> Michèle Valencia (Traducteur)

ISBN : 2714443346
Éditeur : Belfond (2008)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 107 notes) Ajouter à mes livres
Entre l'Inde et l'Écosse, des années 1930 à nos jours, l'histoire déchirante d'une femme enfermée, rejetée de la société et oubliée des siens. Un roman d'une beauté troublante, où s'entremêlent des voix aussi profondes qu'élégantes pour évoquer le poids des conventions ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Kittiwake, le 19 décembre 2011

    Kittiwake
    Quelques images furtives, en Inde, en Ecosse, un éphéméride aléatoire structurent insensiblement cette histoire, dévoilant un passé lourd de secret et de rupture. Qui est Esme? Qu' a t-elle vécu pour mériter cet isolement à vie? Quel lien unit ces personnages?
    C'est ce que nous propose de découvrir Maggie O'Farrel dans ce court roman prompt à susciter une veille tardive. Les événements originels prennent place alors que la famille Lennox, affectée par le deuil, quitte les Indes pour retrouver la grisaille au coeur de l'Ecosse post victorienne. La rigidité éducative rend inconcevable la moindre excentricité, à une époque où il était facile de faire interner quiconque, et a fortiori une femme vierge, vieille fille ou veuve, terrain de prédilection de l'hystérie. Impossible ensuite de prouver sa bonne santé mentale.
    Le lecteur est convié à la reconstitution de cette histoire familiale au fil des découvertes d'Iris la petite fille et petite nièce qui tente de rassembler les pièces du puzzle entre les souvenirs nets mais très anciens d'Esme et toujours suspects de loufoquerie, et les souvenirs parcellaires de Kitty, la soeur d'Esme touchée par la démence sénile.
    Iris et Esme verront leur destin profondément modifié par ces retrouvailles tardives, et les révélations qu'elles
    Jalousie, trahison, vengeance font le lit de cette histoire transgénérationnelle sur fond de carcan social dont l'affranchissement n'est pas la seule clé pour vivre heureux, comme en témoignent les relations complexes d'Iris et d'Alex
    La construction est très intéressante, car le lecteur est maintenu en haleine par chaque révélation partielle, et de manière suffisamment habile pour que l'on ne perde pas le fil de l'histoire.
    L'écriture est habile, soutenue par une bonne traduction (j'entends par là que l'on n'y pense plus en tant que livre traduit), un fort agréable moment de lecture, incitant volontiers à explorer un peu plus les productions littéraires de cette auteure

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com/2011/12/letrange-disparition-desm..
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Titine75, le 05 octobre 2011

