, si vrai qu'on dirait du vécu très riche émotionnellement.
Romancier contemporain,il a déjà publié quelques romans dont Avant,pendant,après (prix Roger-Nimier 2007). Les aimants(paru chez Stock en 2009) vient de paraître en poche début 2012 chez J'ai Lu.
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carre
carre12 février 2012
  • Livres 2.00/5
Un homme raconte son histoire avec une femme Ava disparue et qui rend le narrateur inconsolable. C'est l'histoire d'un amour et de sa perte. Roman encensé par la critique, et auquel malheureusement, je suis resté hermétique. Peut-être est -ce du à sa durée (108 pages) ? Déception donc, lu peut-être pas au bon moment ?
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Lali
Lali15 mars 2013
  • Livres 4.00/5
Ava n'était peut-être pas exceptionnelle, mais elle le fut pour le narrateur du roman de Jean-Marc Parisis, Les aimants. Et elle le demeurera pour une raison fort simple : elle était la femme de sa vie.
De leur rencontre à l'université au décès d'Ava, c'est un quart de siècle qui est ici relaté avec beaucoup de tendresse et de pudeur. Parce que tout ne tenait toujours qu'à un fil avec Ava. Parce que rien n'était jamais certain. Que faire autrement ne l'était pas plus. Depuis ce premier jour où la vie les avait choisis, désignés l'un à l'autre et fait d'eux des êtres jamais vraiment unis au sens premier du terme, mais pourtant indissociables l'un de l'autre, attirés l'un vers l'autre comme le sont des aimants.
En une centaine de pages, Jean-Marc Parisis nous raconte le Paris des années 80, celui des dix premières années de complicité entre Ava et lui, ces lieux où ils se retrouvaient, les salles de cinéma et les cafés qu'ils fréquentaient, les poètes qu'ils aimaient. Sans chercher à expliquer le pourquoi du comment. Ava était Ava. Ce qui les a unis ne périra jamais. Toute sa vie, désormais, sera amputée du meilleur de lui-même.
Le résultat est un livre émouvant et sensible. Un livre dont l'atmosphère, je crois, aurait plu à François Truffaut qui aurait sûrement conservé nombre de phrases s'il en avait fait un film.
Est-ce parce qu'il me semble avoir croisé une Ava il y a bien des années que j'ai été si touchée par Les aimants? C'est possible, mais je ne peux l'affirmer. À moins que je n'aie rêvé d'en être une pour quelqu'un?
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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bluemaybelle
bluemaybelle26 octobre 2014
  • Livres 4.00/5
Les aimants. Un titre, deux interprétations: des aimants qui s'attirent les uns les autres et attirent à eux toutes sortes de matériaux mais aussi les a(i)mants comme personnes capables d'aimer – ceux qui aiment, ceux qui s'aiment.
La lecture de ce très court roman nous conforte dans l'une et l'autre des interprétations. Ava et l'homme du récit, le narrateur, font de leur vie une vie à deux. Qu'ils soient ensemble physiquement, qu'ils soient amants ou frère et soeur, ils sont toujours deux. Depuis leur rencontre sur les bancs de la Sorbonne et pendant les trente années qui suivront, ils resteront ensemble, liés, reliés par l'essentiel.
Ces deux-là sont pourtant très différents. Mais ils se complètent parfaitement. Ils se retrouvent dans l'amour des livres, de la poésie et surtout, dans l'amour de la vie. Ava est entière, exclusive. Elle vit entièrement ou pas du tout. Elle aime passionnément ou pas du tout. le narrateur, quant à lui, est plus nuancé mais son amour et son admiration pour Ava le transcende.
Ces deux-là savent se retrouver. Les silences, les mois sans se voir ne sont pas un obstacle à leur amour.
Ce petit livre est une déclaration d'amour en même temps qu'il se fait le récit d'une vie à deux. le narrateur ne peut vivre bien sans Ava. Ils sont deux ou bien ils ne sont plus.
C'est un roman que j'ai dévoré. La poésie qui se dégage des mots de l'auteur, l'esquisse faite d'Ava et de sa philosophie, de son tempérament et de sa singularité font toute la délicatesse et la violence de ce récit. A l'image de la femme adorée, l'écriture n'accepte aucun compromis. Les mots sont ciselés, souvent beaux et parfois durs.
