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Par Lolokili, le 28/04/2012
Le ravissement de Britney Spears de
Jean Rolin
Beaucoup de nos agents sont morts décapités, accidentellement ou non, par des ventilateurs plafonniers.
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Par Lolokili, le 28/04/2012
Le ravissement de Britney Spears de
Jean Rolin
A l’intérieur même de la rame, je relevai celle-ci [inscription], qui témoignait d’une confiance limitée dans le bon sens de la clientèle hispanique : « Por favor, no descarge su pistola al aire este Año nuevo » (S’il vous plait, ne déchargez pas votre pistolet en l’air à l’occasion du Nouvel An).
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Par Lolokili, le 28/04/2012
Le ravissement de Britney Spears de
Jean Rolin
… les Tadjiks sont assez enclins à vociférer, pour le plus léger désaccord, sans que ces éclats de voix tirent à conséquence ou témoignent nécessairement de positions inconciliables.
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Par Lolokili, le 28/04/2012
Le ravissement de Britney Spears de
Jean Rolin
De nuit, ce décor invite au crime avec une telle insistance qu’il ne viendrait à personne l’idée de s’y aventurer sans nécessité.
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Par Lolokili, le 28/04/2012
Le ravissement de Britney Spears de
Jean Rolin
« Il n’y a que tes histoires qui parviennent à me faire dormir », me confie-t-il, à titre d’encouragement, même si je ne suis pas sûr de devoir prendre cela comme un compliment.
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Par nadejda, le 28/12/2011
Campagnes de
Jean Rolin
Comme chaque soir, Miro est sorti promener son chien noir, Lourie, une vieille chose toute pétante et baveuse que les explosions font couiner de frayeur. Exclusivement nourri, à cette époque, de maquereau portugais périmé que Miro reçoit au titre de l’aide humanitaire, Lourie a le souffle d’une hyène, et la nuit, quand il traque ses puces, il imprime un tel branle à son corps flasque, surchargé de peau et de plis, qu’il en tire des sonorités aquatiques, comme si, en train de se noyer, il se débattait furieusement dans l’eau d’une mare. Au demeurant, Lourie est une créature attachante, et sans lui, sans le grattement de ses griffes sur le plancher, sans les poils qu’il laisse en abondance sur tous les sièges, l’appartement perdrait une partie de son charme. p 117
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Par Thyuig, le 17/05/2013
Journal de Gand aux Aléoutiennes de
Jean Rolin
On nous dit : les voyages, ah ! les voyages ! Et celui qui revient se donne l'air d'avoir beaucoup à dire. Mais sitôt que l'on a fait seul le tour d'une ville étrangère, que l'on a observé ce qui plus particulièrement y rendait les femmes attrayantes, s'étant heurté à cette vieille imposture de les aborder gracieusement, sans faire le sagouin, pour laquelle on se trouve ici, du moins, l'excuse de la langue, on tourne en rond, on s'assoit sur un banc, on essaie deux ou trois débits de boisson, on grimpe sur la hauteur, s'il s'en trouve une, on redescend, enfin c'est inouï ce que l'on peut s'emmerder.
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Par Lolokili, le 28/04/2012
Le ravissement de Britney Spears de
Jean Rolin
En repassant devant le Strip-Tease, je me rappelai que cela faisait longtemps que je n’avais pas eu d’activité sexuelle et je me promis d’y remédier prochainement.
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Par nadejda, le 28/12/2011
Campagnes de
Jean Rolin
Sitôt en ville nous nous sommes arrêtés pour boire un verre dans le premier café que nous ayons rencontré. Ce café n'avait pas de nom, ou du moins pas d'enseigne. Quelques tables étaient disposées en terrasse. A l'intérieur, des clients plutôt jeunes, aux allures d'étudiants, jouaient au billard sous un poster représentant Karl Marx à bicyclette (avec cette légende en français) : "Est-ce que l'avenir est déjà venu ?"
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Par nadejda, le 28/12/2011
Campagnes de
Jean Rolin
... on nous a collé dans la voiture deux soldats particulièrement repoussants, complètement saouls, dont l'un transportait un jerrican de vingt-cinq litres, en plastique, rempli d'un liquide jaunâtre que je présumais être de l'essence. Au bout de quelques kilomètres, comme l'imbécile fumait cigarette sur cigarette -- des miennes, naturellement --, je lui fis comprendre par gestes qu'il risquait de foutre le feu à la voiture, et là-dessus, grommelant, il déboucha le jerrican et me le colla sous le nez afin que je puisse vérifier qu'il s'agissait d'alcool de prune. rien ne prouve, d'ailleurs, que cet alcool de prune fût beaucoup moins inflammable que de l'essence.
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