    Titine75
    A Edimbourg, Iris possède un magasin de vêtements. Elle est une célibataire avec de multiples liaisons, a perdu son père étant enfant et vit une histoire compliquée avec Alex, le fils de son ex-beau-père. C'est alors qu'Iris reçoit un courrier d'un hôpital psychiatrique. Elle doit s'y rendre pour évoquer le cas de sa grand-tante Euphemia Lennox. le problème c'est que la grand-mère d'Iris n'a pas de soeur. En tout cas c'est ce qu'elle a toujours dit à sa famille. Iris, relancée par l'hôpital, finit par s'y rendre afin d'éclaircir la situation. Il s'avère qu'Euphemia Lennox, dite Esme, est bien la soeur de la grand-mère d'Iris. Esme a passé 61 ans en hôpital psychiatrique et Iris ne comprend pas pourquoi sa grand-mère lui a caché son existence. Est-ce la honte d'avoir un membre de sa famille dans un asile ? Quelles histoires ont été cachées à Iris ?
    Le roman de Maggie O'Farrell nous fait entendre trois voix de femmes : celle d'Iris dont la vie est perturbée par l'arrivée de sa grand-tante, celle d'Esme qui sort enfin de l'hôpital et repense à sa vie et celle de Kitty, la soeur d'Esme atteinte par la maladie d'Alzheimer mais qui ressasse son passé. A travers leurs témoignages, on découvre petit à petit ce qu'a été la vie d'Esme. Les deux soeurs ont été élevées dans les années 30 en Inde. Esme vit assez librement, elle tente toujours de fuir les contraintes pour profiter du jardin ou de son petit frère. Jusqu'au drame, jusqu'à la mort du frère de la fièvre tiphoïde. La vie en Inde n'est alors plus possible. La famille rentre en Ecosse et le choc du retour est terrible. Il y a déjà la différence de température, de climat : “La première image qu'Esme eut de la terre que ses parents appelaient leur pays natal fut celle des plaines de la région de Tilbury, dont les contours vagues émergeaient d'une aube humide d'octobre. Kitty et elle guettaient sur le pont, scrutaient la brume. Elles s'attendaient à des montagnes, des lochs, des glens, bref, à ce qu'elles avaient vu dans l'encyclopédie quand elles avaient cherché “Ecosse”, et furent déçues par ces marais embrumés.” Mais s'il n'y avait que ça, Esme aurait pu s'adapter. C'est une société corsetée qui accueille les deux soeurs. Les femmes n'y ont qu'un seul rôle à jouer : épouse. Bien entendu cela ne convient absolument pas à Esme qui cherche l'indépendance. Elle ne veut pas se marier et veut poursuivre ses études. Esme ne rentre pas dans le moule, elle refuse de bien se tenir, d'obéir à sa famille. Même Kitty finit par se retourner contre elle, l'originalité de sa soeur lui fait honte et peut l'empêcher de trouver un bon parti. La brutalité des moeurs conduiront Esme au drame, à l'internement à l'âge de 16 ans. L'aveuglement de sa famille l'y fera rester durant des décennies. “l'étrange disparition de Esme Lennox” nous raconte cette vie gâchée, volée, réduite à néant par une société muselée par les bonnes manières. C'est également le récit d'un impossible retour à la vie, d'un impossible pardon.
    Le roman de Maggie O'Farrell est de toute beauté. La construction du récit à travers les voix des trois femmes est extraordinaire. le destin d'Esme est terriblement émouvant et sa douleur à s'insérer dans la société écossaise du début du XXème siècle est poignante. “l'étrange disparition de Esme Lennox” est une réussite totale, l'émotion affleure à chaque page tournée.

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 14 février 2011

    chocobogirl
    Iris est une jeune femme active qui tient sa propre boutique. Elle vit seule mais entretient, sans se poser de questions, une relation avec un homme marié. Son quotidien est rythmé par ses rencontres furtives avec Luke, ses recherches professionnelles et par sa relation très forte avec Alex, son frère de coeur, avec qui elle a été élevé. En effet, Iris n'a pas connu son père, décédé, et sa mère a refait sa vie avec un jeune papa veuf. Quotidien qui va se retrouver bouleversé, le jour où on lui annonce qu'elle a une grand-tante et qu'elle va devoir lui trouver un autre toit ! En effet, l'asile où cette dernière était enfermée depuis 60 ans ferme ses portes.
    Iris prend en charge, tant bien que mal, la vieille dame et s'interroge. Sa grand-mère, Kitty, est atteinte d'alzheimer et ne peut communiquer sur cette soi-disante soeur. Sa mère ne connait même pas son existence. Bref c'est le flou le plus total sur Esme, qui n'est pas aussi folle que ce qu'on veut bien lui dire, et les raisons de l'avoir enfermée à l'age de 16 ans.
    Dès lors, tout l'enjeu du roman est de découvrir le mystère de sa vie passé.
    Je dois le dire tout net : ce roman m'a complètement bouleversée et je me suis retrouvée à pleurer à chaudes larmes, à mon grand étonnement (moi qui ne pleure que exceptionnellement devant un roman...) et de façon très innatendue, en découvrant le parcours de cette fameuse Esme Lennox.
    Le roman alterne entre 2 points de vue : d'un côté, celui d'Iris et de ces préoccupations vis à vis de sa nouvelle aieule et de l'autre, celui d' Esme qui se souvient de son enfance, de son passé tout en savourant sa nouvelle liberté.
    Peu à peu, se profile le portrait d'une époque (les années 30) où les femmes évoluaient dans un cadre rigide et codifié. On y découvrira les débuts de la famille Lennox en Inde puis leur vie bourgeoise en Ecosse, la jeunesse des deux soeurs et leurs différences. Kitty ne pense qu'à se marier alors que sa soeur préfère s'affranchir des codes. Les drames vont se nouer et se dénouer.
    Parallèlement, la relation entre Iris et sa grand-tante évolue. Elles s'écoutent et peu à peu s'apprivoisent.
    Au final, c'est la mémoire retrouvée et l'acception de soi qui en découlera pour Esme comme pour Iris.
    L'écriture est simple mais sait parfaitement transmettre les émotions aux lecteurs qui ne pourra qu'être touché par ce destin sous le signe de l'injustice, de la solitude et de l'emprisonnement.
    Un roman fort sur un sujet fort : Ne ratez pas ce roman si vous ne l'avez pas encore lu !!
    " Revenue au présent, Esme se trouve dans la voiture et revient d'une balade au bord de la mer. Elle fait semblant de dormir. Non qu'elle soit fatiguée, mais elle a besoin de réflechir. La tête renversée en arrière, elle ferme les yeux. Au bout d'un moment, la fille, Iris, se penche pour éteindre la radio. La musique orchestrale, qu'Esme appréciait, à la vérité, est réduite au silence.
    C'est là l'unique attention qu'on ait témoignée à Esme depuis bien longtemps. Un peu plus et elle se mettrait à pleurer, ce qui ne lui arrive plus jamais. L'envie d'ouvrir les yeux et de prendre la main de la fille l'envahit. Mais elle n'en fait rien. La fille ne sait pas à quoi s'en tenir sur son compte, elle préférerait qu'elle ne soit pas là... Esme le sait. N'empêche. Elle craignait que la musique ne trouble son sommeil. Vous vous imaginez ?"

