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Par grisette, le 19/06/2010
Déjeuner de famille de
John Cheever
Elle ne sortit jamais de l'aéroport. Elle prit l'avion suivant pour Orly et rejoignit les centaines, les milliers d'Américains qui sillonnent l'Europe, gais ou tristes, comme s'ils n'avaient pas véritablement de maison. Ils tournent au coin d'une rue à Innsbruck, au nombre de trente, et se volatilisent. Ils traversent en masse un pont à Venise et disparaissent. On les entend demander du ketchup dans une Gästehaus au-dessus des nuages sur les flancs du grand massif, et on les voit explorer les grottes sous-marines, avec masque et tuba, dans les eaux profondes de Porto San Stefano. Elle passa l'automne à Paris au moment du concours hippique et à Sienne au moment du Palio. Elle voyageait sans cesse, en rêvant de sandwiches bacon-laitue-et-tomate.
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Par Zazette97, le 17/01/2011
On dirait vraiment le paradis de
John Cheever
Pourquoi célébrer une décharge, pourquoi s'efforcer de décrire une telle aberration? Gisaient là les rebuts d'une société encline au nomadisme, mais qui avait renoncé à son goût pour les objets que l'on porte. La plupart des gens qui errent de par le monde développent une culture de tentes et de selles, mais il s'agissait là de nomades doués d'une passion pour les châlits gigantesques et les énormes réfrigérateurs.
Il y avait un conflit entre la mobilité - l'errance- et l'amour de la permanence qui avait abouti au chaos dans l'étang de Beasley. p.20
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Les lumières de Bullet Park de
John Cheever
...il remarqua que Mrs Trenchman pratiquait la dévotion empreinte de compétitivité qui lui était chère. Mrs Trenchman s'était récemment convertie (elle appartenait auparavant à l'Eglise unitarienne) et elle était plus que fière de la façon dont elle maîtrisait les réponses et les signes de croix pendant le service : elle était combative. A peine la voix du prêtre retentissait-elle dans la sacristie qu'elle bondissait sur ses pieds et lançait ses Amen et ses Gloria d'une voix sévère et résonnante, bien avant le reste des paroissiens, comme si elle était engagée dans quelque course à pied ecclésiastique. Ses génuflexion étaient profondes et gracieuses, son Credo et sa profession de foi étaient récités selon les règles de l'art, son Agneau de Dieu était inspiré, et si elle se heurtait à quelques compétition, comme c'était parfois le cas, elle s'empressait d'ajouter quelques signes de croix comme preuve e la supériorité de sa dévotion. Mrs Trenchman avait l'esprit d'une gagnante.
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Les lumières de Bullet Park de
John Cheever
S'éloignant de l'église au volant de son véhicule, Nailles mis ses essuie-glaces en marche bien que la pluie se soit arrêtée. La raison en était que (à l'époque dont je vous parle) la société était devenue si mécanisée et nomade que des signaux ou des moyens de communication nomades avaient été établis grâce à l'utilisation des phares, des feux de positions, des clignotants et des essuie-glaces. Le journal du soir exposait les sujets traités et les signaux adéquats. Pendez les assassins d'enfants (phares). Réduisez les impôts sur le revenu (feux de position). Abolissez les services secrets (feux de détresse). L'évêque diocésain avait suggéré aux paroissiens de mettre leurs essuie-glaces pour exprimer leur foi en la résurrection des morts et la vie du monde à venir.
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Par Folfaerie, le 09/01/2011
On dirait vraiment le paradis de
John Cheever
Cette histoire est destinée à être lue au lit dans une vieille maison par une soirée pluvieuse. Les chiens dorment et les chevaux de selle - Dombey et Trey - s'agitent dans leurs stalles de l'autre côté du chemin en terre battue, par-delà le verger.
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Les lumières de Bullet Park de
John Cheever
Il n'avait que 17 ans. J'endossai le rôle d'un homme raisonnable et patient, comme un personnage de pièce de théâtre. Puis je m'efforçai d'interpréter ce rôle.En réalité, cela me donnait l'impression que la patience était une épaisse couverture en laine dans laquelle je m'enveloppais mais qui ne cessait de glisser. Et je demandai avec une grande patience :" Et pourquoi donc Tony ?".
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Une Américaine instruite : Précédé de Adieu, mon frère de
John Cheever
Ce n'est pas mon style de faire le ménage, avait décrété Jill, et il était assez intelligent pour voir ce que sa remarque avait de fondé ; assez intelligent pour ne pas attendre de son épouse qu'elle modifiât l'image de femme instruite qu'elle de faisait d'elle-même. C'était la source d'une grande partie de sa vitalité et de son bonheur.
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Le ver dans la pomme de
John Cheever
« On ne pouvait que rechercher le ver dans cette pomme si parfaite, soupçonner que cette apparence de perfection peu ordinaire dissimulait la gravité et la profondeur du mal »