C'est l'histoire d'une passion, d'un amour qui commande tout et qui absorbe jusqu'à la lumière du jour, jusqu'au monde.
Il ne s'agit en rien d'une histoire à l'eau de rose. Celle-ci est entière et belle.
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aleatoire
aleatoire21 août 2013
  • Livres 2.00/5
Pour en avoir apprécié deux belles citations, j'ai lu ce petit opuscule mais le magnétisme narcissique et prétentieux de ces "aimants" n'aura guère exercé sa force d'attraction ; logique puisque demeuré de marbre.
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Les critiques presse (2)
LeFigaro25 janvier 2012
Ce court récit, une centaine de pages, est un grand roman d'amour. Dans chaque page, il y a un passage, une pensée, un mot qui subjugue.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeFigaro24 janvier 2012
Ce court récit, une centaine de pages, est un grand roman d'amour. Dans chaque page, il y a un passage, une pensée, un mot qui subjugue.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
mr-malchancemr-malchance01 février 2013
Dès le debut de notre histoire, nous avions recensé nos différences, préempté nos espaces intimes, nos temps personnels. Nos égoïsmes se respectaient. Le réglage de nos solitudes s'opérait dans une anarchie naturelle, heureuse, en marge des lois communes aux autres couples. Les soupçons, les jalousies ne passaient pas sur nous. Souvent, quand on aime, on a beau étreindre l'autre, lui parler toujours, il vous manque encore. Donner sa peau ou ses mots ne change rien. En général, il n'y a pas d'amour heureux. L'amour est inquiet, mendiant, il devient vite un droit à tyraniser l'autre. Nous, nous étions toujours riches de nous voir, dans un bonheur limpide et confiant. Nous nous aimions sans peur et sans reproche, sans éprouver le besoin de nous le dire. On se foutait la paix avec l'amour.
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playgirlplaygirl15 avril 2012
Le vide laissé par le départ d’Ava est aux dimensions du temps que nous avons passé ensemble. Je la pleure parce que je l’aimais, mais aussi parce qu’elle m’aimait. Ce que je sais d’elle aujourd’hui ne me sert plus à rien et ce qu’elle savait de moi va me manquer. Par son départ, une possibilité de mieux me connaître m’est enlevée. Ce que je sais désormais, c’est qu’Ava était la femme de ma vie. Le constat est effroyable, mais son évidence m’arrache au moins le sourire de la vérité.
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DonaSwannDonaSwann15 février 2016
D'une certaine façon, sa position ne manquait pas de sagesse face à l'époque. Au début des années quatre-vingt-dix, les progrès de la vanité et de la parodie - deux symptômes d'un désespoir général qui deviendrait au fil du temps de plus en plus agressif - commençaient à pourrir tout commerce humain. L'époque préfigurait la nôtre : un monde de damnés, paniqués, fous d'eux-mêmes, prêts à tout pour cannibaliser l'autre. Ava n'aimait pas la viande. Mais à ce régime-là, c'était dangereux.
J'aurais dû lui dire que ce monde, il fallait en être, au minimum, mais en être, qu'il était risqué de toujours vivre entre les lignes, que les livres avaient été écrits en se frottant aux vulgaires, que là où le péché abondait la grâce surabondait, que la société était aussi une entreprise érotique, que la voir composer avec les autres hommes me la ferait désirer davantage, qu'une part de jeu, de fantasme était vitale, et surtout que j'avais besoin d'elle à mes côtés dans le monde, car je me sentais moi-même glisser sur une drôle de pente, dans le sens contraire.
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irreguliereirreguliere16 mai 2010
j'avais déjà rencontré Ava, j'étais dans son orbite. Toute vie est soumise aux lois de l'attraction. Ava aura polarisé la mienne très tôt, à un âge où certains corps sont très sensibles à la lumières.
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irreguliereirreguliere16 mai 2010
Cette fabuleuse complicité n'était pas seulement l'oeuvre de l'amour. Nous étions unis par autre chose, un accord gémellaire, un principe à la fois complice et concurrent qui nous neutralisaient, nous empêchaient de déployer toute la vie que nous aurions dû vivre à deux.
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