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-l-etrange-disparition-..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Marcelline, le 05 mars 2012

    Marcelline
    Un roman lu d'une traite, qui fait froid dans le dos!
    Des vies complètement bouleversées liées par des secrets de famille ahurissants, des femmes attachantes dont les histoires s'entremêlent de façon inattendue, une tension soutenue qui m'a oppressée de la première à la toute dernière page, une narration originale qui demande un peu de concentration pour ne pas perdre le fil mais qui contribue grandement au ressenti éprouvé par rapport à l'histoire et aux femmes qui la vivent...
    j'ai été scotchée par cette lecture que j'ai beaucoup aimée!
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    • Livres 5.00/5
    Par maevedefrance, le 11 août 2011

    maevedefrance
    Maggie O'Farrell est nord-irlandaise mais elle plante le décor de son récit à Edimbourg. Esme a été enfermée à l'âge de seize ans, sur décision de son père, à l'hôpital psychiatrique de Claudstone. Mais cet hôptial va à présent fermer ses portes. Iris, sa petite-nièce, ignore jusque-là que sa grand-mère, Kitty, a une soeur. Elle pense à une erreur manifeste. Mais le directeur de l'hôpital l'informe que non, ce n'est pas une erreur et que son nom figure comme personne à contacter. C'est sur la pointe des pieds et emplie d'une peur manifeste qu'Iris décide peu à peu de prendre en charge Esme, qui a passé soixante-et-un ans de sa vie derrière ses murs. La vieille dame raconte alors son histoire, par bribes. S'y entremêle la version de Kitty (atteinte maintenant de la maladie d'Alzeimer, mais il y a des choses que cette maladie ne peut pas effacer !). Et l'on va de stupéfaction en stupéfaction !
    Esme est tout sauf folle. Au contraire. Elle se révèle d'une intelligence hors norme. Ce fut une jeune fille qui voulait aller à l'université, qui ne souhaitait pas se marier ni être enfermée à la maison. Quand on lui demandait ce qu'elle voulait faire plus tard, elle répondait d'emblée qu'elle voulait voyager, voir du pays et travailler. En d'autres termes, c'était une jeune femme libre d'esprit et spontannée dans un univers de calculateurs. Et belle, de sucroît...
    Le thème des femmes enfermées dans des asiles est presque devenu un classique littéraire et cinématographique sur un fait tristement célèbre. J'avais déjà lu l'époustouflant Testament caché de l'Irlandais Sebastian Barry et j'avais déjà vu le film de Peter Mullan sur le même sujet. Mais à chaque fois, on se prend une sacrée claque. Ici l'hôpital (mais peut-on parler d'hôpital, puisqu'un un hôpital est censé pour soigner) n'est pas tenu par des religieuses mais bien des infirmières civiles. Cependant, ce n'est pas ici que se déroule l'essentiel du roman (heureusement !) mais dans l'esprit d'Esme qui dévoile peu à peu l'univers bourgeois étriqué dans lequel elle vivait en famille, un univers où les femmes n'ont pas vraiment leur mot à dire sur leur destin et où il est fort mal vu par le patriarche qu'elle souhaite travailler et se soustraire à la domination masculine.
    Une belle réflexion sur le sentiment de culpabilité, la jalousie et le ressentiment. D'ailleurs Iris vit au même moment une relation compliquée avec un homme peu fiable (marié), profiteur et de moins en moins crédible. J'ai bien aimé l'écho de la vie d'Iris avec le passé d'Esme et de Kitty (mais ici le piège se referme sur le profiteur...).
    On se dit, à la fin du roman, qu'on nous a assez secoué comme cela. Que maintenant Esme va pouvoir finir ses vieux jours tranquillement et confortablement. Et pourtant...
    Un coup de coeur pour ce roman au style dense et ciselé sur un sujet grave mais qui évite aussi les écueils. Une lecture exceptionnelle !


