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Faust I et II de
Johann Wolfgang von Goethe
Certes la vieillesse est une fièvre froide qui grelotte dans sa détresse peuplée de chimères. Quand on a passé la trentaine, c'est déjà comme si on était mort. Le mieux serait de vous achever à temps.
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Faust I et II de
Johann Wolfgang von Goethe
La pudeur et la beauté ne suivent jamais ensemble, main dans la main, leur voie sur le vert sentier de la terre. Profondément enracinée, une vieille haine habite l'une et l'autre ; voilà pourquoi, où que leurs chemins se croisent, chacune tourne le dos à l'adversaire.
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Faust I et II de
Johann Wolfgang von Goethe
Qui se promène, solitaire, sur les terrasses, aperçoit la plus belle, magnifiquement parée, un œil caché par son éventail de plumes de paon ; elle nous sourit complaisamment, lorgnant les billets de ce genre-là ; et plus promptement que par les traits d'esprit et l'éloquence, on obtient la plus riche des faveurs de l'amour.
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Par Wilt, le 21/05/2012
Les Souffrances du jeune Werther de
Johann Wolfgang von Goethe
il y aurait moins de souffrances ici bas, si les hommes ne s'appliquaient pas avec tant d'imagination à évoquer les souvenirs des maux anciens, plutôt que de supporter un présent qui leur est indifférent
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Par sabina, le 21/05/2012
Les Souffrances du jeune Werther de
Johann Wolfgang von Goethe
Devant mon âme, un rideau semble s'être levé et la scène où je contemplais le vie infinie se transforme devant moi en l'abîme de la tombe éternellement ouverte. Peux tu dire: cela est !, alors qu'a côté de toi tout passe? Alors que tout roule à la vitesse de l'éclair, et, hélas ! ne conservant que rarement intacte jusqu'à son terme la puissance de sa destinée, est entrainée dans le fleuve, englouti en lui et fracassé contre les rochers? Pas un instant qui ne te consume, toi et les tiens autour de toi, pas un instant où tu ne sois un destructeur, où tu ne doives l'être. La plus innocente des promenades coûte la vie la vie à mille vermisseaux, un pas suffit à détruire les laborieuses constructions des fourmis, et en l'écrasant à jeter tout un petit monde dans une tombe ignominieuse. Ah! ce ne sont pas les grandes et rares détresses du mondes qui me touchent, ces inondations qui balaient nos villages, ces tremblement de terre qui engloutissent nos villes, ce qui mine mon coeur c'est la force dévorante cachée au sein de la nature et qui n'a rien crée qui ne détruise son voisin et ne se détruise soi même. Et ainsi je titube dans l'angoisse. Autour de moi le ciel et le terre et leurs forces qui s'entrecroisent, je ne vois rien qu'un monstre qui éternellement engloutit, éternellement rumine.
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Par sabina, le 21/05/2012
Les Souffrances du jeune Werther de
Johann Wolfgang von Goethe
Quand je considère les limitations imposées à nos forces actives et à nos recherches, quand je constate que tous nos efforts tendent à nous procurer la satisfaction de besoin qui a leur tour n'ont pas d'autre objet que de prolonger notre propre existence, et que sur certains points de nos recherches tout apaisement n'est qu'une rêveuse résignation car nous ne faisons que peindre de figures variées et de perspectives lumineuses les murs de
notre prison.
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Par sabina, le 21/05/2012
Les Souffrances du jeune Werther de
Johann Wolfgang von Goethe
J'y courais et je m'en revenais sans avoir trouvé ce que j'espérais. Il en est hélas ! des lointains comme de l'avenir ! Un monde immense et nébuleux s'étend devant notre âme, notre sensibilité s'y plonge et s'y perd comme notre regard et nous aspirons à donner tout notre être pour que la volupté d'un unique, d'un grand, d'un magnifique sentiment nous emplisse entièrement. Et hélas! lorsque nous y courons, lorsque là-bas est devenu ici, tout est après comme avant, nous restons là dans notre pauvreté, dans nos étroites limites et notre âme assoiffée se tend vers le breuvage rafraichissant qui lui a échappé.
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Par sabina, le 21/05/2012
Johann Wolfgang von Goethe
Tout notre art consiste à sacrifier notre existence pour exister.
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Par sabina, le 21/05/2012
Les Souffrances du jeune Werther de
Johann Wolfgang von Goethe
Jamais jusqu'ici, je n'ai été si heureux, jamais mon sentiment de la nature, n'eut-il pour objet qu'un caillou, un brin d'herbe n'a eu plus de plénitude, plus de profondeur, et pourtant....Je ne sais comment m'exprimer, mon pouvoir de représenter les choses est si faible, tout flotte et vacille à tel point devant mon âme que je puis cerner un contour.
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Faust de
Johann Wolfgang von Goethe
FAUST : Que vois-je ? quelle céleste image se montre dans ce miroir magique ? (...) La plus belle forme de la femme ! Est-il possible qu'une femme ait tant de beauté ! (...)
MÉPHISTOPHÉLÈS : Naturellement, quand un Dieu se met à l’œuvre pendant six jours, et se dit enfin bravo à lui-même, il en doit résulter quelque chose de passable.