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ISBN : 207063308X
Éditeur : Gallimard Jeunesse (2010)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 63 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Au collège, Adèle, 14 ans, et Frédéric, son ami d'enfance, n'arrivent pas à se faire respecter. Ils ont l'idée de se faire passer pour un couple pour mieux s'intégrer. Pendant ce temps, leur ami Brian prend les deux jeunes en photo pour un travail qu'il doit faire. Adèl... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Lali, le 21 décembre 2012

    Lali
    Il est des livres qui sont des moments de pur bonheur, de la première à la dernière ligne. Tel est le cas de La belle Adèle de Marie Desplechin, qui nous livre les aventures d'Adèle, la narratrice, garçon manqué que sa tante a décidé de rendre féminine, ce qui donne lieu à une série d'aventures qu'elle n'aurait jamais pu imaginer quand elle a accepté de se laisser maquiller. Et pourtant, sans ce détail, la vie d'Adèle n'aurait probablement pas changé, pas plus que celle de Frédéric, son inséparable et meilleur ami depuis la maternelle, qui sera une fois de plus son allié en prétendant aux yeux de tous qu'il sort avec elle. Tous les yeux se trouveront donc braqués sur ce couple improbable, la fille mal fagotée et le petit génie. Et pas que par les élèves du collège, mais par tous. Parce qu'un jour un photographe les a pris en photo et qu'ils ont accepté que cette photo soit utilisée pour une campagne publicitaire…
    Vous aurez bien sûr compris que ça déboule à une vitesse vertigineuse pour Adèle, qui se demande bien comment tout ça va finir alors que chaque jour, ou presque, apporte son lot de désagréments… Mais n'ayez crainte, tout finira bien. Marie Desplechin, avec La belle Adèle, signe un magnifique livre sur l'adolescence, sur la différence, sur le besoin d'entrer parfois dans les rangs pour ne pas être tout le temps pointé du doigt et sur l'amitié. Une réussite totale.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/la-belle-adele/
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  • Par docidf, le 09 novembre 2011

    docidf

    La belle Adèle / DESPLECHIN, Marie
    Gallimard Jeunesse, Aôut 2010. - 160 p
    ISBN 978-2-07- 063308 -1 Prix : 8,50€

    Résumé : Quel est le plus sûr moyen pour une fille un peu garçon manqué de trouver sa place parmi ses camarades, bien obsédées par leur apparence. quand elle n'aime ni se maquiller ni s'habiller? Et de même, pour un garçon trop gentil de ne pas être la cible des moqueries ? Adèle et Frédéric trouvent une stratégie de survie. Ces deux originaux qui se connaissent depuis la maternelle vont faire semblant de sortir ensemble. Et ça marche ! Ce qu'ils n'ont pas imaginé par contre c'est à quel point leur vie va être bouleversée par une photo à priori sans importance !
    Mots-clé : ADOLESCENCE/NORMALITÉ/AMITIÉ/MODE/
    SOLIDARITÉ/ PUBLICITE/ DROIT A L'IMAGE/
    Commentaires : Petit roman actuel sans prétention qui met en scène des collégiens modernes dans un contexte contemporain. Marie Desplechin montre très bien ce passage de l'adolescence où la survie au sein d'un groupe semble l'adhésion à la normalité c'est à dire la capacité à oublier toute originalité et à être comme les autres.
    Avec humour, elle aborde des problèmes qui peuvent intéresser les élèves : l'intégration en classe, l'amitié entre garçons et filles, la contraception, la défense des sans-papiers, les relations avec les adultes mais aussi le droit à l'image. Certains adultes sont assez caricaturaux et immatures ce qui est dommage car cela rend la critique de leurs agissements moins réaliste.
    Ce petit livre roman, bien dans la veine de certains de Marie-Aude Murail, pourrait trouver sa place dans un CDI comme lecture détente, cependant Marie Desplechin y aborde de trop nombreux sujets et de manière très superficielle.
    Pistes de discussion :
    • Est-il difficile d'être original ?
    • La pression du groupe-classe
    • L'amitié entre garçons et filles peut-elle durer.
    • La situation des sans papiers.
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    • Livres 5.00/5
    Par _BNFA, le 14 août 2014

    _BNFA
    Adèle est une adolescente de quatorze ans qui se préoccupe peu de son apparence et peine à s'intégrer. Elle a peu de copains au collège, en dehors de son meilleur ami Frédéric, qu'elle connaît depuis la maternelle et qui, lui aussi, est rejeté par les autres en raison de ses trop bons résultats scolaires et de sa trop grande gentillesse. Adèle et Frédéric subissent en silence rejet et moqueries de la part de leurs camarades et ne souhaitent qu'une chose : entrer dans la norme et se faire accepter par le groupe.
    La tante d'Adèle, qui la trouve peu féminine, lui offre une séance de maquillage et les produits qui vont avec, dans l'espoir qu'elle prenne davantage soin de son apparence. le résultat va aller au-delà de ses espérances car Adèle s'aperçoit vite qu'un peu de maquillage change radicalement le regard des autres sur elle. Alors, avec Frédéric, elle élabore un plan : ils vont prétendre sortir ensemble, ce qui leur permettra de se fondre dans la masse des collégiens. « Si j'étais ton fiancé, ils arrêteraient de m'appeler gonzesse en roulant des fesses comme des dindons » assure Frédéric ; « Si j'étais ta fiancée, elles arrêteraient de me traiter comme une gourde disgracieuse et menaçante » réplique Adèle. Pour donner plus de vraisemblance à leur histoire, ils reproduisent les comportements attendus : des mains qui se frôlent, des petits gestes d'affection en public, et le tour est joué ! Tout se passe à merveille jusqu'à ce qu'une séance de photo impromptue vienne tout faire basculer…
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    • Livres 4.00/5
    Par Sharon, le 17 juillet 2011