    Lien : http://millelectures.canalblog.com
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Citations et extraits

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  • Par latina, le 29 août 2011

    "Pose ton livre, Esme, lui avait dit sa mère. Tu as assez lu pour ce soir."
    Elle en était incapable, car les personnages et le lieu de l'action la captivaient. Soudain, voilà que son père se tenait devant elle, lui arrachait le livre, le fermait sans marquer la page. "Fais ce que dit ta mère, pour l'amour de Dieu", disait-il.
    Elle se redressa, la rage bouillonnant en elle, et, au lieu de demander : "S'il te plaît, rends-moi mon livre", elle lâcha : "Je veux continuer l'école".
    Ce n'était pas prévu. Elle savait que le moment était mal choisi pour aborder ce sujet, que la discussion ne servirait à rien, mais ce désir était aigu en elle, et elle n'avait pas pu s'en empêcher. Les mots avaient jailli de leur cachette. Sans son livre, ses mains se sentaient curieuses et inutiles, et le besoin de continuer l'école s'était exprimé par sa bouche à son insu.
    Un silence s'empara de la pièce.(...)
    "Non, répondit son père.
    - S'il te plaît". Esme se leva, s'étreignant les mains pour les empêcher de trembler. "Mlle Murray dit que je pourrais obtenir une bourse et ensuite, peut-être, tenter l'université et...
    - Ca ne servirait à rien, trancha son père en se rasseyant dans son fauteuil. Pas question que mes filles travaillent pour vivre."
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  • Par Zazette97, le 23 octobre 2010

    Mais chaque fois que nous allions quelque part, une partie de tennis, un thé, un bal, elle faisait toujours quelque chose d'étrange, d'inattendu. Taper sur le piano, parler au chien pendant tout le temps, une fois, grimper à un arbre et rester là à regarder dans le vague et à tortiller ses cheveux rebelles.
    Certaines personnes, j'en suis certaine, ont cessé de nous inviter à cause de son comportement. Et je dois dire que j'en ai été très affectée. Maman m'a donné raison.
    Quand je pense que tu dois souffrir à cause d'elle, alors que tu te conduis de la manière la plus parfaite qui soit. Ce n'est pas juste. p.138
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  • Par latina, le 29 août 2011

    Sa mère prend Esme par le bras et l'entraîne vers la coiffeuse. "Assieds-toi, ordonne-t-elle en la poussant sur le tabouret. Nous allons la préparer." Elle attrape une brosse. "Nous allons la faire belle, l'envoyer au bal et ..."Ses coups de brosse s'abattent sans douceur sur la tête d'Esme. "...nous la marierons au fils Dalziel.
    - Maman, je ne veux pas me ...", commence Esme d'une voix tremblante.
    Sa mère se penche vers elle. "Ce que tu veux ou ne veux pas n'entre pas en ligne de compte, lui murmure-t-elle à l'oreille d'un ton presque caressant. Ce garçon tient à toi. Dieu sait pourquoi, mais c'est un fait. Ton comportement n'a jamais été toléré sous notre toit et ne le sera jamais. Nous allons donc voir si quelques mois de mariage avec James Dalziel suffiront à te mater. "
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  • Par luocine, le 07 novembre 2010

    Vêtues de chemises pâles, elles se déplacent comme des nuages. Difficile de dire s’il s’agit d’hommes ou de femmes car leurs chemises sont lâches et leurs cheveux coupés si courts. Certaines regardent droit devant elles, sans bouger. L’une sanglote dans ses mains. Une autre pousse un cri rauque qui se termine en marmonnement
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  • Par luocine, le 07 novembre 2010

    Nous ne sommes que des vaisseaux par lesquels circulent des identités… Nous venons au monde en tant qu’anagrammes de nos ancêtres
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