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L'inconnue de Birobidjan de
Marek Halter
[...] Staline est plus malin qu’Hitler. Il a compris que les morts ne servent à rien. C’est inutile, un mort. Même un mort juif. Les cadavres ne charrient pas le charbon dans les mines et ne cousent pas d’uniformes. Et pourquoi n’exterminer que les juifs quand tous les vivants peuvent être coupables de vivre? Staline ne réduit pas les êtres en cendres et ne les transforme pas en savon. Il use. Il use les corps, l’intelligence, la volonté, l’amour…
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Par hema6, le 14/02/2011
La Mémoire d'Abraham de
Marek Halter
Il se disait que l'essentiel était de combattre, par la plume sinon par l'épée, contre l'injustice et contre l'oubli.
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Par glycine, le 21/02/2011
Le Kabbaliste de Prague de
Marek Halter
Voilà le mystère qui a fait de moi ce guilgoul, cette métamorphose, ce Juif errant sans autre demeure que la parole, qui va et vient parmi vous, invisible dans vos foules et pourtant présent dans votre mémoire des siècles, quelles que soient vos croyances, vos craintes et vos sciences.
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Par TINUSIA, le 16/05/2010
Le Kabbaliste de Prague de
Marek Halter
Si le langage est une forêt où chacun peut se promener librement, chaque arbre porte ses propres fruits.
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Par rolandm1, le 05/04/2012
La Bible au féminin, Tome 2 : Tsippora de
Marek Halter
La nuit venue, Tsippora put constater à la lueur d'une mêche allumée que les plaies de Moïse s'étaient effacées tout aussi prodigieusement qu'elles étaient apparues. Elle lui caressa et lui baisa le torse avec gourmandise, mais sans parvenir à le réveiller ni même à tirer de lui un grognement. Elle en rit et s'endormit à son côté, tout aussi épuisée.
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Par TINUSIA, le 23/12/2009
Je me suis réveillé en colère de
Marek Halter
On n'invite pas ses voisins dans une maison en chantier. L'Europe des Quinze avait encore bien des problèmes à résoudre avant d'emménager dans sa nouvelle demeure. Mais déjà dix autres invités débarquaient dans le vestibule, ne sachant où déposer leurs valises. Ils dormirent à même le sol et partagèrent leurs sandwiches avec les Quinze.
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Par jostein, le 27/02/2012
L'inconnue de Birobidjan de
Marek Halter
Les murs se souviennent de la musique de nos rêves, et c'est ce qui rend fou les nazis, là-bas, en Pologne et en Ukraine. C'est pour ça qu'ils détruisent, détruisent, détruisent encore... Ça ne leur suffit pas, de massacrer les corps de tous les juifs du monde. Il leur faut aussi détruire nos murs pour ne plus entendre nos rêves
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Par aramis, le 27/01/2011
Le Kabbaliste de Prague de
Marek Halter
"Ne juge pas de ce qui n'est pas accompli"... Et ce qui l'est, ajoutai-je, l'est finalement en beauté.
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L'inconnue de Birobidjan de
Marek Halter
Lors de son procès, Marina relate les circonstances de la mort de la deuxième épouse de Staline, qui se serait suicidée alors que le dirigeant communiste passait la nuit avec l’héroïne. L’occasion d’une leçon d’humilité pour McCarthy:
Il y eut un silence embarrassé avant que McCarthy demande :
- Mais vous, Miss… vous n’aviez pas de remords?
Elle ne répondit pas tout de suite. Un demi-sourire, amer et las, glissa sur ses lèvres sèches :
- Vous voulez savoir si j’avais honte? Si je me sentais souillée, si j’avais l’impression d’avoir agi comme une putain? C’est ça?
Les pommettes de McCarthy rosirent. Une mauvaise grimace s’étala sous son nez cassé.
- J’avais dix-neuf ans, monsieur. J’apprenais la vie dans un pays où depuis des années on mourait ou on disparaissait dans un coin de Sibérie pour un rien. C’était ça aussi, la révolution bolchevique. “Vivre dans un monde nouveau, c’est gravir une paroi de glace avec des ongles d’enfant”, a écrit un poète de chez nous. Il s’appelait Maïakovski. Staline disait qu’il l’aimait beaucoup. Maïakovski s’est suicidé.
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Par TINUSIA, le 20/12/2009
Je me suis réveillé en colère de
Marek Halter
Alors, que faire, hors des privations qu'on nous demande ? N'y a-t-il pas d'autres remèdes pour sauver la planète ? Où en est la recherche ? Où est ce génie humain auquel je crois profondément ? Si d'ici à vingt ans le niveau des océans doit monter de soixante centimètres et ravager tant de côtes, pourquoi ne commence-t-on pas, dès à présent, à construire des digues ? S'il est vrai que nous allons manquer d'eau, pourquoi ne construisons-nous pas des bassins, des lacs artificiels, pourquoi ne créons-nous pas des canaux pour capter les sources des montagnes et ne posons-nous pas des pipelines pour transporter l'eau potable d'un pays à l'autre comme nous le faisons avec le pétrole aujourd'hui ?
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