-
La maison qui glissait de
Jean-Pierre Andrevon
Sans autre mot superflu, les trois hommes se mirent en marche vers la scintillante frontière de brume. Derrière eux, Roger Vincenzini avait empoigné l'extrémité de la corde nouée au piton. L'appréhension au ventre, il se mit à compter mentalement. Un, deux, trois… Nicolas Falcoz, qui avait pris la tête de la cordée, fut le premier, au onzième pas exactement, à disparaître dans le pan de mercure. Un soupir collectif souligna l'exploit. Le gardien, respiration retenue, vit Nazik et Antoine suivre le même chemin. Ces disparitions successives présentaient un aspect surréaliste, magique, comme des effets spéciaux de cinéma. Les silhouettes humaines se détachaient en ombre chinoise sur les volutes figées, à l'incandescence de métal au plus haut degré de fusion. Et puis, en l'espace d'une seconde, le temps que les explorateurs de l'inconnu fassent un pas en avant, elles disparurent,effacées purement et simplement, sans même laisser la trace d'une ombre qui aurait pu surnager un instant. Antoine avalé, Vincenzini se crispa, en attente d'un triple hurlement. Qui ne vint pas. Il put enfin ingurgiter une intense gorgée d'un air qui lui brûla la trachée. Ils étaient passés !
> lire la suite
-
Par Kittiwake, le 21/12/2011
La maison qui glissait de
Jean-Pierre Andrevon
Quand l'impossible devient norme, tout est possible
-
Par Nothing, le 03/04/2011
Un horizon de cendres de
Jean-Pierre Andrevon
Il y avait des choses plus rigolotes, naturellement. Le summum venait des Etats-Unis mais ça n'a mis que quelques jours pour débarquer chez nous. En V.O. , on appelait ça The Dead Show. On y présentait un podium de non-vivants ayant appartenu au monde du spectacle - de préférence confrontés à des gens dont ils avaient été proches, veuves, maîtresses, enfants. Par hasard, je suis tombé sur une émission où Ardisson réunissait sur son plateau Serge Gainsbourg et Jane Birkin , Yves Montand et sa petite dernière, Carole quelque chose, qui s'efforçait de sourire mais avait l'air de se tenir à quatre pour ne par hurler ou éclater en sanglots. On n'avait pas encore localisé Signoret, bien qu'on eût la preuve qu'elle était sortie. Mais on cherchait.
> lire la suite
-
Par aturnins, le 01/07/2011
Le Monde enfin de
Jean-Pierre Andrevon
Certains animaux supérieurs,extrêmement menacés,ont échappé in extremis à la disparition. A insi le rorqual bleu l'éléphant d'Afrique,le tigre indien,et de nombreux autres. Au milieu du xxi eme siècle;une seule espèce supérieure a atteint son seuil d'extinction : l'Homme
-
La maison qui glissait de
Jean-Pierre Andrevon
Sa main tenant la montre inerte retomba lentement vers son flanc, il jeta l’objet sur le lit d’un geste presque rageur. Et, dans son cerveau en ébullition, la réponse, ou une réponse possible se condensa. Il n’existe que deux phénomènes au monde capables d’interrompre les échanges électriques. Deux phénomènes induisant un champ électromagnétique gigantesque. Un orage d’une intensité phénoménale ou… – allez, dis-le ! – ou une explosion nucléaire.
-
Par Kittiwake, le 21/12/2011
La maison qui glissait de
Jean-Pierre Andrevon
Ce n'était pas l'ampoule. Il n'y avait pas-il n'y avait plus d'électricité. Avec l'évidence tranquille des catastrophes rampantes mais inéluctables, l'idée s'imposa à Pierre que cette coupure de courant avait un rapport direct avec la brume