    Sharon
    Adèle est une adolescente pas très féminine (pas féminine du tout) que sa tante veut à tout prix féminiser. Son meilleur ami Frédéric, élève brillant, a un peu le même soucis : sa mère voudrait qu'il porte des vêtements "à la mode", afin qu'il s'instègre mieux. Adèle et Frédéric se connaissent et sont amis depuis la maternelle, depuis qu'Adèle a dû prendre la défense du pacifique garçon. Elle a alors une idée pour s'intégrer au collège.
    Ce livre est particlièrement plaisant de lire. Dès les premières lignes, j'ai été scotchée par ce ton unique, à la fois drôle et distanciée. J'ai adoré découvrir comment Adèle et Frédéric, son ami si différent (et la fin du récit nous montre à quel point il l'est) réussissent à s'intégrer à l'école, tout simplement en connaissant et en détournant les codes du collège. Adèle et Frédéric sont intelligents, sensibles, lucides, et c'est ce qui les rend si attachants, et c'est ce qui rend ce roman profondément humain. ils sont confrontés à des problèmes d'adolescents (ce n'est pas drôle de voir sa mère flirter, avec un homme de quarante ans qui plus est ! Ce n'est pas drôle de devoir partager sa pizza avec eux) et des problèmes plus graves, qui pourraient bouleverser la vie de la jeune fille. Adèle, habile stratège, prend les choses en main.
    La belle Adèle est un roman très agréable à lire, que je recommande vivement.
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    • Livres 4.00/5
    Par zity, le 21 octobre 2013

    zity
    Un livre beaucoup plus malin qu'il n'y paraît, riche en niveau de lecture. D'abord, c'est vraiment bien écrit ; c'est sautillant, malicieux.
    Sur les thématiques "ados" (les relations avec les parents, la différence garçon/fille, la popularité), même s'il s'agit quelque part d'une vengeance fictionnelle des losers (et après tout, pourquoi pas, c'est agréable aussi d'inverser les rôles à ce niveau là), le propos est assez malin. Ce que l'on ressent en suivant Agathe maquillée m'a fait penser, toute proportion gardée, à ce que Virginie Despentes a décrit de son expérience prostitutionnelle : avec les quelques accessoires de féminité nécessaires, son corps très masculin devient féminin et suscite l'attention de tous (#comparaisonunpeufoireusemaisquimesemblejuste). C'est assez habile, pour moquer l'arbitraire des rôles sexués, que de les représenter comme un simple jeu. Les normes de genre sont révélées pour ce qu'elles sont : un spectacle.
    La fin est, certes, un peu ratée. On comprend bien ce que veut faire Marie Desplechin, c'est-à-dire comparer le discours sur l'intégration/assimilation des étrangers avec le discours sur la capacité de chacun à intégrer les normes de genre. Mais c'est traité un peu à la truelle, et gâche quelque peu le dénouement.
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Citations et extraits

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  • Par Pays_des_contes, le 24 novembre 2010

    Un certain nombre de gens, qui d’habitude ne se donnaient même pas la peine de lever la tête pour nous saluer, nous fixaient maintenant avec des yeux de poissons. Leurs regards allaient de nos mains à nos visages, en essayant de trouver une explication raisonnable à ce qu’ils voyaient. Nos sourires passaient pour une manifestation visible de notre nouvelle condition : nous étions transfigurés par le rayonnement de l’amour. Tout cela se déroulait sous un frais soleil de printemps et j’avais le sentiment étrange d’interpréter le premier rôle dans une publicité télévisée pour des chewing-gum.
    Enfin, nous sommes arrivés devant la porte du collège. Frédéric m’a lâché la main.
    - Je crois que ça suffit. Si on en fait trop, on va perdre notre crédibilité.
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  • Par Lizouzou, le 09 avril 2011

    Le problème, avec les histoires d'amour publiques, est que si tout le monde est ravi qu'elles commençent, tout le monde attend avec impatience qu'elles finissent. Dans le fond, ce qui intéresse la foule, ce n'est pas l'amour. C'est l'histoire. Il faut qu'il se passe sans cesse quelque chose pour entretenir l'intérêt.

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  • Par Liliz, le 21 novembre 2013

    C'était le battement d'ailes du papillon. Celui qui entraîne le tsunami. En l'occurrence, ma tante faisait le papillon. elle battait des ailes tant qu'elle pouvait. Le tsunami est arrivé après.

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  • Par YiOoXxMnZ, le 10 avril 2011

    Une jeune fille et un jeune garçons sont au collège.Frédéric les garçon,est très timide.Adèle la fille,elle,n'est pas très féministe.Pour remédier a cela,ils on décidés de former un couple.

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  • Par zazimuth, le 17 janvier 2011

    D'accord, se comporter normalement pour avoir l'air normal n'est pas exactement ce qu'on peut appeler une ruse... (p.45)

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Vidéo de Marie Desplechin

Les archives de soi .
Intervenants : Jeanne-Martine Vacher, Philippe Lejeune, Nolwenn Hénaff, Marie Desplechin, Pierre Badaroux, Olivia KrygerCC-BY-NC-ND 2.0Des journaux intimes aux autobiographies et plus largement à la littérature personnelle, en passant par le numérique via les blogs et les réseaux sociaux? d?hier à aujourd?hui comment se raconte-t-on, en particulier à l?aune des nouvelles technologies ? En quoi ces nouveaux moyens de communication bousculent-ils la frontière entre le moi et les autres ? Comment transforment-ils notre appréhension de l?intime ? Lors de ce débat, trois regards se posent sur notre manière de nous raconter sur papier ou sur la toile








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